Hollande 2012
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François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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Triple A : Hollande ne "souhaite pas" la dégradation et dénonce "l'échec" de Sarkozy

Triple A : Hollande ne "souhaite pas" la dégradation et dénonce "l'échec" de Sarkozy | Hollande 2012 | Scoop.it

Au lendemain de l'avertissement de S&P, le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, a affirmé mardi qu'il ne souhaitait "pas qu'il y ait une dégradation de la note de la France" par les agences de notation, tout en dénonçant "un échec de la politique conduite depuis cinq ans" par Nicolas Sarkozy." "Je ne souhaite pas qu'il y ait une dégradation de la note de la France, à la fois pour les Français, parce que ça voudrait dire que nous serions obligés les uns et les autres d'emprunter à des taux plus élevés, mais aussi parce que je pense à l'après-2012", a déclaré François Hollande sur France Inter. "Je ne veux rien dire qui puisse affaiblir la France au moment où elle affronte des difficultés, elle les affronte d'ailleurs depuis plusieurs années", a-t-il ajouté. Il a toutefois estimé que "la situation marque un échec de la politique qui est conduite depuis cinq ans" par le chef de l'État. Le député de Corrèze a notamment mis en cause "les plans successifs de rigueur, l'absence de soutien de l'activité" par le gouvernement qui ont abouti à "une croissance minimale au premier semestre 2012. Et donc le doute s'est installé sur l'affichage des perspectives de réduction des déficits" de la France. "D'autre part, a-t-il dit, notre système bancaire est fragile." Selon le candidat PS, "la France devrait d'ores et déjà reprendre les allègements fiscaux qui ont été consentis aux plus favorisés et qui n'ont pas été repris par les deux derniers plans dits de rigueur présentés par le gouvernement".

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Hollande appelle la gauche à ne pas "ranimer des relents anti-allemands"

Hollande appelle la gauche à ne pas "ranimer des relents anti-allemands" | Hollande 2012 | Scoop.it

Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a déclaré vendredi à l'AFP que pour le candidat PS à la présidentielle, "la gauche ne doit pas, en aucune façon, ranimer des relents et des sentiments anti-allemands", en référence aux débats actuels autour de la zone euro. "Le couple franco-allemand est plus que jamais nécessaire pour sortir de la crise en Europe", a souligné M. Moscovici, ajoutant que "François Hollande en est convaincu et le dira dès dimanche à Berlin au congrès du SPD [Parti socialiste allemand] dont il est l'invité". Plus tôt dans la journée, le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, a dénoncé dans un communiqué "les socialistes" qui "prennent les risques de ressusciter en France les vieux démons de la germanophobie", et ce "par pure tactique politicienne, avec pour seul objectif l'affaiblissement du président français". Dans le cas d'espèce, M. Juppé s'est essentiellement attaqué aux propos tenus par le député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg : "'Nationalisme allemand', 'politique à la Bismarck', 'droite prussienne'. L'emploi de ces termes fait froid dans le dos. Il est honteux, par hargne partisane, de fragiliser notre acquis le plus précieux : la réconciliation, l'amitié franco-allemande." Le ministre a aussi critiqué "les dirigeants socialistes [qui] accusent la France de se mettre à la remorque de l'Allemagne. Par exemple, François Hollande qui déclare : 'Depuis plusieurs mois, c'est Mme Merkel qui décide et M. Sarkozy qui suit'. Non seulement c'est faux – et il sera facile de le démontrer – mais c'est irresponsable". Vendredi, le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen a répondu au communiqué de M. Juppé en affirmant que "dénoncer la politique aveugle et égoïste de la droite allemande et regretter que le président de la République n'ait ni la force ni la lucidité de s'y opposer est non seulement un devoir national mais aussi l'expression de l'espoir d'une autre politique européenne enfin dégagée de ses oripeaux idéologiques". La semaine dernière, M. Le Guen avait affirmé que la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sur la crise de l'euro, c'était "Daladier à Munich". Arnaud Montebourg, troisième homme de la primaire du Parti socialiste, avait plaidé mercredi en faveur d'une confrontation dure avec Angela Merkel qu'il a accusée d'être en train de "tuer l'euro" et de mener "une politique à la Bismarck", en référence au chancelier allemand qui a vaincu la France en 1870. Le soir même, face aux prises de distance de plusieurs membres du PS, dont François Hollande, M. Montebourg avait précisé : "Ce n'est pas l'Allemagne que j'accuse, c'est l'annexion par la droite prussienne de la droite française que je condamne." Il a ensuite développé son propos dans une tribune publiée sur le site Rue89.

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François Hollande défend sa vision d’une relation franco-allemande "équilibrée"

François Hollande défend sa vision d’une relation franco-allemande "équilibrée" | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Donner des gages de germanophilie à l'heure où certains socialistes français n'hésitent pas à convoquer les vieux démons germanophobes. Mais ne pas paraître, pour autant, s'aligner sur le modèle allemand, à un moment où la capacité à défendre les intérêts nationaux apparaît comme un enjeu majeur de la présidentielle de 2012. Tels sont les deux messages que François Hollande est venu délivrer à Berlin, lundi 5 décembre, où il était l'invité d'honneur du congrès du Parti social-démocrate (SPD). Dans un discours d'une petite demi-heure, travaillé en étroite concertation avec Jean-Marc Ayrault, le germanophile et germanophone président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, et Jacques-Pierre Gougeon, spécialiste de l'Allemagne à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), M. Hollande a d'abord insisté sur "la force" qu'il accorde à "l'amitié franco-allemande".
  • Socialiste s'adressant à des sociaux-démocrates, il était logique qu'il rende hommage aux "bâtisseurs de l'Europe issus de nos rangs", Willy Brandt et Helmut Schmidt d'un côté, François Mitterrand et Jacques Delors de l'autre. Pas un mot, en revanche, de Lionel Jospin et Gerhard Schröder. Il faut dire que les années 1998-2002, seule période où les socialistes français et allemands ont gouverné en même temps – hormis une courte cohabitation en 1981 – ont surtout fait apparaître des divergences entre les deux formations politiques. M. Hollande était alors premier secrétaire du PS. Mieux valait donc oublier cet épisode. Socialiste invité par des camarades d'un parti frère, mais tout autant candidat à l'élection présidentielle française s'adressant à des Allemands, M. Hollande ne pouvait pas, pour autant, faire comme si le couple franco-allemand n'était pas en crise. Ni passer sous silence les craintes d'une partie de l'opinion à l'égard d'une Allemagne tentée d'imposer ses règles au reste de l'Europe.
  • Célébrant la "force d'entraînement" que l'amitié franco-allemande a constituée pour la construction européenne, M. Hollande a insisté sur la nécessité d'une relation "équilibrée", faite non d'"imitation", mais de "reconnaissance de nos atouts mutuels", non de "méfiance" mais de "franchise". Cette "franchise", c'est essentiellement sur la question de la souveraineté que le candidat socialiste l'a manifestée. Au SPD, qui reste évasif sur le sujet, M. Hollande a clairement redit son hostilité à une "éventuelle censure" de la Cour de justice européenne sur les budgets nationaux, telle que l'imagine Angela Merkel. Un tel projet nourrit "la crainte d'une dépossession démocratique que bien des peuples n'accepteront plus", a-t-il souligné. Il a aussi répété, à des sociaux-démocrates qui n'ont pas pris de position définitive, qu'il est hostile à un nouveau traité, moins sur le principe qu'en raison du temps que cela nécessiterait.
  • Pour le reste, le candidat socialiste, qui a présenté son projet de "pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance", n'a rien dit qui puisse froisser les quelque 5 000 congressistes venus l'écouter. D'abord parce que le PS et le SPD sont globalement d'accord sur le renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF), et la taxation des transactions financières. Ensuite parce que M. Hollande, tout en rappelant son souhait de voir la Banque centrale européenne (BCE) "élargir son rôle de prêteur", s'est bien gardé de demander une modification des statuts de celle-ci. Il a seulement affirmé que la BCE "doit pleinement jouer son rôle". Enfin parce que rien, dans son idée de substituer à "un fédéralisme de marchés" un "fédéralisme de projets", fondé notamment sur un approfondissement de la coopération franco-allemande en matière de recherche, de sécurité et de politique industrielle, n'était de nature à heurter son auditoire. Aussi bien celui-ci lui a-t-il réservé une standing ovation.
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