Hollande 2012
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Hollande 2012
François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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Le Front de gauche s'en prend à «Hollandreou»

Il y avait déjà eu un proche de Benoît Hamon pour redouter, lors de la primaire socialiste, que Martine Aubry ne se transforme en «Mamandreou». Voici maintenant le Front de gauche qui file la métaphore hellène, en référence à l'ancien premier ministre grec, socialiste, obligé de céder sitôt élu aux marchés financiers et à l'austérité. Dans un communiqué, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, François Delapierre, exprime ainsi sa rancœur envers «Hollandreou», après la visite du candidat socialiste en Italie. Il dit : «Après sa victoire à la primaire du PS, il avait couru saluer José Luis Zapatero, l’homme de la règle d’or. Le 5 décembre, au congrès du SPD à Berlin, il avait salué les “réformes importantes” de Schröder et regretté qu’elles aient “trop tardé en France”. Aujourd’hui, c’est depuis le siège du Parti démocrate italien qu’il a fait l’apologie du gouvernement libéral de Mario Monti.» Lors d'une journée à Rome, François Hollande a ainsi déclaré : «Les Italiens ont changé de gouvernement, ils sont dans un programme de redressement indispensable et la gauche italienne fait preuve d'une grande responsabilité.» Il a rencontré les dirigeants du Parti démocrate, qui soutient (comme la gauche et la droite) le gouvernement Monti, défend la constitutionnalisation de la règle d'or et prône une alliance avec le centre droit lors des prochaines élections législatives. Après avoir rencontré le président Giorgio Napolitano au palais du Quirinale, il a déjeuné avec l'ex-président du conseil Massimo D'Alema et le nouveau patron du PD Pier Luigi Bersani. Au Monde, il déclare ne pas manquer de stature internationale : «Plus je me déplace, moins je trouve que c'est moi qui ai un problème. Sur ce terrain-là, je n'ai pas de handicap.»

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KRISIS's comment, December 26, 2011 9:15 AM
Français !À l’appel de Monsieur le Président de l’Europe, Von Rompuy, j’assume à partir d’aujourd’hui la direction du gouvernement de la France.
.C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser d’ètre dépensiers.
http://zebuzzeo.blogspot.com/2011/08/sarkozy-merkel-petain-hitler-montoire.html
KRISIS's comment, December 26, 2011 9:15 AM
Français !À l’appel de Monsieur le Président de l’Europe, Von Rompuy, j’assume à partir d’aujourd’hui la direction du gouvernement de la France.
.C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser d’ètre dépensiers.
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Hollande à Berlin pour proposer l'alternative

Hollande à Berlin pour proposer l'alternative | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Dimanche, François Hollande s'est offert un après-midi détente à Berlin, avec, entre autres, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, son directeur de la communication, Manuel Valls, mais aussi sa compagne, la journaliste Valérie Trieweiler. Ayrault a raconté en live - et en photos - sur twitter, la ballade qui les a menés de la Potsdamer Platz, "ancien no man' s land du temps du mur, symbole de la renaissance de Berlin", précise l'ancien prof d'allemand, à "une partie du mur de Berlin conservée et saisie par les artistes." Une pause dans cette campagne démarrée tôt, mais surtout à la veille d'un discours crucial. Alors que Angela Merkel doit arriver à Paris lundi pour rencontrer Nicolas Sarkozy, Hollande doit lui s'exprimer comme invité d'honneur - c'est une première - au congrès du SPD, le parti social démocrate allemand, dirigé par Sigmar Gabriel. "C'est un tournant de la campagne", assure un cadre du PS, au fait des questions internationales.
  • "Lundi, on clôt les bazars successifs et on reprend la main", promet cet élu, faisant référence à l'épisode chaotique de l'accord avec Europe Écologie-Les Verts, à celui des investitures aux législatives, mais surtout à la polémique provoquée par les propos de deux élus socialistes. C'est d'abord Arnaud Montebourg, le troisième homme de la primaire, qui a accusé Angela Merkel de "mener une politique à la Bismarck", et c'est ensuite le député de Paris Jean-Marie Le Guen, qui a assuré que Nicolas Sarkozy ressemblait plus à "Edouard Daladier qu'à Charles de Gaulle." Rappelons qu'Edouard Daladier, alors président du Conseil, avait signé en 1938 les accords de Munich qui accordaient à Hitler l'annexion des Sudètes en Tchécoslovaquie. Largement de quoi provoquer des cris d'orfraies à droite, le Premier ministre François Fillon sommant dimanche matin Hollande de mettre un terme à une "dérive stupide aux relents germanophobes." Dans Le Journal du Dimanche, le socialiste appelle simplement à éviter des déclarations "qui pourraient donner le sentiment que nous sommes en conflit alors que nous avons des différends qu'il nous appartient de régler dans l'intérêt général de l'Europe". Mais ses lieutenants sont montés au créneau pour attaquer la droite en retour. Le député européen Harlem Désir, présent à Berlin, a ainsi rappellé sur son blog que, "dans son discours du 17 avril 2007", Sarkozy s'était "livré à des attaques d'une violence inouïe contre l'Allemagne". Et de citer le chef de l'Etat : "La France n'a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n'a jamais exterminé un peuple. Elle n'a pas inventé la solution finale, elle n'a pas commis de crime contre l'humanité, ni de génocide".
  • Hollande tient donc à reprendre la main à Berlin, et au PS, on n'est pas loin de remercier Nicolas Sarkozy de ne pas avoir voulu le laisser seul sur la scène européenne lundi. "François Hollande n'avait pas de tribune à la hauteur du discours de Toulon. En insistant pour que Merkel vienne à Paris lundi, il lui offre." En effet, ce sera l'occasion de comparer deux photos : le couple franco-allemand actuellement aux manettes mais à la peine, sans position commune à la veille d'un énième sommet européen de sortie de crise d'un côté, et les têtes d'affiche de l'opposition de l'autre. François Hollande compte populariser son alternative, qu'il a présentée lors d'une tournée express à Bruxelles mercredi dernier : le pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance. Et au passage, combler un peu un déficit de crédibilité dont il souffre sur la scène internationale.
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Hollande appelle la gauche à ne pas "ranimer des relents anti-allemands"

Hollande appelle la gauche à ne pas "ranimer des relents anti-allemands" | Hollande 2012 | Scoop.it

Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a déclaré vendredi à l'AFP que pour le candidat PS à la présidentielle, "la gauche ne doit pas, en aucune façon, ranimer des relents et des sentiments anti-allemands", en référence aux débats actuels autour de la zone euro. "Le couple franco-allemand est plus que jamais nécessaire pour sortir de la crise en Europe", a souligné M. Moscovici, ajoutant que "François Hollande en est convaincu et le dira dès dimanche à Berlin au congrès du SPD [Parti socialiste allemand] dont il est l'invité". Plus tôt dans la journée, le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, a dénoncé dans un communiqué "les socialistes" qui "prennent les risques de ressusciter en France les vieux démons de la germanophobie", et ce "par pure tactique politicienne, avec pour seul objectif l'affaiblissement du président français". Dans le cas d'espèce, M. Juppé s'est essentiellement attaqué aux propos tenus par le député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg : "'Nationalisme allemand', 'politique à la Bismarck', 'droite prussienne'. L'emploi de ces termes fait froid dans le dos. Il est honteux, par hargne partisane, de fragiliser notre acquis le plus précieux : la réconciliation, l'amitié franco-allemande." Le ministre a aussi critiqué "les dirigeants socialistes [qui] accusent la France de se mettre à la remorque de l'Allemagne. Par exemple, François Hollande qui déclare : 'Depuis plusieurs mois, c'est Mme Merkel qui décide et M. Sarkozy qui suit'. Non seulement c'est faux – et il sera facile de le démontrer – mais c'est irresponsable". Vendredi, le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen a répondu au communiqué de M. Juppé en affirmant que "dénoncer la politique aveugle et égoïste de la droite allemande et regretter que le président de la République n'ait ni la force ni la lucidité de s'y opposer est non seulement un devoir national mais aussi l'expression de l'espoir d'une autre politique européenne enfin dégagée de ses oripeaux idéologiques". La semaine dernière, M. Le Guen avait affirmé que la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sur la crise de l'euro, c'était "Daladier à Munich". Arnaud Montebourg, troisième homme de la primaire du Parti socialiste, avait plaidé mercredi en faveur d'une confrontation dure avec Angela Merkel qu'il a accusée d'être en train de "tuer l'euro" et de mener "une politique à la Bismarck", en référence au chancelier allemand qui a vaincu la France en 1870. Le soir même, face aux prises de distance de plusieurs membres du PS, dont François Hollande, M. Montebourg avait précisé : "Ce n'est pas l'Allemagne que j'accuse, c'est l'annexion par la droite prussienne de la droite française que je condamne." Il a ensuite développé son propos dans une tribune publiée sur le site Rue89.

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François Hollande défend sa vision d’une relation franco-allemande "équilibrée"

François Hollande défend sa vision d’une relation franco-allemande "équilibrée" | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Donner des gages de germanophilie à l'heure où certains socialistes français n'hésitent pas à convoquer les vieux démons germanophobes. Mais ne pas paraître, pour autant, s'aligner sur le modèle allemand, à un moment où la capacité à défendre les intérêts nationaux apparaît comme un enjeu majeur de la présidentielle de 2012. Tels sont les deux messages que François Hollande est venu délivrer à Berlin, lundi 5 décembre, où il était l'invité d'honneur du congrès du Parti social-démocrate (SPD). Dans un discours d'une petite demi-heure, travaillé en étroite concertation avec Jean-Marc Ayrault, le germanophile et germanophone président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, et Jacques-Pierre Gougeon, spécialiste de l'Allemagne à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), M. Hollande a d'abord insisté sur "la force" qu'il accorde à "l'amitié franco-allemande".
  • Socialiste s'adressant à des sociaux-démocrates, il était logique qu'il rende hommage aux "bâtisseurs de l'Europe issus de nos rangs", Willy Brandt et Helmut Schmidt d'un côté, François Mitterrand et Jacques Delors de l'autre. Pas un mot, en revanche, de Lionel Jospin et Gerhard Schröder. Il faut dire que les années 1998-2002, seule période où les socialistes français et allemands ont gouverné en même temps – hormis une courte cohabitation en 1981 – ont surtout fait apparaître des divergences entre les deux formations politiques. M. Hollande était alors premier secrétaire du PS. Mieux valait donc oublier cet épisode. Socialiste invité par des camarades d'un parti frère, mais tout autant candidat à l'élection présidentielle française s'adressant à des Allemands, M. Hollande ne pouvait pas, pour autant, faire comme si le couple franco-allemand n'était pas en crise. Ni passer sous silence les craintes d'une partie de l'opinion à l'égard d'une Allemagne tentée d'imposer ses règles au reste de l'Europe.
  • Célébrant la "force d'entraînement" que l'amitié franco-allemande a constituée pour la construction européenne, M. Hollande a insisté sur la nécessité d'une relation "équilibrée", faite non d'"imitation", mais de "reconnaissance de nos atouts mutuels", non de "méfiance" mais de "franchise". Cette "franchise", c'est essentiellement sur la question de la souveraineté que le candidat socialiste l'a manifestée. Au SPD, qui reste évasif sur le sujet, M. Hollande a clairement redit son hostilité à une "éventuelle censure" de la Cour de justice européenne sur les budgets nationaux, telle que l'imagine Angela Merkel. Un tel projet nourrit "la crainte d'une dépossession démocratique que bien des peuples n'accepteront plus", a-t-il souligné. Il a aussi répété, à des sociaux-démocrates qui n'ont pas pris de position définitive, qu'il est hostile à un nouveau traité, moins sur le principe qu'en raison du temps que cela nécessiterait.
  • Pour le reste, le candidat socialiste, qui a présenté son projet de "pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance", n'a rien dit qui puisse froisser les quelque 5 000 congressistes venus l'écouter. D'abord parce que le PS et le SPD sont globalement d'accord sur le renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF), et la taxation des transactions financières. Ensuite parce que M. Hollande, tout en rappelant son souhait de voir la Banque centrale européenne (BCE) "élargir son rôle de prêteur", s'est bien gardé de demander une modification des statuts de celle-ci. Il a seulement affirmé que la BCE "doit pleinement jouer son rôle". Enfin parce que rien, dans son idée de substituer à "un fédéralisme de marchés" un "fédéralisme de projets", fondé notamment sur un approfondissement de la coopération franco-allemande en matière de recherche, de sécurité et de politique industrielle, n'était de nature à heurter son auditoire. Aussi bien celui-ci lui a-t-il réservé une standing ovation.
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Hollande en réunion de travail avec le SPD à Berlin dès hier [04/12]

Hollande en réunion de travail avec le SPD à Berlin dès hier [04/12] | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande est arrivé dimanche à Berlin où le candidat PS à l'Elysée en 2012 est lundi "l'invité d'honneur" du congrès du SPD, sur fond de rencontre Sarkozy-Merkel à Paris, de débat sur l'avenir de la zone euro et, en France, d'accusation de "germanophobie" lancée par François Fillon. Lundi, M. Hollande s'exprimera à 9h00 devant le congrès du SPD, quelques heures avant la rencontre Nicolas Sarkozy/Angela Merkel à l'Elysée. Dès dimanche soir, le vainqueur de la primaire PS devait aborder les sujets chauds à l'agenda du couple franco-allemand (projet de révision des traités européens, rôle de la BCE, eurobonds, taxation des transactions financières...) avec la "troïka" du SPD, son président Sigmar Gabriel, et les anciens ministres Peer Streinbrück et Franck-Walter Steinmeier. Les élections en Allemagne où les sociaux-démocrates sont dans l'opposition depuis 2005, sont prévues en 2013. "Nous avons des convergences, nous avons des points de débat", a commenté le conseiller spécial de François Hollande, le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault, qui assiste à ce dîner. "Cette histoire est derrière nous", a-t-il ajouté au sujet de l'attaque de François Fillon (le Premier ministre a enjoint François Hollande "de mettre un terme aux dérapages de ses amis", et de ne pas "être l'otage complaisant d'une dérive stupide aux relents germanophobes"). Une allusion à Arnaud Montebourg, qui a accusé l'Allemagne d'Angela Merkel de mener "une politique à la Bismarck". Responsable de la communication de François Hollande, présent à Berlin, Manuel Valls a souhaité "que Fillon s'occupe d'abord des problèmes des Français, qu'il s'occupe de Claude Guéant, ce ministre étrange qui fouille dans les poubelles".

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Hollande donne du temps au temps

Hollande donne du temps au temps | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Plus mitterrandien que jamais, le candidat socialiste ne veut pas courir derrière Nicolas Sarkozy ni précipiter son entrée en campagne. Il a regardé celui qu’il appelle le "Président sortant" et Barack Obama sur l’écran d’un ordinateur portable dans un bureau du club house du stade de Brive, vendredi soir. François Hollande assume ce côté "drôle d’endroit pour une réponse". Le candidat socialiste ne veut pas jouer au président. "Chacun doit être à sa place, confie-t-il au JDD. Je n’allais pas inventer un contre-G20 ou participer à une contre-manifestation. Je ne vais pas demander à rencontrer Barack Obama. Je suis candidat, auteur et président du conseil général. La Foire du livre de Brive est une des manifestations les importantes de l’année en Corrèze. Je suis donc à ma place." Le monde est en crise, la zone euro au bord du chaos et François Hollande est sur ses terres corréziennes, au conseil général, à un match de rugby et à cette Foire du livre de Brive-la-Gaillarde. Le candidat sait ce qu’il doit à cette terre qui a donné d’autres présidents à la France. Il ne veut pas brûler les étapes, de peur de se brûler les ailes. Sa seule présidence, c’est celle du conseil général, il la revendique : "Je fais le travail que les électeurs de Corrèze m’ont demandé, assume le candidat. Vendredi, je présidais une séance, je m’occupais des terres agricoles, des déplacements scolaires. Si je ne le faisais pas, les Corréziens seraient en droit de me demander de démissionner." Hollande fait le job que ses électeurs lui ont confié et il aime ça. Samedi, il a passé des heures à dédicacer son livre, Le Rêve français, au stand de son éditeur, Privat. Et chaque lecteur repartait avec son petit mot personnalisé. "C’est leur feuille de route pour 2012", s’amuse le candidat, qui griffonne "À Émilie, une amie de l’Aveyron qui attend avec impatience le changement… en 2012" ou "Rendez-vous en 2012" ou "En attendant avec espoir 2012". Il sourit pour les photos et n’oublie jamais que chaque voix comptera en mai prochain. À Michèle, qui lui demande "la dédicace du futur président", il répond : "Vous êtes à la bonne adresse." À tous, Hollande lance : "Continuez le travail, ce qu’il faut c’est gagner, même d’un point." Ici, il n’y a que des fans, convertis de la première ou de la dernière heure. Une brune, la cinquantaine tend son livre : "Vous m’avez parfois profondément agacé, mais là, je suis conquise. Je suis profondément amoureuse de ce qui se passe en ce moment, j’espère vous dire bientôt Monsieur le Président", il acquiesce. Partout où il passe, Hollande pense à la présidentielle. Et même si la primaire est désormais derrière lui, il n’a rien oublié. Vendredi soir, les allées de la Foire du livre semblent bien étroites tant les auteurs comme les lecteurs veulent voir le "président normal". Et Hollande savoure ce bain de foule, posant pour tous les portables qui se tendent. Et vérifiant que les photos sont réussies. À une dame déçue, qui dit qu’"elle est floue", le candidat malicieux lance : "Refaites-la, il y en a qui disent que je suis flou, faites-la nette et dure."
  • François Hollande prend son temps, il n’a pas encore de locaux de campagne, peaufine sa future équipe et veut maîtriser cet entre-deux, avant de se lancer en janvier dans la présidentielle "C’est une période de transition, de préparation et de réactivité, il faut réfléchir et agir, préparer et parler, arbitrer." Il sait que la bataille face à Nicolas Sarkozy sera plus âpre que les sondages le laissent penser aujourd’hui. Il assume cette étrange période : "Je n’allais pas me lancer dans une campagne présidentielle avant l’heure. J’ai un projet à caler, des équipes à organiser, des solidarités à cimenter. Laurent Fabius m’a remis son rapport sur la première année. J’aurai encore à travailler. Je rencontre mercredi prochain des économistes pour prendre toute la mesure de ce que nous vivons. Je vois des philosophes, je voulais cette période." Dans deux semaines au plus tard, François Hollande aura constitué son équipe présidentielle, l’armature ne sera pas très différente de celle de la primaire, mais elle sera plus large. "On précisera des fonctions, annonce-t-il. Et j’appellerai un préfet pour gérer les questions d’organisation, de déplacements, de sécurité. Ce sera un secrétaire général de campagne, à côté d’un directeur de campagne politique." Ce dernier devrait être Pierre Moscovici, comme dans la primaire. L’équipe Hollande sera plurielle, intégrant des proches de ses adversaires de la campagne interne. "Je veux que chacun et chacune trouve sa place. Après dix ans d’opposition et vingt-trois ans sans président de gauche, toutes les générations du PS veulent gagner." Vendredi, il célébrera le 11-Novembre et fera d’ici à Noël, quelques déplacements à l’étranger. "J’irai sûrement aux États-Unis puisque j’y suis invité. J’irai en Allemagne au congrès du SPD et à Bruxelles puisque le moment et le lieu le justifient." François Hollande ne peut se tenir trop loin de la crise économique.
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