Hollande 2012
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François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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En pleine crise, le "Balardgone" coûtera 4,2 milliards d'€ (J.-Y. Le Drian - B. Cazeneuve)

En pleine crise, le "Balardgone" coûtera 4,2 milliards d'€ (J.-Y. Le Drian - B. Cazeneuve) | Hollande 2012 | Scoop.it

Le Canard enchaîné a révélé ce matin qu’une information judiciaire avait été ouverte pour corruption dans la passation du contrat de partenariat à Balard. Ce projet pharaonique, manifestement soutenu aux plus hauts niveaux de l'État, doit permettre de regrouper d'ici 2015 l'ensemble des états-majors et des services centraux de la défense dans un bâtiment unique situé à Balard. En pleine crise de la dette, il coûtera à l'État la bagatelle de 4,2 milliards d'euros et soulève deux questions majeures. Sur le plan juridique, nous n'avons cessé de dénoncer l'inquiétante opacité qui régnait autour de ce projet et notamment autour des conditions d’attribution de l'appel d'offres. Sachant que le dossier de Bouygues n’est pas conforme au plan local d'urbanisme de la ville de Paris, comment ne pas s'étonner que l'État ait retenu ce projet alors que d’autres offres respectaient cette clause ? Nous sommes également surpris du fait que certains documents auraient pu filtrer au bénéfice d'un industriel, alors que la communication de ces éléments a été refusée à la représentation nationale, qui s'interrogeait déjà sérieusement sur ce projet lors du vote du dernier budget. Nos interrogations sont aussi relatives à l'intérêt budgétaire de ce « Balardgone ». La société Bouygues va investir 700 millions d'euros pour construire le bâtiment et devra ensuite l’entretenir. En contrepartie, l’État paiera 4,2 milliards d’euros dont 800 millions de frais financiers. En outre, le montage financier permet au prestataire d’exploiter les bureaux qui seront construits sur la corne ouest pendant 60 ans. Cette opération rapportera à l’État 220 millions d’euros HT, mais combien rapportera à la société Bouygues la location de 90 000 m2 de bureau dans le XVe arrondissement de Paris pendant… 60 ans ? Enfin, en passant de 15 sites, dont tous les acteurs reconnaissent qu’ils n’étaient gérés de façon optimale, à un site unique, les coûts de fonctionnement vont fortement augmenter de 13 000 euros par an et par personne en 2007, à 16 500 euros sur le site de Balard. Dans ce contexte, Bernard CAZENEUVE et le groupe Socialiste de l'Assemblée Nationale ont déposé un amendement lors de l'examen du dernier budget de la défense, proposant d'annuler les crédits du projet Balard pour l'année, parce que le Gouvernement avait été incapable de démontrer son intérêt budgétaire. Si ce projet de regroupement présente un potentiel intérêt opérationnel, nous sommes en droit de nous demander si la légalité a été respectée, et à l'heure de la règle d'or, quel est l'intérêt de ce projet pour les deniers publics. Nous exigeons la plus grande transparence de la part de l'État et espérons vivement que le juge désigné aura les moyens de réaliser sa mission sans entrave.

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François Rebsamen : "Les contes et mécomptes du ministre de l'intérieur"

François Rebsamen : "Les contes et mécomptes du ministre de l'intérieur" | Hollande 2012 | Scoop.it

La présentation du projet de finances 2012 aux organisations syndicales, le 3 octobre dernier, s’est révélée un bien étonnant spectacle. Le sujet et la période, peu propices à l’emphase, auraient dû inciter Claude Guéant à une relative modestie de ton, mais le ministre de l’intérieur s’est au contraire livré à un exercice de jésuitisme et de casuistique et a laissé, finalement, derrière lui un sentiment très mitigé. Il n’y avait de fait aucune raison objective de se louer du budget qu’il présentait. Il ne fallait pas être fort en maths pour comprendre que les crédits de la mission “sécurité” sont en quasi-stagnation n’évitant la diminution que par l’évolution naturelle de la masse salariale et que les dépenses de fonctionnement diminuent de près d’un quart entre 2011 et 2012. Le ministre pouvait-il raisonnablement penser qu’il allait convaincre son auditoire sur le fait que la suppression de 3148 postes dans la police et la gendarmerie “n’obèrerait pas les capacités d’action des forces de sécurité” ? Le nombre des emplois de policiers et de gendarmes supprimés depuis 2007 s’élève à 12 500 : baisse brutale des recrutements et non remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite. Comment police et gendarmerie pourraient-elles mieux travailler ? Lui était-il également nécessaire de tout justifier et, notamment, que ce “budget permettrait la modernisation des forces de sécurité” ? Les dépenses de fonctionnement et d’investissement ne constituent plus qu’une faible part - qui plus est, en diminution croissante - du budget de la mission. Les besoins des services de sécurité publique ont été volontairement sous-estimés, et ceci, d’une manière jugée inquiétante dans le rapport de la Cour des comptes de juillet dernier. La police scientifique, présentée comme le fer de lance de l’investigation, peine à répondre aux sollicitations : la multiplication des relevés entraîne un véritable embouteillage des laboratoires publics, lequel impose un recours fréquent à la sous-traitance et s’accompagne souvent d’un allongement des délais d’attente. Le ministre s’est targué d’un programme d’acquisition de véhicules à hauteur de 100 millions d’euros : 4 400 véhicules seraient ainsi livrés l’année prochaine, moitié pour la police nationale, moitié pour la gendarmerie. C’est, certes, mieux qu’en 2011 où le Directeur général de la police nationale avait dû avouer devant la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale ne pouvoir renouveler que 1000 véhicules sur les 28 000 du parc. “A ce rythme, disait-il, la durée de vie d’un véhicule devrait être de 28 ans, et ces véhicules tournent 24 heures sur 24 …”. Avec ce budget ils devront quand même durer14 ans…. Les perspectives ne sont guère plus réjouissantes dans la gendarmerie, où l’âge moyen du parc est de six ans et où les véhicules blindés à roues ont plus de quarante ans, sans qu’aucun financement n’ait été débloqué pour les renouveler. La baisse des investissements, elle, compromet gravement l’avenir. Les crédits dédiés à l’immobilier de la police nationale sont passés de 350 millions d’euros en 2007 à 210 en 2012, soit une diminution de 40 %. Les crédits supplémentaires seront principalement affectés – à hauteur de 131 millions d’euros- à la seule opération de relogement de la police judiciaire aux Batignolles. Autant dire que les 40 millions du ministre pour la réhabilitation et la construction des commissariats de police pèsent bien peu… Quant aux capacités d’investissement de la gendarmerie, elles ont été divisées par quatre en quatre ans. 40 % du parc domanial est dans un état particulièrement inquiétant. 70 % des logements ont plus de vingt-cinq ans et nécessitent des travaux de rénovation ; Le projet de loi de finances pour 2012 ne prend pas la mesure de ces difficultés et ne prévoit que 40,78 millions d’euros à la réhabilitation des casernes de gendarmerie et 15,9 millions à leur construction. Les solutions alternatives défendues jusqu’ici, baux emphytéotiques administratifs et les partenariats public-privé ne sont pas la panacée et génèrent des surcoûts importants. Que penser donc de ces contes et mécomptes du ministre ? Fadaises ? Mensonges pieux et restrictions mentales ? Chacun jugera. Ce fut en tout cas la triste mise en scène d’un bien pauvre budget.Un mauvais trompe l’œil dont personne ne saurait se réjouir. Une forme de méconnaissance du travail et des tâches des professionnels de la sécurité que sont les policiers et les gendarmes, et même, au fond, pour eux, une marque de mépris.

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Jeunesse et vie associative : 5 ans de sacrifices budgétaires (L. Deniaud)

Jeunesse et vie associative : 5 ans de sacrifices budgétaires (L. Deniaud) | Hollande 2012 | Scoop.it

En rejetant les crédits du programme Jeunesse et Vie associative du projet de Loi de finances 2012, les parlementaires socialistes ont voulu exprimer leur mécontentement à l’encontre de la politique gouvernementale menée pour la jeunesse et l’éducation populaire. Ce budget en trompe l’œil ne correspond pas aux attentes que nous formons pour nos jeunes. En effet, si le gouvernement se glorifie d’une hausse des crédits apparente de 7,7%, celle-ci n’est due qu’aux subventions accordées au service civique. En dehors de cette action, le programme Jeunesse et vie associative a vu ses crédits dégringoler de 33% soit 44 millions d’euros depuis 2008. Le gouvernement ne privilégie qu’un outil dont il a la maitrise directe sans pourtant lui accorder les moyens essentiels pour le rendre efficace. Ainsi, le service civique nécessiterait près de 500 millions d’euros au lieu des 108 prévus par la loi de finances pour que l’objectif d’atteindre 10% d’une classe d’âge soit réalisable. La baisse des crédits accordés à l’action en faveur de la jeunesse et de l’éducation populaire ainsi qu’à celle liée au développement de la vie associative ont des conséquences désastreuses pour la survie même des associations. Elles assurent pourtant des missions essentielles pour les jeunes, notamment dans l’accompagnement social et le développement de leurs projets et initiatives dans les domaines économiques, sociaux, culturels et sportifs… François Hollande, lui, a choisi de faire de la jeunesse sa priorité : "Nous nous engageons à ce que l’Etat propose une politique ambitieuse et soutienne en amont une politique forte de développement et d’accompagnement de la vie associative. Le financement pluriannuel doit être mis en place pour permettre aux associations d’avoir une visibilité sur leur avenir tandis que l’autonomie des projets associatifs doit être promue".

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Hollande promet un effort budgétaire de 50 milliards

Hollande promet un effort budgétaire de 50 milliards | Hollande 2012 | Scoop.it

"François Hollande envisage un effort de 50 milliards d'euros de redressement budgétaire supplémentaire sur 2012 et 2013 pour réduire le déficit public à 3 %, a dit à Reuters une conseillère du candidat socialiste à l'élection présidentielle. Deux tiers viendraient de mesures fiscales, dont l'annulation du "paquet fiscal" de 2007, et un tiers d'économies, la répartition définitive pouvant aller jusqu'à moitié-moitié, a précisé l'économiste Karine Berger. "On parle de 50 milliards", a-t-elle déclaré. "On est un peu tôt dans la campagne pour donner des éléments précis, mais notre ligne est qu'il faut évidemment continuer un contrôle des dépenses extrêmement strict." L'accent sera mis sur le redressement des comptes de santé, avec un objectif de progression des dépenses d'assurance maladie nettement inférieur aux 2,5 % par an désormais prévus par le gouvernement, en mettant notamment les consultations médicales à contribution. Une fois le déficit ramené à 3 % du PIB fin 2013, le PS mènera une politique de croissance et équilibrera les comptes publics d'ici à 2017, consolidant la note "triple A" de la France auprès des agences de notation ou permettant de la retrouver si elle est dégradée, a ajouté Karine Berger. "Notre sujet, c'est : règlement des questions de finances publiques dès 2013 et croissance économique dans les quatre années qui suivent." (...)"

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