François Hollande demande une "intensification" de la lutte contre le sida | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande, candidat du Parti socialiste à la présidentielle, a plaidé, mardi 29 novembre, pour une "intensification" de la mobilisation dans la lutte contre le sida et a, en particulier, réclamé la "généralisation" des centres de dépistage "sur le territoire""La lutte contre le sida doit continuer aussi bien en France qu'au plan international. Rien ne doit être relâché. Les moyens doivent être concentrés, la mobilisation doit être encore intensifiée, l'information diffusée, et tous les efforts de recherche amplifiés", a déclaré M. Hollande. Il intervenait lors des états généraux de l'association Elus locaux contre le sida (ELCS), avant de visiter un centre de dépistage rapide installé par l'association Aides et la Croix-Rouge dans une rue à proximité de l'Hôtel de Ville. "Le dépistage rapide a fait ses preuves (...) ces lieux de prévention, de dépistage et de soins doivent être généralisés sur le territoire." Pour favoriser la recherche, "rien ne doit être négligé sur la mobilisation du don", a-t-il dit. Aussi, "il ne peut être question de remettre en cause les mécanismes fiscaux qui permettent de rassembler des dons". Côté prévention, M. Hollande a plaidé pour "informer, et notamment dès l'école", pour mener parallèlement une "action ciblée en direction d'un certain nombre de personnes, notamment les personnes homosexuelles", et une action envers "un public spécifique – celui des prisons". M. Hollande a aussi appelé "Etat, collectivités locales" à "mobiliser les financements pour éviter que ceux touchés par la maladie puissent être exclus encore davantage" par les discriminations à l'emploi, au logement, au crédit et autres. Il veut aussi "rétablir l'aide médicale d'Etat [AME]" pour qu'"aucun risque ne soit encouru pour l'ensemble de la communauté nationale". Depuis plusieurs mois, cette aide dont peuvent bénéficier les personnes sans papiers est attaquée par l'UMP, qui disait encore récemment vouloir la "recentrer". Enfin, le vainqueur de la primaire socialiste a trouvé "dommage" que la taxe sur les billets d'avion instaurée par les présidents brésilien Luiz Ignacio Lula da Silva et français Jacques Chirac pour pouvoir acheter des médicaments "n'ait pas été relevée", privant ainsi la lutte contre la maladie de "financements qui nous seraient précieux aujourd'hui pour financer l'action internationale".