Hollande 2012
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Hollande 2012
François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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Hollande salue le gouvernement Monti qui "ferme la parenthèse Berlusconi"

Le candidat socialiste français à la présidentielle 2012 François Hollande a salué vendredi à Rome le gouvernement italien de l'ancien commissaire européen Mario Monti qui "ferme la parenthèse Berlusconi""Les Italiens ont changé de gouvernement, ils sont (avec Mario Monti) dans un programme de redressement indispensable et la gauche italienne fait preuve d'une grande responsabilité", a déclaré M. Hollande à la presse au siège du Parti démocrate (PD, gauche italienne). Vendredi, les députés de ce parti ont voté, à quelques exceptions près, la confiance au gouvernement Monti sur un nouveau plan de rigueur anti-crise. Le vote était destiné à accélérer l'adoption des mesures. "Nous avons besoin d'une Italie qui ferme la parenthèse de Berlusconi et s'ouvre à des exigences que nous partageons, c'est-à-dire d'être pleinement partie prenante de la nouvelle Europe que nous avons à bâtir", a affirmé le candidat PS, à l'issue d'un entretien privé avec le président italien Giorgio Napolitano. Avec l'Italie "nous avons beaucoup de points communs", a-t-il aussi déclaré, citant notamment le renforcement du rôle de la BCE et des instruments d'intervention pour favoriser la croissance. "Je pense que l'Italie a tout à fait sa place dans l'Europe que j'imagine pour demain", a-t-il aussi jugé soulignant qu'elle était "un pays fondateur, majeur de cette Europe". Interrogé sur un éventel axe franco-italien de préférence à l'axe franco-allemand, M. Hollande a estimé que "le couple franco-allemand est nécessaire pour faire avancer l'Europe". "Mais, a-t-il ajouté, il ne doit pas être fermé sur lui-même, il doit être ouvert, cohérent. Il doit porter une politique et pas simplement une discipline".
Il a indiqué qu'il ne rencontrerait pas Mario Monti, comme prévu initialement, celui-ci étant "retenu au parlement par la question de confiance". M. Hollande doit en revanche s'entretenir avec le président du PD Pier Luigi Bersani et l'ancien président du conseil Massimo d'Alema.

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Bruxelles 09/12 : "Un accord étroit, flou et qui ne répond pas à l'urgence" (C. Trautmann / E. Guigou)

Bruxelles 09/12 : "Un accord étroit, flou et qui ne répond pas à l'urgence" (C. Trautmann / E. Guigou) | Hollande 2012 | Scoop.it
  • L’accord trouvé lors du Conseil européen n’est pas solide : il est étroit, flou et ne répond pas à l’urgence de la crise. Nous resterons extrêmement vigilantes sur sa mise en œuvre.
  • Cet accord est étroit : Contrairement aux annonces de Nicolas Sarkozy, il ne s’agit pas d’une révision des Traités européens à 27 ; il repose sur un accord intergouvernemental entre les 17 Etats membres de la zone euro et 6 Etats membres de l’Union européenne. Ce n’est donc ni un accord à 27, ni un accord propre à la zone euro ; il est strictement consacré au renforcement des disciplines budgétaires et de l’austérité à travers le renforcement des sanctions automatiques contre les Etats ; il vise principalement, voire exclusivement, à introduire une « règle d’or » dans le droit interne des Etats sous le contrôle des juges européens ; il ne comporte pas les éléments nécessaires à la mise en place au jour le jour d’un pilotage économique de la zone euro.
  • Cet accord est flou : l’articulation entre cet accord, qui ne concernerait que certains Etats membres de l’Union européenne, et les institutions européennes reste flou, s’agissant notamment des interventions des juges européens ; les modalités de mise en œuvre des dispositions de cet accord, et donc de l’exercice du contrôle démocratique par les Parlements nationaux et par le Parlement européen, restent imprécises. De manière générale à aucun moment n’est pris en compte dans cet accord le nécessaire renforcement du contrôle démocratique des peuples européens sur les décisions prises.
  • Cet accord ne répond pas à l’urgence : des moyens importants sont mis en œuvre à travers le FESF, le Mécanisme européen de stabilité et les interventions du FMI, mais la réponse n’est pas à la hauteur des défis de cette crise : rien n’est dit sur les interventions nécessaires de la Banque centrale européenne ; le FESF reste à des niveaux qui ne lui permettront pas de répondre durablement à la crise ; l’introduction des euro-obligations est renvoyée à un hypothétique rapport des instances européennes en mars 2012. La croissance reste la grande oubliée de cet accord. Des mesures urgentes doivent être prises pour faire face à la crise. Nous exercerons la plus grande vigilance sur la négociation de cet accord.
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Hollande en réunion de travail avec le SPD à Berlin dès hier [04/12]

Hollande en réunion de travail avec le SPD à Berlin dès hier [04/12] | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande est arrivé dimanche à Berlin où le candidat PS à l'Elysée en 2012 est lundi "l'invité d'honneur" du congrès du SPD, sur fond de rencontre Sarkozy-Merkel à Paris, de débat sur l'avenir de la zone euro et, en France, d'accusation de "germanophobie" lancée par François Fillon. Lundi, M. Hollande s'exprimera à 9h00 devant le congrès du SPD, quelques heures avant la rencontre Nicolas Sarkozy/Angela Merkel à l'Elysée. Dès dimanche soir, le vainqueur de la primaire PS devait aborder les sujets chauds à l'agenda du couple franco-allemand (projet de révision des traités européens, rôle de la BCE, eurobonds, taxation des transactions financières...) avec la "troïka" du SPD, son président Sigmar Gabriel, et les anciens ministres Peer Streinbrück et Franck-Walter Steinmeier. Les élections en Allemagne où les sociaux-démocrates sont dans l'opposition depuis 2005, sont prévues en 2013. "Nous avons des convergences, nous avons des points de débat", a commenté le conseiller spécial de François Hollande, le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault, qui assiste à ce dîner. "Cette histoire est derrière nous", a-t-il ajouté au sujet de l'attaque de François Fillon (le Premier ministre a enjoint François Hollande "de mettre un terme aux dérapages de ses amis", et de ne pas "être l'otage complaisant d'une dérive stupide aux relents germanophobes"). Une allusion à Arnaud Montebourg, qui a accusé l'Allemagne d'Angela Merkel de mener "une politique à la Bismarck". Responsable de la communication de François Hollande, présent à Berlin, Manuel Valls a souhaité "que Fillon s'occupe d'abord des problèmes des Français, qu'il s'occupe de Claude Guéant, ce ministre étrange qui fouille dans les poubelles".

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M. Hollande et le PS accusent le gouvernement d'"abandonner" la souveraineté de l'Etat

M. Hollande et le PS accusent le gouvernement d'"abandonner" la souveraineté de l'Etat | Hollande 2012 | Scoop.it

Les responsables du Parti socialiste ont multiplié les critiques face à la perspective d'un accord entre Paris et Berlin autour de la crise de la zone euro, qui verrait la France accepter un renforcement des pouvoirs supranationaux de la Commission sur les budgets nationaux en échange d'un accord de l'Allemagne sur l'extension du pouvoir d'intervention de la Banque centrale européenne (BCE) sur les marchés. Paris et Berlin ont annoncé leur intention de présenter, au prochain sommet européen des 8 et 9 décembre à Bruxelles, une "initiative" commune pour renforcer la gouvernance économique de la zone euro. En visite au siège des institutions européennes à Bruxelles, mercredi, le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, a dit qu'il "n'accepterai[t] jamais que, au nom du contrôle des budgets nationaux, au nom de la coordination de la politique budgétaire, la Cour de justice européenne puisse être juge des dépenses et des recettes d'un Etat souverain"Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, partisan du "non" à la Constitution européenne en 2005, juge aussi que la décision doit rester politique et ne doit pas être laissée à la Commission et à la Cour de justice de l'UE. "Ce seraient donc les tribunaux qui décideraient du bien-fondé d'un budget des Etats de la zone euro, c'est inacceptable, c'est insupportable que l'on arrive à une telle situation", a-t-il déclaré lundi lors d'une conférence de presse. Le président socialiste de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac, a estimé de son côté que l'influence de la France s'était "considérablement affaiblie au sein de la zone euro", avec cet avertissement : "Si Nicolas Sarkozy souhaite, pour prix d'une action de la BCE, consentir à un abandon de souveraineté, nous ne le suivrons pas." Arnaud Montebourg, député PS et ancien candidat à la primaire PS a, lui, critiqué l'action actuelle du président, Nicolas Sarkozy, qui "est en train de s'installer sur le porte-bagages de la droite et du patronat allemand". "Son incapacité à tenir tête aux erreurs allemandes est une grave préoccupation", a-t-il estimé. Jean-Christophe Cambadélis, responsable des relations internationales au PS, a affirmé sur le site de TF1 qu'"il ne [lui] semble pas possible de négocier un traité portant atteinte à notre souveraineté budgétaire sans contrepartie des Allemands sur une modification des statuts de la BCE, à six mois d'une présidentielle". C'est "en toute souveraineté" et en préconisant une discipline budgétaire "assumée par les Etats" que la France négocie avec l'Allemagne des solutions à la crise des dettes souveraines, a rétorqué, mercredi 30 novembre, Valérie Pécresse, la porte-parole du gouvernement. "Nous souhaitons une règle d'or adoptée par les Etats, qui s'impose aux Etats, mais qui soit adoptée par les Parlements nationaux, qui soit contrôlée par les instances juridictionnelles des Etats", a-t-elle expliqué à l'issue du conseil des ministres. "Cette discipline budgétaire, c'est d'abord une discipline qui doit être portée par chaque Etat et ensuite naturellement sous le contrôle des institutions européennes", a poursuivi la ministre du budget.

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Hollande juge urgent de "changer la pratique de l'intervention de la BCE"

François Hollande (PS) a dit vendredi qu'il restait "favorable à la renégociation d'un traité" européen, afin notamment de renforcer les prérogatives de la Banque centrale européenne, tout en précisant que "l'urgence commande d'abord de changer la pratique de l'intervention de la BCE"Dans un entretien au quotidien américain The Wall Street Journal, le candidat socialiste à la présidentielle indique que le renforcement du rôle de la BCE, qu'il appelle de ses voeux face à la crise des dettes en zone euro, doit se faire "dans la pratique". "Je préférerais un changement dans la pratique qu'un changement dans le traité", affirme François Hollande, qui, après l'accord de Bruxelles du 9 décembre sur un projet de nouveau traité européen, avait assuré qu'il en renégocierait les termes, s'il était élu à l'Elysée en mai prochain. Invité à expliciter ses propos en marge d'un déplacement à Rome, il a affirmé : "aujourd'hui, ce qui m'importe, ce serait de changer la pratique de la BCE pour qu'elle puisse acheter des titres en premier et dernier ressorts, plutôt que de rentrer dans la négociation sur un nouveau traité concernant la BCE""Je suis favorable à la renégociation d'un traité", a-t-il ajouté, "mais je sais que l'urgence commande d'abord de changer la pratique de l'intervention de la BCE". Le 12 décembre, M. Hollande avait déclaré : "Si je suis élu président de la République, je renégocierai cet accord (européen du 9 décembre, ndlr) pour y mettre ce qui lui manque aujourd'hui". A savoir : la possibilité d'une intervention accrue de la BCE, l'introduction d'eurobonds pour mutualiser les dettes des pays de la zone euro (jugés par de nombreux économistes comme une des seules mesures susceptibles de calmer les marchés), un fonds de secours financier "doté à un niveau élevé" et des mesures pour favoriser la croissance. Vendredi, dans une tribune publiée dans le Monde, il affirme vouloir, s'il est élu en 2012, "rééquilibrer et compléter le futur traité dans l'esprit de responsabilité, de gouvernance et de croissance que je réclame, avec mes amis de la gauche européenne".

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François Hollande défend sa vision d’une relation franco-allemande "équilibrée"

François Hollande défend sa vision d’une relation franco-allemande "équilibrée" | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Donner des gages de germanophilie à l'heure où certains socialistes français n'hésitent pas à convoquer les vieux démons germanophobes. Mais ne pas paraître, pour autant, s'aligner sur le modèle allemand, à un moment où la capacité à défendre les intérêts nationaux apparaît comme un enjeu majeur de la présidentielle de 2012. Tels sont les deux messages que François Hollande est venu délivrer à Berlin, lundi 5 décembre, où il était l'invité d'honneur du congrès du Parti social-démocrate (SPD). Dans un discours d'une petite demi-heure, travaillé en étroite concertation avec Jean-Marc Ayrault, le germanophile et germanophone président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, et Jacques-Pierre Gougeon, spécialiste de l'Allemagne à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), M. Hollande a d'abord insisté sur "la force" qu'il accorde à "l'amitié franco-allemande".
  • Socialiste s'adressant à des sociaux-démocrates, il était logique qu'il rende hommage aux "bâtisseurs de l'Europe issus de nos rangs", Willy Brandt et Helmut Schmidt d'un côté, François Mitterrand et Jacques Delors de l'autre. Pas un mot, en revanche, de Lionel Jospin et Gerhard Schröder. Il faut dire que les années 1998-2002, seule période où les socialistes français et allemands ont gouverné en même temps – hormis une courte cohabitation en 1981 – ont surtout fait apparaître des divergences entre les deux formations politiques. M. Hollande était alors premier secrétaire du PS. Mieux valait donc oublier cet épisode. Socialiste invité par des camarades d'un parti frère, mais tout autant candidat à l'élection présidentielle française s'adressant à des Allemands, M. Hollande ne pouvait pas, pour autant, faire comme si le couple franco-allemand n'était pas en crise. Ni passer sous silence les craintes d'une partie de l'opinion à l'égard d'une Allemagne tentée d'imposer ses règles au reste de l'Europe.
  • Célébrant la "force d'entraînement" que l'amitié franco-allemande a constituée pour la construction européenne, M. Hollande a insisté sur la nécessité d'une relation "équilibrée", faite non d'"imitation", mais de "reconnaissance de nos atouts mutuels", non de "méfiance" mais de "franchise". Cette "franchise", c'est essentiellement sur la question de la souveraineté que le candidat socialiste l'a manifestée. Au SPD, qui reste évasif sur le sujet, M. Hollande a clairement redit son hostilité à une "éventuelle censure" de la Cour de justice européenne sur les budgets nationaux, telle que l'imagine Angela Merkel. Un tel projet nourrit "la crainte d'une dépossession démocratique que bien des peuples n'accepteront plus", a-t-il souligné. Il a aussi répété, à des sociaux-démocrates qui n'ont pas pris de position définitive, qu'il est hostile à un nouveau traité, moins sur le principe qu'en raison du temps que cela nécessiterait.
  • Pour le reste, le candidat socialiste, qui a présenté son projet de "pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance", n'a rien dit qui puisse froisser les quelque 5 000 congressistes venus l'écouter. D'abord parce que le PS et le SPD sont globalement d'accord sur le renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF), et la taxation des transactions financières. Ensuite parce que M. Hollande, tout en rappelant son souhait de voir la Banque centrale européenne (BCE) "élargir son rôle de prêteur", s'est bien gardé de demander une modification des statuts de celle-ci. Il a seulement affirmé que la BCE "doit pleinement jouer son rôle". Enfin parce que rien, dans son idée de substituer à "un fédéralisme de marchés" un "fédéralisme de projets", fondé notamment sur un approfondissement de la coopération franco-allemande en matière de recherche, de sécurité et de politique industrielle, n'était de nature à heurter son auditoire. Aussi bien celui-ci lui a-t-il réservé une standing ovation.
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V. Peillon / UE : ''ne pas rajouter du chaos au chaos''

V. Peillon / UE : ''ne pas rajouter du chaos au chaos'' | Hollande 2012 | Scoop.it

Vincent Peillon, membre de l'équipe de campagne de François Hollande, s'est interrogé ce matin sur la "légitimité" de Nicolas Sarkozy pour engager, à six mois de l'élection présidentielle, la France dans la renégociation d'un traité européen qui peut être du "chaos rajouté au chaos". Au lendemain du discours du chef de l'Etat à Toulon, l'eurodéputé a lancé sur Canal +: "C'est quoi la renégociation d'un traité? Cela résout la crise d'aujourd'hui ? Pas du tout, les Français l'ont vécu déjà par deux fois. Cela prend des mois, c'est extrêmement compliqué" et "ça nous engage pour des décennies !" "Quelle légitimité a M. Sarkozy pour engager la France, comme ça, dans la renégociation d'un traité?", s'est demandé Peillon. "Quel débat démocratique va-t-on avoir?" "Il faut écouter l'opposition dans un pays démocratique. L'opposition a dit très nettement, par la voix de François Hollande qui a rencontré les présidents du conseil et de la commission cette semaine: nous ne voulons pas de traité", a-t-il poursuivi. "Pour que la BCE puisse lever de l'argent", "pour les eurobonds, il n'y a pas besoin d'une renégociation des traités", a ajouté Peillon. "Faire tout ça en trois mois dans l'acuité de la crise" ne va faire "qu'amplifier cette crise", a-t-il argumenté, mettant en garde contre le risque de "chaos rajouté au chaos".

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''Nous aurons besoin de la BCE'' (Hollande)

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande, a regretté jeudi "le temps perdu" dans la crise actuelle de la dette, rappelant qu'il aurait personnellement souhaité une modification des statuts de la Banque centrale européenne (BCE). "Beaucoup de temps a été perdu", a considéré François Hollande en marge de sa participation à un colloque sur la jeunesse à Bordeaux. "Des plans successifs n'ont pas donné les résultats espérés, le fonds de stabilité financière qui devait être la garantie pour lutter contre la spéculation paraît aujourd'hui insuffisant, et les eurobonds (euro-obligations) que la commission européenne suggère et que pour ma part j'avais depuis longtemps souhaité mettre en place ont été abandonnés par Nicolas Sarkozy sous la pression" d'Angela Merkel, la chancelière allemande. "Aujourd'hui la question est de savoir si la BCE peut être davantage utilisée pour lutter contre la spéculation et j'ai cru comprendre que Mme Merkel avait dit non à la proposition française". "Ca en dit long sur le fait que depuis plusieurs mois, c'est la position allemande qui l'emporte sur les déclarations parfois exagérées de confiance de Nicolas Sarkozy", a-t-il dit. "Je pense qu'il est normal qu'il y ait sur le plan budgétaire des normes qui soient posées (...) à la condition qu'il y ait une contrepartie en termes de croissance, d'activité de soutien à l'emploi, de préparation de l'avenir", a-t-il poursuivi. Mais "s'il n'y a pas d'eurobonds, d'emprunt pour que l'Europe puisse investir dans l'avenir et soutenir la croissance, ou de fonds de stabilité financière doté suffisamment, nous aurons besoin de la BCE", a-t-il dit. "J'aurais souhaité que, dans (une) modification des traités puisse figurer la modification de ses statuts, tel n'est pas le cas aujourd'hui", a-t-il regretté.

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