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Nourrir les villes africaines

Nourrir les villes africaines | Hungry? | Scoop.it

La population des villes africaines va plus que tripler dans les 40 prochaines années, d'après l'agence des Nations unies ONU-HABITAT. Le continent africain est celui où l'accroissement de la population urbaine est le plus rapide au monde. Dès 2030, il y aura plus d'Africains vivant en villes que dans les zones rurales. Cela lance un défi colossal à l'agriculture du continent qui devra nourrir ces populations urbaines.


Via JJ Grodent
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Algopack conçoit des emballages sans aucune goutte de pétrole !

Algopack conçoit des emballages sans aucune goutte de pétrole ! | Hungry? | Scoop.it

La jeune Start-up 'Algopack' implantée à Saint-Malo (35) est devenue en seulement 3 ans un acteur reconnu dans des solutions alternatives aux plastiques dérivés de pétrole grâce à une matière première naturelle à base d'algues.


Via Isabelle Pélissié
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Prince says local food 'vital'

Prince says local food 'vital' | Hungry? | Scoop.it
Prince Charles urges the production of sustainable, local food as "vital" for the rural economy and communities in Wales.

Via FoodForMainesFuture
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Vandana Shiva: How Economic Growth Has Become Anti-Life

Vandana Shiva: How Economic Growth Has Become Anti-Life | Hungry? | Scoop.it

An obsession with growth has eclipsed our concern for sustainability, justice and human dignity. But people are not disposable – the value of life lies outside economic developmentby Vandana Shiva


Via Firoze Manji
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Un lien très clair entre politiques de l’Europe et accaparement des terres

Un lien très clair entre politiques de l’Europe et accaparement des terres | Hungry? | Scoop.it
"Le Parlement européen a choisi le juste milieu", analyse Olivier De Schutter, "mais il envoie un signal très clair au marché : plus d’huile devra encore être produite et plus de pressions seront encore exercées sur les terres dont la valeur va encore...

Via Firoze Manji
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Infographie: Le changement climatique va raréfier les ressources en eau d'ici 2100

Infographie: Le changement climatique va raréfier les ressources en eau d'ici 2100 | Hungry? | Scoop.it
Le réchauffement de la planète va avoir des conséquences sur l'approvisionnement en eau. Des centaines de millions de personnes feront face à une pénurie d'eau d'ici la fin du siècle.
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Le réchauffement climatique affamera-t-il la planète?

Le réchauffement climatique affamera-t-il la planète? | Hungry? | Scoop.it
La presse américaine bruisse d’une inquiétante nouvelle.

 

Une fuite du prochain volet du 5ème rapport du Giec révèle que les experts du climat envisagent une baisse de la production agricole mondiale de 2% par décennie d'ici 2050. 

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Monsanto nie que ses pesticides soient à l'origine des problèmes de santé en Argentine

Monsanto nie que ses pesticides soient à l'origine des problèmes de santé en Argentine | Hungry? | Scoop.it

Monsanto a réfuté que les problèmes de santé apparaissant en Argentine soient liés à ses pesticides et insiste que ses produits sont sains. L'entreprise rejette un rapport d'Associated Press que Monsanto est à blâmer pour une augmentation du taux de cancers et de malformations de naissance.


Réagissant à un rapport d'AP ayant enquêté sur les effets des produits de Monsanto en Argentine, l'entreprise a appelé pour plus de contrôle gouvernemental et a attaqué la crédibilité de la recherche.

 

"Si les pesticides sont mal utilisés en Argentine, alors c'est dans le meilleur intérêt de tout le monde, le public, le gouvernement, les fermiers, l'industrie et Monsanto, que le mauvais emploi de ces agents chimiques soit arrêté", a dit l'entreprise de St Louis dans le Missouri.

 

Monsanto a aussi rappelé que le glyphosate, un produit chimique utilisé dans son pesticide RoundUp, a été prouvé être un produit sécure. Le porte-parole de l'entreprise a réfuté la corrélation entre l'utilisation de pesticides et l'augmentation des maladies comment manquant de validité.

 

"L'absence de données sûres rend très difficile l'établissement d'une relation entre l'incidence de maladies et c'est encore plus difficle d'en établir la causalité. A notre connaissance, il n'y a aucune relation de cause à effet" a dit Helscher.

 

AP a conduit une série d'entretiens à travers l'Argentine avec des médecins et des gens qui ont soufferts des effets pervers des pesticides de Monsanto. Il apparaît que dans bien des endroits, les règlementations sont ignorées par les agriculteurs et que des pesticides soient régulièrement utilisés à 30m de zones d'habitation, alors que la distance de sécurité minimum est de 500m.

 

Plus troublant, l'étude a trouvé que la province argentine productrice de soja, Santa Fe, dans le nord de l'Argentine, a vu son taux de cancer augmenter de 2 à 4 fois par rapport à la moyenne nationale. De plus, les chercheurs ont aussi trouvé plus de désordres de la glande thyroïde et de maladies respiratoires chroniques.

 

L'Argentine est le troisième producteur mondial de soja et la quasi totalité de ses cultures proviennent d'organismes génétiquement modifiés (OGM).

 

Malgré les affirmation de Monsanto concernant la sécurité de son glyphosate, l'étude a prouvé que celui-ci pouvait être dangereux.

 

Le biologiste moléculaire le Dr. Andres Carrasco de l'université de Buenos Aires a injecté de petits échantillons du produit chimique dans des embryons, ce qui causa un changement de niveau dans l'acide rétinoïque, une substance barrière fondamentale au cancer.

 

Les chercheurs ont observé que les mêmes changements se produisaient chez les grenouilles et le bétail avec des défauts vertébraux habitant les zones où ces produits chimiques sont utilisés. "S'il est possible de reproduire cela en laboratoire, c'est sûrement ce qui se produit sur le terrain en pire, comme nous suspectons que ce soit le cas, ce que nous devons faire est de mettre cette étude sous la loupe."

 

L'Argentine a adopté les méthodes de production de Monsanto il y a 17 ans, achetant dans le marché OGM pour aider à relancer une économie moribonde. Judy Hatcher, présidente de Pesticide Action Network International a dit à AP que considérant l'augmentation des cas de maladies et de graves problèmes de santé dans les zones où les produits sont utilisés et le manque de réglementations, Monsanto devrait offrir plus d'aide.

 

"Comme nous l'avons appris des Etats-Unis, les cultures génétiquement modifiées résistantes à l'herbicide mène à une augmentation de l'utilisation de ce produits et alors que les mauvaises herbes développent une résistance naturelle à ces herbicides, l'industrie produit de plus en plus de produits dangereux pour combattre ces super-mauvaises herbes et les agriculteurs tombent dans le cycle infernal de la spirale aux pesticides."


Traduit de l'anglais par Résistance 71 


Via Damoclès
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Lois sur les semences en Amérique latine : offensive et résistance

Lois sur les semences en Amérique latine : offensive et résistance | Hungry? | Scoop.it

Les tentatives des grandes sociétés d'agrobusiness d'imposer la privatisation des semences continuent d'être déployées partout sur la planète. Derrière leurs tentatives, elles poursuivent un objectif clair : s'approprier un monopole sur les semences et rendre illégale la pratique historique et millénaire de conserver et de reproduire les semences. L'Amérique latine n'est pas à l'abri de ces attaques.


Via JJ Grodent
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La Coca-colisation nuit gravement à la santé

La Coca-colisation nuit gravement à la santé | Hungry? | Scoop.it

Attablé à un stand de restauration sur un marché du centre de Mexico, Rubén Romero déguste son neuvième taco, une crêpe de farine de maïs garnie. Il en est à son deuxième Coca-Cola, une bouteille de 600 ml.

 

"Pourquoi boire de l'eau quand on a les moyens de s'offrir des boissons qui donnent plus d'énergie ?", justifie ce comptable de 40 ans qui peine à déplacer ses 102 kg. Comme lui, sept Mexicains sur dix sont gros, voire obèses. Les techniques marketing choc de la compagnie Coca-Cola sont montrées du doigt, dans un pays devenu le premier consommateur de sodas de la planète avec 163 litres annuels par personne.

 

Publié en juillet, un rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) révèle que le taux d'obésité des Mexicains (32,8 %) dépasse désormais celui des Américains (31,8 %), même si, selon l'organisme onusien, la proportion d'obèses au Koweït (42,8 %) ou en Arabie saoudite (35,2 %) reste supérieure. "Mais si l'on ajoute les personnes en surpoids, le Mexique est sans doute numéro un mondial", s'alarme Abelardo Avila, chercheur à l'Institut mexicain de santé et de nutrition.

 

Le phénomène touche aussi les enfants, dont un tiers sont victimes de surcharge pondérale, et l'obésité infantile a triplé en dix ans. Pour M. Avila, "cette épidémie est due à l'offensive mercantile menée par les industries alimentaires, Coca-Cola en tête".

 

Car la compagnie vend ses sodas jusque dans les écoles. Au point qu'en mars Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l'alimentation, a dénoncé une "Coca-colisation" du pays. Selon lui, l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena), en vigueur depuis 1994 entre le Mexique, les Etats-Unis et le Canada, a dopé l'importation de produits trop riches en cholestérol, en graisses saturées ou en sucre.

 

PREMIÈRE CAUSE DE MORTALITÉ

 

Boire du Coca-Cola confère un prestige social aux classes populaires qui aspirent à entrer dans la société de consommation, selon le modèle américain", déplore Alejandro Calvillo, directeur de l'ONG El poder del consumidor (Le pouvoir du consommateur). Omniprésentes en ville comme à la campagne, les publicités de la compagnie s'adaptent à la composition ethnique du Mexique. "Dans l'Etat du Chiapas (dans le sud du pays), qui compte la plus forte proportion d'Indiens, des affiches de Coca-Cola sont en langue maya", souligne Jaime Tomas Page, anthropologue à l'Université autonome du Mexique (Unam).

 

A l'entrée des villages, les panneaux indicateurs sont rouge et blanc. Certains ont même la forme de la célèbre bouteille. "Le tout avec le soutien des caciques locaux, auxquels Coca-Cola et Pepsi-Cola ont accordé des concessions de distribution, tout en finançant la construction d'écoles ou de terrains de sport", déplore M. Page. Sans compter que leurs sodas y sont vendus 40 % moins cher qu'en milieu urbain, où leurs prix concurrencent déjà ceux des eaux en bouteille.

 

"Une stratégie favorisée par les avantages fiscaux que leur offre l'Etat", accuse M. Calvillo, qui rappelle que Vicente Fox, qui fut président du Mexique, entre 2000 et 2006, a été directeur de Coca-Cola pour l'Amérique latine... Sept millions et demi de Mexicains souffrent aujourd'hui de diabète, devenu la première cause de mortalité du pays. En réalité, ils seraient bien plus nombreux, car "beaucoup ne sont pas encore diagnostiqués", assure M. Avila, qui évoque également "une explosion des problèmes d'hypertension et des maladies cardio-vasculaires".

 

Face à cette aggravation du phénomène, les pouvoirs publics tentent de s'organiser. Le 9 août, à Mexico, Maureen Birmingham, représentante de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), a lancé un appel à soutenir un projet de loi prévoyant une taxe spéciale sur les boissons sucrées. Le texte se heurterait depuis six mois à un "lobbying politique qui le bloque", dénonce Alejandro Calvillo.

 

En 2010, l'Etat a pourtant signé avec les industriels un accord national pour la santé alimentaire prévoyant notamment le retrait des aliments trop gras ou sucrés dans les écoles. "Un accord de principe sans sanction", regrette M. Calvillo. Pire : depuis cet été, Coca-Cola et Pepsi font partie intégrante de la commission nationale contre l'obésité ! En attendant, le boom des maladies liées au surpoids menace de faillite le système de santé. Selon Abelardo Avila, "si ça continue, l'espérance de vie des Mexicains pourrait être réduite de dix ans d'ici à 2030".

 


Via Damoclès
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Gates et Monsanto : danger !

Gates et Monsanto : danger ! | Hungry? | Scoop.it

 

Créée en 1994 par le fondateur de Microsoft, la Fondation Bill et Melinda Gates gère un capital de 33,5 milliards de dollars pour financer ses projets « philanthropiques ». Un joli pactole investi à hauteur de 23 millions de dollars dans l’achat de 500 000 actions de Monsanto, comme le révélait la Fondation en août 2010.

 

Cette acquisition a aussitôt été dénoncée par Via Campesina. Via Campesina1 est un mouvement international comprenant 150 organisations, 70 pays, cinq continents. Il représente les paysans, les travailleurs agricoles sans terre, les pêcheurs, les paysannes, les jeunes et les peuples autochtones.

 

Gates-Monsanto est une union entre deux monopoles des plus cyniques et agressifs : 90 % de la part de marché de l’informatique pour la premier, 90 % du marché mondial des semences transgéniques et la majorité des semences commerciales du monde pour le second. Négation même du fameux principe du capitalisme de « concurrence de marché ».

 

Désormais, la Fondation Bill et Melinda Gates utilise son influence sur les politiques mondiales de développement agricole, et incite paysans et agriculteurs à utiliser les semences et produits agrochimiques génétiquement modifiés de Monsanto.

 

La Fondation Gates vient de jeter clairement le masque de la « philanthropie ».

 

La Fondation Gates a engagé en 2006 une collaboration avec la Fondation Rockfeller, fervent promoteur des OGM à destination des populations pauvres.

 

Ces deux grands humanistes se sont donc alliés pour mettre en œuvre « l’Alliance pour la révolution verte en Afrique », qui est en train d’ouvrir le continent aux semences OGM et aux produits chimiques vendus par Monsanto, DuPont et Dygenta.

 

Selon La Via Campesina, environ 70 % des bénéficiaires de l’Agra au Kenya travailleraient directement avec Monsanto et près de 80 % des financements de Gates dans le pays seraient dédiés aux biotechnologies, terme délicat auréolé d’esprit scientifique pour signifier les OGM.

 

Monsanto réserve une part importante de son budget au financement des procès motivés par la toxicité de ses produits.

 

Il faut noter que le conseil de l’Agra est présidé par Kofi A. Annan, ancien secrétaire général des Nations-Unies. Le président est le A. Namanga Ngongi, ancien directeur général adjoint du Programme mondial pour l’alimentation des Nations-Unies. L’Agra travaille notamment avec le soutien de la Fondation Rockfeller et de la Fondation Bill et Melinda Gates, du Département pour le Développement International du Royaume-Uni.

 

Rappelons que l'agent orange produit par Monsanto, utilisé durant la guerre du Vietnam par les armées US, continue aujourd’hui encore ses effets sur les populations. Et son herbicide, le Roundup, représente un véritable danger pour les humains et les générations futures, les animaux domestiques, la faune et l’environnement.

 

La Coalition du Kenya pour la biodiversité commentait : « Agra est un poison pour nos systèmes de production et moyens de subsistance. Sous la bannière philanthropique du développement agricole, l’Agra finira par ronger le peu qui reste de l’agriculture durable en Afrique. »

 

En Afrique du Sud, le maïs génétiquement modifié a produit peu ou pas de graines en 2009, et des centaines d’agriculteurs ont été touchés, jusqu’à 80 % de leurs récoltes pour certains. Et si Monsanto a compensé les agriculteurs d’une certaine importance qui avaient acheté des produits défectueux, il n’a rien donné aux plus modestes qui avaient reçu gratuitement des sachets de mauvaises graines.

 

En 2008, 30 % du fonds de développement agricole de la Fondation Gates a servi à la promotion et au développement des variétés de semences OGM. Ce qui donne une idée des milliards générés et de l’intérêt des nouveaux marchés.

 

La Fondation Bill et Melinda Gates s’est adjoint les ministres des Finances des USA, du Canada, d’Espagne et de Corée du Sud. Cette belle brochette a promis 880 millions de dollars pour créer un programme mondial sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, Global agriculture and food security program. Lequel « programme » serait géré par la Banque mondiale pour prendre en compte le problème de la faim et de la pauvreté dans le monde.

 

Premier « cadeau » annoncé en juin 2010 : 35 millions de dollars à Haïti pour favoriser l’accès des petits paysans aux « intrants agricoles, à la technologie et aux chaînes de productions ».

 

Le mois précédent, Monsanto faisait part de son intention de donner 475 tonnes de semences à Haïti... distribuées par l’Usaid, Agence américaine pour le développement international qui a soutenu les pires dictatures.

 

L’administrateur d’USAID, Rajiv Shah, travaillait auparavant pour la Fondation Gates, avant d’être recruté par le gouvernement américain en 2009. Et si on ajoute que Rob Horsch, ancien vice-président de Monsanto pour le développement international, est actuellement directeur du programme de développement agricole de Gates, on aura une idée des liens qui relient tout ce petit monde.

 

Ce « cadeau » de Monsanto à Haïti ressemble à s’y méprendre à une action de marketing bien rodée soutenue au plus haut niveau. La Fondation Bill et Melinda Gates octroie également des fonds à Feed the Future, gérée par le gouvernement étasunien, qui pourrait se résumer par la recherche de nouvelles ouvertures pour les entreprises US.

 

Pour Haïti, déjà victime du séisme du 12 janvier 2010, du déferlement des mercenaires de la foi et d’une épidémie de choléra, l’aide humanitaire a de curieux accents.

 

Les semences Monsanto ? Seule la première génération est fertile et il est impossible de réensemencer les champs à partir de ces graines. Pour continuer, reste à acheter régulièrement de nouvelles graines à Monsanto.

 

D’après l’ONU, 75 % de la diversité génétique des plantes du monde a disparu à mesure que les paysans abandonnaient leurs semences natives pour utiliser les variétés génétiquement modifiées.

 

La Via Campesina, pour sa part, maintient que la meilleure façon d’assurer une alimentation saine, de revitaliser les économies rurales et de mettre en œuvre des politiques de souveraineté alimentaire est l’utilisation des semences natives. L’homogénéité génétique rend les paysans plus vulnérables aux changements climatiques brusques, au contraire des semences natives adaptées aux différents microclimats. 

 

Le blé, base traditionnelle de l’alimentation des deux tiers des habitants de la planète, n’est pas à l’abri. Des chercheurs britanniques viennent de publier cette année une ébauche de son génome, « étape pour améliorer la production de cette céréale clé de l’alimentation mondiale ». Les génomes du riz, du soja, du maïs avaient été séquencés, mais pas le blé qui éveille dès à présent de nouveaux appétits. Monsanto se frotte déjà les mains...

 

L’idée était dans l’air, puisqu’en 2 008, la Fondation Bill et Melinda Gates avait attribué la somme de 26,8 millions de dollars à l’université de Cornell (état de New York) pour des recherches sur le blé et 1,6 million de dollars aux chercheurs de l’état de Washington pour développer des variétés de blé OGM résistant à la sécheresse.

 

La Fondation Rockfeller a investi pour sa part plus de 100 millions de dollars ces trente dernières années dans la recherche génétique. Et comme on n’est jamais assez prévoyant pour amasser encore plus, Monsanto, les fondations Gates, Rockfeller et Syngenta (multinationale basée en Suisse, spécialisée dans les OGM et les semences agroindustrielles) participent à coups de millions de dollars dans la construction d’une banque des semences, dans l’archipel norvégien de Svalbard. Il est prévu d’y stocker jusqu’à trois millions de variétés de semences provenant du monde entier afin de « garantir la préservation de la diversité des produits agricoles pour le futur ».

 

Ces semences sont pourtant déjà protégées, en plusieurs exemplaires, dans différentes banques de semences qui existent dans le monde. Mais en cas de catastrophe climatique, il suffira de les vendre très cher aux agriculteurs. « Nous voulons faire le bien dans le monde, mais nous voulons aussi satisfaire nos actionnaires », déclarait dernièrement Gerard Steiner, de Monsanto.

 

On le croit volontiers dans sa volonté de satisfaire les actionnaires, quoi qu’il en coûte à l’équilibre de la planète et peut-être à sa survie.

 


Via Koter Info
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Rouler ou manger, un jour il faudra choisir…

Rouler ou manger, un jour il faudra choisir… | Hungry? | Scoop.it

Ou comment l’agriculture industrielle affame le monde…Aujourd’hui, alors que nous sommes censés être à la pointe de la productivité agricole, que nous sommes en théorie capable de nourrir plus de 10 milliards de personnes, près d’1 milliard de personnes ne mangent pas à leur faim. Prenons deux minutes pour revenir sur ce paradoxe et cet état des lieux révoltant.


Via JJ Grodent
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VIDEO: Monsanto, Anonymous ne t'oublie pas.

Citoyens du monde Bonjour


Monsanto,


Votre siège est situé à Saint-Louis, Etats-Unis, et au 21ème siècle vous êtes spécialisés dans les biotechnologies végétales.


Vous avez été fondé en 1901 par John Francis QUEENY.


Originellement entreprise de produits chimiques, votre nom est associé à celui des P.C.B et de l'agent orange, massivement utilisé par l'armée américaine lors de la guerre du Vietnam.


Monsanto, vous êtes détenteur d'un brevet, aujourd'hui périmé, sur le glyphosate et vous êtes l'un des principaux producteurs de semences génétiquement modifiées...


Comme nous pouvions nous y attendre, les études récentes sur les OGM et sur le roundup sont contestées par vos soins, et ce, sans doute, sans aucune pression de l'agrochimie.


Parce que cela ne doit pas permettre de clore les débats, Anonymous vous met en garde!


Le Centre National de Recherche Scientifique, l'Institut National de la Recherche Agronomique sont-ils dénués à ce point de biologistes et d'expérimentateurs qu'il faille toujours s'en remettre à vos études, toujours pilotées par vous-même? Syngetal, Pioneer et dont les données restent secrètes ! Au nom du secret industriel !


Votre entreprise a fait et continue de faire l'objet d'enquêtes et d'actions en justice concernant à la fois les produits chimiques ou issus du génie génétique que vous mettez sur le marché, ainsi que pour vos méthodes de lobbying.


Pour ces faits Monsanto, nous vous observons.


Nous vous demandons de communiquer la vérité.


Parce que les discours les plus courts sont les meilleurs.


Parce que nous n'oublions pas.


Redoutez nous


Via Damoclès
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ADS: Une présentatrice pose fièrement à côté du lion qu'elle vient de tuer

ADS: Une présentatrice pose fièrement à côté du lion qu'elle vient de tuer | Hungry? | Scoop.it
Une présentatrice pose fièrement à côté du lion qu'elle vient de tuer Une présentatrice télé est vivement critiquée après avoir posté une photo d'elle sur Facebook, posant avec un lion mort qu'elle dit avoir abattu lors d'une chasse en Afrique du...
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GRAIN — Sommet climatique : les paysans refusent de devenir des marchands de carbone

GRAIN — Sommet climatique : les paysans refusent de devenir des marchands de carbone | Hungry? | Scoop.it

Les paysans et les paysannes produisent de la nourriture, et non pas du carbone. Et pourtant, si certains des gouvernements et des lobbies qui vont négocier à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique le 11 à 22 novembre à Varsovie parviennent à leurs fins, la terre agricole pourrait sous peu être considérée comme un puits de carbone dont les entreprises polluantes pourront acheter des parts pour compenser leurs émissions nocives.

« Nous sommes absolument contre la politique du marché du carbone pour faire face à la crise climatique, » déclare Josie Riffaud de La Via Campesina. « Transformer les champs de nos paysans en puits de carbone, dont les droits peuvent être vendus sur le marché du carbone, nous éloignera encore de ce qui pour nous est la véritable solution, c’est-à-dire la souveraineté alimentaire. Le carbone de nos fermes n’est pas à vendre ! »


Via Isabelle Pélissié
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Monsanto demands $1 billion in court | Pakalert Press

Monsanto demands $1 billion in court | Pakalert Press | Hungry? | Scoop.it
Four weeks into a trial between two titans of the biotech industry, Monsanto Co. claimed on Tuesday that its biggest competitor, DuPont, owes them $1 billion for infringing on their patent for herbicide-tolerant lab-made crops.

Via FoodForMainesFuture
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Olivier de Schutter: Why are GM crops not the solution?

Hunger, Food and (Agroecological) Alternatives. Today, a billion people live in hunger. Can we feed the world and achieve economic development while conserving ecosystems and improving the livelihoods of peasants and the rural poor?

We talked to Olivier de Schutter (UN Rapporteur for the Right to Food) about hunger, food and agroecological alternatives, during a day-long colloquium at the International Institute of Social Studies (ISS) in The Hague, The Netherlands, on Monday 12 December 2011. The event brought together some of the world's leading radical thinkers and activists working on the issues of food and the future of farming. Speakers included Olivier de Schutter, Frances Moore Lappé, Miguel Altieri, Jan Douwe van der Ploeg, Eric Holt-Giménez, Robin Broad and Tony Weis.


Via Firoze Manji
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Un nouveau maïs OGM bientôt cultivé en Europe ?

Un nouveau maïs OGM bientôt cultivé en Europe ? | Hungry? | Scoop.it
Selon nos informations, Bruxelles va réétudier le cas de la semence TC1507 de Pioneer, qui pourrait devenir le deuxième maïs transgénique autorisé en Europe.
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D’ici 2016, Gaza n’aura plus d’eau potable

D’ici 2016, Gaza n’aura plus d’eau potable | Hungry? | Scoop.it

Le blocus vieux de sept ans sur la bande de Gaza a eu des effets dévastateurs sur la plupart des aspects de la vie des habitants. Depuis qu’Israël a intensifié en 2007 le blocus sur le territoire enclavé, la plupart des matériaux pour la construction d’’infrastructures [dont celles servant à la gestion de l’eau] ont été interdits à l’importation, de façon à rendre le siège plus concret et plus visible dans la vie quotidienne des gens de Gaza.

Les Palestiniens vivant dans Gaza sont confrontés à de terribles problèmes concernant l’accès à l’eau potable. La population de Gaza augmente rapidement, et d’ici 2020, on prévoit que celle-ci atteindra les deux millions de personnes dans le territoire assiégé, toutes vivant dans des environnements extrêmement peuplés. Les Nations unies on estimé que la principale source d’eau douce – la nappe phréatique côtière souterraine – sera inexploitable en 2016.

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SUISSE: Des poissons contaminés par Fukushima vendus en magasin

SUISSE: Des poissons contaminés par Fukushima vendus en magasin | Hungry? | Scoop.it

Un test montre que deux thons à nageoires jaunes achetés dans les magasins suisses sont contaminés par la radioactivité . .Un expert affirme qu'ils sont sans danger pour la santé...


Fukushima est loin, mais les conséquences de la catstrophe nucléaire de 2011 ont atteint la Suisse.. C'est ce que démontre un test demandé par Radio 105 .


Les produits proviennent d'une coopérative , la COOP, et d'un magasin Globus ( grande chaine de magasins en Allemagne et en Suisse, de style supermarchés)

Les tests ont été fait par des chimistes du Laboratoire du canton de Bäle , dirigé par Markus Zehringer .

 

Résultat : Les deux échantillons contenaient du césium 134 et du césium 137 .Ces isotopes ne se produisent pas dans la nature , ils sont liés à la fission nucléaire.


Les valeurs sont toutefois bien en deçà de la limite , la consommation du poisson ne serait donc pas si dangereuse.


Les poissons viennent des Philippines.

 

Les thons albacore sont de bons nageurs , ils parcourent de longues distances. Il est donc probable que la contamination provienne de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima , où  de l'eau contaminée est déversée dans la mer depuis de longs mois .

 

Il n'y a toutefois pas de danger pour la santé . Avec 0,4 Becquerel de Césium 137 par kilogramme , les valeurs sont en deça de la limite de 1250 Becquerel par kilogramme " a précisé Markus Zehringer, chef de la Radioactivité au Laboratoire Cantonal de Bâle, sur Radio 105.

 

Il a ajouté que ce Laboratoire ferait régulièrement de tels tests dans le futur afin de surveiller la contamination.

Traduit par Hélène Brauer pour Nature to Share 


Via Damoclès
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TOULOUSE: Un salarié brade des produits en limite de fraîcheur pour ne pas les jeter et il est menacé de licenciement

TOULOUSE: Un salarié brade des produits en limite de fraîcheur pour ne pas les jeter et il est menacé de licenciement | Hungry? | Scoop.it

Le responsable du rayon marée d'un supermarché toulousain est convoqué à un entretien avant licenciement pour avoir baissé les prix de plusieurs produits en "limite de fraîcheur" dont des crevettes. Il voulait éviter d'avoir à les jeter.

 

Une procédure est entamée contre un salarié du supermarché Casino de l'avenue Honoré de Serres à Toulouse et le salarié est convoqué à un entretien préalable lundi en vue de son licenciement, pour avoir bradé des produits "en fin de période de fraîcheur", selon nos informations.

 

L'homme, salarié depuis 22 ans dans ce supermarché, est accusé d'avoir baissé les prix en fin de journée le 15 octobre, notamment sur des crevettes, pour les vendre à des clients plutôt que de jeter la marchandise qui n'aurait pas pu être remise en vente le lendemain.

 

La direction du magasin l'a aussitôt mis à pied et a entamé une procédure de licenciement. Selon une source syndicale, le nouveau directeur du supermarché interdit toute promotion sur les produits approchant de la date de péremption ou de limite de fraîcheur, demandant aux salariés de jeter les produits non vendables.

 

De la même manière, le pain rassis doit être mis à la poubelle et ne peut plus être donné aux clients propriétaires d'animaux, comme c'était le cas auparavant. Le rayon réservé aux produits frais approchant la date de péremption (yaourts, charcuterie ou fromages) dont les prix étaient traditionnellement baissés de 30 %, a été supprimé.

 

Le personnel du supermarché est choqué par la mesure de mise à pied et la procédure de licenciement contre leur collègue, d'autant qu'en période de crise, beaucoup de clients sont intéressés par des produits en limite de fraîcheur à prix bradés. Mais la consigne de la direction est désormais de jeter ces produits. Une partie du personnel pourrait se mettre en grève dans les jours qui viennent pour soutenir leur collègue.

 

Nous avons joint au téléphone le directeur du supermarché qui n'a pas souhaité s'exprimer sur ce sujet et nous a renvoyé vers le service communication du groupe Casino, qui gère plus de 10.000 magasins.

 

Pour la représentante du groupe, "il y a un règlement dans chacun de nos magasins et le salarié aurait dû en référer à son directeur avant de baisser les prix". "Si le règlement n'est pas respecté, il doit y avoir sanction", ajoute-t-elle, avant de préciser qu'une convocation à un entretien préalable ne signifie pas que le salarié va être forcément licencié.


Via Damoclès
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Agriculture et alimentation en RD Congo, l'avis des paysans

Les paysans ne se sentent pas sécurisés sur la terre qu’il exploite. Notre loi prévoit que le sol et le sous-sol appartiennent à l’Etat. Le paysan est en insécurité parce qu‘il travaille sur une terre qui ne lui appartient pas, qui peut lui être enlevée à tout moment, soit par le pouvoir public, soit par le chef coutumier, qui peuvent les vendre à d’autres. Des investisseurs, les plus offrants, achètent régulièrement les terres auprès du gouvernement et des chefs coutumiers. Au niveau de la production, les semences et les espèces animales sont dégénérées depuis longtemps. Les paysans n’ont pas accès à des semences et des géniteurs de qualité productive.


Via JJ Grodent
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Préserver la diversité des semences, une arme contre la faim dans le monde

Préserver la diversité des semences, une arme contre la faim dans le monde | Hungry? | Scoop.it
Mascate (Oman) Envoyé spécial
Selon la FAO, 842 millions de personnes sont toujours en situation d'insécurité alimentaire

Peu à peu, l'insécurité alimentaire recule dans le monde, selon les derniers chiffres de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), rendus publics mardi 1er octobre. Sur la période 2011-2013, 842 millions de personnes ont souffert de faim chronique, soit 26 millions de moins qu'entre 2010 et 2012. Depuis le début des années 1990, le nombre de sous-alimentés a baissé de 17 %.

Rien n'est gagné pour autant. Le changement climatique pourrait gommer ces progrès. La montée du niveau des océans, les sécheresses et les inondations modifient les conditions d'exploitation des cultures. D'où l'importance pour les Etats et la recherche agronomique de disposer de l'accès le plus large possible aux ressources génétiques végétales mondiales afin de pouvoir mettre au point des variétés adaptées au réchauffement.

C'est dans cet esprit que le traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture a été adopté en 2001. Entré en vigueur en 2007, il s'appuie sur la notion de " bien commun " et instaure une exception à la convention sur la diversité biologique, qui privilégie, elle, la souveraineté nationale. Faute de moyens et de volonté politique, ce " traité des plantes " est loin de donner les résultats escomptés.

Les 129 pays qui l'ont ratifié se sont réunis du 24 au 28 septembre à Mascate (Oman) pour tenter de sauver le texte. Ils n'ont réussi qu'à lui offrir un sursis de deux ans, le temps de voir s'il est possible de relancer cette mécanique grippée.

Le traité prévoit que les pays membres mettent leurs collections de semences dans un pot commun où chaque acteur de la recherche peut puiser pour créer des variétés améliorées. Parallèlement, il instaure un fond censé financer des projets portant sur la conservation ou l'usage durable des ressources phytogénétiques.

Ce fond devait être alimenté par une redevance sur les ventes de semences brevetées conçues à partir des variétés du pot commun. Or les ressources ainsi mobilisées sont quasiment nulles, la mise au point de ces variétés pouvant prendre une décennie. Et les difficultés traversées par les économies occidentales ne leur ont pas permis de s'y substituer, même si l'Union européenne a débloqué 5 millions d'euros en 2012, la Norvège ayant annoncé à Mascate une contribution équivalente.

" Les pays en développement sont déçus car ils attendaient davantage du partage des bénéfices. Quant au secteur privé, il trouve que les conditions d'accès au système sont trop contraignantes ", constate Emile Frison, du centre de recherche Bioversity International. " Tout le monde est d'accord pour que ce traité continue d'exister, affirme Guy Kastler, représentant de la Via Campesina, rassemblement international d'organisations paysannes. Le problème est qu'il a été perverti et n'a profité qu'aux multinationales. "

La France, premier exportateur mondial de semences, est montrée du doigt pour avoir tardé à verser ses collections dans le système d'échange. " Ce problème d'ordre juridique " devrait être surmonté grâce à la parution prochaine des décrets d'application de la loi du 8 décembre 2011, qui reconnaît le concept de ressources phytogénétiques, assure Nathalie Guesdon, représentante du ministère français de l'agriculture.

A Oman, les pays du Sud - Afrique et Amérique latine en tête - ont fait de la refonte du financement du traité un préalable à tout élargissement de l'accès aux ressources. A l'inverse, les pays occidentaux (les Etats-Unis étaient présents en tant qu'observateurs) ont plaidé pour une extension du champ du traité à l'ensemble des plantes vivrières, le texte d'origine ne s'appliquant qu'à soixante-quatre d'entre elles, mais pas au soja, à la tomate, à la canne à sucre, au palmier à huile ou à l'arachide, en raison des enjeux commerciaux attachés à ces cultures.

Faute d'avancée spectaculaire, un accord a minima a été trouvé : l'ensemble de ces sujets sera discuté avant la prochaine conférence prévue dans deux ans, dans le cadre d'un " groupe de travail " et d'un " dialogue informel multisectoriel " - selon la terminologie chère aux négociations internationales - qui devrait permettre à la société civile et aux organisations professionnelles et paysannes de faire valoir leurs propositions.

" Il y a eu des progrès effectués sur les droits des agriculteurs ", reconnaît M. Kastler. La question de l'appropriation des ressources phytogénétiques par des intérêts privés, évoquée par les organisations de la société civile, est restée au second plan des débats.

Les centres internationaux de recherche agronomique ont poussé un soupir de soulagement. Ils sont les premiers acteurs du demi-million de transferts de graines effectués depuis l'entrée en vigueur du texte.

Entre 600 et 800 échanges de semences sont enregistrés chaque jour dans ce cadre, selon le secrétariat du traité. Les plantes voyagent d'un pays à l'autre. Ce sera encore plus nécessaire à l'avenir. " Aucun Etat ne pourra assurer sa sécurité alimentaire de façon isolée, surtout dans le contexte du changement climatique ", a ainsi rappelé l'Indonésie.

Face à l'aggravation des sécheresses et à la salinisation des ressources en eau, le sultanat d'Oman envisage par exemple de s'appuyer sur l'expertise agronomique de l'Australie. L'Inde a lancé un programme visant à transférer à l'Afrique subsaharienne des variétés de plantes cultivées dans l'ouest du pays, les conditions climatiques dans ces deux régions du monde étant de plus en plus proches.

Gilles van Kote


Via GrainesdeTroc.fr
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Déclaration de la société civile africaine : appel pour une interdiction des OGM

Déclaration de la société civile africaine : appel pour une interdiction des OGM | Hungry? | Scoop.it

La Via Campesina...

 

Nous soussignées, organisations de la société civile de l’ensemble du continent africain, appelons par la présente à une interdiction immédiate et totale de la culture, de l’importation et de l’exportation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) sur le continent africain.

Nous exhortons les gouvernements d’Afrique à prendre les mesures nécessaires à la protection de la santé de leurs populations, en soutenant le présent appel et en s’engageant à mener à bien, sur le long terme, des études indépendantes et faisant autorité en matière de sécurité alimentaire.

Nous appelons également les gouvernements d’Afrique à bien vouloir prendre note de nos objections supplémentaires concernant les OGM. Celles-ci concernent le brevetage du vivant et la privatisation de l’agriculture, qui a plongé les paysans, les communautés rurales et les peuples autochtones dans la dépendance vis-à-vis du monopole des entreprises semencières privées. Nous sommes par ailleurs extrêmement préoccupés par les impacts négatifs sur la biodiversité et les changements climatiques de l’agriculture industrielle basée sur la technique transgénique.

 

Nous ne pouvons ignorer l’épidémie de suicides qui a frappé les paysans indiens, résultat direct de la dépendance de ces derniers vis-à-vis du coton génétiquement modifié et des coûts croissants qui en résultent, sans parler de la dette ingérable qu’ils ont ainsi contractée.


Via Bee Api?
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Bas-Congo : Pour s'en sortir, les femmes rurales plantent des arbres

Bas-Congo : Pour s'en sortir, les femmes rurales plantent des arbres | Hungry? | Scoop.it
(Syfia Grands Lacs/RD Congo) Les femmes rurales payent un lourd tribut au réchauffement climatique au Bas-Congo, province agricole au sud-ouest de Kinshasa.

Via La Voix du Paysan Congolais
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La Voix du Paysan Congolais's curator insight, October 18, 2013 6:30 AM

"Nous sommes en train de souffrir. Personne ne s’occupe de nous. Comment scolariser nos enfants, les nourrir, les vêtir …Il nous faut désormais parcourir des longues distances pour cultiver. La terre ne nous donne plus de bonnes récoltes", larmoie presque Alphonsine Lukebana, une paysanne de Kimpese à 145 km de Matadi. "Je me demande ce que nous deviendrons d’ici là si rien n’est fait pour stopper la dégradation des forêts. Nous sommes obligés de fournir d’énormes efforts pour survivre", lance cette autre habitante de Nsanda à 30 km de Matadi, chargée du produits de ses champs qu’elle va vendre au chef-lieu de la province. "Pour gagner combien avec le coût de transport qui est devenu trop cher ?", s’interroge-t-elle.

Christian Allié's curator insight, October 26, 2013 6:12 AM

......."...... Reboisement
Environnementaliste, Christian Pululu soutient que les feux de brousse et le déboisement prononcé constituent les principales causes de "cette catastrophe climatique au Bas-Congo". Pour atténuer tant soit peu le malheur de femmes rurales, leurs associations prennent les devants pour le reboisement des forêts. Dans les villages Kiwembo et Mbumbe en territoire de Mbanza-Ngungu, l’Association communautaire pour le développement rural (ACDR) a ainsi déjà planté plus de 10 ha d’arbres. "Nous y placerons des ruches pour recueillir du miel en faveur des femmes qui subissent le contrecoup du réchauffement climatique", informe Jean-Marie Bopoma, conseiller technique en développement. A Nsioni à 220 Km de Matadi, elles sont aussi nombreuses à planter des arbres. "La femme est la première touchée, elle a compris voilà pourquoi elle est motivée à le faire ", explique Donatien Ngoma de la Solidarité paysanne au Mayombe (Sopam). Dans d’autres territoires du Bas-Congo à l’instar de Madimba et Kasangulu, le reboisement communautaire devient une réalité. "Nous n’avons pas de choix si nous voulons sortir de cette grave pauvreté", pense Marie Nsiawete. "Il faut aussi pratiquer l’agroforesterie à côté de l’exploitation des bas fonds pour lutter contre les effets du réchauffement climatique", conseille Tsasa.