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Participer à l'harlem shake de la planète pour dénoncer la pollution. Comment ?
La Cour suprême des États-Unis a donné raison lundi au géant américain de l'agrochimie, dans un litige qui l'opposait à un petit fermier de l'Indiana. La Cour suprême des États-Unis a sans grande surprise donné raison lundi au géant américain de l'agrochimie Monsanto, dans un litige qui l'opposait à un petit fermier de l'Indiana (nord), accusé d'avoir enfreint ses brevets dans l'utilisation des graines de soja transgéniques. La plus haute juridiction du pays n'a pas délibéré longtemps. Moins de trois mois après l'audience du 19 février, les neuf juges ont rendu une décision unanime en faveur du puissant Monsanto, qui réclamait 85 000 dollars à un producteur de soja de 75 ans, Vernon Hugh Bowman, dont l'avocat avait souligné la "situation désespérée". Cet agriculteur était poursuivi par Monsanto pour avoir replanté et cultivé des graines de soja modifiées génétiquement pour résister à l'herbicide que le géant produit également. L'herbicide Monsanto Roundup tue toutes les mauvaises herbes, mais épargne les semences dont les gènes ont été préalablement transformés. L'agriculteur avait signé un contrat d'utilisation qui lui interdisait de conserver et de réutiliser ces semences après la récolte, afin de garantir l'achat de nouvelles semences chaque année. "Je n'ai rien fait de mal", avait-il déclaré Ce n'est pourtant pas l'avis de la Haute Cour qui a confirmé la condamnation du fermier. La protection intellectuelle "ne permet pas à un agriculteur de reproduire des graines brevetées en les plantant et en les récoltant, sans détenir une permission du propriétaire du brevet", a-t-elle tranché, dans son bref arrêt lu par la juge progressiste Elena Kagan. "Après avoir acheté des semences pour une seule récolte, Bowman en a gardé suffisamment chaque année pour réduire et éliminer la nécessité d'en acheter davantage. Monsanto détient toujours son brevet, mais n'a reçu aucune rétribution pour la production annuelle de Bowman et la vente de semences traitées au Roundup", ajoute la Cour. Le cultivateur affirmait avoir toujours respecté son contrat avec Monsanto, en achetant de nouvelles semences OGM chaque année pour sa culture primaire. Mais à partir de 1999, pour faire des économies, il avait acheté d'autres semences auprès d'un producteur local et les avait plantées pour une moisson distincte. S'apercevant que ces semences avaient développé une résistance à l'herbicide par contamination avec le champ de graines transgéniques, il avait alors répété l'opération de 2000 à 2007. Au nom de l'innovation "La décision de la Cour aujourd'hui affirme que les principes de longue date de la loi sur les brevets s'appliquent aux technologies capitales du XXIe siècle vitales pour la demande grandissante de notre planète et de ses peuples", s'est félicité le vice-président de Monsanto, David Snively. "Elle donne aussi l'assurance à tous les inventeurs des secteurs public et privé qu'ils peuvent et doivent continuer à investir dans l'innovation". Monsanto était soutenu par le gouvernement américain. "Si le simple fait de copier était autorisé, alors un brevet perdrait toute sa valeur dès la première vente", a estimé la Haute Cour, "le monopole du brevet ne serait valable non pas 20 ans (comme la loi le permet) mais pour une seule transaction. Et cela résulterait en une baisse d'incitation à l'innovation".
Cet hiver, près d'un tiers des colonies ont été décimées dans le pays, pour une raison inconnue. Près d’un tiers des colonies d’abeilles aux Etats-Unis ont été décimées au cours de l’hiver 2012/2013, une surmortalité aussi préoccupante pour la pollinisation des plantes à fleurs qu’inexpliquée, selon les experts. Publiée quelques jours après un rapport du ministère américain de l’Agriculture (USDA) et de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) qui pointaient déjà la disparition croissante de la population d’abeilles aux Etats-Unis, une étude a confirmé mardi les inquiétudes des experts. Selon cette enquête, menée par l’USDA et des associations professionnelles, les colonies d’abeilles ont décliné de 31,1% durant l’hiver dernier. C’est 42% de plus que l’hiver précédent, lorsque 21,9% d’entre elles avaient disparu. Chaque année depuis 2007, les autorités américaines et les associations AIA (Apiary Inspectors of America) et Bee Informed Partnership interrogent à deux reprises un large échantillon d’apiculteurs sur leur élevage d’abeilles. «C’est une question simple que l’on pose dans l’ensemble du pays en octobre puis en avril, pour voir combien de colonies ont survécu à l’hiver», détaille Jeffery Pettis, qui dirige le service de recherches agricoles de l’USDA. Quelque 6.200 producteurs, représentant 22,9% de la production totale du pays de 2,62 millions de colonies, ont répondu cette année. Or, «70% d’entre eux ont fait état de disparitions plus importantes» cette fois, selon l’étude. «Nous ne menions pas d’enquête comme celle-ci auparavant mais d’après notre expérience et nos contacts avec les producteurs il ressortait qu’en général les pertes se situaient entre 10% et 20%», indique Jeffery Pettis. Désormais, et sans que les experts s’accordent sur un facteur déterminant, quelque 30,5% en moyenne des colonies d’abeilles meurent chaque année depuis l’hiver 2006/2007. «Les abeilles ne peuvent pas attendre» «C’est alarmant, à la fois pour les apiculteurs et pour répondre à nos besoins de pollinisation», poursuit-il. «Les prix pour polliniser les cultures ont plus que doublé, le prix des abeilles est en nette augmentation, mais si on ne peut pas en fournir, les récoltes vont en pâtir, se réduire et faire monter les prix de la nourriture, affectant au final notre nutrition et la chaîne alimentaire». La Californie, l’Etat le plus gourmand en abeilles, est le plus touché par ces pertes. Pour sa seule production d’amandes, cet Etat de l’ouest des Etats-Unis a besoin de 1,5 et 1,7 millions de colonies, soit 60% des abeilles élevées dans le pays. Une nouvelle perte de 30% serait un désastre pour la culture d’amandes, prévoit l’USDA. Outre l’action des parasites, de maladies et de facteurs génétiques, l’exposition aux pesticides et une mauvaise nutrition liée à la disparition progressive de la faune sauvage, ont contribué à cette hécatombe. Mais, pour la première fois cet hiver, «il semble qu’un stress dû à la migration» des productions d’abeilles pour répondre à la demande de l’ensemble du territoire américain «ait été un facteur important», selon M. Pettis. D’autre part, l’hiver particulièrement rigoureux, froid et sec, connu par les Etats-Unis ces derniers mois, notamment dans les grandes régions productrices d’abeilles du Nord, comme le Dakota du Nord et du Sud et l’Etat de New York, aurait pu jouer un rôle, selon les experts. Quoiqu’il en soit, pour l’antenne américaine du réseau PAN (Pesticide Action Network), il est temps d’agir: «Les abeilles ne peuvent pas attendre. L’Europe a engagé des actions courageuses» en interdisant trois pesticides tueurs d’abeilles fin avril, «les Etats-Unis doivent s’élever également pour protéger les abeilles». Le chercheur de l’USDA a indiqué qu’il prévoyait de rencontrer ses homologues européens en Italie le mois prochain pour faire le point sur la situation.
Pour le chercheur Raphaël Trotignon, le marché européen des permis à polluer doit subir d'urgence une refonte complète de son fonctionnement. Lancé en 2005, le marché européen du carbone est au plus mal depuis le début de l'année. Cet instrument phare de la politique écologique de l'Union européenne est censé inciter les industries à investir progressivement dans des technologies moins polluantes. Cependant, le système ne démontre pas son efficacité, la faute au prix de plus en plus bas de la tonne de CO2 (voir graphique à la fin de notre article). À moins de trois euros la tonne, il constitue désormais un coût négligeable pour le secteur secondaire, qui n'est plus incité à "verdir" ses installations. Pour tenter de faire remonter son cours, la commissaire au Climat Connie Hedegaard a proposé le gel de 900 millions de tonnes de carbone qui devaient être mis en vente dans les trois ans à venir. Mais les députés européens ont préféré voter contre, arguant que cela constituerait un poids de plus pour l'industrie européenne. Raphaël Trotignon, chercheur en économie de l'énergie et du climat à l'université Paris-Dauphine, explique au Point.fr pourquoi il est urgent de réformer un système devenu, littéralement, une usine à gaz. Le Point.fr : Le Parlement européen vient-il vraiment au secours de l'industrie continentale en ayant refusé de geler la mise en vente de 900 millions de tonnes de carbone ? (...)
Tout ce qui brille n'est pas d'or, on le sait bien. Souple et inoxydable, l'aluminium séduit par ses propriétés physiques mais fait peser des risques sur notre santé et l’environnement. "Planète alu", le documentaire de Bet Ehgartner qui fait le point sur l’aluminium à travers une enquête implacable, a été diffusé sur Arte le 12 mars dernier, dans le cadre d'une soirée Théma, consacrée par la chaîne aux ravages insoupçonnés de la jolie feuille argentée, qu'on trouve dans toutes les cuisines occidentales et à laquelle on est accro. Rediffusé mercredi 20 mars, si on l'a encore raté, on peut le voir samedi 23 mars, à 11h 35. Ou le revoir, pourquoi pas ? http://sco.lt/6YcoV7 Après le marché du week-end et avant d'emballer ses aliments dans du papier alu... Un métal qui peut être dangereux pour la santé... Avec "Planète alu", on plonge dans le cycle infernal de l’aluminium et des ravages causés par l’extraction de la bauxite aux résidus que les sels et dérivés de ce métal laissent dans notre corps. Ses propriétés (malléabilité, légèreté, inoxydabilité) en font un métal fascinant et précieux dans le secteur de l’architecture. Mais son utilisation dans les emballages, en chimie alimentaire, dans les produits de cosmétique et la pharmacopée pose problème. S'il n'y a pas consensus sur ce sujet au sein de la communauté scientifique, pas plus que sur les OGM ou les pesticides, des études ont prouvé que l’aluminium, ses composants, ses sels ou ses dérivés favorisaient l’apparition du cancer du sein, d’allergies, d’infections auto-immunes, voire de la maladie d’Alzheimer. ... et dont l'extraction provoque des dégâts environnementaux Les meilleurs gisements de bauxite à partir duquel on fabrique l'aluminium se trouvent sous les tropiques, en Afrique de l’Ouest, en Australie, en Inde et en Jamaïque. Mais c’est à Porto Trombetas dans le nord du Brésil que se situe l’une des mines les plus rentables au monde, aux mains d’une multinationale. Pour l’exploiter, il faut abattre chaque année l’équivalent de 250 terrains de football de forêt humide primaire, essentielle à la biodiversité. Quant aux boues rouges liées à l’extraction, elles sont hautement toxiques, comme l’a montré la catastrophe écologique survenue en Hongrie en 2010. Inquiétude au Wharf de la Salie, au sud du Bassin d'Arcachon (Gironde) Dans la région, dans le Bassin d'Arcachon, le polychlorure d'aluminium, est utilisé comme floculant pour traiter les eaux usées des stations d'épuration de Biganos et de La Teste depuis 2007. Si la pollution n'est pas visible , les conséquences potentielles sur la santé humaine inquiètent les riverains du Wharf de la Salie où se déversent les eaux usées traitées et les associations environnementales. René Capo, du Comité de Vigilance Biscarrosse-Collectif aquitain ,donne a contrario l'exemple de la station d'épuration réalisée en 2012 à Bordeaux, à Bacalan, pour traiter les eaux usées de 440.000 habitants, qui n'utilise pas le polychlorure d'aluminium comme floculant et pourra à terme, traiter 276.000 mètre cubes par jour d'eaux usées et d'eaux pluviales sans incidence nocive sur la Garonne. Cathy Lafon
Y'en a marre, les écologistes ne sont jamais contents : on leur fait un bel aéroport à notre Dame des Landes et ils se plaignent encore ! Notre Dame des Glandes, oui !
Le groupe écologique Friends Of The Earth Scotland a établi le classement des sites les plus pollués d’Écosse. Pas très bon pour Glasgow, la plus grande ville du pays. C’est Hope Street (la rue de l’Espoir !), en plein centre de Glasgow, qui arrive en tête de ce classement des 15 sites les plus pollués. L’association Friends Of The Earth Scotland (Amis dela Terre Écosse), auteure des analyses, déplore le fait que les objectifs de réduction de la pollution de l’air soient loin d’être atteints en Écosse. Des normes non respectées Une sonde placée au bout de Hope Street (Glasgow Kerbside) a rendu son verdict : 72,5 microgrammes de dioxyde d’azote par mètre cube l’année dernière, soit près du double de la norme européenne standard de 40. Les 15 sites du classement sans exception dépassent cette norme, qui devait pourtant être respectée dès 2005. De même, les chiffres des 10 rues les plus polluées en PM10 (particules en suspension, poussière, saletés et pollen dans l’air) dépassaient l’objectif de 18 établi pour 2010. Les sites incriminés sont la plupart du temps des carrefours très fréquentés ou des échanges autoroutiers. Mais les habitants de la ville de Glasgow ne semblent pas épargnés, même en restant au centre-ville, comme le craint Dr. Richard Dixon, directeur de Friends of the Earth Scotland : « La pollution de l’air est le plus grand danger écologique menaçant la santé des gens, avec les fumées d’échappement des voitures, des camions et des bus. Elle tue au moins 10 fois plus que les accidents de la route chaque année. » Pas représentatif Un porte-parole de la mairie de Glasgow tempère : « La qualité de l’air s’est grandement améliorée en ville au fil du temps et nous avons mis en place de nombreuses mesures qui vont permettre de continuer sur cette voie. Il faut dire que la sonde se trouve juste à côté de la circulation et ne représente en aucun cas les niveaux de qualité d’air de l’ensemble de la ville. » Dans tous les cas, le gouvernement a promis d’autres mesures pour notamment accueillir sans danger les athlètes des Commonwealth Games qui auront lieu en 2014… à Glasgow. Ce n’est pas gagné d’avance.
Publiée le 31 mars 2013 "Nous sommes toujours globalement à 14% de part du renouvelable dans notre bouquet électrique, mais nous sommes en retard en termes de filière. Je pleure tous les jours de voir que nous n'avons pas de grand leader français" alors que "les autres pays se développent massivement." Corinne Lepage évoque également une récente découverte allemande qui permet de transformer l'électricité renouvelable en méthane et appelle à son utilisation en France.
Le groupe écologiste du Sénat a déposé, le 18 mars, une proposition de loi pour lutter contre l'obsolescence programmée et faciliter la réparabilité des produits. Elle pourrait être intégrée à la loi de consommation, prévue avant l'été. (...)
Publiée le 13 juin 2012 Quand Bridget entend parler de croissance verte, elle ne peut pas devenir plus verte qu'elle ne l'est, même de rage. Et pourtant. Rejoignez Bridget à http://www.facebook.com/pages/Bridget...
Publiée le 14 févr. 2013 La minute nécessaire de Bridget Kyoto : Le 4 juillet dernier, un comité de scientifiques de première bourre a publié dans le premier magazine scientifique mondial, Nature, un article pas très gai (http://www.liberation.fr/terre/2012/0...) sur l'effondrement prochain (2040) de l'ensemble des écosystèmes planétaires (et de l'humanité qui y vit). Les auteurs se sont avoués "terrifiés" par leurs résultats. Pourtant les scientifiques ne sont pas très émotifs, généralement. Vous en aviez entendu parler ? Bridget oui..
« Le 12 juin 2007, la France acceptait de faire rentrer 0,9% d’OGM dans les produits bio de norme AB, sans étiquetage particulier, histoire de tromper le consommateur. Qui était alors la ministre de l’Agriculture ? Mme Christine Lagarde, actuelle ministre de l’économie. Elle ne restera au premier poste que du 18 mai 2007 au 18 juin 2007 ; juste le temps de corrompre les cultures BIO. Plus intéressant encore, Mme Lagarde était auparavant avocate d’affaire dans le cabinet international « Baker & Mc Kenzie » qui a comme client américain… la firme MONSANTO ! En vocabulaire, on appelle ça la collusion… Je viens d’apprendre cela, et ça… m’énerve… » samedi 6 mars 2010 Madeleine Labie, Europe écologie les verts Source www.madeleinelabie.fr
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Depuis vingt ans, la France a perdu 800 000 hectares de surface agricole. Chaque semaine, 200 exploitations disparaissent sous la pression du coût du foncier et d'une urbanisation consommatrice des meilleures terres. Devant ce constat, un mouvement est né en 2003 : Terre de liens. L'association milite pour que la terre ne soit pas considérée comme une marchandise, mais comme un bien commun, au même titre que l'eau, l'air ou la biodiversité. Propriété Terre de liens est né de la rencontre entre quatre mouvements : l'éducation populaire, l'agriculture biologique et biodynamique, l'économie solidaire, et le développement rural. Dès l'origine, ses fondateurs avaient identifié la propriété individuelle de la terre comme le principal frein à l'installation des paysans. Le mouvement s'est doté en 2007 d'un outil juridique inédit en droit rural : une société en commandite par actions. Elle permet de faire appel à de l'épargne solidaire pour acquérir des terres et des fermes : c'est la Foncière Terre de liens. Et en 2009, un fonds de dotation a été créé, amorce d'une fondation reconnue d'utilité publique en projet. S'installer Après plusieurs campagnes de collectes de fonds, la Foncière Terre de liens a pu recueillir 30 millions d'euros. 85 fermes ont été acquises et 150 paysans ou collectifs de paysans ont pu s'installer en agriculture biologique. L'accompagnement des collectivités, la formation des élus et des candidats à l'installation, l'expérimentation de nouveaux outils juridiques, la réflexion sur la transmission des fermes sont autant d'actions mises en oeuvre pour sensibiliser l'opinion. En devenant adhérent, bénévole, donateur ou actionnaire, chacun peut participer à l'installation de paysans et au maintien des terres agricoles.
À la mi-septembre 2012, la banquise arctique a atteint le niveau le plus bas de son cycle annuel, avec 3,41 millions de kilomètres carrés. Crédits photo : CATHERINE HICKLEY/BLOOMBERG NEWS La banquise arctique a fondu à une vitesse record en 2012, « un signe inquiétant du changement climatique », selon l'Organisation météorologique mondiale. L'année 2012 se classe parmi les dix années les plus chaudes jamais observées depuis les premiers relevés de températures effectués en 1850, a confirmé jeudi l'OMM (Organisation météorologique mondiale). Mais, pour l'agence de l'ONU, le fait climatique le plus significatif de l'année écoulée est sans conteste la «fonte record» de la banquise arctique. À la mi-septembre, elle a atteint «le niveau le plus bas de son cycle annuel, avec 3,41 millions de kilomètres carrés», précise-t-elle. Soit une superficie inférieure de 18 % au précédent minimum, en 2007, qui, à l'époque, était également un record. «Le chiffre de cette année représente une diminution de 49 %, soit 3,3 millions de kilomètres carrés, par rapport à la moyenne des minima calculés pour la période 1979-2000», précise encore l'organisation. La situation n'était pas meilleure à terre. Au début du mois de juillet, la couverture glaciaire du Groenland avait de la même manière considérablement fondu. Là encore, «il s'agit de la fonte la plus importante depuis le début des observations satellites il y a trente-quatre ans». Pour avoir de bonnes nouvelles, il fallait l'an dernier regarder du côté du pôle Sud. La banquise de l'Antarctique affichait en effet une santé florissante. À la fin du mois de septembre, à l'heure où elle s'étend, elle a atteint une superficie jamais observée depuis le début des relevés en 1979, avec 19,4 millions de kilomètres carrés. En ce qui concerne les températures, l'OMM rappelle donc que l'année 2012 a présenté une anomalie positive estimée à 0,45 °C par rapport à une normale établie entre 1961 et 1990 à 14 °C. Une année plus chaude malgré l'influence, comme en 2011, d'un phénomène météo connu sous le nom de «La Niña» et qui a pour effet de refroidir le climat. Cela fait en tout cas vingt-sept ans que, à une ou deux exceptions près, la température moyenne à la surface de la terre mais aussi dans les océans se trouve au-dessus de cette normale. Hausse du niveau des océans Cette situation correspond à «un signe inquiétant du changement climatique», estime Michel Jarraud, le président de l'organisation. Et si la variabilité naturelle du climat a toujours donné lieu à des extrêmes, «les caractéristiques physiques des phénomènes résultent de plus en plus du changement climatique», estime-t-il. Il cite ainsi la hausse du niveau des océans. «Le niveau mondial de la mer est désormais plus élevé de 20 cm environ par rapport à 1880», constate l'OMM. Du coup, des tempêtes côtières provoquent des dégâts en termes d'inondation extrêmement importants. Ce fut le cas de l'ouragan Sandy, qui, à l'automne 2012, a dévasté les Caraïbes, faisant plus de 100 victimes, ainsi que la ville de New York où l'on a également déploré 130 victimes. Partout les conséquences ont été considérables. À New York par exemple, elles se sont chiffrées à plusieurs dizaines de milliards de dollars. «De façon générale, l'étendue de la couverture neigeuse dans l'hémisphère Nord a été supérieure à la normale» Organisation météorologique mondiale De façon plus générale, l'OMM relève que les précipitations dans le monde ont été en 2012 légèrement supérieures à la moyenne. Ce fut le cas en Afrique de l'Ouest, dans le nord de la Chine mais également en Europe du Nord. Une Europe qui a également connu un enneigement exceptionnel. «De façon générale, l'étendue de la couverture neigeuse dans l'hémisphère Nord a été supérieure à la normale», précise l'OMM. A contrario, il a moins plu en Amérique du Nord où l'enneigement a également été inférieur à la moyenne au cours de l'hiver 2011-2012, selon les données du laboratoire de l'enneigement mondial. «Cela contraste fortement avec les deux hivers précédents», précise l'OMM, qui avaient enregistré des records inédits depuis le milieu des années 1960. Les indications publiées jeudi par l'OMM font partie de la déclaration de l'organisation sur l'état du climat mondial en 2012. Elles vont servir de base de travail à la session du comité exécutif qui va se réunir du 15 au 23 mai prochain.
Les dégradations que nous infligeons à la planète menacent l’avenir de l’humanité. La crise écologique va obliger à des choix de société si drastiques que les régimes démocratiques risquent de ne pas résister longtemps face aux solutions autoritaires. Il y a donc urgence à refonder nos institutions pour affronter démocratiquement les défis inédits du gouvernement du long terme. Il faut d’abord restaurer la confiance dans la représentation politique. Premièrement, en favorisant une meilleure représentativité de nos élus. Comment penser que l’Assemblée nationale pourra légitimement élaborer les réformes qu’exige l’enjeu écologique si elle reste ce qu’elle est : un club de vieux mâles blancs bourgeois ? Cela implique la proportionnalisation des scrutins, le mandat unique et la limitation du cumul des mandats dans le temps, l’application systématique de la parité, un véritable statut des élus. Deuxièmement, il faut instaurer un régime pleinement parlementaire de responsabilité. Le président de la République accapare le pouvoir gouvernant sans contre-pouvoir parlementaire. Cette exception française qui affranchit le pouvoir de tout contrôle doit prendre fin. Comme chez nos voisins européens, il faut conférer au seul Premier ministre et à son gouvernement la détermination et la conduite de la politique de la Nation sous le contrôle d’un Parlement renforcé. Troisièmement, nous devons construire un véritable espace délibératif parlementaire. Pour cela, l’opposition parlementaire doit être renforcée dans sa fonction d’interpellation, dans sa capacité à mobiliser des instruments de contrôle, d’investigation et d’évaluation des politiques publiques. Tout aussi important, parce que la participation de tous est la condition d’une réponse aux défis écologiques, il faut repenser les processus décisionnels à tous les échelons du territoire - dans un Etat fortement décentralisé, voire fédéral -, dans une logique d’inclusion de la population. Des outils participatifs ou délibératifs (budgets participatifs, jury citoyens) doivent être largement diffusés, la démocratie directe doit être développée et enrichie (en articulant l’initiative référendaire populaire et des procédures de débat public), la «gouvernance à cinq» (Etat, collectivités, salariés, employeurs, ONG) doit devenir un standard, les citoyens doivent pouvoir inscrire par pétition une question à l’ordre du jour du Parlement. Surtout, il faut inventer une nouvelle architecture institutionnelle à la mesure des défis écologiques contemporains. Ces derniers ont des caractéristiques qui contredisent le principe même du gouvernement représentatif. Ils se jouent des frontières politiques, alors que les représentants sont élus dans un territoire dont ils défendent les intérêts. Plus encore, nous ne sommes plus en mesure de juger par nous-mêmes les effets de nos actions sur l’environnement. Dès lors, le principe du gouvernement représentatif, à savoir le renvoi au jugement ultime du citoyen, est mis à mal. D’autant que les problèmes écologiques sont souvent invisibles et imprévisibles et que nous sommes, tout comme nos représentants, incapables de connaître par nous-mêmes notre exposition aux risques environnementaux. Non seulement nous ne pouvons donc plus être les juges ultimes des politiques publiques mais nos élus ne sont pas plus capables que nous d’anticiper certaines des difficultés à venir. C’est ainsi un autre aspect du gouvernement représentatif qui est affaibli, celui octroyant aux élus une plus grande sagesse qu’à leurs électeurs. Enfin, l’inertie et l’irréversibilité des atteintes à la biosphère se heurtent à nos habitudes de vie et à nos intérêts actuels, alors que les élus sont censés préserver les unes et défendre les autres : entre la jouissance immédiate des individus-électeurs et la considération d’enjeux vitaux à long terme pour le genre humain, le choix est vite fait dans notre système politique. Produire et consommer moins contredit le cahier des charges de la démocratie telle qu’elle a été pensée au temps des Lumières : organiser la société afin que chacun puisse maximiser ses intérêts, produire et consommer le plus possible. Cette nouvelle architecture prenant en charge les intérêts du long terme repose sur trois piliers. Il faut d’abord introduire une science éclairante dans l’espace public, en nous dotant d’un instrument impartial de veille et de diagnostic sur l’état de la biosphère, au service des responsables politiques et des citoyens, et donc de l’élaboration et de l’évaluation démocratique des politiques publiques : un «collège du futur» composé de scientifiques provenant des disciplines expérimentales mais aussi des sciences humaines et sociales, détachés pour un temps de leurs organismes de recherche respectifs. Il faut ensuite tirer les conséquences de l’entrée inédite en politique de la Nature en instaurant une nouvelle chambre parlementaire dédiée aux enjeux environnementaux, l’«Assemblée du long terme», composée de personnalités qualifiées et de citoyens tirés au sort. Sa légitimité ne repose pas sur le principe représentatif, mais sur sa capacité à se dégager du court terme. Préserver la biodiversité ou la stabilité du climat sont des objectifs à caractère universel et non des intérêts catégoriels. Le problème n’est donc pas de représenter tels intérêts contre tels autres. En conséquence, cette troisième chambre ne vote pas la loi, dans une délibération où s’affrontent fatalement ce type d’intérêts. Elle peut uniquement, en amont, concevoir et proposer des projets de loi liés au long terme, comme la refonte du système fiscal favorisant une économie économe de ses ressources. En aval, elle dispose d’un droit de veto constructif sur les lois avant leur promulgation, qui contraint les assemblées à délibérer à nouveau. Son pouvoir consiste avant tout à injecter dans le débat parlementaire la préoccupation du long terme, à imposer justement qu’on en débatte. Enfin cette préoccupation doit être inscrite au sein du pouvoir gouvernant. Ce doit être, bien sûr, l’affaire de tous, ministères et administrations. Mais il faut un dispositif d’impulsion spécifique : une «présidence du long terme». Le président de la République élu au suffrage universel ne gouverne pas. Son pouvoir ne consiste pas à élaborer des normes ou à nommer aux emplois publics - tâches du gouvernement - mais à solliciter les autres pouvoirs. Il est dès lors celui qui, avec une vision d’ensemble des activités gouvernementales, mais sans être dépendant des contraintes de l’agenda politique, porte au sein du gouvernement les exigences du long terme. Informé du détail des activités du gouvernement, il peut le saisir de tout sujet, inscrit alors à l’ordre du jour du Conseil des ministres, auquel il participe à sa demande. De même il peut saisir les chambres parlementaires de toute question, exercer un droit de veto constructif sur les projets de loi avant leur promulgation. Il peut enfin saisir l’«Assemblée du long terme» pour lui demander d’élaborer une proposition de loi rentrant dans ses attributions. Par DOMINIQUE BOURG Professeur à la faculté des géosciences et de lenvironnement de luniversité de Lausanne, BASTIEN FRANÇOIS Directeur du département de science politique de la Sorbonne et conseiller régional EE-LV
Les milliers de tonnes d'armes chimiques immergées depuis 1945 représentent un danger mortel pour l'homme et pour l'environnement. Rongés par la corrosion, les fûts et autres obus menacent de libérer leur cocktail empoisonné. En 2009, l'opinion publique suédoise a été secouée par un reportage de la télévision publique SVT sur les opérations secrètes russes d'immersion d'armes chimiques dans la mer Baltique entre 1989 et 1992. Les reporters avaient filmé, en caméra cachée, l’une des opérations russes menée dans les eaux de la zone économique suédoise. Les conteneurs abandonnés par l'armée russe renfermaient principalement des gaz paralysants et des déchets radioactifs. Le pays a été consterné non seulement par les agissements des Russes, mais surtout par le fait que, comme l'a révélé l'enquête journalistique, certains membres du gouvernement suédois étaient parfaitement au courant des déversements de déchets toxiques près de l’île de Gotland, et n’avaient rien fait pour les empêcher. Au début des années 1990, les Russes ont en effet dû décider du sort de leur vaste arsenal d'armes chimiques stocké dans les anciennes bases militaires soviétiques en Lettonie et en Estonie, en particulier sur la base militaire du port letton de Liepaja. Les Russes n’avaient pas d’argent pour le déplacer ou le recycler. Les considérations environnementales et la sécurité des Polonais ou des Suédois était le dernier des soucis de l'état-major de l'Armée Rouge, effondré financièrement et moralement. C'est donc pour des raisons purement économiques qu'on a décidé de couler l'arsenal d'armes chimiques dans la mer Baltique. Un cimetière de bombes (...)
Publiée le 16 mars 2013 Résumé : Plongée dans le cycle infernal de l'aluminium, des ravages causés par l'extraction de la bauxite aux résidus que les sels et dérivés de ce métal laissent dans notre corps. Les différentes propriétés physiques de l'aluminium - malléable, léger, inoxydable - en font un métal fascinant, précieux dans le secteur de l'architecture. Mais son utilisation dans les emballages, en chimie alimentaire, dans les produits de cosmétique et dans la pharmacopée posent de plus en plus de problèmes. Des études approfondies ont prouvé que l'aluminium, ses composants, ses sels ou ses dérivés favorisaient l'apparition du cancer du sein, de diverses allergies, d'infections auto-immunes voire de la maladie d'Alzheimer. Les meilleurs gisements de bauxite se trouvent sous les tropiques, en Afrique de l'Ouest, en Australie, en Inde et en Jamaïque. Mais c'est à Porto Trombetas dans le nord du Brésil que se situe l'une des mines les plus rentables au monde, aux mains d'une multinationale. Pour l'exploiter, il faut abattre chaque année l'équivalent de 250 terrains de football de forêt humide primaire, essentielle à la biodiversité. Les boues rouges liées à l'extraction sont toxiques, comme l'a montré la catastrophe écologique survenue en Hongrie en 2010.
C'est surprenant et pourtant ce moment festif pollue les mers et les océans. Des scientifiques tirent la sonnette d'alarme. C'est un spectacle dont on ne se lasse jamais. Il constitue pourtant une menace grandissante pour l'environnement marin. Moment fort de beaucoup d'événements festifs, le lâcher de ballons est devenu l'une des sources majeures de pollution des mers et des océans, avec des conséquences catastrophiques sur la faune, notamment les grands mammifères aquatiques. De plus en plus de voix s'élèvent d'ailleurs pour en demander l'interdiction. Selon les chiffres publiés par l'association Robin des Bois dans la très sérieuse Lettre d'information de l'Institut océanographique Paul-Ricard, plus d'un million de ballons s'envoleraient ainsi chaque année dans le ciel français pour célébrer anniversaires, inaugurations, opérations commerciales, appels publics et autres opérations humanitaires. Des ballons en latex gonflés à l'hélium, un gaz plus léger que l'air qui leur permet de prendre très rapidement de la hauteur. Et si une petite partie d'entre eux est vite stoppée par les lignes d'arbres ou les bâtiments qui se présentent sur leur route, 70 % de ces objets volants parfaitement identifiés atteignent une altitude d'environ 8 kilomètres avant que leur enveloppe ne se distende puis n'explose sous l'effet de la chute de la pression atmosphérique. Leurs débris retombent aussitôt vers le sol. Quant aux autres ballons, ils se dégonflent progressivement et finissent par se poser quasiment intacts, concentrés dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres carrés. Près d'un million de ballons serait lâché dans le ciel, chaque année en France Il va sans dire que pour les lâchers effectués à proximité du littoral, les retombées se font essentiellement en mer. Or ces restes de ballons multicolores constituent un leurre pour les animaux marins qui les prennent pour des proies potentielles. Les scientifiques en retrouvent régulièrement dans l'organisme de dauphins et de cachalots, de tortues, de requins et d'oiseaux de mer. Leurs effets sont connus : obstruction de l'appareil digestif, perte d'appétit, troubles du comportement, retard de croissance et finalement la mort. Toujours selon Robin des Bois qui s'appuie sur des études aujourd'hui encore essentiellement anglo-saxonnes, 98 % des fulmars (un oiseau de mer) retrouvés morts sur les côtes danoises présentaient des débris de plastique et de ballons dans leur estomac. En Angleterre, le nombre de ballons trouvés explosés sur les plages aurait été multiplié par 3 en 10 ans. Toujours en mer du nord, 154 fragments de ballons ont été comptabilisés sur seulement 2 kilomètres de côtes. Et parmi eux, un ballon qui a pu être identifié comme provenant d'une pizzeria new-yorkaise inaugurée quelques semaines plus tôt... Des ballons dont les scientifiques estiment qu'ils mettront près de cinq années pour se dégrader ; terme d'ailleurs impropre puisque leur enveloppe se fragmentera en microdéchets au moins aussi dangereux que le ballon entier, car susceptibles d'être ingérés par un plus grand nombre d'animaux de plus petite taille. Philippe GALLINI
Publiée le 31 mars 2013 "Nous avons des couts du nucléaire qui montent et un cout des énergies renouvelables qui baisse, affirme Corinne Lepage. Il est beaucoup plus couteux de relancer une filière nucléaire en France que d'en sortir progressivement" Corinne Lepage pointe le cout d'exploitation des centrales nucléaires en hausse. "Le prix actuel du nucléaire n'intègre pas le cout du démantèlement des centrales qu'il va bien falloir payer un jour !"
United States President Barack Obama has signed a bill into law that was written in part by the very billion-dollar corporation that will benefit directly from the legislation. On Tuesday, Pres. Obama inked his name to H.R. 933, a continuing resolution spending bill approved in Congress days earlier. Buried 78 pages within the bill exists a provision that grossly protects biotech corporations such as the California-based Monsanto Company from litigation. With the president’s signature, agriculture giants that deal with genetically modified organisms (GMOs) and genetically engineered (GE) seeds are given the go-ahead to continue to plant and sell man-made crops, even as questions remain largely unanswered about the health risks these types of products pose to consumers. In light of approval from the House and Senate, more than 250,000 people signed a petition asking the president to veto the spending bill over the biotech rider tacked on, an item that has since been widely referred to as the “Monsanto Protection Act.” (...)
Ce film retrace l'itinéraire de Pierre Rabhi, du désert algérien à son expertise internationale en sécurité alimentaire. L’histoire d’un homme, et de sa capacité hors du commun à penser et à agir pour un monde différent, fédérant à chaque instant ce que l’humanité a de meilleur pour préserver notre planète des souffrances qu’elle subit. Un homme qui défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre et qui soutient le développement de pratiques agricoles accessibles à tous et notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers. Sortie en salles le 27 mars 2013.
Mise en ligne le 4 janv. 2012 La minute nécessaire de Bridget Kyoto : Aujourd'hui, Bridget évoque un vieux rêve de l'humanité : coloniser la planète Mars. Ou pas.
Mise en ligne le 10 févr. 2012 L'exploitation du gaz de schiste est injustement décriée alors qu'il s'agit d'une vraie schance pour l'avenir. Heureusement, Bridget est là et remet les schoses à leur place.
Publiée le 7 févr. 2013 la minute nécessaire de Bridget Kyoto : Ce n'est pas parce que c'est la crise qu'on est obligé de se contenter d'un bilan carbone de pauvre. Bridget vous donne quelques astuces pas chères pour polluer comme de vrais riches.
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