Il faut continuer à dire NON !
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Il faut continuer à dire NON !
Après avoir considéré que les Programmes d'ajustement structurel on été nocifs pour les économies qui les ont subit, la Banque mondiale confirme dans son dernier rapport, la mort du Consensus de Washington (les politiques néolibérales d'ouverture des frontières censées apporter le bonheur aux pays -décloisonnement, déréglementation, désintermédiation) ! Pourtant, les Institutions de Bretton Woods (le Fonds monétaire international et la Banque mondiale) bien qu'ayant démontré leur incapacité à assurer la stabilité financière internationale et à endiguer la montée de la pauvreté et des inégalités, grâce à leur capacité financière et leur influence sur l’ensemble des bailleurs de fonds, sont restées tout ce temps des acteurs incontournables du développement. Elles ont par ailleurs progressivement élargi leur champ d’action et interviennent dans de nombreux domaines qui ne relèvent pourtant pas de leurs compétences initiales. Cette extension d’influence s'est fait malheureusement au détriment d’autres institutions plus légitimes telles que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), l’Organisation internationale du travail (OIT) ou encore le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Force est de constater que les conditions d’un développement juste et équitable ne sont toujours pas réunies. Mais pour les gouvernements "pleurnichards" qui se disaient incapables de résister, l'ère des récriminations est révolue et il ne s'agit plus de condamner des systèmes séniles dont les méthodes appartiennent désormais au passé. Bannir la récrimination n'implique pas pour autant la méconnaissance de l'histoire. Et un peuple qui veut progresser a besoin de forces morales qu'il puise dans son passé et dans sa culture. Mais, construire cet avenir, pour les Africains, suppose une meilleure organisation et une maitrise des règles qui gouvernent la mondialisation. Il faut donc redéfinir la place des IFI dans la gouvernance mondiale en ramenant l’action de ces institutions à des missions spécifiques basées sur la stabilité monétaire (FMI) et le financement du développement (Banque mondiale). Cela suppose que les gouvernements africains comblent leur déficit démocratique et engagent des réformes radicales, plus équitables et qu'ils soient davantage responsables de leurs actions. Ils ne doivent plus accepter de s’accommoder de la coopération bilatérale et multilatérale avec des conditionnalités qui restreignent, voir suppriment leur espace de liberté et de décision. Des marges de manœuvre existent bel et bien, face à des institutions qui ne veulent pas perdre le contrôle sur les sociétés !
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