Hollande 2012
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François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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Retraites : Aubry et Fabius à l'unisson avec Hollande

Retraites : Aubry et Fabius à l'unisson avec Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it
  • «Moi, je parle comme François Hollande», assure Martine Aubry. En pleine passe d'armes entre l'UMP et le candidat socialiste sur la question des retraites - la majorité accusant le socialiste d'avoir menti - le PS se lance dans une explication de texte. Ce jeudi matin, Laurent Fabius et Martine Aubry sont montés au créneau pour justifier la position de leur candidat. Ils ne reviendronnt «pas à l’âge légal de la retraite à 60 ans», dénonce le Front de gauche, «seul à défendre les valeurs de la gauche et les intérêts des salariés». De son côté, l'UMP continue de faire entendre sa petite musique, par la voix de Laurent Wauquiez notamment, qui a fustigé «le double mensonge» du député de Corrèze.
  • Hollande veut régler «très vite (...) la plus grande des injustices». La Première secrétaire du parti, tout comme l'ancien Premier ministre socialiste, a répété que la question des retraites serait traitée en deux temps. Tout d'abord, une «décision immédiate» pour «permettre à ceux qui ont commencé à travailler tôt de partir immédiatement», selon les mots de Martine Aubry sur France Inter. Soit, a détaillée Laurent Fabius sur RTL, «toutes les personnes qui ont commencé à travailler avant 18 ans, à condition qu'elles aient 41 annuités». «Ce que veut (François Hollande), c'est faire cela très vite, dès qu'il sera élu président de la République», a précisé Martine Aubry pour qui on est là face à «la plus grande des injustices». Et, «François Hollande la traitera dès qu'il arrivera à la présidence de la République», a-t-elle insisté.
  • Fabius : «Ne nous faisons pas non plus d'illusions». Seconde étape, a rappelé Laurant Fabius : «à la fin de l'année 2012», il s'agira d'ouvrir «une négociation qui portera sur l'ensemble des paramètres, c'est-à-dire à la fois la décote, la durée de cotisation, la pénibilité, le financement, et dans ce cadre-là, la question des 60 ans pour les différentes catégories sera posée». Le tout, avec la «volonté de privilégier tous ceux qui ont eu des carrières pénibles», selon l'ex-Premier ministre, qui affirme : «Il faut une politique qui change les choses mais qui en même temps soit sérieuse.» Alors qu'on lui demandait si tout le monde pourrait partir à la retraite à 60 ans, le responsable socialiste a rétorqué : «Ne nous faisons pas non plus d'illusions», évoquant «la situation financière des régimes de retraite, qui n'a pas été réglée par le gouvernement, et la situation financière du pays». Martine Aubry, elle, a néanmoins affirmé : «Le principe d'une durée légale, qui permet effectivement à chacun d'avoir la liberté de partir avant l'âge qu'a fixé le gouvernement, 62 ans, est acquis, il faut en discuter les modalités et les décotes.»
  • Un recul par rapport au projet PS ? «La position de Hollande prévaut». Est-ce là un recul par rapport au projet PS qui, en avril, prévoyait de rétablir «l’âge légal à 60 ans (qui permettra à ceux qui ont commencé à travailler tôt ou exercé des métiers pénibles de pouvoir partir au même âge) et l’âge de départ sans décote à 65 ans» ? «Disons que c'est plus précis, a glissé Laurent Fabius. En ce qui concerne le candidat, qui est François Hollande, il n'a pas caché quelle était sa position, dans les primaires (…) C'est lui-même qui a prévalu et c'est cette position qui prévaut.» Une position qui «tient compte aussi du fait que la situation économique (..) va se détériorer et qu'il ne faut pas payer les gens en monnaie de singe». François Hollande avait néanmoins signé le projet PS.
  • La colère du Front de gauche. «Après les déclarations de François Hollande, Martine Aubry et Laurent Fabius ont confirmé ce matin qu’en cas de victoire, ils ne reviendraient pas à l’âge légal de la retraite à 60 ans», regrette Eric Coquerel, conseiller spécial auprès de Jean-Luc Mélenchon, dans un communiqué. «En réalité, repousser l’age de la retraite n’est pas seulement attaquer un des principaux acquis sociaux mais constitue une faute en matière économique et sociale, peut-on y lire. Alors que le chômage explose tant chez les jeunes que chez les travailleurs en fin de carrière, il est stupide d’empêcher des salariés de prendre leur retraite à un âge qu’ils ont toujours plus de mal à atteindre en activité.» Et de conclure : «Décidément plus la campagne avance, plus il apparait malheureusement qu’il revient au seul Front de Gauche de défendre les valeurs de la gauche et les intérêts des salariés.»
  • Wauquiez fustige un «double mensonge». Dans la même veine que le Premier ministre, François Fillon, qui avait accusé, mardi, le candidat du PS de «mentir», Laurent Wauquiez, sur Europe 1, a dénoncé ce qu'il considère être «le double mensonge» de François Hollande. «Il avait promis un retour à la retraite à 60 ans pour tout le monde. Or, il dit désormais que ne seront concernés par cette mesure que les salariés qui ont commencé à travailler à 18 ans», a martelé le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. «C'est un candidat à la présidentielle qui renonce à ses promesses avant même d'être élu», a-t-il lancé. Reprenant le refrain entonné depuis quelques temps déjà, le ministre a jugé qu'il s'agit du «discours de quelqu'un qui n'a pas de convictions». «Ce qui est clair, c'est qu'il n'y aucun cap», a-t-il lancé.
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L. Fabius prépare les 100 premiers jours de la présidence Hollande

L. Fabius prépare les 100 premiers jours de la présidence Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Dimanche 4 décembre, Laurent Fabius était l'invité de l'émission "C Politique" sur France5. Il a expliqué son rôle auprès de François Hollande et se définit comme un "sage actif" de la politique Laurent Fabius n'est pas dans l'équipe de campagne de François Hollande. L'ancien premier ministre s'occupe du coup d'après. Entouré d'une centaine d'experts du parti socialiste, il prépare la première année d'un éventuel mandat de François Hollande.
  • "M.Hollande m' a confié cette tâche sur la base de la plateforme que notre candidat présentera en janvier. Par rapport au programme socialiste, cette plateforme tiendra compre de la conjoncture économique qui s'est dégradée et des propositions personnelles de François Hollande", explique M.Fabius. Il dresse ensuite le calendrier des premières mesures à prendre. "Avant les législatives, il faudra préparer deux rendez vous : le G8 de Chicago et le sommet de l'Otan. Ensuite il y aura une session extraordinaire du parlement en juillet pour voter un projet de loi de finances rectificatif""En septembre", poursuit-il, " il faudra préparer le budget et voter vite un projet de loi sur l'égalité salariale entre les hommes et les femmes". Il annonce également la convocation d'un sommet économique et social avec les partenaires sociaux pour "faire le point sur la situation".
  • Interrogé sur le climat au PS autour des investitures aux législatives, M.Fabius répond en "sage de la politique" comme il s'est défini en début d'émission. "C'est toujours difficile. Il faut libérer des places pour les partenaires, les femmes, la diversité, le renouvellement. Cela crée de l'amertume et de la frustration. Il n'y a jamais de bonnes solutions dans ces affaires". Sans surprise, M. Fabius a critiqué le discours de Toulon de Nicolas Sarkozy. "L'élaboration d'un nouveau traité européen va prendre du temps. Or il faut traitrer l'urgence. La Banque centrale européenne doit intervenir. Il faut une discipline de la part des Etats. Il faut une coordination européenne pour la préparation des budgets en adoptant les mêmes hypothèses de croissance", explique t-il.
  • Enfin M.Fabius s'est désolidarisé des propos d'Arnaud Montebourg sur Angela Merkel et de Jean-Marie Le Guen comparant Nicolas Sarkozy à Daladier. "Les deux socialistes qui se sont exprimé ne représentent pas le point de vue du parti. Tout ce qui est germanophobe est à 100 lieues de ce que pensent les socialistes. L'amitié franco-allemande est fondamentale", a martelé l'ancien premier ministre qui avait fait campagne pour le non au moment du référendum sur le traité constitutionnel européen. "Une Europe ouverte oui, une Europe offerte non", conclut M.Fabius
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Fabius : «Nous ne continuerons pas la règle du 1 sur 2, mais nous n'augmenterons pas le nombre de fonctionnaires»

Fabius : «Nous ne continuerons pas la règle du 1 sur 2, mais nous n'augmenterons pas le nombre de fonctionnaires» | Hollande 2012 | Scoop.it

Ce matin [07/12], les ténors socialistes se sont exprimés dans les émissions matinales pour donner leur vision de la crise de la zone Euro. Si pour l'ensemble des caciques de gauche, le gouvernement est responsable de la situation économique de pays, Laurent Fabius, l'ancien premier ministre n'a pas manqué de distiller habilement quelques pistes du projet PS pour la présidentielle. Parmi ces annonces qui risquent bien de faire réagir, le fait que les socialistes ne comptent pas augmenter le nombre de fonctionnaires, alors qu'une des mesures-phares de François Hollande est de créer 60 000 postes dans l'éducation nationale. Par ailleurs, l'intervention du premier ministre François Fillon, la veille au soir au journal de 20 heures qui a exclu un troisième plan de rigueur n'a pas réussi à calmer les ardeurs de l'opposition à gauche. Michel Sapin, secrétaire national à l'économie du PS a lancé la première salve. Invité sur RTL chez Jean-Michel Apathie, il a assuré qu'il y a «dans la tête de François Fillon une vision de la France qui se dégrade». Selon lui, si «la France n'a plus de croissance» et qu'«elle est en récession», «le gouvernenement et le président de la République en porte une forte responsabilié». Le proche de François Hollande chargé de la rédaction du projet présidentiel, assure que ce nouveau contexte économique change la donne dans le programme du PS. « Il faut prendre en compte cette réalité », admet l'ancien ministre du gouvernement Jospin, mais avant de positiver. «J'espère bien que la France ne sera pas en récession pendant des dizaines d'années », assure-t-il. Michel Sapin, a également mis en garde contre un nouveau traité européen qui ne serait fait que de «procédures» pour «mettre en oeuvre que de l'austérité, sans solidarité». Quant à savoir si à l'avenir, François Hollande pourrait être engagé par ce nouveau traité. Le député de l'Indre a été très clair : «la seule chose qui engage, c'est un traité ratifié, pas un traité négocié».  Invitée sur France 2, Martine Aubry, la patronne du PS, a exhorté le président de République à «agir» contre la crise au lieu de «bavasser sur des règles juridiques pour faire plaisir aux agences de notation.» «J'aurais été rassurée si le Premier ministre avait dit qu'il allait enfin faire en sorte de sortir de la crise en supprimant des cadeaux fiscaux non financés qui expliquent une grande partie de nos déficits, et en aidant à la relance de la croissance», a affirmé la maire de Lille. Pas question non plus pour elle, de se rassurer après l'annonce du refus du troisième plan de rigueur. «On nous avait dit qu'il n'y aurait pas de second. Chacun sait que les promesses du président du gouvernement sont rarement tenues», attaque-t-elle. «Relancez la croissance, réduisez vos déficits, les avantages fiscaux accorés aux plus favorisés», a conclu Martine Aubry. Quelques minutes plus tard, Laurent Fabius a pris le relais, au rendez-vous RMC-BFM-TV. Invité chez Jean-Jacques Bourdin, l'ancien premier ministre n'a pas mâché ses mots. «La politique économique de la France a été menée en dépit du bon sens», a affirmé le député de Seine-Maritime. «Si on est menacé par la perte du triple A, c'est parce que la situation en France est mauvaise, déclare le socialiste, qui se défend «de jouer la politique du pire» «La vraie règle d'or c'est de gérer correctement les finances publiques aujourd'hui», a-t-il déclaré. Pour l'avenir, celui qui travaille actuellement avec d'autres experts sur le projet PS a donné quelques pistes à suivre, notamment sur le nombre de fonctionnaires. «Nous ne continuerons pas la règle du 1 sur 2, mais nous n'augmenterons pas le nombre de fonctionnaires», a-t-il annoncé. Même s'il concède qu'il n'a pas toujours été d'accord avec François Hollande dans le passé, il annonce qu'il jouera un rôle déterminant dans sa campagne : «je vais aller à l'étranger pour le représenter en février». Mais pas question d'adhérer à l'idée du traité européen porté par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel pour sortir de la crise. «Il faut aller vite alors qu'un traité ca met des mois et des années, il ne répond pas à l'urgence. Cela ne permet pas de relancer la croissance», a-t-il critiqué.

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Hollande donne du temps au temps

Hollande donne du temps au temps | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Plus mitterrandien que jamais, le candidat socialiste ne veut pas courir derrière Nicolas Sarkozy ni précipiter son entrée en campagne. Il a regardé celui qu’il appelle le "Président sortant" et Barack Obama sur l’écran d’un ordinateur portable dans un bureau du club house du stade de Brive, vendredi soir. François Hollande assume ce côté "drôle d’endroit pour une réponse". Le candidat socialiste ne veut pas jouer au président. "Chacun doit être à sa place, confie-t-il au JDD. Je n’allais pas inventer un contre-G20 ou participer à une contre-manifestation. Je ne vais pas demander à rencontrer Barack Obama. Je suis candidat, auteur et président du conseil général. La Foire du livre de Brive est une des manifestations les importantes de l’année en Corrèze. Je suis donc à ma place." Le monde est en crise, la zone euro au bord du chaos et François Hollande est sur ses terres corréziennes, au conseil général, à un match de rugby et à cette Foire du livre de Brive-la-Gaillarde. Le candidat sait ce qu’il doit à cette terre qui a donné d’autres présidents à la France. Il ne veut pas brûler les étapes, de peur de se brûler les ailes. Sa seule présidence, c’est celle du conseil général, il la revendique : "Je fais le travail que les électeurs de Corrèze m’ont demandé, assume le candidat. Vendredi, je présidais une séance, je m’occupais des terres agricoles, des déplacements scolaires. Si je ne le faisais pas, les Corréziens seraient en droit de me demander de démissionner." Hollande fait le job que ses électeurs lui ont confié et il aime ça. Samedi, il a passé des heures à dédicacer son livre, Le Rêve français, au stand de son éditeur, Privat. Et chaque lecteur repartait avec son petit mot personnalisé. "C’est leur feuille de route pour 2012", s’amuse le candidat, qui griffonne "À Émilie, une amie de l’Aveyron qui attend avec impatience le changement… en 2012" ou "Rendez-vous en 2012" ou "En attendant avec espoir 2012". Il sourit pour les photos et n’oublie jamais que chaque voix comptera en mai prochain. À Michèle, qui lui demande "la dédicace du futur président", il répond : "Vous êtes à la bonne adresse." À tous, Hollande lance : "Continuez le travail, ce qu’il faut c’est gagner, même d’un point." Ici, il n’y a que des fans, convertis de la première ou de la dernière heure. Une brune, la cinquantaine tend son livre : "Vous m’avez parfois profondément agacé, mais là, je suis conquise. Je suis profondément amoureuse de ce qui se passe en ce moment, j’espère vous dire bientôt Monsieur le Président", il acquiesce. Partout où il passe, Hollande pense à la présidentielle. Et même si la primaire est désormais derrière lui, il n’a rien oublié. Vendredi soir, les allées de la Foire du livre semblent bien étroites tant les auteurs comme les lecteurs veulent voir le "président normal". Et Hollande savoure ce bain de foule, posant pour tous les portables qui se tendent. Et vérifiant que les photos sont réussies. À une dame déçue, qui dit qu’"elle est floue", le candidat malicieux lance : "Refaites-la, il y en a qui disent que je suis flou, faites-la nette et dure."
  • François Hollande prend son temps, il n’a pas encore de locaux de campagne, peaufine sa future équipe et veut maîtriser cet entre-deux, avant de se lancer en janvier dans la présidentielle "C’est une période de transition, de préparation et de réactivité, il faut réfléchir et agir, préparer et parler, arbitrer." Il sait que la bataille face à Nicolas Sarkozy sera plus âpre que les sondages le laissent penser aujourd’hui. Il assume cette étrange période : "Je n’allais pas me lancer dans une campagne présidentielle avant l’heure. J’ai un projet à caler, des équipes à organiser, des solidarités à cimenter. Laurent Fabius m’a remis son rapport sur la première année. J’aurai encore à travailler. Je rencontre mercredi prochain des économistes pour prendre toute la mesure de ce que nous vivons. Je vois des philosophes, je voulais cette période." Dans deux semaines au plus tard, François Hollande aura constitué son équipe présidentielle, l’armature ne sera pas très différente de celle de la primaire, mais elle sera plus large. "On précisera des fonctions, annonce-t-il. Et j’appellerai un préfet pour gérer les questions d’organisation, de déplacements, de sécurité. Ce sera un secrétaire général de campagne, à côté d’un directeur de campagne politique." Ce dernier devrait être Pierre Moscovici, comme dans la primaire. L’équipe Hollande sera plurielle, intégrant des proches de ses adversaires de la campagne interne. "Je veux que chacun et chacune trouve sa place. Après dix ans d’opposition et vingt-trois ans sans président de gauche, toutes les générations du PS veulent gagner." Vendredi, il célébrera le 11-Novembre et fera d’ici à Noël, quelques déplacements à l’étranger. "J’irai sûrement aux États-Unis puisque j’y suis invité. J’irai en Allemagne au congrès du SPD et à Bruxelles puisque le moment et le lieu le justifient." François Hollande ne peut se tenir trop loin de la crise économique.
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