Hollande 2012
11.2K views | +0 today
Follow
Hollande 2012
François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
Curated by Erwan Lescop
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

François Hollande toujours en tête (OpinionWay)

François Hollande et Nicolas Sarkozy enregistrent un léger tassement au premier tour de la présidentielle mais le candidat socialiste l'emporterait toujours aisément au second, selon un sondage OpinionWay-Fiducial diffusé vendredi. Les résultats de cette enquête, réalisée pour le Figaro et LCI, se rapprochent de celles publiées en fin de semaine par Ifop et Harris interactive. Au premier tour du baromètre OpinionWay, François Hollande arrive toujours en tête (29%) mais perd un point, devant Nicolas Sarkozy (25%) lui aussi en recul (-1), de même que la présidente du Front national Marine Le Pen (17%, -1). Au second tour, le candidat PS garde un net avantage (57%-43%) sur l'actuel chef de l'Etat. Parmi les centristes, le président du MoDem François Bayrou effectue une petite percée de quatre points avec 11% des intentions de vote. L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin progresse pour sa part de deux points (3%) tandis que le président du Nouveau centre Hervé Morin fait son entrée à 1%, de même que la candidate du Parti chrétien démocrate Christine Boutin (1%). Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan est crédité de 1,5%. A gauche du PS, le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon (6%, -1) domine toujours l'écologiste Eva Joly qui perd deux points (3%). Les autres candidats ne dépassent pas 1%.

more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

Hollande compte "aller chercher la victoire"

Hollande compte "aller chercher la victoire" | Hollande 2012 | Scoop.it

C’est la dernière fois qu’il vient en Corrèze avant ses vœux, le 7 janvier. Ce samedi pluvieux, loin du microcosme parisien et de la convention d’investiture du PS pour les législatives, accompagné de son seul directeur de cabinet au conseil général, Karim Maatoug, et de son chauffeur, François Hollande se sent « en vacances ». Malgré son agenda très chargé, il veille à ne pas sacrifier la terre de laquelle il tire sa légitimité. « Les Corréziens se sont beaucoup mobilisés pour moi pendant les primaires, y compris à droite. Et du jour où je suis candidat, je leur échappe... » reconnaît-il. Mais désormais, sa priorité, c’est sa campagne pour l’Elysée, qu’il a bien en tête. Vendredi, il poursuivra sa tournée européenne en se rendant à Rome. Il y rencontrera le président de la République – « un ancien communiste octogénaire, Giorgio Napolitano, que je connais bien » –, passera par le mini-congrès du Parti démocrate et s’entretiendra avec Mario Monti. En janvier, il ira à Londres. « Avec l’isolement de David Cameron, ça devient intéressant ; Ed ­Miliband, le chef du Parti travailliste, sera d’autant plus à l’aise pour marquer quelque chose avec moi », dit-il. Il a reporté ses déplacements plus lointains, pas convaincu que les voyages soient un élément de crédibilité supplémentaire dans la course à l’Elysée. Les attaques venues du camp ennemi sur son manque d’expérience internationale ne l’ébranlent pas : « Je n’ai pas de leçon de diplomatie à recevoir de Nicolas Sarkozy. Le début de son mandat a été plutôt maladroit, que ce soit avec l’Union pour la Méditerranée, mal préparée, avec la visite de Bachar El-Assad, le 14 juillet 2008, ou avec Kadhafi. Beaucoup de chefs d’Etat ont des choses à lui reprocher. » Des reproches, selon lui, les Français en ont aussi de nombreux à adresser au président de la République : « Sa relation avec eux s’est délitée. Elle est devenue antagonique, violente. Quelqu’un a toujours quelque chose à lui reprocher. Cela rappelle le slogan de Philippe de Villiers lors du référendum sur la Constitution européenne de 2005. Il disait : “Il y a toujours une bonne raison de voter non.” Aujourd’hui, il y a toujours une bonne raison de voter contre Nicolas Sarkozy. Mais ce vote ne sera pas forcément socialiste... » Face à la capacité d’attractivité limitée du président, « c’est par rapport à Marine Le Pen qu’il ne faut rien laisser filer », analyse-t-il. Et de pointer du doigt Claude Guéant, qui insiste « plus sur l’immigration que sur l’insécurité, car c’est un sujet qui peut souder ses électeurs avec ceux du Front national ». De son côté, il veut à tout prix éviter la fragmentation : « Cette campagne n’est pas thématique, mais répétitive. » Il ne s’économisera donc pas. Attendre la victoire comme le résultat de « la mécanique de l’alternance » n’est pas dans la culture française : « Il faut aller au combat, chercher la victoire », lance-t-il. Fidèle à son « thème fédérateur », la jeunesse, il va persister à décliner ses pactes : productif, redistributif et éducatif. Face à la crise, la question des promesses est au cœur de ses préoccupations. Il résume son dilemme : « Quand vous ne faites pas de promesses, les gens sont résignés. Quand vous en faites, ils sont sceptiques. » Alors, il esquisse une troisième voie : « Il ne faut pas simplement une proposition financière, mais quelque chose qui va nous élever. Nicolas Sarkozy pense que c’est la peur. Il dit : “Vous avez raison d’avoir peur. Je vais vous faire peur pour que vous puissiez vous rassurer auprès de moi.” Je préfère faire campagne sur l’espoir. C’est comme ça que s’est jouée la victoire d’Obama. Il y a un combat entre la peur et l’espoir. Ce n’est pas l’espoir du grand soir, comme en 1981, mais l’espoir qu’il y ait une autre manière de faire. » Et de revenir sur son slogan de président « normal » : « Certains disent que pour être président il faut être dur. Ce n’est pas vrai : il faut être ferme, fort, mais pas brutal. Le pays a besoin d’harmonie, d’apaisement, de considération. Ce qui a le plus choqué chez Nicolas Sarkozy, c’est le défaut de considération, de respect. » Il anticipe les coups de la droite : « Elle dira que la gauche va rompre l’identité nationale. Elle va utiliser notamment le droit de vote des immigrés et la dissuasion nucléaire pour montrer qu’elle est non pas le parti de l’étranger [NDLR : référence à l’affaire Dreyfus, pendant laquelle Jaurès et ses camarades étaient désignés comme le parti de l’étranger], mais le parti des étrangers. » Il a déjà préparé la riposte : « Il faut parler de la France, revenir au patriotisme jaurésien, insister sur l’image de cette patrie qui élève. Il n’y a pas d’élection qui ne se gagne pas sur un récit français. Ça, Mitterrand savait faire. » Le candidat prévoit que la campagne de dénigrement personnel à son égard va s’intensifier. Pendant les primaires, ses adversaires socialistes ne l’ont d’ailleurs pas épargné sur son caractère, sur sa prétendue incapacité à trancher. Il admet : « C’est toujours un inconvénient de voir reprises des phrases du camp ami. Mais même s’il y a des inimitiés, tout le monde veut gagner. » Il met à bas « la fable » qui voudrait que Martine Aubry essaie de lui nuire dans l’espoir qu’un échec à la présidentielle entraîne une victoire aux législatives. « Ça me rappelle avril 2002, prévient Hollande. Après le premier tour, on s’était dit qu’on allait voter Chirac et qu’avec la force du million de personnes descendues dans la rue, on allait gagner les législatives... Ça ne peut pas marcher. » Il reconnaît que Martine Aubry a une position délicate. « Il lui a fallu un peu de temps et du travail sur soi. Elle a voulu montrer que c’était elle qui conduisait les investitures, je ne voulais pas me mêler de ça. Je l’ai fait pendant onze ans. » Il juge que son statut de candidat le met à l’abri. « C’est protecteur de ne pas être patron d’un parti. On n’est pas rattrapé par toutes ses histoires... » A ses fidèles Faouzi Lamdaoui et Olivier Faure, qui se sont sentis lésés après les négociations sur les législatives, il a répété : « On ne peut plus rester entre nous. » Et rappelé le sens des priorités : « Le principal, c’est qu’on gagne les élections. » Le député de Corrèze estime que son équipe fonctionne bien « même si ce n’est pas facile ». Il a tiré des leçons des précédentes présidentielles. La première étant de ne pas faire appel à l’agence de communication Euro RSCG – très liée à DSK –, qui avait pris en main Jospin en 2002. « Une autre règle que j’ai trouvée, c’est que, pour gagner une élection, il faut une équipe contradictoire. Comme celle de Chirac en 1995 avec Séguin le souverainiste, Madelin le libéral et Juppé symbole de la rigueur. Ou celle de Sarkozy en 2007 avec Guaino, Guéant et les libéraux de l’UMP. Ou celle de Mitterrand en 1981 avec Rocard, Delors et Chevènement », révèle-t-il. Pour élargir sa base et « ne pas être réduit à un segment de la gauche », il compte sur Valls, peut-être sur Chevènement et sur Montebourg. Le premier travaille avec lui au quotidien. Il pense que le second « n’ira pas jusqu’au bout, mais il faut lui permettre de ne pas y aller ». Le dernier n’est pas membre de son équipe, mais Hollande souhaite « qu’il apparaisse dans la campagne ». Ce fut chose faite en Saône-et-Loire. « Après, c’est Montebourg, il faut le prendre tel qu’il est... » Il balaie les derniers rebondissements sur la fédération PS du Pas-de-Calais d’un revers de la main. A ses yeux, les affaires du parti ne le concernent plus.

more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

Hollande en tête aux 1er (30%) & 2nd tour (58%) - OpinionWay

Hollande en tête aux 1er (30%) & 2nd tour (58%) - OpinionWay | Hollande 2012 | Scoop.it
  • La première vague du baromètre OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro et LCI confirme la bipolarisation du débat présidentiel. François Hollande obtient 30% des suffrages, contre 26% à Nicolas Sarkozy. Marine Le Pen en recueille 18%. François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon font jeu égal à 7%, Eva Joly plafonne à 5% et les autres «petits candidats», Hervé Morin compris, ne dépassent pas 1%. Cités chacun par quelque 40% des sondés, la protection sociale, le pouvoir d'achat et l'emploi constituent le trio de tête des préoccupations des électeurs. Mais la dette et les déficits (30% des citations) et les inégalités sociales (27%) arrivent juste derrière, loin devant la sécurité et l'immigration (18% et 16%).
  • Au deuxième tour, l'écart reste de 16 points entre François Hollande (58%) et Nicolas Sarkozy (42%). Si l'on excepte les 82,21% obtenus par Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen en 2002, le score dont le candidat du PS est crédité n'a été atteint qu'une fois depuis que le président de la République est élu au suffrage universel. C'était en 1969: le général de Gaulle avait démissionné et Georges Pompidou s'était fait élire avec 58,2% face au centriste Alain Poher. En l'absence de circonstances exceptionnelles, l'écart devrait donc se réduire entre les deux probables finalistes de 2012. D'autant que selon notre enquête, les électeurs sont encore relativement peu mobilisés. 24% des sondés disent que la prochaine présidentielle les intéresse «beaucoup», 39% «assez» et 26% «peu». Les moins passionnés sont, logiquement, ceux qui disent n'éprouver aucune sympathie partisane particulière, ce fameux «marais» qui, en général, fait l'élection.
  • Si les scores relevés sont improbables, les indications de reports de voix permettent d'évaluer l'état actuel des réserves de chacun des deux principaux candidats. 28% des électeurs du premier tour de Marine Le Pen voteraient Nicolas Sarkozy au second, mais 21% préféreraient François Hollande. Sept points d'écart, c'est peu. L'électorat dit «populaire» va donc être l'objet d'une bataille acharnée entre le président sortant, élu notamment grâce à lui en 2007, et le champion d'un PS dont les stratèges considèrent qu'il doit renouer avec les Français les plus modestes pour conquérir le pouvoir. L'électorat de premier tour de François Bayrou exprime une nette préférence pour François Hollande, qui récupérerait 47% des suffrages obtenus par le patron du MoDem, 20% seulement se portant sur Nicolas Sarkozy. Le retrait de Jean-Louis Borloo de la course à l'Élysée, s'il ne profite pas à Hervé Morin, ne résout donc pas non plus le problème du candidat de l'UMP avec les électeurs centristes, nombreux à ne pas exprimer d'intention de vote au second tour. Les supporteurs d'Eva Joly sont également très indécis. Certes, 49% d'entre eux affirment qu'ils se reporteront sur François Hollande, mais 45% n'ont pas encore choisi. De même que 29% des partisans de Jean-Luc Mélenchon, même si le gros de ses électeurs (63%) a déjà choisi le candidat socialiste. Toutes tendances confondues, 25% des sondés n'expriment pas d'intention de vote. La cristallisation ne s'est pas encore tout à fait produite.

more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

Hollande l'emporterait 57-43 face à Sarkozy (Harris)

Hollande l'emporterait 57-43 face à Sarkozy (Harris) | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande l'emporterait avec une nette avance (57%) face à Nicolas Sarkozy (43%) au second tour de la présidentielle, selon un sondage Harris Interactive pour la chaîne LCP-Assemblée nationale diffusé jeudi. Au premier tour, le candidat socialiste arriverait en tête avec 28% des intentions de vote, trois points devant l'actuel chef de l'Etat (25%). La présidente du Front national occupe la troisième position avec 19%, devant le président du MoDem François Bayrou (11%), qui a récemment annoncé sa candidature, le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon (6%) et l'écologiste Eva Joly (4%). L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin est crédité de 3%, les autres candidats potentiels ne dépassant pas 1%.

more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

"A quatre mois du premier tour, F. Hollande reste en pole position" (B. Teinturier - Ipsos)

"A quatre mois du premier tour, F. Hollande reste en pole position" (B. Teinturier - Ipsos) | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Apparemment, 2012 est l’élection que la gauche ne peut perdre pour au moins 8 raisons d’inégales importances :
  • Elle n’est pas sortante, et pour la première fois depuis VGE, c’est la droite qui l’est, sans dilution des responsabilités par le jeu des cohabitations.
  • Elle a remporté toutes les élections intermédiaires depuis les municipales de 2008 et, pour la 1ère fois sous la Vème république, le Sénat, ce qui traduit autant une dynamique que l’installation progressive de l’idée d’alternance.
  • Elle présente un nombre de candidats si ce n’est limité, du moins dans la moyenne de ce qu’elle a toujours fait depuis 1974 : 6 au maximum, en comptant Philippe Poutou et Jean Pierre Chevènement, lesquels n’iront ou ne pourront peut-être pas aller jusqu’au bout, ce qui ramènerait ce nombre à 4 ou 5.
  • Son candidat a été désigné par une procédure nouvelle, les primaires ouvertes, procédure plutôt réussie et sans que les déchirures de 2007 ne viennent les déliter.
  • Surtout, le bloc de gauche se situe à un niveau élevé : entre 45% et 47% des intentions de vote au 1er tour. C’est environ 10 points de plus qu’en 2007, 4 de plus qu’en 2002 et 6 de plus qu’en 1995. Et c’est un niveau proche de celui de 1981. En réalité, il n’y a qu’en 1988 et dans un contexte très particulier que la gauche, tirée par un Président sortant à haut niveau (34,11%) fit légèrement mieux.
  • Au sein des gauches par ailleurs, le PS est largement dominant : les enquêtes situent François Hollande entre 30 et 32% des intentions de vote, soit 65% environ de l’ensemble. Cela le positionne dans une moyenne plutôt haute puisqu’en 1981, François Mitterrand assurait 55% des voix de la gauche (69% en 1988). En 1995 et en 2002, la part de voix de Lionel Jospin était inférieure à 60% : 57% en 1995, 37% en 2002. 2007 constitue une exception trompeuse puisque Ségolène Royal réalise certes 70% des voix de gauche mais d’une gauche à faible niveau (36,5% des suffrages), ayant certes voté utile dès le 1er tour pour ne pas renouveler « le traumatisme du 21 avril » mais largement siphonnée par le candidat Bayrou.
  • S’agissant des controverses, les questions économiques et sociales semblent être plus que jamais au cœur de la campagne de 2012 et constituent les attentes prioritaires des Français. Or, qu’il s’agisse d’emploi, de pouvoir d’achat, d’avenir des retraites, d’avenir du système de santé, de d’éducation nationale ou des inégalités, le candidat Hollande domine très largement le Président sortant et fait également un peu mieux sur la réduction des déficits.
  • Enfin, le Front national représente plus que jamais un handicap lourd pour la droite : par son niveau tout d’abord, entre 16% et 19% suivant les instituts ; par les matrices de report au second tour des électeurs de Marine Le Pen ensuite, actuellement à un niveau historiquement bas pour Nicolas Sarkozy (moins de 40%).
  • Les rapports de force, les niveaux et les controverses sont donc très en faveur des gauches en général et du PS en particulier. Et pourtant, il serait périlleux d’affirmer que les choses sont jouées tant la gauche est également porteuse de fragilités. On peut en discerner au moins 4.
  • La gauche manque tout d’abord d’unité. Certes, elle est, comme la droite, plurielle depuis longtemps. Mais là où Nicolas Sarkozy est en passe de reconstituer une unité idéologique autour de quelques valeurs fondamentales (la rigueur, le travail, etc.) et donc, davantage de cohérence, des désaccords profonds opposent la gauche de Jean-Luc Mélenchon, celle d’Eva Joly et celle de François Hollande. Le nucléaire a montré une première pierre d’achoppement mais on peut penser que les retraites peuvent en constituer une autre, ou encore, le rapport à l’Europe. Comme souvent, c’est le rejet de l’adversaire et donc ici, de Nicolas Sarkozy qui assure un certain ciment mais celui-ci est friable.
  • Le PS manque d’une culture de chef : à l’exception de Dominique de Villepin, petits et grands ténors de la majorité sont derrière Nicolas Sarkozy. Certes avec des arrières pensées pour certains mais ils sont néanmoins là et poussent ensemble. Dans le jeu des acteurs, de nombreuses personnalités socialistes semblent absentes ou peu actives. François Hollande ne domine pas ses équipes comme Nicolas Sarkozy impose l’unité de ton dans une verticalité peu appréciée de l’opinion, mais qui est sur ce point efficace.
  • La crise économique est un atout tout autant qu’une plaie pour le PS et son leader. Un atout, parce qu’elle lamine le bilan présidentiel et impose une cure d’austérité rejetée par une majorité de Français mais une plaie parce qu’elle rend plus difficile l’expression d’une politique à la fois alternative et financièrement crédible. Par ailleurs, la crise donne du relief à un Président « aux côtés des autres chefs d’Etat ». Il faut certes encore qu’il fabrique du résultat pour combler cet image d’un Président encore plus « haut et loin » mais cette position dominante peut aussi souligner le déficit de François Hollande en la matière.
  • Enfin, les catégories populaires rejettent actuellement Nicolas Sarkozy et portent prioritairement leurs suffrages vers Marine Le Pen et François Hollande. Mais elles sont aussi potentiellement abstentionnistes. Si leur mobilisation est différentielle et se fait de manière imparfaite vers François Hollande, et si les reports de voix lepénistes du 1er au second tour s’améliorent pour Nicolas Sarkozy, les choses peuvent donc évoluer.
  • En cette fin d’année 2011, la gauche et le PS semblent donc bien partis pour l’emporter en 2012. Mais rien n’est, à ce stade, définitivement joué.
more...
No comment yet.
Scooped by Erwan Lescop
Scoop.it!

Trois Français sur quatre s'intéressent à la présidentielle de 2012 (TNS-Sofres)

Trois Français sur quatre s'intéressent à la présidentielle de 2012 (TNS-Sofres) | Hollande 2012 | Scoop.it
  • La politique a "le vent en poupe chez les Français". Ainsi se conclut l'enquête TriElec réalisée par TNS-Sofres et rendue publique mardi 22 novembre. Plus d'un sondé sur deux (55 %) déclare s'intéresser "beaucoup" ou "assez" à la politique. Ils sont 75 % à s'intéresser à l'élection présidentielle de 2012.
  • C'est François Hollande qui recueille l'image la plus positive parmi les candidats testés (Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, François Hollande, François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen). Les deux tiers des sondés placent M. Hollande en tête des trois caractères auxquels ils sont censés associer les candidats – "veut vraiment changer les choses", "comprend les problèmes des gens" et "a l'étoffe d'un président". Dans une posture moins favorable, Nicolas Sarkozy "a l'étoffe d'un président" pour 57 % des interviewés.
  • La progression des avis favorables sur l'image de Marine Le Pen constitue le second enseignement de cette enquête. La présidente du Front national est, derrière François Hollande, la candidate qui incarne le mieux la "volonté de changement" : 57 % le pensent, soit 9 points de plus que le score de Jean-Marie Le Pen en 2002. Le FN de Marine le Pen "inquiète" en revanche autant que celui de son père (64 %). 8 % des sondés disent souhaiter sa victoire en mai 2012. 16 % pensent que sa candidate sera qualifiée pour le second tour.

more...
No comment yet.