Immobilier 2013 et 2014 : pourquoi il n'y aura pas de krach ? | IMMOBILIER 2015 | Scoop.it

Immobilier, le krach n’aura pas lieu, voilà le titre de la dernière analyse du cabinet Xerfi pour un spécial « prévisions 2013 et 2014 ». « Il n'y pas eu, il n'y a pas et il n'y aura pas de grand soir de l'immobilier », explique Alexandre Mirlicourtois, directeur des études économiques chez Xerfi, en préambule de son analyse. Selon le scénario de Xerfi, « les prix reculeraient d'à peine plus de 1 % en 2013 et resteraient quasiment stables en 2014. Une correction infime après avoir grimpé en moyenne de 7,6 % par an entre 2000 et 2010 »...

Pourquoi les prix immobiliers ne baisseront pas ?

« Et la question se pose pourquoi ne pas le prévoir ? Pour deux raisons. D'abord, les taux d'intérêt. Leurs niveaux sont historiquement faibles à 3,37 % en octobre dernier. A ces taux-là, nombreux sont ceux qui acceptent de payer des prix très élevés en contrepartie de crédits immobiliers incroyablement avantageux.

Ensuite, il faut se plonger dans la psychologie des vendeurs. Cela fait des années qu'ils voient défiler des progressions à deux chiffres. Et ils ne sont pas près de lâcher ce qu'ils ont eu tant de mal à gagner, qui constitue l'essentiel de leur patrimoine et leur assurance retraite. Car comme le montrent les cas américains, britanniques ou d'Europe du Sud, il faut être en faillite personnelle pour accepter de céder un bien à perte. La France n'en est pas là.

Dans cette phase d'attentisme sur les prix, ce sont les volumes qui trinquent : les transactions sont passées d'un rythme annuel de 835 000 en début d'année à 700 000 en fin d'année, soit une baisse de 13 %. Et une fois n'est pas coutume, toutes les régions sont prises dans le même mouvement, » conclut l’analyste de chez Xerfi.


Via Jean-François Jagle, Philippe Platon