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Ampoule basse consommation: aprés le danger écologique, le risque sanitaire

Ampoule basse consommation: aprés le danger écologique, le risque sanitaire | Home | Scoop.it
Le Moniteur.fr :

Le “Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks” (SCENIHR) vient de publier les résultats d'une étude, établissant un lien entre les ampoules fluocompactes encore appelées lampes fluorescentes compactes (LFC) et l'aggravation des symptômes de maladies dermatologiques.

Le SCENIHR a analysé les risques sanitaires provoqués par les trois caractéristiques de l'ampoule fluocompacte, produit majoritaire sur le marché des ampoules basse consommation :

- La modulation de l'intensité lumineuse perçue par l'œil humain
- Le rayonnement UV
- Les champs électromagnétiques générés
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Des pesticides dangereux autorisés par les sénateurs contre l’avis général - Le Nouveau Paradigme

Des pesticides dangereux autorisés par les sénateurs contre l’avis général - Le Nouveau Paradigme | Home | Scoop.it

Incroyable résultat du vote des sénateurs lors de l’examen en séance de la loi pour la reconquête de la biodiversité. Allant contre l’avis de tous, ils autorisent les pesticides néonicotinoïdes.

Ces pesticides sont une calamité pour les abeilles, ces ouvrières impliquées pour un tiers de notre production alimentaire. Au delà, c’est toute la chaîne alimentaire qui sera contaminée jusqu’aux consommateurs, ces citoyens si mal protégés, pour ne pas dire sacrifiés, quand par ailleurs l’état d’urgence est instauré… pour notre sécurité.

 

Des pesticides dangereux autorisés par les sénateurs contre l’avis généralLa Fondation Nicolas Hulot dénonce l’irresponsabilité du Sénat


La Fondation Nicolas Hulot dénonce l’irresponsabilité du Sénat, seul à ignorer les études qui se succèdent pour souligner les effets dévastateurs des pesticides néonicotinoïdes pour les populations d’abeilles et autres pollinisateurs tout comme pour les espèces non-cibles.Leur interdiction est d’autant plus pressante que des études scientifiques soupçonnent aujourd’hui l’existence d’impacts sur le développement humain.Lors de l’examen en séance de la loi pour la reconquête de la biodiversité, les sénateurs ont voté à une large majorité contre l’interdiction de l’usage des pesticides néonicotinoïdes pour enrober les semences au 1er septembre 2017 malgré les recommandations de l’ANSES et un avis favorable du gouvernement.

Plus de 120 000 personnes s’étaient associées à la Fondation Nicolas Hulot et à ses partenaires pour demander une telle interdiction. Nous espèrons que les députés prendront à nouveau leurs responsabilités lors de la suite du processus législatif.

Rappelons, qu’en première lecture, ils avaient eux-mêmes introduit dans la loi pour la reconquête de la biodiversité, un moratoire plus strict encore qui avait été supprimé en commission au Sénat.

« Un déni scientifique et démocratique »

Sur Sud Radio, la chronique de Yolaine de la Bigne nous éclaire sur la dangerosité du produit en question, sur laquelle tous sont unanimes :

Dangereux : Les néonicotinoïdes sont des insecticides neurotoxiques, des pesticides, très répandus dans le monde et suspectés de tuer les abeilles, les insectes pollinisateurs et les oiseaux.

Unanimité : Tout le monde était persuadé que depuis le temps qu’on pousse des cris d’alarme, les sénateurs les interdiraient. Eh non ! Une large majorité d’entre eux a voté contre leur interdiction malgré les recommandations de l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation) et malgré l’avis favorable du gouvernement.

Antidémocratique : Je ne parle même pas des citoyens qui y étaient à plus de 99% favorables sur la plateforme en ligne de consultation du Parlement comme quoi même en démocratie cela ne sert pas à grand-chose de s’exprimer ! D’ailleurs, les associations sont furieuses, la LPO parle de « déni scientifique et démocratique » et la Fondation Nicolas Hulot « d’irresponsabilité du Sénat ».

sur les 100 cultures qui nourrissent la population mondiale, 71 dépendent du travail des abeilles


Jacques Le Bris's insight:

Pour écouter cette chronique en entier, diffusée le 28 janvier sur Sud Radio :

 https://soundcloud.com/neoplanete/yolaine-sur-sud-radio-le-senat-prefere-les-neonicotinoides-aux-abeilles


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Climat: le deuxième plus grand lac de Bolivie a disparu

Climat: le deuxième plus grand lac de Bolivie a disparu | Home | Scoop.it
Considéré comme le deuxième plus grand lac de Bolivie, le lac Poopó situé dans les hauteurs de l’Ouest du pays est aujourd’hui complètement à sec. En cause: l'absence de précipitations et la négligence des exploitations minières environnantes.

Une vaste étendue déserte. Des milliers de kilomètres carrés d’argile craquelée. Voilà ce qu’est devenue la deuxième plus grande étendue d’eau de Bolivie. Complètement asséché, le lac Poopó a aujourd’hui presque totalement disparu. Près de 98% de sa surface s’est évaporée en l’espace de 25 ans.

Google Earth - Évolution sur 24 ans du lac Poopó en Bolivie.
"La principale cause de cette catastrophe est l'attitude et l'irresponsabilité des pays industrialisés qui polluent 365 jours par an", dénonce Victor Hugo Vazquez, le gouverneur d’Oruro.

Victime du réchauffement climatique, ce lac salin n’a également pas résisté aux diverses négligences industrielles, notamment à la pollution des exploitations minières environnantes. Le manque de précipitations n’a rien arrangé.

"Le lac s’est tarit dès 2014. Il n'y a pas de pluie. Nous sommes là, sans emploi, sans source de revenus", témoigne Abraham Quispe, un pêcheur local.
  Plusieurs victimes

Avec cet asséchement, l’écosystème local s’est totalement déséquilibré: plusieurs millions de poissons et 500 oiseaux sont morts. Tout comme l’activité économique, comme le soulignait le pêcheur. Dans la zone, on en dénombrait 150. Eux, ont assisté à la disparition du lac. Ils déplorent aujourd’hui la perte d’une tradition.

"La pêche est notre culture, la façon dont nous gagnons notre vie. Mais nos enfants et nos neveux ont migré. Tout comme nos parents et nos frères car il n’y a plus moyen de s’en sortir ici", regrette Valerio Rojas, un pêcheur désarmé.

De son côté, le gouvernement a promis de débloquer des fonds d’urgence pour venir en aide aux familles qui vivaient de la pêche.

 

Phénomène similaire dans le passé

Le lac Poopó a déjà connu un niveau très bas en 1984, 1990 et 2000. Mais, la situation est encore plus sérieuse aujourd'hui. Situé à 3.700 mètres d’altitude, il a été pendant longtemps le deuxième plus grand lac de Bolivie, juste après le Titicaca.

Un triste constat qui intervient au moment où l’année 2015 est sacrée la plus chaude sur le globe depuis les relevés de températures.

Les catastrophes naturelles se multiplient partout sur Terre à cause des troubles environnementaux. Depuis novembre, l’Australie connaît pour sa part une multiplication des feux de forêt. La faute, là aussi, à un climat plus sec et plus chaud.

Par P. P. avec Anne-Sophie Warmont
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Silence radio(actif) pour l'accident nucléaire à la centrale Leningrad

Silence radio(actif) pour l'accident nucléaire à la centrale Leningrad | Home | Scoop.it

Après quelques jours d'observations, voici un résumé de ce que l'on sait sur l'accident nucléaire qui s'est produit le 18 décembre à la centrale de Leningrad située à Sosnovy Bor à 70 km de Saint-Petersbourg.

 


Les faits

Vendredi 18 décembre à 13h50 heure locale, une tuyauterie du circuit primaire a explosé dans la salle des machines laissant échapper de la vapeur potentiellement radioactive.

En raison de l'orientation des vents (vent de Sud-Est), le panache se dirigerait vers la Finlande et l'Estonie.

Les autorités locales ont demandé à la population de rester calme. D'après les autorités, le niveau de radioactivité aux alentours est à son niveau normal. Aucune anomalie n' a été détectée (et communiquée) par les pays voisins à ce jour.

La centrale de Leningrad compte 4 réacteurs de type RBMK (Cf. KESAKO) similaires à la centrale de Tchernobyl d'une puissance de 1000 MW chacun.

Le second réacteur, qui a plus de 40 ans, a été arrêté manuellement, les 3 autres continueraient de fonctionner.

Un employé a été hospitalisé pour des raisons non communiquées (contamination interne, externe ?).

Le directeur s'est exprimé à plusieurs reprises comme lors de cette conférence de presse.


https://www.youtube.com/watch?v=kVsQAVY1iXE


Vladimir Pereguda © NPP Leningrad
 

"Le réacteur est éteint, il est dans un état sous-critique en conformité avec les règlements pour les unités de refroidissement a fait savoir Vladimir Pereguda, directeur de la centrale nucléaire de Leningrad.

 

Ajout à 19h45

Les pharmacies auraient été prises d'assaut par la population pour se fournir en comprimés d'Iode (Source : http://www.greenme.it/informarsi/ambiente/18769-incidente-nucleare-russia-leningrad)

Traitement médiatique

Ce qui caractérise cet évènement c'est le silence radio dans les médias nationaux (on rassure la population) et le peu d'informations dans les autres médias étrangers. Les médias étrangers commencent depuis le 20 décembre à en parler (Cf. ci-dessous).

Rien pour le moment en France, le temps de l'enquête certainement.

http://www.delfi.lt/news/daily/world/atomineje-elektrineje-rusijoje-avarija-pasklido-radioaktyvus-garai.d?id=69901534


https://netzfrauen.org/2015/12/20/35107/


http://www.express.co.uk/news/world/628592/Chaos-Russians-flee-Chernobyl-style-plant-radioactive-leak


http://www.greenme.it/informarsi/ambiente/18769-incidente-nucleare-russia-leningrad


http://en.news-4-u.ru/near-st-petersburg-the-accident-occurred-at-the-nuclear-power-plant-may-have-leaked-radioactive-steam.html


http://qha.com.ua/en/events-incidents/accident-occurred-at-leningrad-nuclear-power-plant-photo/135374/

 

KESAKO



Un réacteur RBMK

https://www.youtube.com/watch?time_continue=5&v=N__Tm6cWpjg


Qu'est-ce qu'un réacteur RBMK ? © Sylvie Roth
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L’Écho des Lois : Pollution de l’air : une loi à bout de souffle

En 1996, la loi LAURE, votée à l’Assemblée, garantissait à tous les citoyens le "droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé". 20 ans plus tard, le bilan de la pollution urbaine est implacable : 42.000 morts par an et un coût financier estimé à 97 milliards d’euros. Omniprésence du Diesel, scandale Volkswagen, incinérateurs au cœur des villes, services de l’asthme saturés… Retour sur une loi qui n’a pas rempli sa promesse d’un air meilleur.

 


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Nucléaire : distribution de comprimés d'iode dès janvier près des centrales

Nucléaire : distribution de comprimés d'iode dès janvier près des centrales | Home | Scoop.it

En janvier 2016 sera lancée une campagne de distribution de comprimés d'iode près des centrales nucléaires de France. La précédente opération de ce type datait de 2009 et se devait d'être réitérée.

 

En 1997 était lancée en France la première campagne de distribution préventive de comprimés d'iode. Une opération qui avait pour objectif de sécuriser la santé des personnes vivant aux alentours de centrales nucléaires. Et si, jusqu'à présent, on ne compte finalement que quatre campagnes de ce genre, c'est en raison de la durée de validité des comprimés en question.

Nos confrères du Parisien rapportent en effet que ceux-ci ne sont valables que durant sept ans. Au-delà de cette période, il convient par conséquent de les remplacer. Et étant donné que la dernière campagne en date remonte à 2009, il n'est donc pas étonnant que la prochaine intervienne à partir de janvier prochain.

 

Distribution de comprimés d'iode près des centrales nucléaires : la cinquième campagne dès janvier

L'annonce a été émise par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui rappelle que dans l'éventualité d'un accident nucléaire, ces comprimés d'iode stable représentent un moyen "simple et efficace" de défendre la thyroïde contre l'agression de l'iode radioactif. Le directeur général adjoint de l'ASN Alain Delmestre fait d'ailleurs savoir qu'"il ne s'agira pas seulement d'une campagne de distribution d'iode mais aussi d'une campagne d'information sur le risque nucléaire".

 

Environ 400.000 foyers concernés

Quant à la distribution en elle-même, elle vise à concerner 500 communes, 2.000 établissements ouverts au public et quelque 400.000 foyers situés dans un rayon de 10 kilomètres autour des 19 sites nucléaires d'EDF. M. Delmestre, également en charge du comité de pilotage de la campagne, précise qu'une distribution au-delà du secteur prévu pourra avoir lieu si besoin et ce par l'acheminement de stocks départementaux de pastilles d'iode. En ajoutant pour finir qu'"on sait qu'un accident nucléaire est possible en France, même si ce n'est pas quelque chose de probable, loin de là. Ce que l'on souhaite, c'est pouvoir faire progresser la conscience du risque dans l'opinion publique, en tout cas pour les populations qui vivent à côté des centrales nucléaires. Il y a des choses à faire, il y a des choses à connaître et il y a des principes à mettre en place."

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Inquiétudes dans les îles de Floride face à la montée des eaux

Ajoutée le 11 déc. 2015

De récentes inondations dans les Keys de Floride ont fait prendre conscience aux habitants de la réelle menace posée par la montée du niveau de la mer.. Pour l'instant le marché de l'immobilier de cet archipel du Sud de la Foride affiche une bonne santé, mais certains commencent à s'inquiéter des effets du changement climatique, qui pourrait à terme faire perdre toute valeur à leurs propriétés. Durée: 02:10

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Décryptage de l'accord de Paris : ses points positifs et ses points faibles

Décryptage de l'accord de Paris : ses points positifs et ses points faibles | Home | Scoop.it

A Paris, nous avons eu une preuve que le changement est possible et qu'une dynamique est en marche

 

Treize jours auront été nécessaire pour aboutir à un accord pour le climat. Un accord "différencié, équilibré, juste, durable, dynamique et juridiquement contraignant" selon le président de la COP21 Laurent Fabius. Un accord qualifié d'historique car il a réussit à réunir 195 Etats autour d'un texte commun. Mais quelles sont ces forces et ces faiblesses? Découvrez le décryptage de la Fondation Nicolas Hulot.


Nous venons de vivre un moment historique et planétaire. Après plus de 20 ans de discussions et un échec retentissant à Copenhague, la signature de l'accord de Paris est un accord qui lie les 195 pays qui s'engagent sur le long terme, à réduire les émissions de gaz à effet de serre afin d'éviter que le réchauffement climatique dépasse deux degrés. Mais que retenir de l'accord de Paris ?

 


LES POINTS POSITIFS :

+ Pour la première fois, un accord universel sur le climat impliquant 195 pays qui devront tous agir pour lutter contre les changements climatiques.

+ Des contraintes différentes selon le niveau de développement et de responsabilité des Etats, les pays développés continuant à assumer le leadership de l'action et des financements.

+ Une ambition forte : limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C en poursuivant les efforts pour ne pas dépasser 1,5°C par rapport à l'époque pré-industrielle. Au delà des 1,5°C certains des pays les plus vulnérables pourraient purement et simplement disparaître.

+ Pour atteindre cet objectif, la science (GIEC) a démontré que les émissions mondiales de gaz à effet de serre devront diminuer de 70 à 90 % d'ici 2050 bien que ce ne soit pas explicitement dit dans l'accord qui reste regrettablement très flou sur ce point.

+ Des Etats qui devront tous soumettre des contributions nationales contenant des engagements détaillés et vérifiables de réduction de leurs émissions de gaz à effet des serre. Aujourd'hui, 187 pays ont déjà soumis une première contribution qu'ils devront confirmer ou mettre à jour en 2020. Ces contributions devront être renouvelées tous les 5 ans à partir de 2025, toujours à la hausse.

+ Les pays développés devront continuer à faire acte de solidarité, après 2020, en finançant à part égale le développement soutenable et l'adaptation aux conséquences du changement climatique des pays en développement. Ce financement sera au moins de 100 Milliards par an jusqu'en 2025 et devra continuer ensuite. Au delà, d'autres pays, dont la richesse a augmenté ces dernières années, sont invités eux aussi à financer le développement des pays du Sud. La Chine a par exemple déjà promis 3 Milliards.

+ Les pertes et dommages (catastrophes naturelles accentuées par le réchauffement, déplacement de population etc) déjà subis par les pays les plus vulnérables sont reconnues dans l'accord. Un soutien financier et une meilleure gestion des déplacés climatiques sont prévus.

+ Pour la première fois, 195 Etats reconnaissent l'intérêt de donner un prix au carbone pour accélérer la réduction des émissions de GES. En marge de l'accord, de plus en plus de pays rejoignent la coalition pour un prix du carbone et mettent en place de telles politiques au niveau national.

 


LES POINTS NEGATIFS :

- Si l'accord contient de nombreuses dispositions contraignantes (transparence, soumissions régulières de nouveaux engagements de réduction et de nouveaux engagements financiers entre autres), il n'introduit pas de contraintes sur le respect des engagements pris ni de sanctions. Il ne permet pas non plus de s'assurer d'une cohérence entre l'ambition de l'accord et celles des engagements nationaux. Ainsi, les contributions nationales soumises par les Etats avant le sommet de Paris ne sont pas cohérentes avec l'ambition de l'accord. Si elles étaient respectées, elles entraineraient un réchauffement de plus de 3°C. L'accord ne prévoit pas d'en réhausser l'ambition avant 2025 bien que chaque Etat puisse décider, à n'importe quel moment, d'augmenter son effort.

Ce n'est donc évidemment pas un accord miraculeux qui va résoudre à lui tout seul le problème du changement climatique. Certains le lui reprochent. Mais la FNH n'attendait pas un tel miracle de l'accord de Paris ! Comment l'espérer quand cet accord réunis des pays pétroliers ou les Etats Unis qui ont un congrès plus ou moins climato-sceptique ? 

Obtenir un outil commun à l'ensemble des Etats qui transcrive dans le droit international une mobilisation sans précédent de toutes les composantes de la société, voilà ce qu'était notre objectif ! Cet outil nous l'avons.

Cette mobilisation ne devra pas faiblir, et c'est elle qui nous permettra de réussir ce à quoi les Etats ne peuvent pas s'engager sans elle ! Le métier est prêt, il ne reste plus qu'à tisser les motifs de la transition énergétique point après point. Partout les citoyens doivent continuer à faire pression !  Nous sommes le fil conducteur.

 

"Je me réjouis de l'accord universel et exigeant de Paris. 
Je pense d'abord à toutes celles et ceux que j'ai rencontré depuis des années et qui sont déjà dans la tragédie climatique. Aujourd'hui, nous renouons avec l'espoir. Le monde regarde et marche enfin dans la même direction. L'avenir seul confirmera si l'accord de Paris est historique. Tout dépendra des moyens mis en œuvre pour réaliser les engagements pris par les états. Il faudra également revoir à la hausse le plus vite possible ceux des états les plus développés . Je félicite tous ceux qui ont contribué à la réussite de la COP21 au premier rang desquels Laurent Fabius et Laurence Tubiana. 
Je remercie et félicite tout spécialement toute l'équipe de la Fondation Nicolas Hulot, les ONG et la société civile dans son ensemble qui ont participé à la mobilisation, ont contribué au succès d'aujourd'hui et sauront rester vigilants et exigeants. Le monde s'engage enfin dans l'ère bas carbone. 
Il y a une lueur d'espoir qui ne demande qu'à s'embraser." Nicolas Hulot

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Corinne Lepage: «L’accord pourrait servir de base à des actions citoyennes en justice»

Corinne Lepage: «L’accord pourrait servir de base à des actions citoyennes en justice» | Home | Scoop.it


Corinne Lepage au Bourget, le 12 decembre 2015. — A.Chauvet/20minutes


INTERVIEW

Corinne Lepage: «L’accord pourrait servir de base à des actions citoyennes en justice»

Mis à jour le 12/12/15 à 16h03

L’avocate et ex-députée européenne fait le point sur l’utilité juridique de l’accord issu de la COP21…

Il n’est pas encore adopté, mais on sait déjà ce qu’il contient : l’accord de Paris, sorti après 12 jours et 12 nuits d’âpres négociations au cours de la COP21, sera soumis à l’adoption des 195 pays membres ce samedi. Mais cet accord, s’il est adopté puis ratifié par au moins 50 pays, aura-t-il un effet contraignant sur les Etats ? Corinne Lepage, avocate, ancienne ministre et ex-députée européenne, explique son point de vue sur la question.

>> Suivez en direct la dernière journée de COP21 : Laurent Fabius présente un « projet d’accord ambitieux et équilibré qui reflète les positions des parties »

 

Qu’avez-vous pensé des discours de Laurent Fabius et de François Hollande ?

C’étaient des discours avec une très forte pression politique pour que tous les Etats acceptent cet accord. Laurent Fabius a dit qu’il ne plairait pas en totalité à chacun, mais c’est le propre d’un accord. Je pense qu’il y a des choses très importantes : d’abord le caractère universel, en second lieu des objectifs qui incontestablement sont ambitieux, les 1,5 °C, c’est la première fois qu’on en parle ; et les 100 milliards de dollars de financements comme un plancher. Le deuxième élément qui me paraît historique à Paris est la mobilisation de la société civile. Jamais la mobilisation n’avait été aussi large : les ONG, la coalition des villes et régions, les entreprises, le monde financier, les investisseurs… La planète dans son ensemble s’est mise en ordre de bataille à Paris et c’est lié au travail diplomatique qui a été fait par la France.

>> A lire aussi : Est-il encore possible de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C ?

 

Qu’est-ce qui n’est pas satisfaisant selon vous ?

Là où le bât blesse, c’est que l’accord ne sera pas juridiquement contraignant. Il y a aussi le problème des contrôles des émissions, le statut des engagements, le fonds de 100 milliards qu’on ne sait pas encore comment alimenter… D’autant plus que les INDC [les engagements de chaque pays à réduire ses émissions de CO2] nous mènent à 3 °C de réchauffement. Mais je pense que les objectifs, s’ils sont clairement définis, vont permettre à la société civile de s’en emparer.

 

Justement, comment la société civile peut-elle s’emparer de ce texte ?

Déjà, il va donner des orientations aux investissements. Et surtout on voit fleurir aujourd’hui aux Pays-Bas, au Pakistan, aux Etats Unis, des actions juridiques menées au nom de l’humanité qui visent à condamner les Etats à prendre les mesures nécessaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Si vous avez des objectifs très ambitieux et un Etat dont la stratégie ne permet pas de se mettre dans cette ligne-là, je pense que, progressivement, vous allez avoir des actions un peu partout dans le monde. C’est le droit qui va s’en emparer et donc la société civile.

 

Concrètement, comment cela se traduirait-il ?

Il y a déjà eu un jugement de la sorte rendu aux Pays-Bas, mené par une association qui s’appelle Urgenda, un autre jugement au Pakistan où un paysan dont les terres avaient été dévastées par une inondation a mis en cause la responsabilité de l’Etat car rien n’avait été fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, et une décision à la Cour suprême des Etats-Unis qui condamne l’Etat fédéral à prendre les mesures nécessaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. C’est quelque chose qui se développe incontestablement et l’accord de Paris pourrait servir de base à ça.

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La COP 21, paradis du greenwashing et des conflits d'intérêts ?

La COP 21, paradis du greenwashing et des conflits d'intérêts ? | Home | Scoop.it

Jamais les multinationales n'auront été aussi présentes lors d'un sommet de l'ONU sur le climat. Elles bénéficient même d'une place de choix dans les négociations. Les ONG s'alarment. Et «Libération» passe quatre entreprises en revue.

 

Mais que viennent donc faire EDF, Engie (ex-GDF-Suez), Renault-Nissan, Air France, BNP Paribas, Michelin ou Suez Environnement à la conférence climat du Bourget ? Et pourquoi Carrefour, Veolia, Coca-Cola ou Avril-Sofiprotéol – le conglomérat dirigé par Xavier Beulin, le président de la FNSEA –  proposent-ils de faire «vivre l’expérience climat» au grand public à l’exposition de «Solutions COP21», ouverte depuis vendredi au Grand Palais, à Paris ?

Impossible en tout cas de louper leurs logos, ils sont partout. Qualifiés sans rire d’«amis du climat» par Laurent Fabius, la plupart sont même des sponsors officiels de la COP21. «La présence des multinationales à ce sommet climat est sans précédent, remarquait dès l’ouverture du sommet Naomi Klein, interrogée par Libération. C’est aussi une des raisons pour laquelle il est si tragique que l’expression des citoyens soit ainsi restreinte sous prétexte d’état d’urgence. Car cela laisse encore plus de place à leur greenwashing.»

L’altermondialiste canadienne résumait le sentiment général des ONG, vent debout contre la récupération de la COP 21 par ceux qu’elles qualifient de «criminels du climat», que ce soit à des fins de lobbying, d’achat d’une vertu à bon compte et/ou de mise en avant de «fausses solutions» (OGM, agrocarburants, nucléaire, capture et séquestration du carbone, marchés du carbone, géo-ingénierie…). «Au Bourget, j’ai veillé à ce que les représentants des entreprises puissent être accrédités comme observateurs, accéder à la zone des négociations, organiser des événements parallèles et promouvoir des solutions technologiques dans la galerie des Solutions, expliquait d’ailleurs Laurent Fabius aux Echos jeudi. Les entreprises n’ont jamais été aussi actives et c’est tant mieux.»

Le président de ce sommet et la patronne de la Convention climat, Christiana Figueres, le repètent à l’envi : la COP 21, ce n’est pas uniquement l’accord de Paris, le texte universel et contraignant. C’est plutôt un «package», dans lequel on trouve aussi «l’Agenda des solutions», sur les rails depuis la COP de Lima, l’an dernier. Dans le jargon, le Plan d’Action Lima Paris (LPAA) est même devenu un des «piliers de l’accord de Paris», selon l’expression consacrée par Christiana Figueres et répétée par Laurent Fabius. Un registre d’initiatives et de bonnes pratiques d’acteurs non-étatiques, collectivités, ONG et d’entreprises. Qui se retrouvent avec une place de choix dans les discussions de ces jours-ci. Agriculture, forêts, résilience… Au Bourget, chaque journée a sa thématique à l’agenda.

Sauf que celui-ci n’a imposé aucun critère en amont, permettant à tous types de structures, des plus – réellement – «amies du climat» aux plus émettrices de gaz à effet de serre (GES) – dont EDF ou Engie –, d’intégrer le «portail Nazca», qui doit nourrir le LPAA. «La COP ne doit pas légitimer des pratiques néfastes pour l’environnement et les populations, s’étrangle l’ONG CARE. Il est essentiel d’établir des critères d’exclusion pour garantir que toutes les initiatives contribuent à un monde sobre en carbone et résilient. Si un Agenda des solutions est intégré à l’accord, il doit exclure les initiatives ne respectant pas l’environnement et les droits humains».

On trouve ainsi sur le portail Nazca des entreprises comme Monsanto (qui promet d’instaurer un «prix du carbone interne» d’ici 2017) ou Total, qui propose notamment de réduire de 50% ses émissions de gaz à effet de serre liés torchage du gaz lors des forages entre 2005 et… 2014!

Dans ces conditions, comment éviter le double discours et, pire, les conflits d’intérêt et l’obstruction de toute politique climatique ambitieuse? «C’est comme si on invitait l’industrie du tabac à des négociations sur la lutte antitabac!», dénoncent les ONG. D’ailleurs, un rapport de l’américaine Corporate Accountability International publié fin novembre et intitulé «Alimenter le feu : toute la lumière sur les entreprises qui financent la COP21» recommande de «protéger le processus de décision politique» et appelle la CCNUCC (Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques) à s’inspirer d’un précédent juridique de l’ONU, l’article 5.3 de la Convention-Cadre de l’OMS pour la lutte antitabac. «Cette disposition a protégé la politique antitabac et de santé publique nationale et internationale de l’influence néfaste de l’industrie du tabac pendant une décennie et avec un immense succès». Chiche ?

En attendant, Libération décrypte le greenwashing de quatre multinationales. Quatre parmi tant d’autres : il y avait en effet l’embarras du choix, parmi les sponsors de la COP ou les partenaires de Solutions COP21, qu’il s’agisse de BNP Paribas, Engie, Avril-Sofiprotéol ou Renault-Nissan...


(...)

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Climat: à qui profite le chaos? - Décryptage de Maxime Combes pour la COP21

Climat: à qui profite le chaos? - Décryptage de Maxime Combes

Suivez Maxime Combes sur Twitter @MaximCombes et Attac France @attac_fr

Pour aller plus loin, retrouvez:
- le dossier de presse : conférence sur le climat Paris 2015 > france.attac.org/IMG/pdf/dp_attac_26112015_-_site.pdf
- la note de décryptage du texte des négociations > france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/pour-que-la-cop-21-ne-passe-pas-a-cote-de-l-etat-d-urgence-climatique
- le scandale des sponsors de la COP 21 > france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports-37/article/sponsors-de-la-cop21-qui-a-donne-quoi

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COP21 - Le réchauffement climatique est dans le collimateur

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Etat des lieux à la veille de la COP21 à Paris
Bonjour, Il y a bien eu un avant COP21. Y aura-t-il un après ? Là, est la question. Je dirai même plus, un après vivable ! Voici ce qu'en dit notre Président : Le président @fhollande sur la signification...
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Pesticides : après «Cash Investigation», des agriculteurs dénoncent

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Ils n’ont pas vu l’émission « Cash Investigation », mardi soir sur France 2. Mais ces agriculteurs du secteur connaissent bien le sujet des pesticides. Nous les avons sollicités ce mercredi, à la suite du buzz provoqué par l’enquête d’Élise Lucet. Ils pointent les incohérences d’un système.

 

« Tout le monde répond à la demande »

MARCQ-EN-BARŒUL. Georges-Éric Vermon produit pommes de terre, fraises, melons et bien d’autres fruits et légumes. Associé à Talents de Ferme, il a choisi la vente directe plutôt que la grande distribution, et a changé ses pratiques en conséquence.

 

« Il n’y a pas photo, la grande distribution fait peur : il faut garantir la qualité visuelle et la quantité, sinon, on risque de perdre le marché. Désormais, je suis tourné vers la vente directe à 100 % donc je traite beaucoup moins mes productions. C’est vraiment un grand changement pour moi en termes de qualité de travail. J’ai un produit meilleur à manger, meilleur pour la santé car il y a moins de pesticides dedans.

C’est une demande de mes clients et moi, ça me fait faire des économies : en quatre ans, j’ai diminué de 40 % mes coûts en produits de traitement. Aujourd’hui, j’utilise par exemple des filets anti-insectes pour mes choux. C’est comme une moustiquaire. Du coup, je n’ai pas dû faire de traitement anti-chenilles. Bon, ça coûte très cher, 35 centimes du mètre carré et c’est plus lourd à poser, mais c’est un choix. En 2015, pour la première fois, je n’ai pas traité mes tomates ni mes melons. Et en fraises j’ai fortement réduit également, pour arriver à deux ou trois traitements grand maximum, alors que si je devais pousser la productivité à l’extrême comme le demande la grande distribution, j’en serais à huit traitements. Eux aussi répondent à la demande des consommateurs, qui veulent un produit beau et pas cher. On pourrait ne plus traiter, mais il faudrait que les gens soient prêts à payer plus cher. »

Par ailleurs, l’agriculteur veut relativiser par rapport aux produits dénoncés par Élise Lucet. Par exemple, il utilise du mancozebe, l’un des cinq produits visés dans le Nord, présenté comme « cancérogène probable », sur la carte de France présentée dans l’émission : « Le mancozebe, c’est pour éviter le mildiou. Si on ne l’avait pas, on aurait des patates pourries, voire pas de patates du tout. Alors, on peut s’en passer en le remplaçant par de la bouillie bordelaise, mais c’est 3 à 4 fois plus cher, moins efficace, et ça va charger le sol en cuivre. Donc dans tous les cas, il y aura un problème environnemental. »

« Les jeunes mieux informés »

Toutefois, l’homme est conscient de la nature de ces produits autorisés sur le marché : « Le premier touché, c’est l’agriculteur. Je sais bien que dans la profession, le premier cancer est celui de la prostate, dû aux produits utilisés. Mais c’est surtout les agriculteurs qui ont aujourd’hui 60, 70 ans, qui ont utilisé des produits sans protection, des tracteurs sans cabine. Mes grands-parents ont entre 80 et 90 ans et sont toujours là, même si l’un d’eux a le cancer de la prostate… Aujourd’hui, avec les formations agricoles, les jeunes sont formés et informés. Moi, je mets toujours des gants. Le masque, c’est vrai que c’est pas toujours évident quand il fait chaud. Mais on fait attention, car c’est sûr que c’est l’inhalation qui est importante. Le mancozebe, je le prends sous la forme de granulés, à dissoudre dans l’eau, et pas en poudre car elle s’envole, et j’en ai plein le nez. »

« Le changement viendra des consommateurs »

ENNETIÈRES-EN-WEPPES. Agriculteur à la retraite, Jean-Pierre Lauwerie a créé l’association Weppes en bio, une ferme coopérative, pour changer les (mauvaises) habitudes dans l’agriculture, et aider les jeunes à y trouver leur place.

« Je n’ai pas vu l’émission, mardi soir. J’étais justement en réunion avec un groupe d’agriculteurs de mon village, que j’avais invités pour les convaincre de se mettre au bio. Mais ça a échoué… Ils sont trop formatés par les écoles d’agriculture. Pour changer, il faudrait qu’ils acceptent de descendre de leur tracteur, mais ils ne veulent pas. Je leur propose pourtant des solutions : que des jeunes à qui on ne permet pas de s’installer, viennent leur apprendre leur façon de travailler bio, et qu’eux en échange leur donnent un accès à la terre. Mais ils ne sont pas prêts… On le voit bien avec les manifestations en ce moment : ils savent qu’ils sont arrivés au bout d’un système, mais ils refusent d’en changer. Il leur manque le bon sens paysan de leurs pères, de leurs grands-pères.

Les pesticides ? Tout le monde connaît les conséquences, nous les agriculteurs sommes les premiers sur la liste ! Je l’ai encore dit mardi soir. Mais personne ne veut bouger, c’est pour ça que je pousse un coup de gueule ! J’ai compris lors de cette réunion que le changement ne viendra pas de ces agriculteurs installés. Et ce n’est pas non plus par le ministre que ça changera. Le changement viendra des consommateurs. Eux ont le pouvoir de changer les choses, s’ils choisissent de soutenir un petit agriculteur à côté de chez eux au lieu d’acheter en grande surface. »

« Une autre mentalité »

WAMBRECHIES. Emmanuelle Lambin, productrice de fruits, est également à l’origine de Talents de Ferme, enseigne réunissant des producteurs locaux qui vendent leurs produits en direct.

Elle n’a pas vu l’émission « Cash Investigation », mardi soir. Mais elle a néanmoins un regard avisé sur le sujet, et s’inscrit dans une démarche claire : « On emploie de moins en moins de pesticides. On utilise désormais une protection biologique intégrée ou PBI (méthode qui permet de réduire l’emploi des pesticides jusqu’à 90 %, en introduisant par exemple des prédateurs naturels aux insectes nuisibles connus). Le problème, c’est que ça coûte deux fois le prix… Mais il y a eu un gros changement depuis une petite dizaine d’années. C’est une autre mentalité qu’il faut avoir, un changement d’attitude. Moi malheureusement, mon père, agriculteur lui aussi, est parti à seulement 62 ans, à cause d’un cancer, un lymphome. Et quand on creuse un peu, on s’aperçoit vite que c’est à cause des produits qu’il utilisait. Mais avant, on ne faisait pas attention à tout ça. Maintenant, ça a changé, on sait que c’est ne pas inoffensif, et quand on prend conscience de ça, on fait plus attention. Avec Talents de Ferme, qu’on fasse du bio ou pas, on s’inscrit dans cette démarche globale de réduction des pesticides. »

Jacques Le Bris's insight:

LE CONTEXTE

Mardi soir, France 2 a diffusé un nouveau numéro de l’émission « Cash Investigation », consacré aux pesticides.

Comme à son habitude, la journaliste Élise Lucet a frappé fort, présentant notamment lors de son interview du ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll, une carte de France des « pesticides dangereux utilisés près de chez vous ».

Dans le Nord, cinq produits (chlorprophame, glyphosate, mancozebe, 2,4-D, epoxiconazole), pourtant autorisés sur le marché, sont présentés comme probablement cancérogènes. Deux d’entre eux peuvent être à l’origine de malformations sur le fœtus, deux seraient aussi des perturbateurs hormonaux, un autre présente un risque d'infertilité. Ces produits sont utilisés principalement sur les légumes, les céréales et arbres fruitiers.

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Message aux 500 000 foyers qui vivent près des centrales nucléaires.

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C’est  la cinquième campagne de distribution de comprimés d’iode pour les riverains des centrales nucléaires

 

La catastrophe de Tchernobyl a motivé ces campagnes de distribution. En Ukraine, l’épidémie de cancer de la thyroïde était due à l’accident évidemment et au dégagement d’iode radioactif qui s’est fixé sur la thyroïde des riverains.

S’ils avaient avalé des comprimés d’iode stable pour saturer la thyroïde,   empêcher la radioactivité de s’incruster, ils auraient sans doute échappé à la maladie.

Les comprimés d’iode sont un médicament avec une date de péremption. Il faut donc les renouveler régulièrement. D’où cette nouvelle campagne de distribution.

  

Et elle redoute  de ne pas être efficace.

 

En 2009, 80% des riverains des centrales nucléaires avaient entendu la campagne d’information : allez chercher les comprimés chez votre pharmacien. C’est gratuit. Mais la moitié des personnes concernées n’y sont pas allées.

Alors l’ASN, l’autorité de sûreté nucléaire s’est interrogée. Elle a sondé les populations qui ne se sont pas déplacées.

Pourquoi ?

De toute façon en cas d’accident, iode ou pas, on sera mort ont répondu 67% des personnes. A quoi bon perdre du temps à aller chercher les comprimés.

Et pour 54% : il n’y a pas ou peu de risque d’accident. Alors à quoi bon.

La centrale est là, incrustée dans le paysage depuis des décennies. Oui il y a des incidents régulièrement. Mais pas d’accident. Les Etats-Unis, l’Ukraine, le Japon ont connu des catastrophes. Mais nous sommes en France. Et rien heureusement. Pas de séisme atomique.

 

 
L’enjeu est d’arriver à inculquer la culture du risque…

 

500 000 foyers sont concernés : ils vivent dans un rayons de 10 kilomètres autour d’une centrale nucléaire. Pourquoi 10 et pas 20 parce que c’est la loi. Sans commentaire…

Ils sont régulièrement informés sur la conduite à tenir en cas d’accident.

Rester enfermé. Couper la ventilation.

Ne pas aller chercher les enfants à l’école.

Ecouter les radios du réseau France Bleu et France Inter qui donneront des conseils sur la conduite à tenir.

Et diront si et quand il faut avaler le comprimé d’iode sur ordre des autorités de radioprotection.

Mais surtout ne pas sauter dans sa voiture pour embouteiller les routes et compromettre l’arrivée des secours. Ceux qui sont nécessaires à la gestion de l’accident pour éviter un Tchernobyl ou un Fukushima.

Mais en  cas d’accident ce sera la réaction des gens ?  

Malgré les exercices de simulation d’accident  – 12 en moyenne par an et la majorité concerne le personnel d’une  centrale nucléaire  pas la population – les riverains s’investissent peu et ne jouent pas le jeu. 

Pourtant  ce n’est pas un jeu d’apprendre à survivre à un accident nucléaire.

On peut toujours s’opposer à cette forme d’énergie. Mais elle est là et le

risque zéro n’existe pas.

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Thousands Of Dead Squid Are Washing Up In Chile

Locals are worried the decaying animals pose a health risk.


Experts say the phenomenon may have been caused by higher than usual seawater temperatures, but have not ruled out pollution either.

The arrival of dead fish and mollusks on Santa Maria’s beaches at this time of year is not unusual, but this is the first time it has reached biblical proportions.

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Le stockage de déchets radioactifs de Bure pourrait coûter près de 35 milliards d’euros

Le stockage de déchets radioactifs de Bure pourrait coûter près de 35 milliards d’euros | Home | Scoop.it
Combien coûtera l’enfouissement des déchets radioactifs français dans le sous-sol de la commune de Bure (Meuse) ? Depuis le début du projet de Centre industriel de stockage géologique (Cigéo), le chiffre final reste inconnu. Le chantier est pourtant majeur, puisqu’il s’agit d’enterrer, à 500 mètres de profondeur, les 80 000 m3 de résidus à haute activité et à vie longue (des centaines de milliers ou des millions d’années pour certains) produits par le parc électronucléaire hexagonal.

En 2005, la facture avait été estimée entre 13,5 et 16,5 milliards d’euros. En 2009, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), chargée de ce projet, l’avait réévaluée à 36 milliards d’euros. Mais ce montant était contesté par les producteurs de déchets : principalement EDF, pour les réacteurs nucléaires, mais aussi Areva, pour les usines de retraitement du combustible et le CEA, pour les centres de recherche.

Dans un dossier de chiffrage transmis au ministère de l’écologie en octobre 2014 – et jusqu’ici non accessible au public –, l’Andra estime désormais le coût du projet à environ 34,4 milliards d’euros, dont 19,8 milliards pour la construction, 8,8 milliards pour l’exploitation durant plus de cent ans et 4,1 milliards d’impôts et taxes, auxquels s’ajoute 1,7 milliard de dépenses diverses. Cela, aux conditions économiques de 2012.

Il revient à présent à la ministre de l’écologie de fixer, par arrêté, le « coût de référence » du site. Ségolène Royal devrait arbitrer « prochainement », indique son cabinet. Arbitrer car, dans leurs observations, EDF, Areva et le CEA proposent de retenir un coût très inférieur, de seulement 20 milliards d’euros, modulé d’une « marge pour risques à déterminer ». Selon les trois producteurs de déchets nucléaires, appelés à financer l’installation, l’Andra n’aurait pas pris en compte toutes les « optimisations » possibles et certains de ses calculs s’écarteraient du « retour d’expérience industriel ».

Lire aussi : A Bure, un campement contre « la poubelle nucléaire »

Comment la ministre tranchera-t-elle ? Entre 20 et 34,4 milliards d’euros, l’écart est énorme. L’enjeu principal est celui de la sûreté. Précisément, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a publié, lundi 11 janvier, son avis sur le dossier de chiffrage, rendu en février 2015 mais jusqu’ici non public. Il en ressort que « certaines hypothèses retenues par l’Andra, d’ordre technique et économique, sont trop optimistes et de ce fait non conformes à l’impératif de prudence qui s’impose ». En clair, le chiffrage de l’Andra serait lui-même sous-évalué.

En particulier, explique Jean-Christophe Niel, le directeur général de l’ASN, le dossier de l’Andra ne prend pas en compte la possibilité que le volume de déchets à stocker soit plus important que prévu, dans le cas d’un arrêt du retraitement du combustible. Et il mise sur des « opportunités » de réduction des coûts (galeries souterraines plus longues, alvéoles de stockage des fûts radioactifs plus grandes…) dont « la démonstration de sûreté reste à faire ».

En tout état de cause, le « cimetière radioactif » de Bure, comme l’appellent ses opposants, devra encore franchir plusieurs étapes : d’abord, une loi sur la réversibilité du stockage, puis, en 2018, une demande d’autorisation de création, avec une enquête publique, avant une éventuelle mise en service en 2025, pour une phase pilote de cinq à dix ans.

Lire aussi : Les déchets radioactifs tentent de refaire surface dans la loi Macron, en vain



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Première carte mondiale des neutrinos terrestres

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Cette carte présente le flux de géoneutrinos selon un modèle qui se base sur la mesure de deux détecteurs. Le flux est plus faible dans les régions océaniques car la croûte y est plus fine. Le massif himalayen est aisément identifiable. Les « points chauds» correspondent aux centrales nucléaires.

 

La cartographie de ces particules émises par la radioactivité naturelle mais aussi artificielle nous renseigne sur la structure interne de la planète et l’activité des centrales nucléaires.

 

1025 ! Difficile de se représenter un nombre aussi grand. C’est pourtant le nombre d’antineutrinos émis par la Terre chaque seconde. Les neutrinos sont des particules produites, par exemple, dans les réactions de fusion au coeur du Soleil. Les antineutrinos, pour leur part, sont produits par les processus de radioactivité naturelle et dans les centrales nucléaires. Leur existence, postulée dès 1930 par le physicien Wolfgang Pauli, sera confirmée expérimentalement en 1956. Dans les années 1980, trois physiciens américains, Sheldon Glashow, Lawrence Krauss et David Schramm, suggèrent qu’il est possible de détecter ces antineutrinos émis par le manteau et la croûte terrestre. Ces « géoneutrinos » seraient une source d’information précieuse sur la structure interne de la planète. Bill McDonough, de l’université du Maryland, John Learned, de l’université de Hawaii, et leurs collègues viennent de mettre en pratique cette idée : ils ont cartographié le flux global de géoneutrinos grâce à deux détecteurs, KamLAND, au Japon, et Borexino, en Italie.

Mesurer le flux de neutrinos et d'antineutrinos est un défi pour les physiciens. En effet, ces particules interagissent très peu avec la matière ordinaire et traversent la Terre sans encombre. Il en va de même avec les détecteurs de particules, quasiment aveugles au passage des antineutrinos. Heureusement, la probabilité d’interaction d'un antineutrino avec un détecteur n’est pas tout à fait nulle et ils sont si nombreux qu’il est malgré tout possible d’en capturer quelques uns. Les physiciens optimisent leur chances en construisant des détecteurs gigantesques installés sous terre pour se prémunir des rayons cosmiques. KamLAND, par exemple, est un réservoir contenant une tonne de liquide qui émet de la lumière lorsqu’un neutrino interagit avec une de ses molécules. Ce réservoir est entouré d’une sphère de 18 mètres de diamètre couverte de 1879 photomultiplicateurs qui détectent la lumière émise.

Les principaux éléments radioactifs du manteau et de la croûte qui produisent les géoneutrinos sont le thorium, l’uranium et le potassium. L’énergie dissipée par ces noyaux instables contribue à la température interne de la planète (une autre part provient de l’énergie accumulée lors de la formation de la planète). La difficulté est que les chercheurs ne connaissent pas précisément la distribution de ces éléments radioactifs dans le manteau et la croûte et que même la structure interne du globe est mal définie. Les géologues utilisent donc différents modèles – établis grâce à divers types d’observations – qui ne s’accordent pas, par exemple, sur la puissance émise par la radioactivité naturelle terrestre. Les modèles « de faible puissance » estiment celle-ci à entre 10 et 15 térawatts, tandis que les modèles à puissance élevée prédisent 25 térawatts ou plus. Le calcul du flux de géoneutrinos, marqueur des processus radioactifs, serait donc un précieux indicateur pour affiner les modèles.

Bill McDonough, John Learned et leurs collègues ont donc utilisé la mesure du flux de géoneutrinos enregistré par les détecteurs Borexino et KamLAND pour contraindre le modèle utilisé pour décrire la croûte et le manteau. Ils ont alors obtenu une carte globale du flux de géoneutrinos qui correspond à un total de 3,4x1025 antineutrinos émis par la radioactivité terrestre par seconde. L’incertitude sur cette mesure est élevée, mais elle permet néanmoins de situer la puissance due aux radioéléments dans un intervalle de 7 à 29 térawatts.

Ce premier résultat est encourageant. Des mesures du flux de géoneutrinos en d’autres points du globe permettront encore d’affiner le calcul de la puissance des radioéléments. La carte montre déjà des choses intéressantes. Dans les régions océaniques, le flux est plus faible et bien plus homogène que sur les continents, essentiellement parce que la croûte océanique est peu épaisse et parce que les modèles supposent un manteau homogène, une hypothèse qui reste à vérifier.  Pour ce faire, un projet d'expérience, Hanohano, envisage de déplacer un détecteur sur l'océan pour mesurer le flux de géoneutrinos dans ces régions .

 

La carte montre également des « points chauds », qui correspondent aux centrales nucléaires. Les chercheurs ont utilisé les données de l’Agence internationale à l’énergie atomique pour localiser 435 sources en activité ou temporairement arrêtées. Les chercheurs ont calculé que les réacteurs nucléaires contribuent pour moins de 1 % au flux de géoneutrinos. À terme, une des utilisations des géoneutrinos pourrait aussi être la surveillance mondiale des centrales nucléaires.

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Pourquoi le poumon de la planète devient responsable du dérèglement climatique

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La conservation des forêts tropicales constitue un enjeu majeur pour limiter le réchauffement climatique. Seulement, si aujourd'hui elles permettent de stocker le carbone, le réchauffement peut modifier leur manière de fonctionner.
 
Atlantico : Une étude (voir ici) montre que le fonctionnement des forêts est perturbé par le réchauffement climatique. Avec des nuits plus chaudes les forêts tropicales deviendraient émettrices de dioxyde de carbone. Le poumon de la planète pourrait il devenir responsable lui-même du réchauffement climatique ?

Plinio Sist : Non pas vraiment, mais les forêts tropicales comme tout écosystème, répondent aux perturbations engendrées par le changement climatique, hausse des températures, période de sécheresse prolongée. Le principal enjeu est de prévoir ces réponses, de  mieux évaluer la capacité des forêts tropicales à s’adapter à ces changements climatiques, ce que les écologues appellent la résilience. Ces réponses vont bien sûr dépendre de l’intensité de ces changements et même si les forêts tropicales ont survécu aux dernières glaciations qui sous les tropiques ont provoqué des périodes de sécheresse intenses, le principal problème est que, contrairement aux changements climatiques passés que la planète a connu qui se sont échelonnés sur plusieurs milliers d’années, le réchauffement climatique actuel est  extrêmement rapide, à l’échelle d’un peu plus d’un siècle.

  

Cela rend l’adaptation des écosystèmes à ces nouvelles conditions climatiques d’autant plus difficiles. Il y a fort à parier, que le changement climatique provoquera des changements notoires dans la structure, la composition des espèces d’arbres et le fonctionnement des forêts tropicales et des forêts en général. Le principal problème réside dans le fait qu’en plus de ces changements climatiques, les forêts tropicales, contrairement aux forêts tempérées qui se régénèrent et colonisent chaque année davantage d’espace, continuent à disparaitre à un taux annuel de 8.8 millions d’ha par, pour  la période 2010-2015, selon la FAO, au profit de l’agriculture et de l’élevage, ou encore des activités minières.

 
Comment pouvons-nous empêcher une telle perturbation dans le fonctionnement des forêts tropicales ?

De telles perturbations dans le fonctionnement des forêts tropicales sont bien sûr la conséquence du réchauffement climatique, il est donc essentiel de lutter contre le changement climatique, engagement qui a été pris par la plupart des pays de la planète à la COP 21. Mais lutter contre le  réchauffement climatique, c’est entre autre lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts tropicales. Cette déforestation tropicale est responsable de 10 à 15 % des émissions de  CO2, et elle n’est donc pas la principale cause d’émission de CO2. Cependant, penser que la lutte  contre le réchauffement climatique consisterait simplement à réduire nos émissions de CO2 et à stocker davantage de carbone à travers les plantations d’arbres, serait une grave erreur, car la préservation des forêts tropicales jouera aussi un rôle capital dans cette lutte contre le réchauffement climatique : les forêts tropicales ont un rôle qui va bien au-delà qu’un simple réservoir de carbone. La lutte contre le réchauffement climatique passe nécessairement par une lutte efficace contre la déforestation des forêts tropicales. 

 

 

En quoi la conservation des forêts tropicales constitue un enjeu majeur pour limiter le réchauffement climatique ?

Les forêts tropicales représentent la moitié des forêts du monde, regroupent la moitié des espèces vivantes sur terre et rassemblent plus de 25% du carbone accumulé par les écosystèmes terrestres. Les forêts tropicales sont des puits de carbone, c’est-à-dire qu’elles captent plus de carbone du CO2, qu’elles n’en émettent, mais les changements climatiques, qui en région tropicale se manifestent par des saisons sèches plus longues,  risquent fort de changer  la situation à long terme, comme semble le suggérer une étude récente, en provoquant une mortalité plus importante des arbres les plus gros.

Mais les forêts tropicales ne sont pas uniquement de simple puits et  réservoir de carbone, elles sont aussi des réservoirs de biodiversité remarquable puisqu’elle sont  sur terre les écosystèmes terrestres les plus riches en biodiversité. A titre d’exemple, 1ha (un terrain de football) de forêt tropicale abrite plus de 150 espèces d’arbres, contre seulement une quinzaine dans nos  forêts tempérées.

Les forêts tropicales jouent un rôle essentiel dans l’équilibre climatique, elles captent certes du carbone en rejetant de l’oxygène indispensable à la vie des animaux sur terre, mais elles jouent aussi un rôle régulateur, elles créent en effet au-dessus de leur canopée des conditions favorables aux précipitations, en générant de la vapeur d’eau. Ainsi, la forêt amazonienne  génère plus de 50 % de ses propres pluies par sa transpiration. Les forêts tropicales agissent aussi sur la préservation des sols et la qualité de l’eau car elles agissent comme des éponges filtrantes géantes !!!

Couper les forêts tropicales aura donc un effet important sur le climat, avec comme conséquence des périodes de sécheresse plus longues et plus intenses qui elles même auront des conséquences sur la survie des forêts tropicales. Ces changements climatiques ne se limitent pas aux zones tropicales, ainsi la disparition de la forêt amazonienne ou du bassin du Congo aurait des conséquences sur l’ensemble des continents sud américain et africain, dont la principale serait des rendements agricoles beaucoup plus  faibles dus à la sécheresse. Sauver les forêts tropicales, c’est donc aussi contribuer à maintenir une agriculture durable, un véritable enjeu pour la planète qui devrait abriter 9 milliards de personnes en 2050.



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Après la COP21, les villes du monde s'organisent contre le changement climatique.

Après la COP21, les villes du monde s'organisent contre le changement climatique. | Home | Scoop.it

Anne Hidalgo (au centre), Eduardo Paes (avant dernier au premier rang) et Eric Garcetti (juste au dessus à gauche) réunis lors de la COP21.

 

 

Par Eduardo Paes, maire de Rio de Janeiro et Président du C40, Anne Hidalgo, maire de Paris et Eric Garcetti, maire de Los Angeles, membre du Comité directeur du C40 et Co-fondateur du US Mayors' National Climate Action Agenda

 

Pour citer Italo Calvino, grand écrivain italien du siècle dernier :

« Tu ne jouis pas d'une ville à cause de ses sept ou soixante-dix-sept merveilles, mais de la réponse qu'elle apporte à l'une de tes questions. »

De fait, au fil de l'Histoire, l'Homme s'en est remis aux villes pour trouver des réponses aux questions d'économie, de commerce, de santé publique, de culture et d'éducation.

Aujourd'hui, alors que les dirigeants nationaux commencent à se pencher sur des solutions pour la mise en œuvre de l'accord obtenu lors des négociations internationales sur le climat à Paris, ils devraient une nouvelle fois chercher des réponses auprès des villes.

Tous ceux d'entre nous qui se préoccupent de l'avenir de notre planète se réjouissent du travail accompli par les négociateurs à Paris pour obtenir cet accord, et du leadership dont ont fait preuve les dirigeants politiques en fixant un objectif ambitieux pour limiter la hausse des températures mondiales « bien en dessous » du seuil de 2 degrés Celsius. Ceci dit, les détails de la mise en œuvre de l'accord demeurent flous à ce jour. Et nous savons qu'il nous faut accélérer la lutte contre le changement climatique bien avant l'entrée en vigueur de l'accord en 2020.

Des villes qui travaillent en collaboration

Pour autant, la COP21 a établi une feuille de route sans équivoque pour les villes, des plans d'action étant déjà engagés. Il y a une dizaine d'années déjà, un certain nombre de maires ont directement été confrontés à ces problématiques aux conséquences souvent désastreuses comme la montée des eaux, les fortes chaleurs et des tempêtes plus ravageuses s'abattant sur nos centres urbains, poumons du commerce et de la culture. Alors que nos homologues nationaux cédaient à l'attentisme, nous avons pris les devants.

En 2005, des représentants de mégalopoles du monde entier ont conclu que la meilleure façon de poursuivre leur action sur le climat consistait à travailler de concert. Le C40 Cities Climate Leadership Group a été fondé à cette époque, et depuis lors il a plus que doublé ses effectifs, puisqu'il compte désormais plus de 80 membres. Ces villes de toutes les régions du monde représentent plus d'un demi-milliard d'habitants et un quart de l'économie mondiale. L'esprit collaboratif qui nous anime est porteur d'un grand progrès : une récente étude du C40 indique que les métropoles qui le composent se sont engagées à réduire leurs émissions de dioxyde de carbone de 3 Gt de CO2 d'ici 2030, soit l'équivalent de la production annuelle de carbone de l'Inde.

Les États-nations se sont enfin accordés pour conduire le monde sur la voie d'un avenir plus durable, mais l'accord obtenu à Paris n'entrera en vigueur qu'en 2020. Nos responsabilités de maires nous poussent ainsi à agir sans attendre. De l'achat de systèmes LED pour l'éclairage public sur le court terme, au développement de moyens de transport plus efficaces et à la construction d'infrastructures vertes sur le long terme, les métropoles du monde s'organisent depuis Paris pour établir une feuille de route aussi précise que possible.



1 milliard de dollars pour investir dans le durable

L'étude publiée pendant la COP21 par le C40 et Arup a identifié 2 300 programmes, achats, politiques et activités spécifiques à mettre en œuvre d'ici à 2020 afin d'économiser un volume considérable de 450 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent des émissions annuelles du Royaume-Uni, lesquels pourront être concrétisés pour à peine 6,8 milliards de dollars. Cette même étude relève également les obstacles que rencontrent les métropoles pour mettre en œuvre ces initiatives, la principale étant la difficulté d'accès aux financements.

Pour relever ce défi, le C40 a annoncé la mise en place d'une nouvelle facilité de financement en vue d'aider les villes à établir des projets d'infrastructure durables et à attirer des investisseurs par la même occasion. Cette initiative sans précédent vise à débloquer un milliard de dollars en investissements pour les villes à croissance rapide des pays en développement dans les quatre ans à venir.

Les Nations aussi en sont capables

L'engagement des dirigeants locaux dans la lutte contre le changement climatique ne fait désormais plus aucun doute. Alors même que les négociations se poursuivaient, plus de 700 maires se sont réunis à la mairie de Paris, sur invitation d'Anne Hidalgo et de Michael R. Bloomberg, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour les villes et le changement climatique. Lors de l'événement, le groupe de maires, une coalition internationale de villes résolue à s'attaquer aux défis du changement climatique par l'identification, l'évaluation et le suivi des réductions de leurs émissions, a franchi le cap de 428 villes signataires.

Certaines métropoles sont ressorties de la COP21 avec une nouvelle vision de l'objectif et un engagement encore plus prononcé quant au travail déjà entamé. Tout comme les gouvernements de chaque pays, nous n'allons pas chômer d'ici 2020. Il appartient à présent aux nations de collaborer avec nous pour apporter les outils - finances, dirigeants politiques et collaboration à tous les niveaux - nécessaires pour suivre notre voie sur la feuille de route établie à Paris.

Nous sommes convaincus que, si des villes aussi diverses que Rio, Paris, et Los Angeles peuvent travailler main dans la main afin de lutter contre le changement climatique et de favoriser une planète plus durable pour les générations futures, les nations en sont également capables.

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Le lobby du charbon furieux d’être «trainé dans la boue» après la COP21

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Manifestation lors de la COP21 : Greenpeace transforme l'Arc de Triomphe en soleil. Une atteinte à l'État de droit, selon Brian Ricketts.  [Greenpeace]

 

L'accord de la COP 21 jette un opprobre injustifié sur le secteur du charbon, dénonce le lobby européen du charbon. Pour ne pas devenir l'ennemi public numéro un, ses représentants réclament à Bruxelles un projet climatique moins ambitieux d'ici 2016. 

« Le mouvement pour le climat croît et prend une telle ampleur que l'industrie des énergies fossiles passera les années et décennies à venir sous le feu des projecteurs pour les mauvaises raisons », estime Brian Ricketts, secrétaire général de l'association européenne pour le charbon et le lignite (Euracoal), dans une lettre aux membres de l'organisation.

« Cette position n'est pas tenable, l'industrie devrait donc cesser de se laisser faire », ajoute-t-il, après avoir accusé les gouvernements et la Commission européenne d'être « de mèche avec les mouvements de protestation ».

Brian Ricketts s’est également fendu d’une comparaison qui pourrait ne pas servir ses intérêts. Après l’accord de Paris, le secteur du charbon « sera haï, trainé dans la boue, comme l’ont été les marchands d'esclaves avant eux », a-t-il regretté.

Le 12 décembre, les dirigeants du monde entier ont approuvé un accord historique pour limiter le réchauffement climatique à moins de 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels et se sont fixé un objectif de maximum 1,5 °C pour le (très) long terme. Les jours du charbon, l'énergie fossile la plus émettrice de CO2, pourraient donc être comptés.

>> Lire : Le charbon, un investissement de plus en plus dangereux en Europe

Euracoal s'est autoproclamé « la voix du charbon » et assure collaborer étroitement avec les institutions européennes sur les politiques qui touchent le secteur. Les 34 membres de l’organisation sont des associations du charbon, des associations d'importateurs, des instituts de recherche et des entreprises individuelles issues de 20 pays, et notamment de France, d'Italie, d'Allemagne, du Royaume-Uni, d'Espagne et de Pologne.

« Vous êtes peut-être soulagés de voir que l'accord est faible. Vous avez tort. Les mots et fondements législatifs ne comptent plus », martèle Brian Ricketts dans sa lettre. « L'ONU dépeint les énergies fossiles comme l'ennemi public numéro un. Sous nos yeux incrédules, les campagnes 'Keep it into the ground' [pour la fin de l'extraction des combustibles fossiles] se changeront bientôt en 'Put it back in the ground' ['remettez-les dans le sol'] », prédit-il.

Un « gouvernement mondial »

La conclusion de l'accord a été accueillie avec joie et émotion au sein des délégations nationales dépêchées à Paris. Celles-ci bataillaient depuis 13 jours pour surmonter les désaccords entre pays en développement et pays développés. L’accord a toutefois entrainé une véritable explosion d’indignation chez le secrétaire général d’Euracoal.

« La COP 21 a gonflé les égos et fait croire à de nombreuses personnes qu'elles étaient engagées dans une lutte historique », continue Brian Ricketts, qui assure que l'accord est fondé sur un « mensonge de l'ONU » en ce qui concerne le potentiel des énergies renouvelables. « Si l'énergie émotionnelle pouvait alimenter la planète en électricité, la COP 21 nous aurait permis de nous éclairer tout le siècle à venir. »

Trouver un accord qui convienne aux 185 signataires est un exploit en soi, mais Brian Ricketts dénonce ce qu'il voit comme une première étape vers un « gouvernement mondial ».

>> Lire : L'accord de la COP21, un texte qui ne résout rien

Les ONG, grand pouvoir anti-démocratie

Brian Ricketts s'attaque ensuite aux ONG, qui ont organisé des manifestations à Paris pendant les négociations, et à la Commission européenne qui, selon lui, a été manipulée par Washington lors de la COP 21.

« L'État de droit est remplacé par la loi de la foule », prétend-il, décrivant une manifestation Greenpeace pour le climat lors de laquelle les rues arrivant au rond-point de l'Arc de Triomphe ont été peintes en jaune pour représenter les rayons du soleil.

La Commission a assuré avoir contribué à la conclusion de l'accord pour le climat, une idée dont se moque Brian Ricketts. « En réalité, l'UE s'est fait avoir par nos amis américains ! », a-t-il déclaré à EurActiv. « Si le sujet n'était pas si grave, cela me ferait rire de voir la Commission essayer de nous expliquer pourquoi nous, dans l'UE, devons à présent respecter des objectifs de réduction des émissions. »

Le secrétaire général souligne qu'aucun autre pays n'a promis de respecter des objectifs précis. En octobre 2014, les dirigeants européens se sont accordés sur une réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 % comparés au niveau de 1990 d'ici à 2030. Ils ont aussi décidé de fixer un objectif de 27 % pour les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique.

« Aucun autre pays n'a promis de respecter des objectifs précis. L'UE devrait donc soumettre un projet climatique moins ambitieux à l'ONU d'ici le 22 avril 2016 », assure Brian Ricketts.

Avant la conférence de Paris, les pays ont soumis des contributions prévues déterminées au niveau national (CPDN, ou INDC) à l'ONU. Les promesses de réduction des émissions et d'autres actions climatiques, seront revues à la hausse tous les cinq ans, selon l'accord de la COP 21.

Euracoal fait campagne pour que l'objectif de réduction pour 2030 de l'UE, actuellement à 40 %, soit diminué de 10 %. « Très clairement, nous ne dirigeons pas le monde et nous devons donc à présent retourner à nos vieilles habitudes et créer de la croissance », estime-t-il.

Au contraire d'Euracoal, d'autres entreprises et industries se sont félicitées de l'accord conclu à Paris. Le 14 décembre, 30 géants commerciaux allemands ont ainsi appelé l'UE à revoir ses objectifs pour 2030 à la hausse

>> Lire : Des entreprises allemandes veulent que l'UE revoie son ambition climatique à la hausse

Brian Ricketts a pris la direction d'Euracoal en août 2010. Avant cela, il était analyste spécialisé dans le charbon pour l'Agence internationale de l'énergie. Ce n'est pas la première fois qu'il s'en prend aux ONG de protection de l'environnement. Récemment, il a accusé la European Climate Foundation de « déformer la vérité » et de « miner la démocratie » grâce à son « argent et [à son] pouvoir ». 

Tweet d'Euracoal, le 13 octobre 2015 : Des millionnaires américains payent les ONG du climat pour faire campagne contre le charbon dans le cadre d'une expérience dans l'UE #believeincoal.

Dans une tribune pour EurActiv, il a également assuré que le charbon avait sorti l'humanité de la servitude. Euracoal a également publié une série de dessins dénonçant la non-fiabilité de l'énergie renouvelable.

 « Pour que nous puissions limiter le changement climatique, le charbon doit rester sous terre. Ce n'est pas une idée nouvelle, notamment pour l'industrie », rétorque Jiri Jerabek, conseiller pour la politique énergétique européenne chez Greenpeace. En novembre, le Royaume-Uni a annoncé que toutes ses centrales au charbon seraient progressivement abandonnées d'ici 2025. L'Autriche, le Portugal et la Finlande ont le même objectif.

>> Lire : Oslo montre l'exemple en cessant d'investir dans le charbon

« La tendance est claire. En 2014, pour la première fois, les énergies renouvelables ont fourni plus d'électricité que le charbon dans l'UE. Des dizaines de centrales au charbon vont fermer. De plus en plus d'Européens produisent déjà leur propre énergie renouvelable, un nombre croissant d'entreprises se détournent du charbon et les institutions financières investissent de moins en moins dans le secteur », conclut-il.

Jacques Le Bris's insight:
Contexte

Les négociations sur le changement climatique ont commencé en 1992. Tous les ans, l'ONU organise une conférence internationale sur le changement climatique appelée la Conférence des Parties, ou COP.

La 21ème conférence sur le climat, le COP 21, s'est déroulée à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.Les États participants y ont conclu un accord pour remplacer le protocole de Kyoto, dont le but était de réduire les émissions de CO2 entre 2008 et 2012.

>> Lire : Les avis divergent sur l’accord de Paris

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Monsanto va être poursuivi pour crimes contre l’humanité à la Cour pénale internationale

Monsanto va être poursuivi pour crimes contre l’humanité à la Cour pénale internationale | Home | Scoop.it

DE L’UNION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE NAÎT UN TRIBUNAL INTERNATIONAL CONTRE LE COLOSSE DES BIOTECHNOLOGIES.

Après les maintes controverses autour de ses OGM et de sa stratégie impérialiste, la firme américaine Monsanto est encore une fois sous le feu des projecteurs !
Elle est invitée du 12 au 16 octobre 2016 à La Haye (Pays-Bas) à venir se défendre devant un tribunal contre de multiples chefs d’accusation. En effet, un collectif international de juristes, d’ONG, de mouvements citoyens et de personnalités (constitué en un comité de 24 personnes et 21 associations) souhaite poursuivre en justice la multinationale, accusée

« de polluer l’eau, les sols ou l’air, d’accélérer l’extinction de la biodiversité et la progression de ce que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle l’« épidémie de maladies chroniques évitables » (cancers, maladies d’Alzheimer ou de Parkinson…) ou encore de menacer la souveraineté alimentaire des peuples, par le jeu des brevets sur les semences et de la privatisation du vivant »(Libération).

Voici ce qui a été annoncé lors d’une conférence de presse jeudi dernier, en pleine COP21. Mais est-ce possible en l’état actuel du droit ou ne s’agit-il que d’un énième coup médiatique ? En quoi ce tribunal est-il insolite et novateur ? Tour d’horizon des différents enjeux avec cette revue de presse de la Mission Agrobiosciences.

Rien n’a été laissé au hasard…

Le procès, tout d’abord.


Même s’il est vrai que ce tribunal n’aura pas de reconnaissance institutionnelle, il se différencie des précédentes actions menées en ce sens car il se composera de véritables juges et avocats internationaux, à l’image de Corinne Lepage (avocate et femme politique française engagée fortement en faveur de l’écologie et spécialiste du droit de l’environnement). Il s’agira aussi de vrais chefs d’inculpation, établis à l’aide du droit international en vigueur, notamment les « Principes directeurs sur les entreprises et les droits de l’homme »(approuvés en 2011 par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies) et les crimes de droit international tels que définis par la Cour Pénale Internationale (CPI).

Marie-Monique Robin, réalisatrice entre autres du documentaire « Le Monde selon Monsanto » et « marraine » du Tribunal Monsanto, l’affirme clairement dans Le Monde : « une vraie procédure judiciaire, de vrais juges, de vrais avocats, de vrais témoins ». L’entreprise Monsanto est d’ailleurs invitée à se présenter munie de son aréopage d’avocats pour tenter de contrer les arguments de l’accusation.


Le choix du lieu.

La Haye, ville où siège le gouvernement des Pays-Bas mais aussi la CPI et la Cour internationale de justice, ainsi que de nombreuses autres institutions européennes et internationales, notamment l’Office européen des brevets… Le Monde nous rappelle que la Haye a été en outre le théâtre d’un autre tribunal (un vrai, celui-ci) qui a condamné en juin 2015 l’Etat néerlandais à réduire ses émissions de GES (gaz à effet de serre) de 25 % d’ici à 2020 par rapport à 1990. Cette décision donnait alors raison à l’ONG Urgenda qui estimait que :

« l’effort actuel était insuffisant au regard de la contribution des Pays-Bas au réchauffement planétaire, et qu’il était du devoir du gouvernement de protéger sa population contre les impacts attendus du dérèglement climatique ».

Des actions similaires ont depuis vu le jour en Belgique et en France, portées respectivement par les associations Klimaatzaak et « Notre affaire à tous ».

Un pavé dans la mare pendant la COP21 ?

Même si l’estimation du niveau d’émissions de GES provenant de l’ « agriculture industrielle » varient en fonction des sources (ONU, Inra, Greenpeace, etc.) et des variables prises en compte, tous semblent au moins s’accorder sur le fait qu’il s’agit d’un paramètre important ayant un impact non négligeable sur le changement climatique. C’est en fait :

« le symbole d’une agriculture industrielle et chimique qui pollue, accélère la perte de biodiversité, impacte la santé des peuples et contribue de manière massive au réchauffement climatique » explique Bio à la une, et ce, parce que les firmes comme Monsanto semblent courir uniquement après le profit. Elles menacent donc « la santé des humains et la sûreté de la planète »

Le cas Monsanto devrait servir d’exemple pour toutes les autres (sous-entendu, Syngenta, Bayer, BASF et compagnie) en situation oligopolistique sur les marchés des biotechnologies et des produits phytopharmaceutiques.


Pourquoi avoir attendu si longtemps ?

Les faits ne datent pas d’hier. Plusieurs actions isolées ont déjà été menées contre Monsanto aux quatre coins du monde. Mais Libération pointe du doigt la façon habile dont les firmes « très bien outillées » de ce type contrent tout recours en justice en provisionnant chaque année des sommes astronomiques dédiées à cet enjeu et en rendant le parcours des victimes difficile. Enfin, en cas de défaut avéré, elles préfèrent toujours :

« conclure un règlement amiable, de manière à éviter qu’émerge une jurisprudence défavorable. » En outre, « pour l’heure, aucun outil juridique ne permet de poursuivre au pénal une entreprise ni ses dirigeants qui sont responsables d’un crime contre la santé humaine ou l’intégrité de l’environnement » explique Marie-Monique Robin.

Ce tribunal se fait donc l’écho de toutes les victimes via une attaque, certes factice, mais groupée et d’ampleur inégalée.

Et maintenant ?

La mission est de taille. Le travail consiste désormais en l’établissement de « tous les faits reprochés au géant de l’industrie biochimique avant de le juger pour les dégâts directs et indirects causés par ses produits vendus dans le monde entier » (Bio à la une). Seront mis en exergue les exemples du glyphosate (molécule active du fameux herbicide de Monsanto, le Round up) et ses multiples conséquences potentielles ou avérées (autisme, cancer, intolérance au gluten et intoxication, selon Bio à la une), mais aussi les PCB (polychlorobiphényles, ou pyralènes, des polluants organiques persistants (Libération)) et la dioxine. Et la liste n’est pas exhaustive…

Un an ! C’est à peu près le temps qu’il reste pour rassembler ces chefs d’inculpation, les participants issus des cinq continents mais aussi et surtout les fonds nécessaires estimés à 1 million d’euros (rien que ça !)


« à travers la plus vaste plate-forme de crowdfunding international jamais réalisée à ce jour » (Libération). L’enjeu est de parvenir à faire évoluer un droit naissant, celui de l’environnement et d’impulser une dynamique de modification du droit international, notamment en amendant « le statut de Rome à l’origine de la Cour pénale internationale » (Le Monde) pour intégrer le crime d’ « écocide » (au sens général de destruction de l’écosystème, et donc de notre planète) dans les compétences de jugement de la CPI, au même titre que les « Les crimes : de génocide, contre l’humanité, de guerre et d’agression ».

Est-ce enfin l’heure de vérité de Monsanto ?

Pas encore. La firme n’est plus à un scandale ou procès près. Dans l’immédiat, le message ne s’adresse de toute façon pas tant aux titans du secteur phytopharmaceutique qu’aux grandes instances juridiques et pénales qui auront sans doute les yeux rivés sur cet autre tribunal à la Haye en octobre prochain. S’il s’avère que ce projet rencontre bel et bien le succès attendu (en terme de modification du droit), il se pourrait alors que le géant Monsanto montre des premiers signes de faiblesse…

Revue de presse de la Mission Agrobiosciences, 8 décembre 2015.



http://www.monsanto-tribunal.org/home/crowdfunding/#sthash.J1x7sxoB.dpuf


Monsanto : pour que justice germe Coralie Schaub, Libération, 2 décembre 2015

Justice environnementale : « Pour nous citoyens, le droit est une arme » Angela Bolis, Le Monde, 4 décembre 2015

Des citoyens et des ONG s’unissent pour créer un tribunal international contre Monsanto Camille Anger, Bio à la une, 6 décembre 2015

http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=4045#.VmhOQ7jhBj0


Par Sandra Véringa

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COP21 : "Le glas des énergies fossiles a été sonné", assure Nicolas Hulot

COP21 : "Le glas des énergies fossiles a été sonné", assure Nicolas Hulot | Home | Scoop.it


COP21 : "Le glas des énergies fossiles a été sonné", assure Nicolas Hulot.


 

Un accord sans précédent pour lutter contre le réchauffement, dont l'ampleur menace la planète de catastrophes climatiques, a été adopté à Paris par 195 pays samedi 12 décembre.

 


C'est visiblement très ému que Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et président de la 21e conférence climat de l'ONU (COP21), a déclaré "l'accord de Paris pour le climat adopté", samedi 12 décembre, au Bourget. Dans une atmosphère euphorique, une ovation de plusieurs minutes a salué ce moment historique, six ans après le fiasco de la COP de Copenhague, qui avait échoué à sceller un tel accord, et après des années de négociations extrêmement ardues.


Pour limiter les dérèglements climatiques - multiplication des vagues de chaleur, des sécheresses et des inondations, fonte accélérée des glaciers -, l'accord entérine l'objectif très ambitieux de contenir le réchauffement "bien en deçà de 2°C". Il appelle même à "poursuivre les efforts pour limiter la hausse à 1,5°" par rapport à l'ère pré-industrielle, une demande des pays les plus vulnérables. Jusqu'à présent, les 2°C étaient visés. L'aide climat aux pays en développement, qui doit atteindre 100 milliards de dollars annuels en 2020, devra en outre être "un plancher", appelé à être revu à la hausse. C'était aussi une exigence forte des pays du Sud. 

Tout ça n'est pas le début de la fin, c'est la fin du début

Nicolas Hulot

"L'avenir confirmera si Paris, je le souhaite et je le crois, a été un tournant historique, a commenté Nicolas Hulot au lendemain de cet accord, qu'on va vraiment rentrer dans une ère écologique, de solidarité, que l'humanité s'est enfin mise en marche et en mouvement, qu'elle regarde enfin dans la même direction". Pour le candidat à la primaire Europe Écologie-Les Verts en vue de l'élection présidentielle 2012, c'est un "moment historique aussi parce que si vous regardez les occasions pour que la communauté internationale se mette d'accord sur une vision, en général ça se fait après les grands conflits. Et là, ça s'est fait peut-être avant un conflit, si nous avions laissé les changements climatiques nous échapper".


"Cet accord universel, ce moment d'intelligence collective, on va l'accueillir, on va le féliciter, en gardant à l'esprit, et d'ailleurs c'est une phrase qui m'a été donnée hier par Al Gore, que Churchill disait : 'Attention, tout ça n'est pas le début de la fin, c'est la fin du début'. Ça veut dire simplement qu'enfin le monde se met en marche, et ça c'est très important, estime encore le président de la Fondation pour la Nature et l'Homme, pour qui c'est une certitude : "Le glas des énergies fossiles a été sonné" en ce samedi 12 décembre 2015.

En effet, selon lui, "tout ça ne peut pas rester lettre morte. Le monde va se mettre en marche, l'économie va basculer, le modèle énergétique va basculer. La seule question qui reste en suspens est : est-ce qu'on va aller assez vite par rapport à des phénomènes qui, eux, ne nous attendent pas ? Mais actons que là, c'est un point de départ (...) Le coup est parti. Vous allez voir qu'on est à l'aune d'une révolution. Mais est-ce qu'elle ira assez vite, parce que la fenêtre est très étroite et le temps est compté ? Seul l'avenir le dira".

par Gregory Fortune , Bernard Poirette


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Procès Xynthia : " Des numéros d'acteurs "

Procès Xynthia : " Des numéros d'acteurs " | Home | Scoop.it



Corinne Lepage?: « Je n'ai entendu ni regrets, ni excuses sincères. »



Procès Xynthia : " Des numéros d'acteurs "
Au procès Xynthia, l'intervention des avocats des parties civiles hier était un avant-goût des réquisitions prévues ce matin.
 

Hier s'est ouverte la dernière ligne droite du procès en appel de la tempête Xynthia. Aux réquisitions qui seront portées ce matin par l'avocat général Thierry Phelippeau répondront les avocats de la défense cet après-midi et demain.

La parole a été donnée lundi aux parties civiles dont les avocats ont consacré temps et énergie à enfoncer les prévenus : l'ancien maire de La Faute-sur-Mer René Marratier, son ancienne adjointe à l'urbanisme Françoise Babin et le fils de celle-ci Philippe Babin, agent immobilier et président au moment des faits de l'association propriétaire de la digue au-dessus laquelle la mer avait versé cette nuit dramatique de février 2010.

" Nous avons droit à des numéros d'acteurs "

L'avocate Corinne Lepage, qui représente dans ce dossier cent quinze parties civiles ainsi que l'Avif, l'Association des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer, a assuré le plus gros de la charge, dénonçant « le jeu de rôle » interprété selon elle par les prévenus. « C'est le drame de l'indifférence aux autres, a-t-elle martelé, un manque complet de compassion pour les victimes. Nous avons droit à des numéros d'acteurs. Je ne vois rien qui ressemble à un début de reconnaissance d'une faute, même morale à défaut d'être pénale. Je n'ai entendu ni regret, ni excuses sincères. »
Revenant sur les faits, Me Lepage a dénoncé « la communauté d'intérêts » qui, jusqu'à la tempête, « faisait fonctionner la mairie » et unissait selon elle René Marratier, les Babin mère et fils et, à l'époque, Patrick Maslin, conseiller municipal et entrepreneur de BTP (*). «Ils étaient réunis pour porter l'urbanisation à outrance de cette commune. » Selon elle, c'est cette vision politique qui a justifié l'impasse sur le bon sens et laissé passer des permis de construire accordés en dépit du risque d'inondation.

La comédie de la surprise totale

Me Lepage refuse de considérer René Marratier comme le petit maire incompétent et sans formation pour lequel il essaie, d'après elle, de se faire passer. « C'est au contraire quelqu'un de très compétent, à la tête d'une entreprise de vingt-huit salariés, un homme autoritaire qui n'a pas hésité à s'opposer aux préfets qui tentaient de faire évoluer les choses. »
Et l'avocate de devancer la défense : « On nous dit que ces élus ne pouvaient pas savoir, qu'on ne leur avait jamais parlé du risque de surverse au-dessus de la digue... C'est inexact : ils partageaient tous une parfaite connaissance de ce risque. » A demi-mots, l'avocate accuse même les prévenus de cynisme quand, pour résumer leur posture dans les temps qui ont suivi la tempête, elle lance à la cour : « Ils ont joué la comédie de la surprise totale ! »
Si elle reproche à René Marratier son inertie dans l'anticipation et la préparation au risque, rappelant son « obstruction systématique » à toutes les demandes de mise en sécurité formulée par l'administration, elle dénonce aussi son attitude dans les heures qui ont précédé le drame, stigmatisant « son manque total de réaction » malgré les alertes officielles qui lui avaient été adressées.
Et comme pour démontrer que l'action aurait pu, cette nuit-là, contredire le destin, elle rappelle les scénarios qui ont été décidés dans d'autres communes du littoral : « A Fouras, les élus sont allés eux-mêmes prévenir les habitants, un à un. Et il n'y a pas eu de morts. A Port-des-Barques, le maire et ses adjoints se sont rendus sur les lieux pour identifier toutes les maisons en danger et faire évacuer les habitants menacés. Et il n'y a pas eu de morts. »
« On nous dit que ce procès est le procès de tous les maires de France. Pas du tout ! Aucun maire n'a commis autant de fautes que M. Marratier : lui ne s'est occupé de rien !...»

(*) Patrick Maslin est décédé au début du procès devant le tribunal correctionnel des Sables-d'Olonne.

Emmanuel Touron
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Voulez-vous marcher pour moi?

Ajoutée le 25 nov. 2015

Si comme Anggun, Mélanie Laurent, Thomas Dutronc, Isabelle Autissier, Audrey Dana, Nolwenn Leroy et Nicolas Hulot vous vouliez marcher pour le climat le WE du 28 et 29 novembre mais que vous ne pouvez plus le faire suite.
Si vous voulez quand même faire entendre votre voix pour le climat, March4me est fait pour vous!

FNE, la Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace et le WWF se sont unis pour proposer une action alternative pour permettre à toutes les personnes de France ou d’ailleurs qui seraient dans l’incapacité de faire entendre leur voix pour le climat de pouvoir le faire grâce au site www.march4me.org.

March4me est un dispositif digital permettant de mettre en lien ceux qui ne pourront pas marcher avec ceux qui pourront le faire. Ainsi des marcheur-euses de tous pays pourront porter leur message en leur nom.

Vous souhaitez trouver un marcheur qui pourra marcher pour vous? Vous souhaitez marcher au nom d’une personne qui ne pourra pas le faire? March4me est fait pour vous, rejoignez -nous sur www.march4me.org


En savoir plus sur les initiateurs du projet:
Greenpeace http://www.greenpeace.org/france/fr/
FNH http://www.fondation-nicolas-hulot.org
FNE http://www.fne.asso.fr/
WWF http://www.wwf.fr/

Jacques Le Bris's insight:


Sur Twitter :

#March4Me

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