Hollande 2012
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Hollande 2012
François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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J.-P. Bel : "Hollande est traité de tous les noms d'oiseaux"

J.-P. Bel : "Hollande est traité de tous les noms d'oiseaux" | Hollande 2012 | Scoop.it

Ce lundi [12/12], sur Public Sénat, Jean-Pierre Bel, président du Sénat, a déclaré que "tous les matins à l'Elysée", on cherchait "la meilleure formule pour attaquer" François Hollande, "traité de tous les noms d'oiseaux""Aujourd'hui, Hollande est à un tel niveau dans les sondages que Nicolas Sarkozy a regroupé face à lui toute une série de personnalités, voire de candidats dont l'unique objectif est de taper sur lui", a déclaré Jean-Pierre Bel. "Tous les matins, à l'Elysée, on se réunit pour trouver la meilleure formule pour attaquer François Hollande (...). Il se voit traité de tous les noms d'oiseaux", a-t-il ajouté. "Pour autant, François Hollande (est) calme et déterminé". Il "sait où il va" et "cette sérénité me rend optimiste pour les mois à venir"Interrogé sur les premiers textes de loi examinés par la nouvelle majorité de gauche, Jean-Pierre Bel a souligné que cette majorité avait "montré quelles étaient les grandes directions d'une politique économique et sociale de gauche, ce que serait un budget de gauche", en refusant "tout ce que Sarkozy a mis en place depuis cinq ans et qui consiste à favoriser les plus riches""Nos collègues de l'UMP nous ont qualifiés de laboratoire. Je suis d'accord avec eux : un laboratoire est un endroit où on fait preuve de créativité, d'inventivité, de réflexion pour l'avenir et je pense que c'est ce qu'on attendait de nous", a-t-il poursuivi.

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Eva Joly ménagera désormais François Hollande

Eva Joly ménagera désormais François Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it

La candidate écologiste à la présidentielle française Eva Joly considère le socialiste François Hollande comme un concurrent mais pas comme un ennemi et la page des différends est tournée, ont dit lundi ses porte-parole. A moins de cinq mois du premier tour, après de vives attaques contre François Hollande et un accord très confus pour les législatives, l'ancienne juge est donnée en baisse dans les sondages à environ 3 ou 4% d'intentions de vote, très loin derrière le candidat PS toujours situé autour de 30%. "Elle a parfois pu paraître raide, mais c'était sur des questions de fond. Les uns et les autres, on a tourné cette page et chacun se concentre désormais sur son projet et sa campagne", a dit à la presse Serge Coronado, un des quatre porte-parole de campagne de l'ancienne juge d'instruction. Eva Joly a suscité des remous en qualifiant les socialistes de "marionnettes" du lobby nucléaire et en refusant lors d'un entretien de dire si elle voterait Hollande au second tour. Cet épisode est clos, selon son équipe. "Nous sommes concurrents mais pas adversaires", a dit une autre porte-parole, la députée européenne Michèle Rivasi. Eva Joly a rendez-vous avec son parti le week-end prochain, lorsque Europe Ecologie-Les Verts (EELV) va adopter son programme. Il ne collera pas forcément à celui d'Eva Joly, qui pourra avoir ses "priorités et ses marges de manoeuvre", ont dit ses porte-parole. L'ex-juge prononcera un discours samedi. Le grand début de sa campagne est fixé au 10 janvier, avec le premier des sept grands meetings prévus, sans doute à Roubaix. L'équipe Joly table sur un budget de 2,5 millions d'euros et négocie actuellement pour contracter une assurance au cas où sa candidate n'atteindra pas le seuil des 5% ouvrant le droit à un remboursement de ses frais par l'Etat. Le parti devra ensuite financer les législatives, qui aux yeux de certains de ses dirigeants constituent l'échéance principale et historique pour les écologistes. Grâce à leur accord avec le PS, ils peuvent pour la première fois espérer former un groupe parlementaire.

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François Hollande : "Si je suis élu, je renégocierai l'accord trouvé à Bruxelles"

François Hollande était invité sur RTL le 12/12/2011. Retrouvez la transcription intégrale de l'interview sur son site.

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François Hollande : «Si on gagne l'élection, on renégociera le traité»

François Hollande : «Si on gagne l'élection, on renégociera le traité» | Hollande 2012 | Scoop.it
  • François Hollande revendique depuis des mois son «sérieux» budgétaire et affirme qu'il veut mettre du «sens» dans la rigueur. En Corrèze, dont il est le président du conseil général, il vient de voter un plan d'économies de plus de 11 millions d'euros, en contrepartie d'une aide de l'Etat pour le département le plus endetté de France. Un cas d'espèce qui illustre la méthode et la politique Hollande. | Entretien Mediapart
  • Vous venez d'adopter un vaste plan d'austérité en Corrèze. En quoi ce département est-il votre laboratoire ? Il prouve qu'au-delà de l'endettement du conseil général qui est l'héritage de la majorité précédente, il y a en Corrèze, comme ailleurs, une impasse financière. Elle est provoquée par des compensations de prestations insuffisantes, par une montée continue des dépenses liées au vieillissement de la population et à l'absence de recettes affectées pour l'autonomie. Le laboratoire est celui du dépérissement de la structure départementale, et celui de la politique de l'Etat en matière de financement de la dépense sociale. Par ailleurs, la Corrèze est la preuve que la droite gère mal. La droite crée la dette. Dans le département, quand Chirac était président, elle a mis en place une politique d'investissement inconsidérée. Aujourd'hui, cette dette doit être honorée. Au niveau national aussi, depuis cinq ans, Nicolas Sarkozy a considérablement augmenté la dette. À un moment, il faut faire des choix. Et moi je veux faire en sorte que ces choix soient justes. Mais ce n'est pas de l'austérité...
  • Il s'agit tout de même de 11,5 millions d'euros d'économies avec une hausse des impôts et la diminution de prestations sociales... L'austérité voudrait dire qu'on augmente beaucoup plus les impôts et qu'on remette en cause des prestations – ce qu'on ne fait pas, puisque toutes les allocations ont été maintenues. Elles ont, pour partie, été mises sous condition de ressources. On essaie d'éviter que ce soit pénalisant pour les familles modestes et moyennes.
  • C'est votre «rigueur juste»? C'est du sérieux. Et c'est de la justice. On fait du sérieux dans la justice et de la justice dans le sérieux.
  • Pourquoi n'avez-vous pas choisi de vous opposer frontalement à l'Etat, et d'en faire un exemple, en dénonçant l'insuffisance des transferts financiers vers les départements, comme ont pu le faire la Seine-Saint-Denis ou la Saône-et-Loire ? Si je ne l'avais pas fait, et opté pour une politique de rupture consistant à dire «je ne veux pas de votre argent, dégagez», il fallait que j'augmente beaucoup plus les impôts. Je ne voulais pas faire payer aux gens un conflit politique. Moi, je n'ai pas ces 11 millions d'euros... D'autres départements pouvaient le faire, comme la Seine-Saint-Denis car si elle compte beaucoup de pauvres, elle dispose aussi d'une richesse économique plus importante. Quant à la Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg a dû augmenter beaucoup plus les impôts et supprimer davantage de prestations que moi en Corrèze.
  • En Corrèze, tout le monde vous compare à Jacques Chirac, y compris pour votre manière de faire de la politique. En quoi assumez-vous cette comparaison ? Je ne l'assume pas du tout. Je l'ai combattu pendant des années, à la fois au plan local et au plan national. Et je n'ai pas la même méthode: j'essaie d'avoir une relation plus durable. Je ne suis pas dans une relation clientélaire. Je ne sers pas des catégories, j'essaie de servir les populations et d'être proche. Ce qui est vrai, c'est que Chirac avait cette méthode de la proximité. Cette méthode est celle de la démocratie locale tout simplement ! Il faut voir ce qu'était le système Chirac, il y a vingt ou trente ans: c'était un système de contrôle qui a coûté cher avec des emplois fictifs payés par la mairie de Paris, des correspondants et un journal local payé par Dassault... Moi je ne suis pas dans un système. Je me mets au service de la population. J'essaie d'être plutôt aimable, et lui l'était d'ailleurs... Parce qu'il vaut mieux l'être !
  • Vos proches, comme vos adversaires, évoquent un «pacte de non-agression» entre vous et Bernadette Chirac. Pourquoi ? Quand j'ai été élu en mars 2008, je ne voulais pas tomber dans la mesquinerie, je ne voulais pas donner l'impression que je réglais des comptes. Je n'avais aucune raison d'être dans l'agressivité. Nous sommes des gens courtois. Bernadette Chirac a aussi apporté des choses: on était embêté avec le musée Chirac qui est totalement démesuré et coûte très cher. La seule façon pour le faire vivre est d'avoir des expositions de renom et elle les a apportées. Ce qui ne nous a pas empêché de diminuer substantiellement les dépenses de personnel de cette structure... On est en bonne intelligence. Et c'est bien qu'il en soit ainsi. Chirac n'est plus président. Je n'avais pas de raison de poursuivre un combat politique qui avait cessé.
  • Pourquoi n'avez-vous pas déposé de recours lors de la cantonale qui a donné gagnante Bernadette Chirac avec une voix d'écart ? Partout ailleurs, cela aurait été le cas ! Sans compter qu'on vous reproche de ne pas avoir beaucoup soutenu le candidat socialiste en septembre... Cette élection, il fallait la gagner en mars. Le candidat ne voulait pas faire de recours... Après, de toute façon, ce n'était plus possible.
  • Lors de la primaire, en Corrèze, plusieurs figures du chiraquisme ont voté pour vous. En quoi ces électeurs, et les déçus du sarkozysme plus généralement, peuvent jouer un rôle crucial lors de la présidentielle ? Il y a une dimension locale : ce sont des chiraquiens qui se disent qu'il serait bien d'avoir un président pour la Corrèze. Sur le plan national, je rencontre aussi des gens qui ont voté Chirac et qui ne veulent pas le faire pour Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas négligeable. Il y a bien sûr eu la phrase de Chirac (appelant à voter Hollande - ndlr), qui était de l'ordre de la plaisanterie et qu'il n'aurait sans doute pas prononcée s'il avait vu qu'il était filmé. C'est un électorat qui est toujours précieux dans une campagne présidentielle parce que celle-ci se joue toujours à peu de choses. Au second tour, c'est bien de les avoir. Mais je ne fais rien pour les capter... Nicolas Sarkozy a senti la menace : il est venu pour la première fois en Corrèze au printemps dernier, notamment pour montrer qu'il était proche de Madame Chirac.
  • En Corrèze, on sent que vous travaillez en bonne intelligence avec les élus communistes. Mais que c'est un peu difficile avec les écologistes... Pourquoi ? C'est vrai. Il faut bien comprendre que la Corrèze est un département où l'influence communiste était très significative. Le PCF faisait 25% des voix il y a encore vingt ans; il était dominant à gauche, plus important que le PS. Quand j'ai été élu député en 1988, j'ai battu le député sortant, Jean Combasteil, qui était communiste. J'ai été ensuite son adjoint à la mairie de Tulle. Et quand j'ai repris la ville de Tulle en 2001, je lui ai demandé d'être le premier adjoint et le président de la communauté de communes. J'ai beaucoup de respect pour le Parti communiste localement. Je suis un grand partisan de l'union de la gauche avec les communistes.
  • Et moins avec les écologistes ? Ils sont moins influents. Leur élu au conseil général est un ancien socialiste. Ce n'est pas la même force ni la même histoire que le Parti communiste. Je les avais quand même pris à la mairie de Tulle avec moi... Mais c'est vrai que c'est un partenaire difficile.
  • Certains à gauche nous ont dit en Corrèze qu'ils attendaient désormais de vous un «coup de barre à gauche»: ont-ils raison ? Oui, ils ont raison! Mais on l'a donné depuis le départ. Par exemple, lors des investitures aux cantonales, il y avait beaucoup de candidats du Front de gauche. Ils ont deux vice-présidents au conseil général... Après, sur les politiques, on fait ce qu'on peut avec les moyens dont on dispose. On mène des combats, et j'essaie d'avoir une démarche respectueuse des partis et de la démocratie. On discute. C'est ça être à gauche...
  • Mais y compris des gens au PS le disent... Je fais ce que je peux avec les moyens qui me sont donnés. Et ils ne sont pas vastes.
  • Soit une situation comparable avec celle de l'Etat si vous gagnez la présidentielle... Sans compter les contraintes imposées par le traité européen proposé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel... On ne pourra pas l'accepter. Si on gagne l'élection, on renégociera le traité.
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J. Cahuzac demande au gouvernement de s'expliquer sur l'achat par Areva de mines d'uranium ne valant "plus rien"

J. Cahuzac demande au gouvernement de s'expliquer sur l'achat par Areva de mines d'uranium ne valant "plus rien" | Hollande 2012 | Scoop.it

Jérôme Cahuzac, membre de l'équipe de campagne de François Hollande, a estimé dimanche qu'il y avait des affaires "autrement plus graves" que celle de la fédération PS du Pas-de-Calais, demandant des comptes au gouvernement sur l'achat par Areva en 2007 de mines d'uranium qui "ne valent plus rien""En 2007, avec l'accord du gouvernement français, c'est-à-dire en l'espèce Mme Lagarde puisque c'est elle qui gère ce secteur, Areva achète des gisements miniers pour deux milliards d'euros dont on constate aujourd'hui qu'ils ne valent plus rien", a-t-il accusé lors du "Grand Jury" RTL-LCI-"Le Figaro". "En terme d'argent public, ça me paraît un peu plus inquiétant", a déclaré le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Christine Lagarde, ministre de l'Economie à l'époque, est actuellement directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Jérôme Cahuzac, chargé de la thématique "Budget, finances, fiscalité" au sein de l'équipe de campagne du candidat socialiste à l'Elysée François Hollande, était interrogé sur l'enquête de la justice sur la fédération PS du Pas-de-Calais, soupçonnée de financement occulte. "Au terme de cette enquête préliminaire, nous verrons bien s'il y a là une scorie dont les uns et les autres auraient le cas échéant à rendre compte", a-t-il répondu, avant de contre-attaquer en évoquant une affaire qui lui semble "autrement plus grave que ces éventuelles scories" : l'achat en 2007 de mines d'uranium par le géant du nucléaire Areva, détenu à plus de 80% par l'Etat français. "Dans ce conseil d'administration, il y avait des représentants du gouvernement qui tous ont accepté", a souligné Jérôme Cahuzac. "Et donc si des comptes doivent être demandés, certainement à (l'ex-présidente d'Areva) Anne Lauvergeon, mais certainement aussi aux responsables politiques qui à l'époque ont donné leur accord à un investissement très onéreux, payé dans un paradis fiscal et dont on s'aperçoit aujourd'hui qu'il ne vaut plus rien", a-t-il affirmé.

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Valls : «Hollande ne se laissera pas entraîner par les affaires internes du PS»

Valls : «Hollande ne se laissera pas entraîner par les affaires internes du PS» | Hollande 2012 | Scoop.it

Manuel Valls, le directeur de la communication de campagne de François Hollande, a assuré samedi à propos de la situation dans le Pas-de-Calais que le candidat PS à la présidentielle "ne se laissera pas entraîner par les affaires internes" du PS""François Hollande est candidat à la présidence de la République, il est dans un rapport personnel, de confiance avec les Français et rien ne le détournera de sa mission", a déclaré M. Valls à la presse avant l'ouverture de la Convention nationale d'investiture du PS pour les législatives au Cnit de La Défense. "Il ne se laissera pas entraîner par des affaires internes au Parti socialiste. Tout ce qui concourt à blesser François Hollande ne l'atteint pas, et il ne plongera pas dans ce petit bain de petites phrases qui n'ont aucun sens", a-t-il ajouté. "Les socialistes, la gauche, par des mots blessants peuvent faire perdre, égratigner cette espérance" portée par François Hollande, a mis en garde le député de l'Essonne, avant "d'en appeler au ressaisissement de chacun et au rassemblement de tous""C'est indispensable" notamment "face à une droite arrogante, dure", a-t-il estimé souhaitant que la justice "s'intéresse aussi aux basses oeuvres de M. Guéant, à la manière dont il a occulté un certain nombre d'affaires graves", citant celle de Karachi. "Laissons la justice faire son travail et les décisions courageuses de Martine Aubry se mettre en oeuvre, et consacrons nous à l'essentiel : la France et les Français", a demandé M. Valls. "Le PS prend des décisions courageuses, la justice fait son travail et François Hollande prépare l'alternance et le changement", a résumé M. Valls.

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"Hollande pris dans la nasse du PS" : le point de vue de G. Andrieu (Marianne)

"Hollande pris dans la nasse du PS" : le point de vue de G. Andrieu (Marianne) | Hollande 2012 | Scoop.it

Avec la multiplication des affaires et des bisbilles autour des circonscriptions aux législatives, le Parti socialiste vient une nouvelle fois fragiliser son candidat à la présidentielle. «Les Verts sont capables du meilleur comme du pire. Mais c'est dans le pire qu'ils sont les meilleurs ». Il est des sentences, comme celle prononcée par Gaby Cohn-Bendit qui mériterait d’être recyclées à l’usage du Parti socialiste. On avait déjà eu droit à l’affaire DSK, à sa saison 1 new-yorkaise et sa saison 2, tout aussi glauquissime, du Carlton de Lille. Dans un tout autre registre, on avait eu droit à l’affaire Guérini et à la « pizza connection » d’un autre baron local, Robert Navarro. Et voilà que l’on écope désormais du « scandale du Pas-de-Calais », la nouvelle « affaire qui embarrasse le PS ». Et pour couronner le tout, dans ce dernier dossier encore une fois tout à la gloire du premier parti d’opposition, on apprend que Jack Lang compte porter plainte contre Arnaud Montebourg. Parce qu’au PS, plus encore que chez les Verts, le meilleur du pire est toujours certain. Évidemment, toutes ces affaires ont peu à voir les unes avec les autres. Bien entendu, les Français semblent faire la part des choses entre les histoires à haute teneur en testostérone de l’ex-directeur général du FMI et le Parti socialiste lui-même. Il n’empêche l’effet d’accumulation fonctionne à plein. À l’heure où, nous dit-on, François Hollande veut « dialoguer » directement avec eux, il se retrouve avec un boulet en fonte solidement fixé à la cheville. Un boulet qui ne lui facilitera pas cette rencontre. Un boulet décoré de deux belles et grandes lettres : PS. Ce PS qui, pour le meilleur et surtout pour le pire, s’est donc allié à des experts en la matière, les écologistes. Certes, François Hollande a depuis pris ses distances avec l’accord liant sa formation à Europe écologie. Il n’empêche, encore une fois, l’effet d’accumulation fonctionne à plein. Car la cession de circonscriptions à EELV a exacerbé les tensions entre socialistes. Ceux qui doivent désormais composer avec des candidats Verts sur ce qu’ils jugent être « leurs terres » (Gérard Collomb, Danièle Hoffman-Rispal...) sont pareils à une Rachida Dati redoutant de voir débarquer un François Fillon à Paris : de véritables « grenades dégoupillées ». Mais il faut être honnête, les socialistes n’ont pas toujours besoin des écologistes pour se dévorer entre eux par médias interposés et nuire in fine à leur candidat. Surtout quand vient l’heure de la grande distribution des « circos ». Là encore, l’effet d’accumulation fait des ravages. On a eu droit au duel Faouzi Lamdaoui (pro-Hollande) versus Pouria Amirshahi (pro-Aubry) au sujet de la 9e circonscription des Français de l’étranger. On a aujourd’hui droit à l’affrontement entre deux anciens « potes » de SOS-Racisme, Malek Boutih et Julien Dray, le premier accusant le second de fraude lors de sa désignation dans la 10e circonscription de l’Essonne. Comme on a droit à un Christophe Borgel tentant de justifier bizarrement son parachutage dans la Somme et à une Ségolène Royal qui, si elle reconnaît que sa désignation à La Rochelle relève d’une « procédure inhabituelle », la justifie par sa situation « hors du commun » (sic) d’ancienne candidate à la Présidentielle ! Elle qui avait déjà fait savoir très hâtivement (histoire sans doute que François Hollande et Martine Aubry tiennent leur promesse) qu’elle visait la Présidence de l’Assemblée nationale… Et c’est sans compter sur ceux qui ont choisi le mauvais cheval lors de la primaire, qui n’ont pas non plus réussi à décrocher une circonscription aux législatives, et reconnaissent déjà « préparer » le prochain congrès du PS… « Désolant Parti socialiste », doit se dire aujourd'hui François Hollande qui a peut-être oublié qu’il hérite d’une situation dont il est en partie responsable. Ce boulet qui l’entrave dans cette campagne, il a contribué à le façonner lorsqu’il était, près de dix ans durant, à la tête de Solférino. À moins qu’il n’arrive à se libérer de ce boulet. Les socialistes lui permettront-ils seulement de le faire ? Avec eux, François Hollande peut s’attendre à tout. Surtout au pire.

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L'équipe de François Hollande écrira à ses sympathisants avant Noël

Les coordonnées des 650 000 sympathisants de gauche récoltées lors de la primaise n'ont pas encore été exploitées à l'échelle nationale par François Hollande et son équipe de campagne. Deux tests ont été effectués à l'échelle locale lorsque François Hollande s'est déplacé à Strasbourg et en Saône-et-Loire. Un premier courriel devrait arriver dans les messageries de tous les sympathisants dans les jours à venir ; en tout cas "avant Noël", a confirmé le responsable de la web-campagne de François Hollande, Vincent Feltesse. Les modalités d'utilisation de ce trésor de guerre du PS seront précisées lors d'une réunion avec les mandataires de la rue de Solférino dans les fédérations socialistes. Elle doit avoir lieu dans le week-end du 10 et 11 décembre.

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H. Guaino à propos de F. Hollande : "Ce n'est pas la gauche molle, c'est la gauche mollet"

H. Guaino à propos de F. Hollande :  "Ce n'est pas la gauche molle, c'est la gauche mollet" | Hollande 2012 | Scoop.it

"Ce n'est pas la gauche molle, c'est la gauche mollet", a lancé jeudi soir Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, lors d'une réunion publique à Vaujours (Seine-Saint-Denis) où il venait de comparer François Hollande à Guy Mollet "qui n'a jamais pris de décision". Devant plus de 600 personnes invitées par l'UMP 93 et son président le député-maire Eric Raoult, Henri Guaino a comparé le candidat du PS à la présidentielle, François Hollande, à Guy Mollet, "président d'un parti de notables" qui "n'a jamais pris de décision""Les primaires, c'est l'esprit de parti", "le marchandage tire la fonction présidentielle vers le bas", a-t-il insisté. Henri Guaino a également abordé la question de la crise économique alors que s'ouvrait le sommet européen de Bruxelles. "Les marchés n'imagineront pas, n'inventeront pas l'avenir à notre place", a-t-il dit. "Ce sont bien les politiques qui depuis trois ans, jour après jour, ont empêché que les marchés devenus fous, que l'argent fou, les traders (...) ne conduisent le monde à un désastre", a-t-il déclaré sous les applaudissements. Le conseiller du président s'est ensuite exprimé sur "l'intégration". "La République, c'est l'assimilation", a-t-il dit.

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François Hollande soutient le personnel de RFI

François Hollande soutient le personnel de RFI | Hollande 2012 | Scoop.it

“François Hollande assure le personnel de RFI, fleuron de la francophonie et de la pluralité des expressions dans le monde, de son total soutien”, a assuré ce jeudi 8 décembre la députée PS Aurélie Filippetti, chargée de la culture dans l’équipe de campagne du candidat socialiste. Elle a également estimé que les conditions de la fusion de RFI avec France 24 devaient “être éclaircies”, jugeant la situation de la chaîne de radio “très inquiétante” , avant de souligner que le personnel avait rejeté lundi dernier, après 9 jours de grève, “par 94% la fusion prévue avec France 24”“Cette fusion est la raison du malaise dans cette radio connue et reconnue pour son professionnalisme et son expertise de l’actualité internationale”, a noté la députée de Moselle. Selon elle, “la nomination des PDG de chaînes publiques (TV et radio) par Nicolas Sarkozy est une atteinte flagrante à la liberté d’expression et à l’indépendance de la presse.”

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Policier décédé : ''émotion'' de F. Hollande

François Hollande a exprimé aujourd'hui son "émotion" après l'annonce dans la matinée par Nicolas Sarkozy du décès d'un policier grièvement blessé dans une fusillade à la fin novembre. "Mes pensées vont vers sa famille, ses proches, mais aussi ses collègues et l'ensemble des policiers", écrit le candidat socialiste à la présidentielle dans un communiqué. "Dans ce moment d'émotion et de recueillement, je veux aussi adresser un message de soutien à nos forces de sécurité qui assurent une mission risquée et difficile et qui méritent à ce titre le respect, la reconnaissance et la considération de l'ensemble de la Nation", poursuit-il. "Je vous annonce le décès du policier Eric Lales, abattu froidement", avait déclaré dans la matinée le chef de l'Etat lors d'une visite à l'hôtel de police de Marseille, précisant qu'il venait d'"assister aux derniers instants de sa vie". Le policier, un père de famille de 37 ans, avait été atteint de plusieurs balles à l'issue d'une course-poursuite à Vitrolles (Bouches-du-Rhône) avec des malfaiteurs, auteurs d'une série de cambriolages. Un des malfaiteurs avait été tué involontairement par l'un de ses complices qui ont réussi à prendre la fuite.

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François Hollande : "Je crois en l'industrie de mon pays"

Visite de François Hollande dans les usines d'Eolane et d'Alsthom lors de son déplacement dans commune du Creusot le 07/12/2011

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Hollande, en VRP du « patriotisme industriel »

Hollande, en VRP du « patriotisme industriel » | Hollande 2012 | Scoop.it

Au « Café de la poste », une longue tablée autour de laquelle ont pris place des ouvriers et des syndicalistes : François Hollande est venu partager une andouillette maison. Alors que la crise des dettes souveraines menace de plonger la France dans la décroissance, le candidat socialiste s’est rendu mercerdi 7 décembre en Saône-et-Loire pour apporter de « l’espoir » à la France qui se lève tôt. Le matin, à Montceau-les-Mines, il visitait le site de l’entreprise Eolane qui a relocalisé en 2010 la production d’une tablette numérique qu’elle avait lancée en Asie. 150 salariés travaillent sur ce produit parti à l’assaut de la grande distribution. En blouse blanche, François Hollande, accompagné d’Arnaud Montebourg, vante ce produit 100 % français et se fait l’avocat d’un « patriotisme industriel » . « Les usines, dit-il au milieu de la chaîne de montage, il ne faut pas en parler mais les garder. » Dans l’après-midi, c’est sur le site de l’usine Alstom, au Creusot, devant plusieurs centaines d’ouvriers que le candidat est venu rappeler les grandes orientations de son « pacte productif » destiné à retrouver « une fierté industrielle » . « Certains appellent à l’union nationale pour redresser les comptes de la nation, moi j’appelle à l’union nationale pour le redressement productif de la France », a-t-il martelé. En cas d’alternance en 2012, le candidat propose de mettre en place un nouvel « État stratège » : création d’une banque publique d’investissement, lancement d’un livret industriel sur le modèle du livret A pour orienter l’épargne vers les PME. François Hollande s’engage à développer les transferts de technologie de la recherche vers les entreprises ou encore à relancer une grande politique européenne d’investissement dans des secteurs clés comme celui des énergies renouvelables. « La France a perdu ces dernières années 750 000 emplois dans l’industrie. Il faut montrer qu’il n’y a pas de fatalité », assure le député Bernard Cazeneuve, l’un de ses porte-parole. L’enjeu de ce déplacement est aussi d’engager la reconquête des classes populaires à travers un discours clair sur sa volonté de rétablir la société du travail. En 2002, Lionel Jospin n’avait attiré que 13 % du vote ouvrier. Dans l’entourage de François Hollande, on est plutôt confiant. On souligne que, selon les derniers sondages, il réalise de bons scores dans le monde ouvrier. « Il incarne un PS qui n’est pas un parti de bobos mais qui peut redonner la confiance à tous ceux qui sont touchés par la crise », estime Bernard Cazeneuve.

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Un appel de chevènementistes : « Pour nous, c'est Hollande »

Un appel de chevènementistes : « Pour nous, c'est Hollande » | Hollande 2012 | Scoop.it

Les signataires de cet appel se définissent comme « chevènementistes ». Ils croient au ralliement de Chevènement à Hollande mais aimeraient accélérer le calendrier. Pour eux, en refusant de céder aux « sirènes de l'obscurantisme » des écologistes et en tendant la main à Bayrou, le socialiste a déjà créé les conditions d'un large rassemblement. --> Tribune sur Rue 89

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Sarkozy et l'UMP se moquent du "caractère" de Hollande

Sarkozy et l'UMP se moquent du "caractère" de Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it

C’est l’Elysée qui est à la manœuvre, mais ce sont les ministres qui flinguent. Après s’être beaucoup moquée du programme du candidat PS (les 60000 postes de fonctionnaires dans l’Education nationale, les 300000 emplois d’avenir), la garde rapprochée du chef de l’Etat a décidé de passer à la vitesse supérieure. Et d’attaquer plus franchement Hollande sur son manque supposé de colonne vertébrale, son « incapacité à trancher », selon les mots d’un dirigeant UMP. Invitée hier du « Grand Rendez-vous » Europe 1 - « le Parisien » et « Aujourd’hui en France » - i > télé, la ministre du Budget, Valérie Pécresse, a donné le ton : « Ni la France ni l’Europe ne pourraient se permettre d’avoir un président comme François Hollande qui soit à la fois faible et indécis. » Et d’ajouter : « Quand je vois Hollande faible avec les Verts sur le nucléaire, faible avec Montebourg et Le Guen qui attaquent nos partenaires allemands, faible sur le Pas-de-Calais (NDLR : la fédération socialiste soupçonnée de financement douteux), je me dis que les Français voudront un président qui préside. » La semaine dernière, Nicolas Sarkozy avait demandé à ses proches d’oublier Jean-Luc Melenchon et Eva Joly et de concentrer leurs piques sur François Hollande. « Sa faiblesse, c’est son caractère. C’est là-dessus qu’il faut le cibler, argumente le président en privé. Dire qu’il n’a même pas réussi à faire investir son chef de cabinet aux législatives (NDLR : proche de Hollande, Faouzi Lamdaoui visait la 9e circonscription des Français de l’étranger, que Martine Aubry a finalement attribuée à un autre candidat socialiste). » Toujours devant ses proches, Sarkozy juge « mauvais » le début de campagne de son concurrent PS : « Qu’il continue comme ça. Si Mitterrand et Jospin ne l’ont jamais pris au gouvernement, c’est peut-être qu’il y avait une raison. » La cellule riposte de l’UMP, qui se réunit chaque semaine autour de Brice Hortefeux, a été chargée de réfléchir à d’autres angles d’attaque, mais touchant toujours la personnalité du candidat. « On voit bien qu’il a un problème de leadership, assure l’ex-ministre de l’Intérieur. En tant que chef de parti, il était naturel qu’il soit conciliant. Mais, quand on aspire à la présidence, il faut savoir trancher. » Pour l’heure, Hollande a décidé ne pas réagir aux attaques frontales de la droite. Une stratégie de l’évitement qui ne semble pas trop mal lui réussir. Selon un sondage de l’institut LH2 pour le site Internet Yahoo, il gagne en effet 1,5 point, à 31,5% au premier tour, tandis que Sarkozy en perd 3, à 26% (57%-43% au second tour). Au final, c’est François Bayrou qui réalise la bonne opération du week-end en prenant 6 points d’un coup après sa déclaration de candidature (13%).

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Sondage LH2 : percée de Bayrou / Hollande creuse l'écart

Sondage LH2 : percée de Bayrou / Hollande creuse l'écart | Hollande 2012 | Scoop.it

François Bayrou est crédité de 13% des intentions de vote (+ 6 points) au 1er tour de la présidentielle, dans un sondage LH2 pour Yahoo! publié dimanche 11 décembre qui le place en 4e position derrière François Hollande, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. Au second tour, François Hollande battrait nettement Nicolas Sarkozy avec 57% des intentions de vote (-1) contre 43% (+1). Au premier tour, par rapport à la dernière enquête de l'institut (18-19 novembre), François Hollande gagnerait 1,5 point à 31,5%, Nicolas Sarkozy en perdrait 3, à 26%, Marine Le Pen reculerait de 1,5 point à 13,5%, juste devant le président du MoDem"La poussée de François Bayrou s'explique par un effet conjoncturel lié à sa forte médiatisation ces derniers jours : discours de candidature mercredi, intervention télévisée jeudi, sans compter qu'il se trouve courtisé depuis des semaines par la gauche comme par la droite", commente LH2. Selon l'institut, Jean-Luc Mélenchon recueillerait 6,5% des voix (-0,5), Eva Joly 4,5% (-1,5). Dominique de Villepin, Hervé Morin, Christine Boutin, Nicolas Dupont-Aignan sont crédités chacun de 1% des voix et Jean-Pierre Chevènement de 0,5%. Corinne Lepage et les candidats d'extrême gauche Nathalie Arthaud et Philippe Poutou sont donnés à moins de 0,5%.

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Hollande approuve le "gel" de la circonscription de M. Kucheida dans le Pas-de-Calais

Hollande approuve le "gel" de la circonscription de M. Kucheida dans le Pas-de-Calais | Hollande 2012 | Scoop.it

Oui, François Hollande a bien eu Jean-Pierre Kucheida au téléphone, mais ce n'était pas pour l'assurer de son soutien. "Kucheida a appelé Hollande vendredi, c'est vrai. Mais Hollande lui a seulement dit qu'il était d'accord avec la décision prise par Martine Aubry la veille de geler sa circonscription", a indiqué Manuel Valls, le responsable de la communication du candidat socialiste, contacté par Le Monde dimanche soir. Contrairement à ce qu'affirme le Journal du dimanche dans son édition du 11 décembre, ce n'est donc pas M. Hollande qui aurait "appelé Kucheida sur son portable" mais l'inverse. De plus, le contenu de leur conversation aurait été différent de ce qu'en rapporte l'hebdomadaire dominical. "Tiens bon, on va laisser le vent retomber. Ca va passer", aurait dit le candidat socialiste au député et maire de Liévin (Pas-de-Calais), tout en l'assurant "de son soutien et de son amitié". La version donnée par M. Valls, dimanche soir, suggère une plus grande distance de M. Hollande vis-à-vis de M. Kucheida, même si, précise M. Valls, "dans cette affaire il faut naturellement respecter la présomption d'innocence". Accusé par Gérard Dalongeville, ancien maire d'Hénin-Beaumont, d'être au coeur d'un système de corruption impliquant la fédération socialiste du Pas-de-Calais, M. Kucheida avait vu son investiture aux élections législatives de juin 2012 suspendue par Martine Aubry, jeudi soir, après la publication par l'AFP d'une lettre adressée par Arnaud Montebourg à la première secrétaire du PS faisant état des dysfonctionnements de la fédération et lui demandant de mettre à l'écart deux députés sortants, dont M. Kucheida. Jusqu'à présent, François Hollande s'était refusé à tout commentaire dans cette affaire. Samedi, en marge de la convention nationale d'investiture du PS pour les législatives, M. Valls avait indiqué que le candidat socialiste "ne se laisserait pas entraîner par les affaires internes" du parti, appelant "au ressaisissement de chacun et au rassemblement de tous".

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Création de "la Manufacture de l'écologie" qui soutient Hollande

Création de "la Manufacture de l'écologie" qui soutient Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it

Des élus, responsables associatifs, militants ou chefs d'entreprise ont annoncé à Rennes la création de "la Manufacture de l'écologie", appelée à essaimer dans toute la France, afin de développer une économie verte et d'oeuvrer pour une nouvelle majorité présidentielle. "Le premier objectif de la Manufacture est d'assurer un très bon score à François Hollande au soir du premier tour" de la présidentielle, a expliqué samedi à l'AFP l'un de ses porte-parole, Denis Baulier. "L'environnement ne peut progresser en France qu'au travers d'une nouvelle majorité présidentielle (...) Il ne faut pas louper cette prochaine élection", a poursuivi M. Baulier. Dans ce contexte, "nous ne sommes pas convaincus de l'intérêt d'une candidature risquant d'amoindrir les chances du succès du changement", a-t-il dit, en référence à la candidate EELV, Eva Joly. L'autre objectif de "la Manufacture de l'écologie réaliste et responsable" -son intitulé exact- est de travailler concrètement au développement d'"une véritable économie verte dans les territoires", a indiqué le porte-parole, soulignant l'important gisement d'emplois potentiels que recèle cette économie. "Nous faisons le lien entre économie et politique avec la volonté de développer cette croissance verte (...) Si l'écologie représente réellement un poids économique, elle représentera une force politique", a dit M. Baulier. "On insiste sur le caractère entrepreneurial, on veut de la production de croissance verte", a-t-il ajouté. La Manufacture "propose de rassembler des moyens humains, techniques, économiques, politiques" pour cette croissance verte. "Car au-delà des études, il ne suffit pas de fixer des objectifs : encore faut-il se mettre dans les conditions de les atteindre", soulignent les promoteurs de cette initiative, selon lequels "notre responsabilité d'écologistes nous impose responsabilité et cohérence". En ce sens, assurent-ils, "la Manufacture est une vraie métamorphose", marquée par "le passage de la protestation à la construction" en matière d'écologie. En lien avec la Manufacture, des relais sont en préparation dans plusieurs autres régions de France, a indiqué M. Baulier, selon lequel la Manufacture entend prendre une part active dans la campagne électorale.

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Bruxelles 09/12 : "Un accord étroit, flou et qui ne répond pas à l'urgence" (C. Trautmann / E. Guigou)

Bruxelles 09/12 : "Un accord étroit, flou et qui ne répond pas à l'urgence" (C. Trautmann / E. Guigou) | Hollande 2012 | Scoop.it
  • L’accord trouvé lors du Conseil européen n’est pas solide : il est étroit, flou et ne répond pas à l’urgence de la crise. Nous resterons extrêmement vigilantes sur sa mise en œuvre.
  • Cet accord est étroit : Contrairement aux annonces de Nicolas Sarkozy, il ne s’agit pas d’une révision des Traités européens à 27 ; il repose sur un accord intergouvernemental entre les 17 Etats membres de la zone euro et 6 Etats membres de l’Union européenne. Ce n’est donc ni un accord à 27, ni un accord propre à la zone euro ; il est strictement consacré au renforcement des disciplines budgétaires et de l’austérité à travers le renforcement des sanctions automatiques contre les Etats ; il vise principalement, voire exclusivement, à introduire une « règle d’or » dans le droit interne des Etats sous le contrôle des juges européens ; il ne comporte pas les éléments nécessaires à la mise en place au jour le jour d’un pilotage économique de la zone euro.
  • Cet accord est flou : l’articulation entre cet accord, qui ne concernerait que certains Etats membres de l’Union européenne, et les institutions européennes reste flou, s’agissant notamment des interventions des juges européens ; les modalités de mise en œuvre des dispositions de cet accord, et donc de l’exercice du contrôle démocratique par les Parlements nationaux et par le Parlement européen, restent imprécises. De manière générale à aucun moment n’est pris en compte dans cet accord le nécessaire renforcement du contrôle démocratique des peuples européens sur les décisions prises.
  • Cet accord ne répond pas à l’urgence : des moyens importants sont mis en œuvre à travers le FESF, le Mécanisme européen de stabilité et les interventions du FMI, mais la réponse n’est pas à la hauteur des défis de cette crise : rien n’est dit sur les interventions nécessaires de la Banque centrale européenne ; le FESF reste à des niveaux qui ne lui permettront pas de répondre durablement à la crise ; l’introduction des euro-obligations est renvoyée à un hypothétique rapport des instances européennes en mars 2012. La croissance reste la grande oubliée de cet accord. Des mesures urgentes doivent être prises pour faire face à la crise. Nous exercerons la plus grande vigilance sur la négociation de cet accord.
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François Hollande, le roman d'une campagne par Laurent Binet

François Hollande, le roman d'une campagne par Laurent Binet | Hollande 2012 | Scoop.it

"Quoi de plus vulgaire qu'un personnage inventé ?" s'interroge Laurent Binet dans HHhH, son livre qui a reçu en 2010 le Goncourt du meilleur premier roman. Il y retraçait méticuleusement le parcours de l'Allemand Reinhard Heydrich, artisan de la solution finale, jusqu'à son assassinat à Prague en 1942. Rien à voir a priori avec la présidentielle 2012, le PS et François Hollande. C'est pourtant le nouveau sujet d'étude de Laurent Binet. "C'est dans la continuité logique de mon dernier livre", assure-t-il. "Je m'intéressais à l'histoire, là, l'histoire est en train de se faire", nous explique l'agrégé de lettres. Et puis, son personnage n'est pas inventé. Et il peut pour cette fois "être son propre témoin oculaire". Alors... Paradoxalement, c'est en regardant une série-fiction américaine que l'envie de raconter une campagne lui est venue : The West Wing, qui se déroule à la Maison-Blanche. En juin dernier, Laurent Binet contacte Valérie Trieweiler, compagne de François Hollande, mais surtout journaliste culture à Paris Match. Il l'avait rencontrée pour la sortie de HHhH. Elle passe le message à Hollande qui dit banco. Il ne lui reste qu'à remporter la primaire. C'est chose faite en octobre 2011. Désormais, de Bruxelles à Berlin, du Parlement européen au congrès du SPD, Laurent Binet fait partie de la troupe qui suit Hollande dans l'aventure, intégré au groupe de journalistes..., mais avec un regard décalé. "J'ai une liberté totale, je peux raconter tout ce que je veux. J'ai une hyper-subjectivité, je ne vais pas m'empêcher de donner mon avis." Grâce à HHhH, on sait que l'auteur est obsédé de précision, fou du détail, intransigeant lorsqu'il s'agit de vérité. Sur l'oeuvre qui sera publiée chez Grasset en septembre - quarante pages sont déjà écrites sous la forme d'un journal - il livre : "Une heure d'attente à l'aéroport peut me fournir plus de matière que le congrès du SPD." Laurent Binet n'a pas "une âme de militant", mais il est "déjà fasciné" par les politiques, par Hollande et son équipe, "par cette somme de volontés tendues vers un seul but", confie-t-il. "Je n'avais pas réalisé à quel point ils sont à fond tout le temps. C'est une performance d'athlète." Il sait que, sans doute, les observateurs le compareront à Yasmina Reza qui avait rencontré un franc succès en 2007 avec L'aube le soir ou la nuit, récit de l'intérieur de la campagne de Nicolas Sarkozy. "Une comparaison pratique", dit-il simplement. Mais il n'est pas le seul écrivain à se pencher en ce moment sur François Hollande. Lors du déplacement du candidat en Saône-et-Loire mercredi, c'est Dan Franck, dont le nom est tant et tant revenu dans la presse depuis le mois de mai dernier, car il est l'un des très proches de Dominique Strauss-Kahn, qui était de la partie. Télérama lui a commandé un portrait pour le mois de janvier. "Je soutiens publiquement la gauche", justifie Dan Franck. Mais surtout, le projet l'intéressait, car il vient d'écrire le scénario d'un feuilleton de 6 x 52 minutes, qui sera diffusé sur France 2 à partir de janvier. "Cela démarre par une visite d'usine, il y a un attentat. Le président est assassiné. Nathalie Baye et Bruno Wolkowitch s'affrontent pour lui succéder", confie-t-il. Cette fois, c'est bien de la fiction.

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Durban : les réponses à l’urgence climatique sont aussi des réponses à la crise ! (M.-H. Aubert)

Durban : les réponses à l’urgence climatique sont aussi des réponses à la crise ! (M.-H. Aubert) | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Sans politique plus ambitieuse, les projections climatiques laissent envisager une augmentation de plus de 3 °de la température mondiale d’ici à 2050 ! Ce qui infirme déjà les objectifs de la Déclaration de Copenhague. L’urgence climatique est un enjeu fondamental imposant des solutions politiques de long terme qu’il faut avoir le courage de prendre, y compris en période de crise. A Durban les négociations doivent poursuivre deux objectifs essentiels.
  • En premier lieu, arbitrer les questions politiques que sont l’avenir du Protocole de Kyoto après 2012 - à ce jour l’unique instrument juridiquement contraignant – et l’adoption d’une feuille de route pour la conclusion d'un accord assorti d’objectifs précis, englobant tous les principaux émetteurs mondiaux.
  • En second lieu, préciser les Accords de Cancun, en particulier sur les questions de gouvernance et de financement du Fonds Vert, dédié à l’aide aux pays et aux populations les plus vulnérables aux changements climatiques. La crise actuelle impose des solutions de financement innovantes et rapidement opérationnelles pour abonder le Fonds des 100 milliards annuels : l’Union Européenne doit plus que jamais être à la pointe des propositions en la matière. Une taxe sur les transports gros consommateurs d’énergies fossiles, ou sur les transactions financières font partie des solutions possibles. Parallèlement, Durban doit rendre opérationnels les mécanismes de lutte contre la déforestation (REDD+), en concertation avec les populations locales, de transferts technologiques, et d’aide à l’adaptation.
  • L’Union Européenne doit conforter son leadership sur ces questions et rester unie. Elle doit engager la deuxième phase du Protocole de Kyoto, en relevant son objectif de réduction des émissions de GES de -20 à -30% d’ici 2020. De nouveaux engagements en faveur de la transition énergétique et de la réduction des émissions de GES en Europe ne sont pas antinomiques de la croissance verte, des investissements productifs et de l’emploi, bien au contraire.
  • C’est le projet du XXIème siècle que porte François Hollande avec les sociaux-démocrates et les socialistes Européens. L’Union Européenne doit être volontariste, exemplaire et cohérente, maintenir ses exigences et continuer à dynamiser le processus multilatéral des négociations climatiques onusiennes. Elle doit être actrice de la justice écologique en proposant des solutions équitables pour tous et marquer sa solidarité avec les pays pauvres qui vont, plus que d’autres, supporter les conséquences du dérèglement climatique.
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Pour Nicolas Sarkozy, Hollande est une bulle

Pour Nicolas Sarkozy, Hollande est une bulle | Hollande 2012 | Scoop.it

Nicolas Sarkozy estime que François Hollande reste anormalement haut dans les sondages. C’est ce qu’il a expliqué le 30 novembre, à l’Elysée, devant le comité de pilotage de sa campagne où figurent Fillon, Juppé, Raffarin, Copé, Guéant... Depuis sa victoire aux primaires, le candidat du PS a pourtant déjà connu un décrochage notable (il se situe globalement aujourd’hui autour de 30 %). Mais, d’après le président, il devrait encore perdre jusqu’à une dizaine de points. Ceux-ci devraient, toujours selon les pronostics présidentiels, être récupérés par Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon. Par consé­quent, le chef de l’Etat a demandé à ses troupes de ne plus attaquer les candidats d’Europe Ecologie et du Front de gauche, mais de se concentrer sur Hollande. Chacun prépare donc de nouvelles munitions. Dans le début de campagne de l’ex-patron du PS, l’Elysée a déjà repéré plusieurs « failles, qui pèseront lourdement » pour la suite du combat. D’abord son équipe. Celle-ci est composée essentiellement d’élus. « Cela ne peut pas fonctionner, souligne un conseiller de Nicolas Sarkozy. Ils n’auront pas le temps de travailler. Cela ne va être que des guerres de posture des uns par rapport aux autres. Sarkozy en 2007 avait un commando de dix types fonctionnels qui n’étaient là que pour lui. » Autre erreur majeure selon l’entourage présidentiel : l’absence de propositions du socialiste. « Nous avons été dominés pendant les primaires. Mais, depuis un mois, nous avons repris la main sur la bataille des idées », se félicite un collaborateur du chef de l’Etat. Il y a enfin la personnalité de l’adversaire. « Au moins Ségolène Royal était charismatique », dit l’un. « Hollande est un candidat de substitution. Cela remontera forcément », anticipe un autre. Le portrait de François Hollande fait par Tristane Banon dans son livre « Le bal des hypocrites » n’est pas passé inaperçu à l’Elysée. « Il était mon héros. Il n’avait pas vraiment de charisme, pas franchement de prestance, je lui disais l’allure d’un poulpe, mais c’était un homme brillant et bon », écrit la jeune femme aujourd’hui déçue par celui qu’elle appelle « l’ancien gros ». « C’est très bien vu », sourit un proche de Sarkozy. Une future munition ?

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Non, Hollande "n'oublie pas" la menace Le Pen

Non, Hollande "n'oublie pas" la menace Le Pen | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Dans un livre paru pendant la primaire [« Réagissez ! » (Ed. Jean-Claude Gawsewitch)], une ségoléniste et un aubryste conseillaient au futur candidat socialiste : « N’oublie par le Front national ». Désormais porte-parole de François Hollande, l’auteure, Najat Vallaud-Belkacem, soutient que sa stratégie anti-Marine Le Pen ne se résume pas au droit de vote pour les étrangers. Tentative de démonstration.
  • Il se bat pour la croissance, pas pour l’austérité, pour une Europe des peuples, contre les transferts de souveraineté précipités concédés sous la menace des marchés, de l’Allemagne ou de la technocratie.
  • Aux couches populaires et aux ouvriers, il propose la réindustrialisation du pays.
  • Il s’adresse à la jeunesse déclassée et, désormais, tentée par le FN.
  • La sécurisation des quartiers guethoïsés est sa priorité (renforcement des équipes éducatives et des forces de police).
  • Alors que les discours de Sarkozy stigmatisent et stimulent le vote FN, les siens sont rassembleurs.
  • Hollande, fondateur de SOS Racisme, a-t-il tiré les leçons des échecs de la gauche morale ? « Il compris que les performances du FN sont à la mesure de l’impuissance du politique face à la mondialisation, au chômage, à la crise », assure Najat Vallaud-Belkacem.
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J.-L. Mélenchon dénonce la "super-austérité" de Bayrou et attaque Joly et Hollande

Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) a dénoncé jeudi la "super-austérité" prônée selon lui par François Bayrou (MoDem), attaquant également ses potentiels partenaires à gauche, Eva Joly (EELV) et François Hollande (PS), qui font "allégeance au club des austères"Lors d'une conférence de presse à l'Assemblée, le candidat à la présidentielle a notamment proposé à M. Bayrou, qualifié de "politicien roublard", de débattre avec lui pour un "moment assez vivifiant et tonique"Voyant venir au Front de gauche des "renforts" d'écologistes et de socialistes sur le terrain, l'eurodéputé a assuré que voter FG revenait à "acheter une assurance anti-Bayrou""Mme Joly dans un moment de tendresse assez incompréhensible lui décerne des récompenses par anticipation, M. Hollande laisse entendre qu'il pourrait l'avoir dans son gouvernement", et "l'UMP dit pareil !", a-t-il critiqué, parlant d'un comportement d'"allégeance au club des austères" de la part du PS et d'EELV. L'ex-socialiste a rappelé avoir été chargé en 2007 d'un document contre François Bayrou pour le PS, mais a-t-il ironisé, "à peine la brochure arrivait dans les sections socialistes que la candidate (Ségolène Royal, ndlr) s'est mis en tête de le rallier !". Sur le fond, il a également attaqué le candidat centriste : "sur la dette, M. Bayrou n'a rien découvert ni en 2007 ni aujourd'hui", "il se trompe radicalement sur le diagnostic" et "fait une erreur de médication" en se prononçant pour la règle d'or. Pour lui, il est même "plus à droite que M. Sarkozy en matière de programmation budgétaire" et "il tuera le cheval sur lequel il pense monter"... Avec "50 milliards en moins de dépenses publiques" dans son programme, revenant à "moins d'instituteurs et de policiers" selon M. Mélenchon, "le bon docteur Bayrou" propose "les recettes du FMI à domicile". A ses côtés, Marie-George Buffet (PCF) a souligné que "la gauche n'a pas à aller chanter sous les balcons" du MoDem, Martine Billard (Parti de gauche) relevant qu'il "défend notamment la TVA sociale et la retraite par points"Quant au porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, venu en "Béarnais de l'étape" en tant qu'élu de Pau, il a proposé "un stage en immersion dans les Pyrénées-Atlantiques" à "ceux qui doutent" que le président du MoDem est de droite. "François Bayrou n'est ni de gauche, ni de gauche !", dit-on là-bas, a-t-il ajouté.

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François Hollande appelle à une "union pour le redressement productif"

François Hollande appelle à une "union pour le redressement productif" | Hollande 2012 | Scoop.it

"Je suis venu vous parler de la production, de la croissance, de l'industrie, du pouvoir d'achat et de l'emploi", a attaqué François Hollande, mercredi 7 décembre en début d'après midi, face aux ouvriers de l'usine Alsthom du Creusot (Saône-et-Loire). Vaste programme. En visite pour la journée sur les terres d'Arnaud Montebourg et sur le thème de la réindustrialisation, le candidat socialiste a tenu un discours des plus volontaristes, qui n'a manifestement pas déplu aux salariés présents. "La désindustrialisation n'est pas une fatalité", a martelé M. Hollande, à deux pas de la chaîne d'assemblage du métro. Juché sur une petite estrade au milieu d'un cercle d'ouvriers en bleu de travail, en un saisissant parallélisme des formes avec Nicolas Sarkozy, lequel s'était déjà rendu deux fois sur ce site de production, le candidat socialiste n'a pas hésité, comme son adversaire en son temps, à jouer de la fibre compassionnelle. "J'ai vu des hommes et des femmes pleurer parce que leur entreprise fermait", a raconté François Hollande, qui "mesure l'urgence". Mais il a aussi tenté de se démarquer du président de la République : "Au moment où certains appellent à une union nationale contre le déficit budgétaire, qu'ils ont eux mêmes creusé, je vous appelle à une véritable union pour le redressement productif". De l'industrie comme moyen de se démarquer de la position et du bilan de Nicolas Sarkozy, alors que la crise européenne et budgétaire limite les marges de manœuvres programmatique du candidat Hollande. "L'horizon ne doit pas être le déclin", a conclu, après avoir insisté sur la "fierté industrielle", le candidat socialiste, avant de se fait offrir une petite maquette de TGV. Quelques heures plus tôt, sur le site industriel d'Eolame à Montceau-les-Mines, qui a rapatrié la production des tablettes numériques Qooq après une délocalisation en Chine, François Hollande avait vanté le concept de "patriotisme industriel".

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