Hollande en tête aux 1er (30%) & 2nd tour (58%) - OpinionWay | Hollande 2012 | Scoop.it
  • La première vague du baromètre OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro et LCI confirme la bipolarisation du débat présidentiel. François Hollande obtient 30% des suffrages, contre 26% à Nicolas Sarkozy. Marine Le Pen en recueille 18%. François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon font jeu égal à 7%, Eva Joly plafonne à 5% et les autres «petits candidats», Hervé Morin compris, ne dépassent pas 1%. Cités chacun par quelque 40% des sondés, la protection sociale, le pouvoir d'achat et l'emploi constituent le trio de tête des préoccupations des électeurs. Mais la dette et les déficits (30% des citations) et les inégalités sociales (27%) arrivent juste derrière, loin devant la sécurité et l'immigration (18% et 16%).
  • Au deuxième tour, l'écart reste de 16 points entre François Hollande (58%) et Nicolas Sarkozy (42%). Si l'on excepte les 82,21% obtenus par Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen en 2002, le score dont le candidat du PS est crédité n'a été atteint qu'une fois depuis que le président de la République est élu au suffrage universel. C'était en 1969: le général de Gaulle avait démissionné et Georges Pompidou s'était fait élire avec 58,2% face au centriste Alain Poher. En l'absence de circonstances exceptionnelles, l'écart devrait donc se réduire entre les deux probables finalistes de 2012. D'autant que selon notre enquête, les électeurs sont encore relativement peu mobilisés. 24% des sondés disent que la prochaine présidentielle les intéresse «beaucoup», 39% «assez» et 26% «peu». Les moins passionnés sont, logiquement, ceux qui disent n'éprouver aucune sympathie partisane particulière, ce fameux «marais» qui, en général, fait l'élection.
  • Si les scores relevés sont improbables, les indications de reports de voix permettent d'évaluer l'état actuel des réserves de chacun des deux principaux candidats. 28% des électeurs du premier tour de Marine Le Pen voteraient Nicolas Sarkozy au second, mais 21% préféreraient François Hollande. Sept points d'écart, c'est peu. L'électorat dit «populaire» va donc être l'objet d'une bataille acharnée entre le président sortant, élu notamment grâce à lui en 2007, et le champion d'un PS dont les stratèges considèrent qu'il doit renouer avec les Français les plus modestes pour conquérir le pouvoir. L'électorat de premier tour de François Bayrou exprime une nette préférence pour François Hollande, qui récupérerait 47% des suffrages obtenus par le patron du MoDem, 20% seulement se portant sur Nicolas Sarkozy. Le retrait de Jean-Louis Borloo de la course à l'Élysée, s'il ne profite pas à Hervé Morin, ne résout donc pas non plus le problème du candidat de l'UMP avec les électeurs centristes, nombreux à ne pas exprimer d'intention de vote au second tour. Les supporteurs d'Eva Joly sont également très indécis. Certes, 49% d'entre eux affirment qu'ils se reporteront sur François Hollande, mais 45% n'ont pas encore choisi. De même que 29% des partisans de Jean-Luc Mélenchon, même si le gros de ses électeurs (63%) a déjà choisi le candidat socialiste. Toutes tendances confondues, 25% des sondés n'expriment pas d'intention de vote. La cristallisation ne s'est pas encore tout à fait produite.