Hollande 2012
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François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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Hollande compte "aller chercher la victoire"

Hollande compte "aller chercher la victoire" | Hollande 2012 | Scoop.it

C’est la dernière fois qu’il vient en Corrèze avant ses vœux, le 7 janvier. Ce samedi pluvieux, loin du microcosme parisien et de la convention d’investiture du PS pour les législatives, accompagné de son seul directeur de cabinet au conseil général, Karim Maatoug, et de son chauffeur, François Hollande se sent « en vacances ». Malgré son agenda très chargé, il veille à ne pas sacrifier la terre de laquelle il tire sa légitimité. « Les Corréziens se sont beaucoup mobilisés pour moi pendant les primaires, y compris à droite. Et du jour où je suis candidat, je leur échappe... » reconnaît-il. Mais désormais, sa priorité, c’est sa campagne pour l’Elysée, qu’il a bien en tête. Vendredi, il poursuivra sa tournée européenne en se rendant à Rome. Il y rencontrera le président de la République – « un ancien communiste octogénaire, Giorgio Napolitano, que je connais bien » –, passera par le mini-congrès du Parti démocrate et s’entretiendra avec Mario Monti. En janvier, il ira à Londres. « Avec l’isolement de David Cameron, ça devient intéressant ; Ed ­Miliband, le chef du Parti travailliste, sera d’autant plus à l’aise pour marquer quelque chose avec moi », dit-il. Il a reporté ses déplacements plus lointains, pas convaincu que les voyages soient un élément de crédibilité supplémentaire dans la course à l’Elysée. Les attaques venues du camp ennemi sur son manque d’expérience internationale ne l’ébranlent pas : « Je n’ai pas de leçon de diplomatie à recevoir de Nicolas Sarkozy. Le début de son mandat a été plutôt maladroit, que ce soit avec l’Union pour la Méditerranée, mal préparée, avec la visite de Bachar El-Assad, le 14 juillet 2008, ou avec Kadhafi. Beaucoup de chefs d’Etat ont des choses à lui reprocher. » Des reproches, selon lui, les Français en ont aussi de nombreux à adresser au président de la République : « Sa relation avec eux s’est délitée. Elle est devenue antagonique, violente. Quelqu’un a toujours quelque chose à lui reprocher. Cela rappelle le slogan de Philippe de Villiers lors du référendum sur la Constitution européenne de 2005. Il disait : “Il y a toujours une bonne raison de voter non.” Aujourd’hui, il y a toujours une bonne raison de voter contre Nicolas Sarkozy. Mais ce vote ne sera pas forcément socialiste... » Face à la capacité d’attractivité limitée du président, « c’est par rapport à Marine Le Pen qu’il ne faut rien laisser filer », analyse-t-il. Et de pointer du doigt Claude Guéant, qui insiste « plus sur l’immigration que sur l’insécurité, car c’est un sujet qui peut souder ses électeurs avec ceux du Front national ». De son côté, il veut à tout prix éviter la fragmentation : « Cette campagne n’est pas thématique, mais répétitive. » Il ne s’économisera donc pas. Attendre la victoire comme le résultat de « la mécanique de l’alternance » n’est pas dans la culture française : « Il faut aller au combat, chercher la victoire », lance-t-il. Fidèle à son « thème fédérateur », la jeunesse, il va persister à décliner ses pactes : productif, redistributif et éducatif. Face à la crise, la question des promesses est au cœur de ses préoccupations. Il résume son dilemme : « Quand vous ne faites pas de promesses, les gens sont résignés. Quand vous en faites, ils sont sceptiques. » Alors, il esquisse une troisième voie : « Il ne faut pas simplement une proposition financière, mais quelque chose qui va nous élever. Nicolas Sarkozy pense que c’est la peur. Il dit : “Vous avez raison d’avoir peur. Je vais vous faire peur pour que vous puissiez vous rassurer auprès de moi.” Je préfère faire campagne sur l’espoir. C’est comme ça que s’est jouée la victoire d’Obama. Il y a un combat entre la peur et l’espoir. Ce n’est pas l’espoir du grand soir, comme en 1981, mais l’espoir qu’il y ait une autre manière de faire. » Et de revenir sur son slogan de président « normal » : « Certains disent que pour être président il faut être dur. Ce n’est pas vrai : il faut être ferme, fort, mais pas brutal. Le pays a besoin d’harmonie, d’apaisement, de considération. Ce qui a le plus choqué chez Nicolas Sarkozy, c’est le défaut de considération, de respect. » Il anticipe les coups de la droite : « Elle dira que la gauche va rompre l’identité nationale. Elle va utiliser notamment le droit de vote des immigrés et la dissuasion nucléaire pour montrer qu’elle est non pas le parti de l’étranger [NDLR : référence à l’affaire Dreyfus, pendant laquelle Jaurès et ses camarades étaient désignés comme le parti de l’étranger], mais le parti des étrangers. » Il a déjà préparé la riposte : « Il faut parler de la France, revenir au patriotisme jaurésien, insister sur l’image de cette patrie qui élève. Il n’y a pas d’élection qui ne se gagne pas sur un récit français. Ça, Mitterrand savait faire. » Le candidat prévoit que la campagne de dénigrement personnel à son égard va s’intensifier. Pendant les primaires, ses adversaires socialistes ne l’ont d’ailleurs pas épargné sur son caractère, sur sa prétendue incapacité à trancher. Il admet : « C’est toujours un inconvénient de voir reprises des phrases du camp ami. Mais même s’il y a des inimitiés, tout le monde veut gagner. » Il met à bas « la fable » qui voudrait que Martine Aubry essaie de lui nuire dans l’espoir qu’un échec à la présidentielle entraîne une victoire aux législatives. « Ça me rappelle avril 2002, prévient Hollande. Après le premier tour, on s’était dit qu’on allait voter Chirac et qu’avec la force du million de personnes descendues dans la rue, on allait gagner les législatives... Ça ne peut pas marcher. » Il reconnaît que Martine Aubry a une position délicate. « Il lui a fallu un peu de temps et du travail sur soi. Elle a voulu montrer que c’était elle qui conduisait les investitures, je ne voulais pas me mêler de ça. Je l’ai fait pendant onze ans. » Il juge que son statut de candidat le met à l’abri. « C’est protecteur de ne pas être patron d’un parti. On n’est pas rattrapé par toutes ses histoires... » A ses fidèles Faouzi Lamdaoui et Olivier Faure, qui se sont sentis lésés après les négociations sur les législatives, il a répété : « On ne peut plus rester entre nous. » Et rappelé le sens des priorités : « Le principal, c’est qu’on gagne les élections. » Le député de Corrèze estime que son équipe fonctionne bien « même si ce n’est pas facile ». Il a tiré des leçons des précédentes présidentielles. La première étant de ne pas faire appel à l’agence de communication Euro RSCG – très liée à DSK –, qui avait pris en main Jospin en 2002. « Une autre règle que j’ai trouvée, c’est que, pour gagner une élection, il faut une équipe contradictoire. Comme celle de Chirac en 1995 avec Séguin le souverainiste, Madelin le libéral et Juppé symbole de la rigueur. Ou celle de Sarkozy en 2007 avec Guaino, Guéant et les libéraux de l’UMP. Ou celle de Mitterrand en 1981 avec Rocard, Delors et Chevènement », révèle-t-il. Pour élargir sa base et « ne pas être réduit à un segment de la gauche », il compte sur Valls, peut-être sur Chevènement et sur Montebourg. Le premier travaille avec lui au quotidien. Il pense que le second « n’ira pas jusqu’au bout, mais il faut lui permettre de ne pas y aller ». Le dernier n’est pas membre de son équipe, mais Hollande souhaite « qu’il apparaisse dans la campagne ». Ce fut chose faite en Saône-et-Loire. « Après, c’est Montebourg, il faut le prendre tel qu’il est... » Il balaie les derniers rebondissements sur la fédération PS du Pas-de-Calais d’un revers de la main. A ses yeux, les affaires du parti ne le concernent plus.

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François Hollande : «Si on gagne l'élection, on renégociera le traité»

François Hollande : «Si on gagne l'élection, on renégociera le traité» | Hollande 2012 | Scoop.it
  • François Hollande revendique depuis des mois son «sérieux» budgétaire et affirme qu'il veut mettre du «sens» dans la rigueur. En Corrèze, dont il est le président du conseil général, il vient de voter un plan d'économies de plus de 11 millions d'euros, en contrepartie d'une aide de l'Etat pour le département le plus endetté de France. Un cas d'espèce qui illustre la méthode et la politique Hollande. | Entretien Mediapart
  • Vous venez d'adopter un vaste plan d'austérité en Corrèze. En quoi ce département est-il votre laboratoire ? Il prouve qu'au-delà de l'endettement du conseil général qui est l'héritage de la majorité précédente, il y a en Corrèze, comme ailleurs, une impasse financière. Elle est provoquée par des compensations de prestations insuffisantes, par une montée continue des dépenses liées au vieillissement de la population et à l'absence de recettes affectées pour l'autonomie. Le laboratoire est celui du dépérissement de la structure départementale, et celui de la politique de l'Etat en matière de financement de la dépense sociale. Par ailleurs, la Corrèze est la preuve que la droite gère mal. La droite crée la dette. Dans le département, quand Chirac était président, elle a mis en place une politique d'investissement inconsidérée. Aujourd'hui, cette dette doit être honorée. Au niveau national aussi, depuis cinq ans, Nicolas Sarkozy a considérablement augmenté la dette. À un moment, il faut faire des choix. Et moi je veux faire en sorte que ces choix soient justes. Mais ce n'est pas de l'austérité...
  • Il s'agit tout de même de 11,5 millions d'euros d'économies avec une hausse des impôts et la diminution de prestations sociales... L'austérité voudrait dire qu'on augmente beaucoup plus les impôts et qu'on remette en cause des prestations – ce qu'on ne fait pas, puisque toutes les allocations ont été maintenues. Elles ont, pour partie, été mises sous condition de ressources. On essaie d'éviter que ce soit pénalisant pour les familles modestes et moyennes.
  • C'est votre «rigueur juste»? C'est du sérieux. Et c'est de la justice. On fait du sérieux dans la justice et de la justice dans le sérieux.
  • Pourquoi n'avez-vous pas choisi de vous opposer frontalement à l'Etat, et d'en faire un exemple, en dénonçant l'insuffisance des transferts financiers vers les départements, comme ont pu le faire la Seine-Saint-Denis ou la Saône-et-Loire ? Si je ne l'avais pas fait, et opté pour une politique de rupture consistant à dire «je ne veux pas de votre argent, dégagez», il fallait que j'augmente beaucoup plus les impôts. Je ne voulais pas faire payer aux gens un conflit politique. Moi, je n'ai pas ces 11 millions d'euros... D'autres départements pouvaient le faire, comme la Seine-Saint-Denis car si elle compte beaucoup de pauvres, elle dispose aussi d'une richesse économique plus importante. Quant à la Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg a dû augmenter beaucoup plus les impôts et supprimer davantage de prestations que moi en Corrèze.
  • En Corrèze, tout le monde vous compare à Jacques Chirac, y compris pour votre manière de faire de la politique. En quoi assumez-vous cette comparaison ? Je ne l'assume pas du tout. Je l'ai combattu pendant des années, à la fois au plan local et au plan national. Et je n'ai pas la même méthode: j'essaie d'avoir une relation plus durable. Je ne suis pas dans une relation clientélaire. Je ne sers pas des catégories, j'essaie de servir les populations et d'être proche. Ce qui est vrai, c'est que Chirac avait cette méthode de la proximité. Cette méthode est celle de la démocratie locale tout simplement ! Il faut voir ce qu'était le système Chirac, il y a vingt ou trente ans: c'était un système de contrôle qui a coûté cher avec des emplois fictifs payés par la mairie de Paris, des correspondants et un journal local payé par Dassault... Moi je ne suis pas dans un système. Je me mets au service de la population. J'essaie d'être plutôt aimable, et lui l'était d'ailleurs... Parce qu'il vaut mieux l'être !
  • Vos proches, comme vos adversaires, évoquent un «pacte de non-agression» entre vous et Bernadette Chirac. Pourquoi ? Quand j'ai été élu en mars 2008, je ne voulais pas tomber dans la mesquinerie, je ne voulais pas donner l'impression que je réglais des comptes. Je n'avais aucune raison d'être dans l'agressivité. Nous sommes des gens courtois. Bernadette Chirac a aussi apporté des choses: on était embêté avec le musée Chirac qui est totalement démesuré et coûte très cher. La seule façon pour le faire vivre est d'avoir des expositions de renom et elle les a apportées. Ce qui ne nous a pas empêché de diminuer substantiellement les dépenses de personnel de cette structure... On est en bonne intelligence. Et c'est bien qu'il en soit ainsi. Chirac n'est plus président. Je n'avais pas de raison de poursuivre un combat politique qui avait cessé.
  • Pourquoi n'avez-vous pas déposé de recours lors de la cantonale qui a donné gagnante Bernadette Chirac avec une voix d'écart ? Partout ailleurs, cela aurait été le cas ! Sans compter qu'on vous reproche de ne pas avoir beaucoup soutenu le candidat socialiste en septembre... Cette élection, il fallait la gagner en mars. Le candidat ne voulait pas faire de recours... Après, de toute façon, ce n'était plus possible.
  • Lors de la primaire, en Corrèze, plusieurs figures du chiraquisme ont voté pour vous. En quoi ces électeurs, et les déçus du sarkozysme plus généralement, peuvent jouer un rôle crucial lors de la présidentielle ? Il y a une dimension locale : ce sont des chiraquiens qui se disent qu'il serait bien d'avoir un président pour la Corrèze. Sur le plan national, je rencontre aussi des gens qui ont voté Chirac et qui ne veulent pas le faire pour Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas négligeable. Il y a bien sûr eu la phrase de Chirac (appelant à voter Hollande - ndlr), qui était de l'ordre de la plaisanterie et qu'il n'aurait sans doute pas prononcée s'il avait vu qu'il était filmé. C'est un électorat qui est toujours précieux dans une campagne présidentielle parce que celle-ci se joue toujours à peu de choses. Au second tour, c'est bien de les avoir. Mais je ne fais rien pour les capter... Nicolas Sarkozy a senti la menace : il est venu pour la première fois en Corrèze au printemps dernier, notamment pour montrer qu'il était proche de Madame Chirac.
  • En Corrèze, on sent que vous travaillez en bonne intelligence avec les élus communistes. Mais que c'est un peu difficile avec les écologistes... Pourquoi ? C'est vrai. Il faut bien comprendre que la Corrèze est un département où l'influence communiste était très significative. Le PCF faisait 25% des voix il y a encore vingt ans; il était dominant à gauche, plus important que le PS. Quand j'ai été élu député en 1988, j'ai battu le député sortant, Jean Combasteil, qui était communiste. J'ai été ensuite son adjoint à la mairie de Tulle. Et quand j'ai repris la ville de Tulle en 2001, je lui ai demandé d'être le premier adjoint et le président de la communauté de communes. J'ai beaucoup de respect pour le Parti communiste localement. Je suis un grand partisan de l'union de la gauche avec les communistes.
  • Et moins avec les écologistes ? Ils sont moins influents. Leur élu au conseil général est un ancien socialiste. Ce n'est pas la même force ni la même histoire que le Parti communiste. Je les avais quand même pris à la mairie de Tulle avec moi... Mais c'est vrai que c'est un partenaire difficile.
  • Certains à gauche nous ont dit en Corrèze qu'ils attendaient désormais de vous un «coup de barre à gauche»: ont-ils raison ? Oui, ils ont raison! Mais on l'a donné depuis le départ. Par exemple, lors des investitures aux cantonales, il y avait beaucoup de candidats du Front de gauche. Ils ont deux vice-présidents au conseil général... Après, sur les politiques, on fait ce qu'on peut avec les moyens dont on dispose. On mène des combats, et j'essaie d'avoir une démarche respectueuse des partis et de la démocratie. On discute. C'est ça être à gauche...
  • Mais y compris des gens au PS le disent... Je fais ce que je peux avec les moyens qui me sont donnés. Et ils ne sont pas vastes.
  • Soit une situation comparable avec celle de l'Etat si vous gagnez la présidentielle... Sans compter les contraintes imposées par le traité européen proposé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel... On ne pourra pas l'accepter. Si on gagne l'élection, on renégociera le traité.
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"La cure d'austérité de François Hollande en Corrèze" [Conseil Général]

"La cure d'austérité de François Hollande en Corrèze" [Conseil Général] | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande a lui aussi son plan de rigueur. Version Corrèze. Président du conseil général, le candidat socialiste à la présidentielle défendait, vendredi 2 décembre, un programme d'économies et d'augmentations d'impôts pour un total de 11,5 millions d'euros. Une sorte de répétition générale ? "Je vis au niveau de la Corrèze ce que j'aurai peut-être à vivre au niveau de l'Etat. En étant à la tête de ce département, je me suis préparé à gérer les inconséquences de la droite au niveau national", explique M. Hollande. Ce programme est le préalable à l'attribution, par l'Etat, d'une subvention exceptionnelle d'un même montant, au titre de l'aide aux départements en difficulté pour des raisons structurelles. Sur le plan national, sept départements doivent se partager une enveloppe de 75 millions d'euros. Concrètement, aux mesures de contraction des dépenses et de limitation de l'investissement engagées depuis 2008, où la gauche avait hérité d'un endettement approchant les 300 millions d'euros, s'en ajoutent d'autres à la symbolique beaucoup plus forte. Le plan d'économies prévoit ainsi de mettre fin à la gratuité totale des transports scolaires, et la prime de 1 000 euros par foyer pour l'aide à la garde des enfants sera supprimée pour les ménages imposables. S'agissant du personnel départemental, "aucun plan social" ne touchera les 1 380 agents de la collectivité, souligne le socialiste Gérard Bonnet, vice-président chargé des finances. "Mais, ajoute-t-il, chaque remplacement sera étudié au cas par cas. L'objectif étant la stabilité des effectifs." Sur le plan des recettes nouvelles, la taxe foncière sera augmentée de 6,5 %, le taux de la taxe d'aménagement (sur les permis de construire) sera triplé et une hausse de la taxe de transport sera mise à l'étude sur les agglomérations de Brive et de Tulle. Le tout pour une recette supplémentaire de 3,5 millions d'euros, dans une masse budgétaire qui devrait s'établir à près de 330 millions. Côté UMP, on ironise. "Nous, la méchante droite antisociale, on a mis la gratuité des transports scolaires. Avec la gauche, c'est fini", lance Claude Nougein, le rival de M.Hollande en Corrèze, qui insiste par ailleurs sur les augmentations d'impôts. Patron de la fédération UMP, Michel Paillassou renchérit : "Que vaut-il mieux, donner aux familles un transport scolaire gratuit ou des iPad aux collégiens, qui coûtent 1,5 million d'euros par an et sont un dogme ?" La gauche répond en rappelant "les transferts de charges sociales de l'Etat non compensés, la charge de la dette et l'asphyxie budgétaire". "On est à l'os pour la diminution des dépenses, et la marge de manœuvre pour les recettes est réduite", a lâché Dominique Ceaux, le directeur général des services. François Hollande va dans le même sens, en estimant que "la décentralisation est de plus en plus à bout de souffle, épuisée. Il n'y aura de nouvelles étapes que s'il y a davantage de clarté sur chacun de ses niveaux et des finances modernisées".

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François Hollande : "La Corrèze fait pousser des champignons et... des présidents !"

François Hollande : "La Corrèze fait pousser des champignons et... des présidents !" | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Le Point : De quelle manière vous sentez-vous corrézien ? François Hollande : De manière très humaine. Les hommes et les femmes de Corrèze ont joué un rôle déterminant dans ce que je suis aujourd'hui. Qu'ils m'aient soutenu, accompagné, et même parfois combattu. Je peux les retrouver partout. Il m'est arrivé de croiser des Corréziens en Afrique ou en Asie, qui me lançaient joyeusement : "Je suis de Tulle ou de Brive !" C'est une espèce de diaspora qui m'accompagne. Bien sûr, j'ai un lien plus particulier avec Tulle, dont j'étais le maire, mais, comme président du conseil général, je suis le représentant de la Corrèze. Depuis le retrait de Jacques Chirac, le lien personnel qui unit les Corréziens à leur terre s'est reporté sur moi.
  • De la même façon ? Non. Le lien - réel - que Chirac cultivait avec les personnes existait surtout en haute Corrèze. Et il y avait un "système Chirac", forgé à coups de fidélités, d'échanges, de services, dans la grande tradition locale du "plassou". Cet aspect de services n'est pas étranger à ma propre démarche politique, comme tout élu, mais pour ma part je n'ai pas mis de système en place. Je n'aime pas le clientélisme.
  • La Corrèze vous a-t-elle changé politiquement ? C'est une terre très politique, marquée profondément par de hautes figures. D'Henri Queuille à Jacques Chirac, en passant par le militant communiste Marius Vazeilles, Charles Spinasse, qui fut ministre du Front populaire avant d'être malheureusement lié à Vichy, ou la famille Jouvenel... On peut citer aussi Marc Sangnier, dont le grand-père maternel était natif de Treignac, qui a inspiré Delors, né à Paris mais originaire du Lonzac, ou encore Edmond Michelet... La Corrèze fut l'un des hauts lieux de la Résistance communiste, et je n'oublie pas non plus le passage de Malraux en 1943. La politique a contribué fortement à la fabrication de ce territoire. La Corrèze fait pousser des champignons et... des présidents ! Pas seulement des chefs d'Etat ou de gouvernement, des présidents de syndicat et d'association aussi, comme François Ceyrac ou Jean Mouzat, le leader du Modef [une confédération de syndicats d'exploitants agricoles], ou encore Pierre Chevalier, le président de la Fédération nationale bovine, sans parler de René Teulade, qui a été un syndicaliste enseignant avant d'être président de la Mutualité française. Nous ne disposons pas de richesses économiques considérables, mais nous produisons des leaders.
  • Pourquoi avez-vous tenu à placer le buste d'Henri Queuille dans votre bureau du conseil général ? Je regarde ce buste avec respect et amusement, en me souvenant que c'est Queuille qui a projeté Mitterrrand vers la Nièvre, en lui disant : "Vous n'y êtes pas connu, donc vous n'aurez pas d'ennemis." Henri Queuille est le président du Conseil de la IVe République dont on moquait la brièveté des mandats. Mais on a oublié à quel point son rôle fut décisif dans l'Histoire. Il fut un grand résistant, il a contribué à fonder le Crédit agricole, la SNCF... Il a l'image d'un personnage discret sans grande autorité, alors qu'il fut un homme de grandes intuitions.
  • Vous qui faites campagne contre le cumul des mandats, si vous aviez à choisir entre celui de député et celui de président du conseil général, que feriez-vous ? En ce moment, j'essaie d'avoir un mandat de président unique dans l'exercice... Mais si j'avais à choisir entre mes deux mandats locaux, j'opterais pour celui de parlementaire, qui, pour moi, est essentiel. J'ai pris beaucoup de plaisir à la tête de Tulle. La présidence du conseil général m'a donné une légitimité. Mais c'est le mandat parlementaire qui fait que je suis une personnalité nationale. Cela dit, je suis prêt à l'abandonner pour présider le pays...
  • Vous souvenez-vous des petites vexations que vous avez subies lors de votre parachutage en Corrèze ? Je me souviens du train que je prenais en gare de Brive, à 1 h 32 ou 2 h18, pour arriver à Paris à 7 heures - ce qui me permettait de dormir cinq heures... Ces voyages valaient la meilleure enquête d'opinion. Quand cela n'allait pas pour moi, le contrôleur me plaçait dans un wagon avec les autres ; quand tout allait bien, j'avais le droit à un compartiment seul... Mais les vexations que j'ai eu à subir furent surtout politiques. La droite chiraquienne ne nous a fait aucun cadeau. En 1993, et surtout en 1995, j'ai ressenti un grand isolement. J'avais perdu mon siège de député, puis la mairie de Tulle - mon seul mandat, jusqu'en 1997, fut celui de conseiller municipal. Mais cette traversée du désert corrézienne m'a donné beaucoup de forces. Quand vous n'êtes plus rien, les gens vous jaugent : va-t-il rester ou partir ? Comme je suis resté, la relation avec les Corréziens s'est vraiment transformée, et j'ai été pleinement adopté.
  • Et aujourd'hui, savourez-vous votre revanche ? Je n'ai pas de revanche à savourer - je ne me situe jamais dans cet état d'esprit. Au second tour de la primaire, j'ai obtenu 94 % des voix en Corrèze - 97,5 % à Tulle : vous rendez-vous compte du message d'affection qui m'a été transmis ? Quand j'ai vu tout ce monde, je me suis dit que rien ne pouvait m'arriver...
  • Pensez-vous qu'un jour il y aura ici un musée Hollande, à l'instar du musée Chirac à Sarran ? Je préférerais qu'on l'appelle alors le musée des Présidents [rires]. Plus sérieusement, je n'ai pas encore la légitimité de Jacques Chirac, qui a été élu et réélu président de la République. Si je l'obtenais un jour, je l'exercerais à l'économie. Je ne veux rien coûter au contribuable corrézien.
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La garde rapprochée de Mélenchon tire sur Hollande

La garde rapprochée de Mélenchon tire sur Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it
  • La garde rapprochée de Jean-Luc Mélenchon veille au grain. Deux lieutenants du représentant Front de gauche à la présidentielle ont dégainé leurs communiqués à peine François Hollande avait-il quitté l'antenne de France Inter. Ce dernier avait déclaré à la radio qu'il n'irait pas «sur une estrade faire un duel avec la candidate écologiste, le candidat du Front de gauche ou un candidat de l'extrême gauche» et qu'il n'était donc pas question qu'il réponde positivement à «l'offre public de débat» de Mélenchon.
  • Le premier à tirer, Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche (PG) et conseiller de Paris, a critiqué «cette réponse pleine de mépris. Elle dit très clairement le cas que le candidat du PS fait de la démocratie. Débattre publiquement n’a rien d’un spectacle ni d’un combat mortel, c’est la condition élémentaire pour que nos concitoyens puissent élaborer librement leur choix en 2012 [...] Deux cohérences leur sont présentées à gauche : celle du Front de gauche qui défend la relance de l’activité et celle de François Hollande, partisan de l’austérité.»
  • L'élu du XIIe arrondissement fut suivi, vingt minutes plus tard, d'Eric Coquerel, responsable PG et «conseiller spécial» de Mélenchon: «François Hollande a enrobé de formules alambiquées la politique de rigueur qu'il compte mettre en oeuvre s'il était élu [...] Il suffit de voir ce qu’il fait en Corrèze en tant que président du Conseil général : en réduisant le budget consacré à l’action sociale du département, il applique une politique de rigueur inique», tacle Coquerel. Petite précision de cette attaque corrézienne : ce dernier se présente aux législatives dans la 2e circonscription de Corrèze... celle voisine de Hollande. De quoi allumer le candidat PS à la présidentielle : «Si François Hollande se couche aujourd’hui devant le chantage du gouvernement qui conditionnait sa subvention à ces coupes budgétaires, demain il se couchera comme M. Papandréou devant les marchés financiers et les agences de notation.»
  • «Mon seul adversaire c'est la droite et j'ajoute l'extrême droite. Je ne veux pas être dans une confrontation avec ce qui peut demain être un allié. Je ne veux pas me mettre dans une situation où nous aurions à montrer nos divergences [...] Le débat se fera forcément à travers la campagne électorale», a précisé Hollande sur France Inter pour justifier ce refus de discuter sur un plateau télé avec son ex-camarade du PS. Même quand le patron n'attaque plus l'ancien premier secrétaire frontalement, les soldats de Mélenchon sont aux aguets.
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Hollande démarrera sa campagne en janvier en Corrèze

Hollande démarrera sa campagne en janvier en Corrèze | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Avec humilité et humour, le candidat du PS à la présidentielle a remercié jeudi soir, à Tulle, les sympathisants Corréziens qui l'ont plébiscité à 94 % lors du second tour de la primaire. (...)
  • "Le plus dur arrive… Sarkozy joue le capitaine courageux d'un bateau échoué sur les récifs, mais je ne veux pas être que le candidat du contre… Si je suis élu, ce n'est pas pour faire comme les autres, avec un peu plus de justice et d'équité. Mais pour redonner de la fierté à notre pays, de la force à l'Europe, de la capacité à dominer la finance et la spéculation". Cela autour "de messages simples… en disant la vérité aux Français, qui savent que ce sera difficile et que cela prendra du temps", et autour du "thème mobilisateur de la jeunesse". Pédagogue et s'excusant de devoir être moins présent sur le terrain, François Hollande a expliqué son calendrier à ses partisans : "Nous avons deux mois pour penser la campagne, mobiliser les énergies, s'organiser… A partir de janvier, il faudra passer à la vitesse supérieure. Il faudra être à la télé et partout au contact des Français. C'est le devoir qui m'appelle. Il faut que je sois pleinement candidat". En contrepartie, il a promis que "la première réunion de campagne aura lieu en Corrèze".
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