J. Cahuzac demande au gouvernement de s'expliquer sur l'achat par Areva de mines d'uranium ne valant "plus rien" | Hollande 2012 | Scoop.it

Jérôme Cahuzac, membre de l'équipe de campagne de François Hollande, a estimé dimanche qu'il y avait des affaires "autrement plus graves" que celle de la fédération PS du Pas-de-Calais, demandant des comptes au gouvernement sur l'achat par Areva en 2007 de mines d'uranium qui "ne valent plus rien""En 2007, avec l'accord du gouvernement français, c'est-à-dire en l'espèce Mme Lagarde puisque c'est elle qui gère ce secteur, Areva achète des gisements miniers pour deux milliards d'euros dont on constate aujourd'hui qu'ils ne valent plus rien", a-t-il accusé lors du "Grand Jury" RTL-LCI-"Le Figaro". "En terme d'argent public, ça me paraît un peu plus inquiétant", a déclaré le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Christine Lagarde, ministre de l'Economie à l'époque, est actuellement directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Jérôme Cahuzac, chargé de la thématique "Budget, finances, fiscalité" au sein de l'équipe de campagne du candidat socialiste à l'Elysée François Hollande, était interrogé sur l'enquête de la justice sur la fédération PS du Pas-de-Calais, soupçonnée de financement occulte. "Au terme de cette enquête préliminaire, nous verrons bien s'il y a là une scorie dont les uns et les autres auraient le cas échéant à rendre compte", a-t-il répondu, avant de contre-attaquer en évoquant une affaire qui lui semble "autrement plus grave que ces éventuelles scories" : l'achat en 2007 de mines d'uranium par le géant du nucléaire Areva, détenu à plus de 80% par l'Etat français. "Dans ce conseil d'administration, il y avait des représentants du gouvernement qui tous ont accepté", a souligné Jérôme Cahuzac. "Et donc si des comptes doivent être demandés, certainement à (l'ex-présidente d'Areva) Anne Lauvergeon, mais certainement aussi aux responsables politiques qui à l'époque ont donné leur accord à un investissement très onéreux, payé dans un paradis fiscal et dont on s'aperçoit aujourd'hui qu'il ne vaut plus rien", a-t-il affirmé.