Hollande 2012
Follow
Find tag "Sapin"
11.0K views | +0 today
Hollande 2012
François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
Curated by Erwan Lescop
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

Retraites : Michel Sapin juge "raisonnable" le chiffrage de l'institut Montaigne

Retraites : Michel Sapin juge "raisonnable" le chiffrage de l'institut Montaigne | Hollande 2012 | Scoop.it

Michel Sapin, chargé du projet présidentiel de François Hollande, a qualifié lundi de "tout à fait raisonnable" le chiffrage de l'institut Montaigne, selon qui la mesure sur les retraites du candidat du PS coûtera un milliard d'euro la première année. "Un milliard d'euro la première année, c'est un chiffre tout à fait raisonnable", a déclaré M. Sapin, en référence au coût des mesures de François Hollande sur la retraite, évalué par le cercle de réflexion réputé libéral et dévoilé par le quotidien Les Echos lundi. François Hollande a réaffirmé mercredi au sujet de l'âge de départ à la retraite que s'il était élu en 2012, ceux ayant commencé à travailler tôt (18 ans ou avant) et ayant 41 annuités pourraient partir à 60 ans, mais que tout le reste serait négocié. "L'institut Montaigne d'une manière générale a fait des estimations qui sont parfaitement correctes de ce que François Holande a jusqu'à présent apporté", a ajouté M. Sapin. Le député de l'Indre s'est aussi félicité "des estimations (de l'institut) sur les quelques promesses qu'on a pu entendre chez le "candidat-président" comme par exemple la création de plusieurs dizaines de milliers de places de prison supplémentaires", en référence à une proposition de l'UMP de parvenir à 80.000 places de prison d'ici à 2017, "ce qui coûte plus cher que les créations de postes dans l'Education nationale", mesure de François Hollande décriée par la majorité. L'ancien ministre de l'Economie a par ailleurs jugé que le second chiffre annoncé par l'institut Montaigne, un coût de 5 milliards en 2017 pour la mesure sur le départ à la retraite, était "tenable à deux conditions : la première c'est qu'on ne veuille pas faire tout le reste, tout de suite. C'est la question des priorités (...). La deuxième condition, c'est qu'à chaque fois que quelque chose va coûter, il faudra mettre en place soit une recette du montant équivalent, soit une diminution des dépenses ailleurs".

more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

Fabius : «Nous ne continuerons pas la règle du 1 sur 2, mais nous n'augmenterons pas le nombre de fonctionnaires»

Fabius : «Nous ne continuerons pas la règle du 1 sur 2, mais nous n'augmenterons pas le nombre de fonctionnaires» | Hollande 2012 | Scoop.it

Ce matin [07/12], les ténors socialistes se sont exprimés dans les émissions matinales pour donner leur vision de la crise de la zone Euro. Si pour l'ensemble des caciques de gauche, le gouvernement est responsable de la situation économique de pays, Laurent Fabius, l'ancien premier ministre n'a pas manqué de distiller habilement quelques pistes du projet PS pour la présidentielle. Parmi ces annonces qui risquent bien de faire réagir, le fait que les socialistes ne comptent pas augmenter le nombre de fonctionnaires, alors qu'une des mesures-phares de François Hollande est de créer 60 000 postes dans l'éducation nationale. Par ailleurs, l'intervention du premier ministre François Fillon, la veille au soir au journal de 20 heures qui a exclu un troisième plan de rigueur n'a pas réussi à calmer les ardeurs de l'opposition à gauche. Michel Sapin, secrétaire national à l'économie du PS a lancé la première salve. Invité sur RTL chez Jean-Michel Apathie, il a assuré qu'il y a «dans la tête de François Fillon une vision de la France qui se dégrade». Selon lui, si «la France n'a plus de croissance» et qu'«elle est en récession», «le gouvernenement et le président de la République en porte une forte responsabilié». Le proche de François Hollande chargé de la rédaction du projet présidentiel, assure que ce nouveau contexte économique change la donne dans le programme du PS. « Il faut prendre en compte cette réalité », admet l'ancien ministre du gouvernement Jospin, mais avant de positiver. «J'espère bien que la France ne sera pas en récession pendant des dizaines d'années », assure-t-il. Michel Sapin, a également mis en garde contre un nouveau traité européen qui ne serait fait que de «procédures» pour «mettre en oeuvre que de l'austérité, sans solidarité». Quant à savoir si à l'avenir, François Hollande pourrait être engagé par ce nouveau traité. Le député de l'Indre a été très clair : «la seule chose qui engage, c'est un traité ratifié, pas un traité négocié».  Invitée sur France 2, Martine Aubry, la patronne du PS, a exhorté le président de République à «agir» contre la crise au lieu de «bavasser sur des règles juridiques pour faire plaisir aux agences de notation.» «J'aurais été rassurée si le Premier ministre avait dit qu'il allait enfin faire en sorte de sortir de la crise en supprimant des cadeaux fiscaux non financés qui expliquent une grande partie de nos déficits, et en aidant à la relance de la croissance», a affirmé la maire de Lille. Pas question non plus pour elle, de se rassurer après l'annonce du refus du troisième plan de rigueur. «On nous avait dit qu'il n'y aurait pas de second. Chacun sait que les promesses du président du gouvernement sont rarement tenues», attaque-t-elle. «Relancez la croissance, réduisez vos déficits, les avantages fiscaux accorés aux plus favorisés», a conclu Martine Aubry. Quelques minutes plus tard, Laurent Fabius a pris le relais, au rendez-vous RMC-BFM-TV. Invité chez Jean-Jacques Bourdin, l'ancien premier ministre n'a pas mâché ses mots. «La politique économique de la France a été menée en dépit du bon sens», a affirmé le député de Seine-Maritime. «Si on est menacé par la perte du triple A, c'est parce que la situation en France est mauvaise, déclare le socialiste, qui se défend «de jouer la politique du pire» «La vraie règle d'or c'est de gérer correctement les finances publiques aujourd'hui», a-t-il déclaré. Pour l'avenir, celui qui travaille actuellement avec d'autres experts sur le projet PS a donné quelques pistes à suivre, notamment sur le nombre de fonctionnaires. «Nous ne continuerons pas la règle du 1 sur 2, mais nous n'augmenterons pas le nombre de fonctionnaires», a-t-il annoncé. Même s'il concède qu'il n'a pas toujours été d'accord avec François Hollande dans le passé, il annonce qu'il jouera un rôle déterminant dans sa campagne : «je vais aller à l'étranger pour le représenter en février». Mais pas question d'adhérer à l'idée du traité européen porté par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel pour sortir de la crise. «Il faut aller vite alors qu'un traité ca met des mois et des années, il ne répond pas à l'urgence. Cela ne permet pas de relancer la croissance», a-t-il critiqué.

more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

Sapin : l'accord PS-EELV crée "un paysage solide"

(AFP) "Cette semaine était une semaine où nous avons travaillé (à) un rassemblement de forces politiques, qui ne sont pas seulement un parti socialiste derrière son candidat", a déclaré M. Sapin, invité de l'émission BFMTV 2012-RMC-Le Point. "Les votes ont eu lieu dans les deux partis. Ces forces sont rassemblées. Ca crée un paysage solide sur lequel François Hollande peut aujourd'hui s'appuyer pour continuer cette campagne avant d'ouvrir la campagne elle-même qui se fera avec son projet présidentiel", a-t-il poursuivi. Alors qu'il était interrogé sur la cacophonie qui avait suivi la conclusion de l'accord mardi et les répercussions sur la campagne du candidat PS, M. Sapin a relevé : "Est-ce qu'une campagne se déroule toujours comme ça, de manière linéraire ? Il y a des moments, il y a des passages des périodes qu'il faut savoir gérer les unes après les autres". Commentant la composition de l'équipe de campagne du candidat, il a assuré : "Chacun est à sa place, chacun doit jouer son rôle. Maintenant on agit". Au sujet de la proposition d'Arnaud Montebourg de fixer l'âge limite des députés à 67 ans, M. Sapin a affirmé : "Oui, il faut savoir renouveler" les hommes politiques, "mais ce que je n'aime pas c'est quand on fixe des âges limite", ajoutant que "dans l'Histoire, on se serait privé de grands hommes", comme le général De Gaulle et François Mitterrand. Enfin, confronté à des propos tenus par lui-même en juin disant que "l'idée de prendre une décision qui va faire mal" faisait "mal" à M. Hollande et le poussait à "toujours chercher le consensus", M. Sapin a tenu à ajouter : "Aujourd'hui je sais qu'il est en situation de faire du mal".

more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

Nucléaire : le PS et EELV trouvent un compromis sur la filière MOX

Nucléaire : le PS et EELV trouvent un compromis sur la filière MOX | Hollande 2012 | Scoop.it

"(...) Après cette mise au point, le négociateur d'EELV, M. Placé estime que tout est désormais clarifié. "Nous sommes satisfaits des termes de l'accord. Nous allons réduire progressivement la filère du combustible MOX et la filière du retraitement des déchets", a-t-il dit en précisant n'avoir "jamais voulu arrêter immédiatement la filière" MOX. Le conseiller politique de Cécile Duflot s'est également dit "très serein et tranquille" sur le vote des délégués d'EELV qui doivent se prononcer samedi, lors d'un conseil fédéral, sur l'accord conclu dans la douleur avec le PS. De son côté, le négociateur socialiste pour le nucléaire, Bruno Le Roux, s'est félicité que toute "ambiguïté" ait été levée. Mais il a insisté sur la "fermeté" dont François Hollande "a fait preuve tous ces derniers jours". Une manière de répondre à la majorité qui estime que le candidat socialiste a manqué de poigne."

more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

Sapin : situation économique désastreuse

Sapin : situation économique désastreuse | Hollande 2012 | Scoop.it

L'ex-ministre de l'Economie Michel Sapin, en charge du projet présidentiel du candidat PS François Hollande, a estimé que la situation de la France était "désastreuse", prévoyant notamment "une fin d'année catastrophique en termes d'activité". "La situation de la France aujourd'hui est désastreuse. Je ne dirais pas qu'elle est en récession parce que techniquement il faut trois mois de suite, mais là, vous verrez, cette fin d'année est une année catastrophique en termes d'activité", a-t-il dit à Questions d'info (LCP/Le Monde/France Info/AFP). "Il n'y aura pas de croissance pour ce dernier trimestre. Il y aura peut-être même une croissance négative", "le nombre des chômeurs ne va pas cesser d'augmenter", "la situation du pouvoir d'achat ne va pas cesser de se dégrader", a déclaré le député de l'Indre. "Et quand je dis ça, je ne suis pas un oiseau de malheur, je regarde les choses en face. Et quand je regarde les taux d'intérêt en France, je m'aperçois que nous sommes quasiment à deux points de plus que les Allemands", a encore déclaré M. Sapin. Appelant à "changer les politiques" qui dirigent le pays, il a ajouté : "ça ne veut pas dire que d'un seul coup la croissance reparte. Mais nous allons créer les conditions d'un retour à la croissance parce que la croissance c'est la condition même pour une diminution de nos déficits, une diminution de l'endettement, le maintien d'un certain nombre de systèmes sociaux, etc". Pour le moment, François Hollande n'a pas présenté dans le détail son projet présidentiel, mais il s'agira bien pour les Français de faire "un effort". "Il n'y a pas un Français aujourd'hui qui pense que ce sera facile", a-t-il dit, plaidant toutefois pour "un effort justement partagé", notamment vers ceux "qui paient de moins en moins" d'impôts".

more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

Sapin : le programme de Hollande "inscrit dans le temps" le projet PS

Sapin : le programme de Hollande "inscrit dans le temps" le projet PS | Hollande 2012 | Scoop.it

Michel Sapin, proche de François Hollande, a jugé vendredi [04/11] que le projet socialiste a "dit un certain nombre de choses" mais que le programme du candidat François Hollande l'"inscrit dans le temps" et "la réalité""Le projet socialiste est celui qui se donne du temps. Le programme du candidat François Hollande, lui, sera un programme pour les cinq ans qui viennent et qui devra tenir compte bien sûr de la situation économique, budgétaire et financière de la France", a assuré le député de l'Indre sur France Info. Pour lui, "les priorités, c'est le rôle d'un candidat à la présidence de la République. La jeunesse dans l'entreprise, les perspectives, l'éducation (...) Ce sont des arbitrages, des priorités qui devront être fixés""Le projet socialiste a dit un certain nombre de choses. Il faut l'inscrire dans le temps. Celui qui inscrit dans le temps et qui inscrira dans la réalité, c'est le candidat aujourd'hui et le président demain, François Hollande", a assuré le secrétaire national du PS à l'économie. "La caractéristique du projet socialiste est d'être une réflexion, une analyse, une vision --Martine Aubry le disait très bien-- à 1 an, 5 ans ou 10 ans""Tout ce qui est dans le projet socialiste n'est pas fait pour être mis en application immédiatement", a-t-il fait valoir, rappelant qu'un projet n'est pas fait "pour six mois", mais "avec une perspective longue". "Pour transformer la France, pour faire bouger les choses, pour faire bouger la société, pour remettre de la justice dans la société, il faut du temps", a fait valoir l'ancien ministre de l'Economie."

more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

Hollande veut contrer les attaques de la droite

Hollande veut contrer les attaques de la droite | Hollande 2012 | Scoop.it

Le candidat PS à la présidentielle est décidé à ne pas se laisser dicter sa conduite par l'UMP. François Hollande a remis au travail son conseil politique. En attendant que son équipe de campagne soit constituée, ses principaux soutiens à la primaire se réunissent trois fois par semaine à l'Assemblée. Selon les informations du Buzz politique d'Europe 1, ils réfléchissent à la façon de contrer l'UMP dont les ténors présentent leur champion comme un indécis. Laurent Wauquiez a ainsi parlé jeudi de "Monsieur Ptet ben que oui, Ptet ben que non". Pour les socialistes, il n'y a toutefois pas d'urgence à agir. "La droite met la pression sur François, mais il n'est pas président de la République que je sache. Ce n'est pas à lui quand même de régler la crise grecque", lance la député Aurélie Filipetti. Les lieutenants de François Hollande, dont Pierre Moscovici, François Rebsamen ou encore Bruno Leroux, se sont interrogés jeudi sur la façon la plus pertinente de montrer que le candidat suit au plus près les dossiers économiques, mais sans paraître fébrile. L'ancien ministre des Finances, Michel Sapin, a ainsi indiqué que François Hollande prendrait des initiatives "spectaculaires" en matière économique dès la semaine prochaine. "François doit proposer, pas seulement commenter, incarner un contrepoint à 'l'agité de Cannes'".

more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

Récession : "l'échec flagrant d'un homme, Nicolas Sarkozy" (M. Sapin)

Récession : "l'échec flagrant d'un homme, Nicolas Sarkozy" (M. Sapin) | Hollande 2012 | Scoop.it

Le député PS Michel Sapin, chargé du projet présidentiel de François Hollande, a fustigé jeudi soir "l'échec flagrant d'un homme, Nicolas Sarkozy", après l'annonce par l'Insee d'une période de récession les 4e trimestre 2011 et premier trimestre 2012. "La France est en récession. Ce que l'on pouvait craindre, ce que nous pensions comme inévitable, est aujourd'hui la réalité. La crise n'est donc pas derrière nous. La France est dans la crise et la crise est encore largement devant nous", a affirmé l'ancien ministre de l'Economie, interrogé par l'AFP. "C'est d'abord l'échec flagrant d'un homme, Nicolas Sarkozy qui nous annonçait il y a encore quelques mois que la France était sortie de la crise, et que le nombre des chômeurs allait diminuer", a-t-il poursuivi. "C'est l'échec d'une politique qui a fait se succéder les plans d'austérité aux plans d'austérité, aggravant ainsi la situation en bloquant le moteur de la consommation qui était le seul moteur de la croissance dont la France pouvait bénéficier", a fait valoir le député de l'Indre. "A force de diminuer les dépenses essentielles pour les Français, à force de multiplier les taxes de toutes natures payées par l'ensemble des Français, le gouvernement et le président de la République ont fait rentrer la France dans le cercle vicieux d'une récession qui réduit les rentrées fiscales et aggrave le déficit", a également assuré M. Sapin.

more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

Les socialistes dénoncent un traité "de pure contrainte budgétaire pour plus tard" et "rien pour maintenant"

Les socialistes dénoncent un traité "de pure contrainte budgétaire pour plus tard" et "rien pour maintenant" | Hollande 2012 | Scoop.it

Les propositions de nouveau traité, conjointement lancées lundi 5 décembre par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, n'ont fort logiquement pas convaincu les socialistes. A commencer par leur candidat François Hollande. "Face à une crise de confiance, ce n'est pas l'annonce d'un traité quel qu'il soit, à 17 ou à 27, qui peut être de nature à redonner aux citoyens et aux marchés une vision, explique au Monde M. Hollande. La réponse doit être immédiate. Ce qui est attendu par les marchés, c'est une intervention massive de la BCE [Banque centrale européenne], la mise en place des eurobonds ou un renforcement du fonds de stabilité financière qui deviendrait une banque. Aucune de ces mesures n'ayant été prise, l'annonce d'un traité ne peut être le règlement d'un problème immédiat." Pour le candidat socialiste, le traité pose "deux problèmes" : "Le premier, c'est que le traité ne pourra être ratifié que bien après la présidentielle. Le second, c'est qu'il n'y aura pas de majorité pour voter la révision constitutionnelle" qu'il implique. Argument repris par Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale : "Nicolas Sarkozy est un président en fin de mandat qui fait campagne: il n'a pas la légitimité politique pour demander au Parlement actuel de modifier la Constitution." Pour le député et maire de Nantes, "face à la gravité de la crise, Nicolas Sarkozy montre une totale impuissance. Le traité qu'il propose va demander du temps". Voilà la principale critique adressée par les socialistes: l'incapacité présumée du dispositif Sarkozy-Merkel à faire face en temps et en heure à la gravité de la crise économique. "Un traité de pure contrainte budgétaire pour plus tard et rien pour maintenant", regrette Michel Sapin. Pour le conseiller de François Hollande, "malheureusement, il n'y a aucune surprise. Cela ressemble à un alignement complet, total et absolu sur la position de l'Allemagne". Les socialistes trouvent, dans les annonces du président français et de la chancelière allemande, la justification a posteriori de leurs récentes attaques sur l'hégémonisme allemand. "Si on dresse les colonnes crédit et débit, Mme Merkel rentre à la maison avec une victoire", résume Benoît Hamon. "Sur le fond, l'Allemagne voulait un nouveau traité, elle l'a", poursuit le porte-parole du PS, y ajoutant le contrôle moins avéré que pourrait exercer la Cour de justice européenne sur les parlements nationaux. Et de conclure : "Nicolas Sarkozy, je vois mal ce qu'il a à vendre. Pour la France, c'est une défaite, un KO." Sur la règle d'or, au chapitre de laquelle le chef de l'Etat a remis la pression sur le PS, "cette question sera traitée après l'élection présidentielle", rappelle François Hollande. Le candidat socialiste estime que "si la règle d'or était prévue, il ne s'agit plus de la même : elle est renforcée, c'est-à-dire qu'elle ne dit pas simplement que les budgets doivent être conformes aux engagements européens, mais ajoute des dates. Cela en dit long sur le caractère improvisé de ces annonces". "Incapable de la faire accepter par les Français, Sarkozy réimpose la règle d'or sous couvert de Merkel", estime Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS à l'international. Quant aux menaces de dégradation de l'agence Standard and Poor's, "les agences ne pouvaient ignorer qu'il y avait une réunion qui se tenait ce lundi", indique M.Hollande, pour qui ces menaces "ne sont pas une réaction à l'accord mais à une situation qui dure depuis plusieurs semaines, avec un ralentissement de la croissance et des banques en situation difficile". Alors que pour M.Cambadélis, "Sarkozy et Merkel ne rassurent ni les peuples, ni les marchés".

more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

"La face cachée de l'accord Hollande-Duflot"

"La face cachée de l'accord Hollande-Duflot" | Hollande 2012 | Scoop.it

"Des documents internes à Europe-Ecologie-Les Verts que Marianne s'est procurés, révèlent que le parti était au bord de la faillite au moment où ses responsables négociaient avec François Hollande. Explications."

more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

Michel Sapin : «Je ne m'explique pas ce cafouillage»

Michel Sapin : «Je ne m'explique pas ce cafouillage» | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts ont assuré jeudi s'être accordés sur le sort de la filière du combustible nucléaire MOX après plus d'une journée d'incertitude sur ce point, nouvelle illustration de divergences profondes entre les deux camps. Le retrait mardi soir par la direction socialiste d'un paragraphe sur «la reconversion à emploi constant de la filière de retraitement et de fabrication du MOX», sur fond de lobby d'Areva, a plongé les écologistes dans la stupeur. Le texte initial, incluant ce paragraphe, avait en effet été validé un peu plus tôt par Martine Aubry (PS) et Cécile Duflot (EE-LV). En charge du projet présidentiel de François Hollande et négociateur de l'accord avec Europe Ecologie-Les Verts, Michel Sapin évoque une «affaire classée».
  • François Hollande sort-il abîmé ou renforcé de cette séquence compliquée ? Son objectif était qu'il y ait de la clarté et de la cohérence. De la clarté dans nos accords, et s'il y en a dans nos désaccords, avec Europe Ecologie-Les Verts. Et de la cohérence dans sa position. Ce communiqué (publié cet après-midi avec Jean-Vincent Placé, négociateur pour EE-LV: ndlr) permet de mettre de la clarté là où, à un moment, pendant quelques heures, il y a eu des divergences d'interprétation. Quand il y avait accord, nous l'avons dit, et sur les quelques points où il y avait désaccord, nous l'avons dit aussi. Il ne fallait donc pas laisser perdurer une forme d'entre-deux.
  • Tout est donc clair désormais ? Le paragraphe (sur l'avenir du MOX: ndlr) qui posait problème est en tout cas clarifié d'un commun accord. Il ne peut plus donner lieu à des interprétations divergentes. D'une manière générale, François Hollande souhaite qu'un accord entre les partis qui le soutiennent dès maintenant, ou qui sont appelés à le soutenir pour le second tour de la présidentielle, soit en cohérence avec sa propre pensée et sa propre expression. C'est, sur ce sujet comme sur d'autres, exactement le cas.
  • Qu'on parle de cafouillage ou d'imbroglio, comment vous expliquez-vous cette période de flottement ? Je ne me l'explique pas, puisque nous avions souhaité qu'il y ait de la clarté. Je constate simplement qu'il y avait des divergences d'interprétation. Nous y avons mis fin et nous en revenons au principe même de cet accord: un immense champ de convictions partagés et la volonté d'être ensemble pour porter une majorité parlemnetaire soudée et solidaire. Je crois que l'accord a, désormais, maintenant, dorénavant et pour toute la durée qui nous mène jusqu'à la présidentielle et au-delà, toute ces qualités.
  • Aucune inquiétude sur le fait que le conseil fédéral d'EE-LV vote bien le texte de l'accord ? Europe Ecologie-Les Verts est un parti politique organisé et démocratique. J'espère que si une position est prise par Jean-Vincent Placé en commun avec moi-même, c'est qu'il considère cette position comme suffisamment partagée.
  • Qu'Eva Joly se mette «en réserve» suite à cet accord qui la gène, ça vous inspire quoi ? Je m'en tiens à mon rôle de négociateur de cet accord. J'aime les choses claires et la clarté est aujourd'hui revenue. Tant mieux. C'est la fin d'un épisode que nous aurions pu éviter, mais ça fait aussi partie de la vie politique. Cette affaire classée, ça va nous permettre d'en revenir à l'énorme conviction partagée qui nous rassemble dans cet accord, et pas simplement aux désaccords réels ou supposés.
more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

Hollande veut inscrire son projet dans la difficile réalité

Hollande veut inscrire son projet dans la difficile réalité | Hollande 2012 | Scoop.it

"François Hollande entend inscrire son programme économique dans la réalité imposée par la crise, quitte à "calibrer" et étaler dans le temps certaines mesures en attendant le retour de la croissance." : retour sur les interventions de F. Hollande, M. Sapin, S. Le Foll et L. Fabius.

more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

Hollande, “désorganisateur en chef” :-) ?

Hollande, “désorganisateur en chef” :-) ? | Hollande 2012 | Scoop.it

Ces prochaines semaines, la priorité de François Hollande sera l’organisation. Et justement, s’il y a bien un point sur lequel les hollandais historiques et les autres s’accordent, c’est sur son manque de discipline personnelle. « Il aime nager dans le bordel », résume un proche de Martine Aubry. « Il n’était pas très bon militaire, pour ne pas dire plus, raconte Michel Sapin, copain de chambrée pendant le service. Il ne rangeait pas ses armoires. Il faut voir son bureau ! ­Impénétrable de l’extérieur. Mais lui sait où sont les choses. » Pour Stéphane Le Foll, un de ses lieutenants, « c’est un problème de méthode. François, c’est François, on ne le changera pas. Il a conscience que ça ne va pas, mais reste un désorganisateur en chef ». Son organisation politique est à l’image de son bureau. « Ça a l’apparence d’un grand désordre, mais dans sa tête tout est précis », avance Sapin. Jusqu’alors, François Hollande avait l’habitude de fonctionner avec des cercles distincts, qui ne s’interpénétraient pas, ou peu. Cela a fonctionné. « Mais à partir du moment où il y a trop de monde, ça ­devient difficile à bouger », reconnaît-il. Désormais investi, le candidat officiel du PS à l’Elysée va donc devoir forcer sa nature. « C’est un sujet de logistique et un sujet politique, analyse un proche. Une des clés de sa capacité à gagner tiendra dans sa capacité à s’organiser. Si vous n’êtes pas capable de fonctionner de manière ­ordonnée, de planifier les choses, c’est que vous n’êtes pas capable de diriger le pays. » Son ami Jean-Yves Le Drian, patron de la région Bretagne, le concède : « Il faut mettre un peu de ­rigueur dans l’organisation. » Outre le choix de telle ou telle personnalité aux postes clés, le député de Corrèze va devoir choisir la taille de son staff. « Voudra-t-il une équipe pléthorique, comme celle qu’avait Jospin en 2002, ou une petite équipe, cohérente et dynamique », se demande Le Foll, plaidant plutôt pour cette seconde option. « Il fera un organigramme large, mais n’en tiendra pas compte et s’appuiera sur une équipe resserrée », prédit un ­aubryiste. François Hollande ne va pas affronter ses camarades socialistes, mais « un adversaire déjà au pouvoir, qui dispose de l’appareil d’Etat et de gens très costauds qui savent mener une campagne », rappelle un fidèle. Pour André Vallini, sénateur de l’Isère, Hollande, qui a du mal à respecter son agenda, a, comme Mitterrand, un aspect « baroque, improvisé ». « Nous devons respecter ce côté artistique », insiste Le Drian. Il a bien retenu la consigne que Hollande répète souvent : « Il faut la conjugaison d’une ­organisation la meilleure et d’une improvisation la plus intelligente ! »

more...
No comment yet.