Hollande et les sobriquets (blog G. Tabard - Les Echos) | Hollande 2012 | Scoop.it

"Luc Chatel, au grand jury hier soir, a comparé François Hollande à Babar et Nicolas Sarkozy à Asterix. Drôle de Match, non ? Oui, ce qui est étonnant c’est que François Hollande suscite à ce point les comparaisons et les images, pas toutes flatteuses, tant s’en faut. Laurent Fabius il y a dix ans, l’avait comparé à une fraise des bois. Luc Chatel le compare aujourd’hui au roi des éléphants. Arnaud Montebourg qui le soutient aujourd’hui l’avait rebaptisé Flamby ; ce n’était pas très flatteur. Sur un terrain politique, Martine Aubry avait joué, et perdu, la primaire en s’en prenant à la « gauche molle » incarnée par le député de la Corrèze. Cette fois que Jean-Luc Mélenchon qui l’affuble de qualificatif de « capitaine de pédalo dans la tempête ». Toutes ces images au mieux ironiques, au pire désobligeantes, visent toutes à une chose : mettre en cause la crédibilité, l’autorité, la stature, de celui qui est désormais le candidat socialiste à l’élection présidentielle. « Babar, disait ainsi Chatel hier soir, c’est l’histoire qu’on raconte aux enfants pour les endormir le soir ». L’inverse bien sûr du devoir de vérité qu’impose la crise. L’UMP, qui a réuni sa « cellule de riposte » à la veille du week-end du 11 novembre a décidé de pilonner Hollande avec cet angle d’attaque. C’est normal, après tout la gauche n’a jamais retenu ses coups contre Nicolas Sarkozy. La droite, à son tour ne va pas se gêner de prendre sa revanche d’autant qu’elle a un gros retard à rattraper. Le plus embarrassant pour François Hollande, ce sont les coups venant de ceux avec qui il devra former une majorité en cas d’élection. Il y a le problème avec les Verts sur le nucléaire, on va y venir. Mais il y a surtout Jean-Luc Mélenchon qui accuse le candidat PS d’avoir la « même analyse » de la crise que Nicolas Sarkozy et d’être une sorte de « Papandréou français » - ce n’est pas un compliment – et d’être « incapable de rassembler une majorité populaire ». il y a, comme toujours, de la posture dans le discours de Mélenchon mais le problème pour Hollande c’est que pour exister, le candidat du Front de gauche a besoin de se démarquer donc ses attaques risques d’être incessantes durant les mois qui viennent. (...)"