Hollande approuve le "gel" de la circonscription de M. Kucheida dans le Pas-de-Calais | Hollande 2012 | Scoop.it

Oui, François Hollande a bien eu Jean-Pierre Kucheida au téléphone, mais ce n'était pas pour l'assurer de son soutien. "Kucheida a appelé Hollande vendredi, c'est vrai. Mais Hollande lui a seulement dit qu'il était d'accord avec la décision prise par Martine Aubry la veille de geler sa circonscription", a indiqué Manuel Valls, le responsable de la communication du candidat socialiste, contacté par Le Monde dimanche soir. Contrairement à ce qu'affirme le Journal du dimanche dans son édition du 11 décembre, ce n'est donc pas M. Hollande qui aurait "appelé Kucheida sur son portable" mais l'inverse. De plus, le contenu de leur conversation aurait été différent de ce qu'en rapporte l'hebdomadaire dominical. "Tiens bon, on va laisser le vent retomber. Ca va passer", aurait dit le candidat socialiste au député et maire de Liévin (Pas-de-Calais), tout en l'assurant "de son soutien et de son amitié". La version donnée par M. Valls, dimanche soir, suggère une plus grande distance de M. Hollande vis-à-vis de M. Kucheida, même si, précise M. Valls, "dans cette affaire il faut naturellement respecter la présomption d'innocence". Accusé par Gérard Dalongeville, ancien maire d'Hénin-Beaumont, d'être au coeur d'un système de corruption impliquant la fédération socialiste du Pas-de-Calais, M. Kucheida avait vu son investiture aux élections législatives de juin 2012 suspendue par Martine Aubry, jeudi soir, après la publication par l'AFP d'une lettre adressée par Arnaud Montebourg à la première secrétaire du PS faisant état des dysfonctionnements de la fédération et lui demandant de mettre à l'écart deux députés sortants, dont M. Kucheida. Jusqu'à présent, François Hollande s'était refusé à tout commentaire dans cette affaire. Samedi, en marge de la convention nationale d'investiture du PS pour les législatives, M. Valls avait indiqué que le candidat socialiste "ne se laisserait pas entraîner par les affaires internes" du parti, appelant "au ressaisissement de chacun et au rassemblement de tous".