Hollande 2012
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Hollande 2012
François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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Retraites : Aubry et Fabius à l'unisson avec Hollande

Retraites : Aubry et Fabius à l'unisson avec Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it
  • «Moi, je parle comme François Hollande», assure Martine Aubry. En pleine passe d'armes entre l'UMP et le candidat socialiste sur la question des retraites - la majorité accusant le socialiste d'avoir menti - le PS se lance dans une explication de texte. Ce jeudi matin, Laurent Fabius et Martine Aubry sont montés au créneau pour justifier la position de leur candidat. Ils ne reviendronnt «pas à l’âge légal de la retraite à 60 ans», dénonce le Front de gauche, «seul à défendre les valeurs de la gauche et les intérêts des salariés». De son côté, l'UMP continue de faire entendre sa petite musique, par la voix de Laurent Wauquiez notamment, qui a fustigé «le double mensonge» du député de Corrèze.
  • Hollande veut régler «très vite (...) la plus grande des injustices». La Première secrétaire du parti, tout comme l'ancien Premier ministre socialiste, a répété que la question des retraites serait traitée en deux temps. Tout d'abord, une «décision immédiate» pour «permettre à ceux qui ont commencé à travailler tôt de partir immédiatement», selon les mots de Martine Aubry sur France Inter. Soit, a détaillée Laurent Fabius sur RTL, «toutes les personnes qui ont commencé à travailler avant 18 ans, à condition qu'elles aient 41 annuités». «Ce que veut (François Hollande), c'est faire cela très vite, dès qu'il sera élu président de la République», a précisé Martine Aubry pour qui on est là face à «la plus grande des injustices». Et, «François Hollande la traitera dès qu'il arrivera à la présidence de la République», a-t-elle insisté.
  • Fabius : «Ne nous faisons pas non plus d'illusions». Seconde étape, a rappelé Laurant Fabius : «à la fin de l'année 2012», il s'agira d'ouvrir «une négociation qui portera sur l'ensemble des paramètres, c'est-à-dire à la fois la décote, la durée de cotisation, la pénibilité, le financement, et dans ce cadre-là, la question des 60 ans pour les différentes catégories sera posée». Le tout, avec la «volonté de privilégier tous ceux qui ont eu des carrières pénibles», selon l'ex-Premier ministre, qui affirme : «Il faut une politique qui change les choses mais qui en même temps soit sérieuse.» Alors qu'on lui demandait si tout le monde pourrait partir à la retraite à 60 ans, le responsable socialiste a rétorqué : «Ne nous faisons pas non plus d'illusions», évoquant «la situation financière des régimes de retraite, qui n'a pas été réglée par le gouvernement, et la situation financière du pays». Martine Aubry, elle, a néanmoins affirmé : «Le principe d'une durée légale, qui permet effectivement à chacun d'avoir la liberté de partir avant l'âge qu'a fixé le gouvernement, 62 ans, est acquis, il faut en discuter les modalités et les décotes.»
  • Un recul par rapport au projet PS ? «La position de Hollande prévaut». Est-ce là un recul par rapport au projet PS qui, en avril, prévoyait de rétablir «l’âge légal à 60 ans (qui permettra à ceux qui ont commencé à travailler tôt ou exercé des métiers pénibles de pouvoir partir au même âge) et l’âge de départ sans décote à 65 ans» ? «Disons que c'est plus précis, a glissé Laurent Fabius. En ce qui concerne le candidat, qui est François Hollande, il n'a pas caché quelle était sa position, dans les primaires (…) C'est lui-même qui a prévalu et c'est cette position qui prévaut.» Une position qui «tient compte aussi du fait que la situation économique (..) va se détériorer et qu'il ne faut pas payer les gens en monnaie de singe». François Hollande avait néanmoins signé le projet PS.
  • La colère du Front de gauche. «Après les déclarations de François Hollande, Martine Aubry et Laurent Fabius ont confirmé ce matin qu’en cas de victoire, ils ne reviendraient pas à l’âge légal de la retraite à 60 ans», regrette Eric Coquerel, conseiller spécial auprès de Jean-Luc Mélenchon, dans un communiqué. «En réalité, repousser l’age de la retraite n’est pas seulement attaquer un des principaux acquis sociaux mais constitue une faute en matière économique et sociale, peut-on y lire. Alors que le chômage explose tant chez les jeunes que chez les travailleurs en fin de carrière, il est stupide d’empêcher des salariés de prendre leur retraite à un âge qu’ils ont toujours plus de mal à atteindre en activité.» Et de conclure : «Décidément plus la campagne avance, plus il apparait malheureusement qu’il revient au seul Front de Gauche de défendre les valeurs de la gauche et les intérêts des salariés.»
  • Wauquiez fustige un «double mensonge». Dans la même veine que le Premier ministre, François Fillon, qui avait accusé, mardi, le candidat du PS de «mentir», Laurent Wauquiez, sur Europe 1, a dénoncé ce qu'il considère être «le double mensonge» de François Hollande. «Il avait promis un retour à la retraite à 60 ans pour tout le monde. Or, il dit désormais que ne seront concernés par cette mesure que les salariés qui ont commencé à travailler à 18 ans», a martelé le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. «C'est un candidat à la présidentielle qui renonce à ses promesses avant même d'être élu», a-t-il lancé. Reprenant le refrain entonné depuis quelques temps déjà, le ministre a jugé qu'il s'agit du «discours de quelqu'un qui n'a pas de convictions». «Ce qui est clair, c'est qu'il n'y aucun cap», a-t-il lancé.
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Récession : "l'échec flagrant d'un homme, Nicolas Sarkozy" (M. Sapin)

Récession : "l'échec flagrant d'un homme, Nicolas Sarkozy" (M. Sapin) | Hollande 2012 | Scoop.it

Le député PS Michel Sapin, chargé du projet présidentiel de François Hollande, a fustigé jeudi soir "l'échec flagrant d'un homme, Nicolas Sarkozy", après l'annonce par l'Insee d'une période de récession les 4e trimestre 2011 et premier trimestre 2012. "La France est en récession. Ce que l'on pouvait craindre, ce que nous pensions comme inévitable, est aujourd'hui la réalité. La crise n'est donc pas derrière nous. La France est dans la crise et la crise est encore largement devant nous", a affirmé l'ancien ministre de l'Economie, interrogé par l'AFP. "C'est d'abord l'échec flagrant d'un homme, Nicolas Sarkozy qui nous annonçait il y a encore quelques mois que la France était sortie de la crise, et que le nombre des chômeurs allait diminuer", a-t-il poursuivi. "C'est l'échec d'une politique qui a fait se succéder les plans d'austérité aux plans d'austérité, aggravant ainsi la situation en bloquant le moteur de la consommation qui était le seul moteur de la croissance dont la France pouvait bénéficier", a fait valoir le député de l'Indre. "A force de diminuer les dépenses essentielles pour les Français, à force de multiplier les taxes de toutes natures payées par l'ensemble des Français, le gouvernement et le président de la République ont fait rentrer la France dans le cercle vicieux d'une récession qui réduit les rentrées fiscales et aggrave le déficit", a également assuré M. Sapin.

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Hollande accuse l'Elysée d'orchestrer les attaques à son encontre

Hollande accuse l'Elysée d'orchestrer les attaques à son encontre | Hollande 2012 | Scoop.it

A Bondy (Seine-Saint-Denis), en marge d'un déplacement consacré à l'éducation, le candidat du PS à la présidentielle, François Hollande, a accusé Nicolas Sarkozy d'orchestrer la campagne de dénigrement le concernant, qui s'est intensifiée ces derniers jours. "Ces messages sont organisés, partent du plus haut niveau, ils sont répétés, scandés, quand ils ne sont pas préparés au QG de campagne du président qui n'est pas candidat (...). Moi je ne tomberai pas dans ces travers, je n'utiliserai pas de mots qui peuvent abaisser le niveau de la politique (...). Je ne voudrais pas que la campagne soit simplement organisée autour des formules et des dénigrements des uns et des autres. Les mots qui sont utilisés, les formules qui sont prises, ça ne m'atteint pas, en aucune façon. Moi, je conduis mon parcours avec sérénité et avec le sens des responsabilités."

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M. Ayrault : "Hollande est un Européen convaincu, pas un Européen béat"

M. Ayrault : "Hollande est un Européen convaincu, pas un Européen béat" | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Le président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a été nommé conseiller spécial de François Hollande pour sa campagne. Dans un entretien au Monde, il revient sur la promesse du candidat du PS à l'élection présidentielle de renégocier le projet de traité européen trouvé à Bruxelles le 9 décembre, s'il est élu président de la République. Le projet d'accord, selon M. Ayrault, "se résume à un carcan budgétaire et disciplinaire".
  • Vous avez accompagné François Hollande au congrès du SPD (Parti social-démocrate) en Allemagne. A quoi a servi ce déplacement outre-Rhin ? François Hollande a été l'invité d'honneur au congrès du SPD parce que nous partageons la même volonté de réorienter l'Europe. Mais il rencontrera aussi, début 2012, les dirigeants en place, Mme Merkel, le Parlement, parce que c'est avec eux qu'il négociera. Ce qui se joue, c'est la sortie de la crise et une nouvelle étape de l'intégration européenne. Nous n'avons pas le droit de rater ce rendez-vous crucial.
  • L'avenir de l'Europe passe par le couple franco-allemand ? La qualité de la relation franco-allemande passe par une empathie réciproque des dirigeants mais aussi par la franchise qui créé la confiance. Aujourd'hui, elle n'existe pas. M. Sarkozy et Mme Merkel se livrent une sourde compétition. Dès le départ, Nicolas Sarkozy croyait l'axe franco-allemand dépassé ; puis il a cherché à tirer la couverture à lui. Pour terminer, il a négocié en position de faiblesse parce que son quinquennat a affaibli la France. Comment aurait-il pu obtenir quoi que ce soit de l'Allemagne, qui a réussi son redressement, quand lui-même a plongé la France dans le surendettement et la récession ? François Hollande est perçu en Allemagne comme un partenaire fiable qui pose les cartes sur la table : assainissement budgétaire d'un côté ; stratégie de croissance de l'autre. Pour autant, l'Europe ne peut pas fonctionner uniquement à deux. La relation franco-allemande est un levier à condition qu'elle soit équilibrée et pas exclusive. Elle est le moteur de l'Europe, elle n'en est pas le directoire.
  • Qu'est-ce qui ne vous convient pas dans le projet d'accord négocié à Bruxelles ? Il se résume à un carcan budgétaire et disciplinaire. Il n'y aucune mesure d'urgence pour stopper la spéculation, rien pour relancer la croissance, aucune vision du devenir de l'Europe. L'austérité n'est pas une politique. Elle nous enfoncera dans la crise. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est la présidente du patronat italien [Emma Marcegaglia].
  • L'accord qui sera proposé à la signature des Etats membres en mars 2012 n'engagera-t-il pas la parole de la France ? Un accord entre gouvernements n'est pas une ratification. Les peuples et les parlements peuvent exiger des modifications. A quoi servirait l'élection présidentielle si on ne peut rien changer, rien exiger ? L'Europe ne peut pas marcher sans la France. François Hollande tiendra sa parole de mettre de l'ordre dans nos affaires et de respecter les critères de Maastricht. Son intention n'est pas de tout bloquer, mais que l'accord de Bruxelles soit rééquilibré par une panoplie de mesures contre la spéculation, une stratégie de croissance, un agenda social et aussi une volonté de se défendre et de parler d'une même voix face à la Chine ou aux Etats-Unis. L'Europe a besoin d'un esprit de combat.
  • Les socialistes français ne sont-ils pas isolés, aujourd'hui, en Europe ? Non. Beaucoup de nos partenaires partagent nos propositions sur les eurobonds [euro-obligations] ou sur la taxation des transactions financières. Même sur l'intervention de la Banque centrale européenne [BCE], les choses sont en train de bouger. Le débat a lieu en Allemagne, en Italie, où François Hollande se rendra vendredi [16 décembre]. Simplement, il ne faut pas faire porter ce débat sur le statut de la BCE mais sur sa capacité à intervenir et soutenir la croissance. L'article 2 du traité de Maastricht lui donne cette latitude. Si on ne fait que de la discipline budgétaire, on plombe l'Europe, ce n'est pas tenable.
  • Comment François Hollande peut-il envisager de revenir sur un accord approuvé par la quasi-totalité des Etats membres ? Je le répète, ce n'est qu'un accord entre gouvernements. Chaque nation doit maintenant se prononcer. François Hollande pourra s'appuyer sur le soutien des Français. Il aura été élu sur la base d'une renégociation. Nos partenaires ne peuvent pas ne pas en tenir compte. François Hollande est un Européen convaincu mais pas un Européen béat. Il veut que la France soit respectée et entendue. Il sait que nos compatriotes doutent de l'Europe. Ce qu'il leur demande, c'est le mandat de réorienter le projet européen.
  • Est-ce que ça ne mériterait pas un référendum ? Le référendum, c'est l'élection présidentielle. Si Nicolas Sarkozy est réélu, rien ne changera. La France et l'Europe continueront de plonger dans la récession. Ce ne sont pas ceux qui nous ont plongés dans la crise qui vont nous en sortir, avec les mêmes recettes libérales. François Hollande est le seul qui a la crédibilité aujourd'hui pour redresser les choses. Le changement en Europe commence par le changement en France.
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Les promesses de François Hollande aux LGBT

Les promesses de François Hollande aux LGBT | Hollande 2012 | Scoop.it

Mariage, droits des familles homoparentales et des personnes trans, lutte contre les discriminations... En douze pages, le candidat à l'élection présidentielle a répondu aux questions de HES, association liée au PS. François Hollande, l’heureux élu des primaires citoyennes d’octobre dernier, a rendu sa copie à Homosexualités et socialisme (HES). En 12 pages et 17 réponses, le candidat socialiste a couché sur papier son programme pour les LGBT. Sans surprise, il y prend une nouvelle fois position en faveur du mariage des homos, tout en s’engageant à «renforcer le pacs, qu'il s’agisse des congés pour événements familiaux, de la protection sociale complémentaire, du droit au séjour ou de l'enregistrement à la mairie». Sur les questions de droits des familles homoparentales, François Hollande promet l’adoption conjointe aux couples de même sexe, la reconnaissance du statut du beau-parent ainsi qu'un «assouplissement des conditions de délégation de l’autorité parentale». S'il se dit encore et toujours opposé à la Gestation pour autrui (GPA) en France, il propose néanmoins de remédier aux problèmes que sa légalisation dans d'autres pays peut poser: «Lorsque des enfants nés suite à une GPA légale à l’étranger reviennent en France avec leurs parents, il me semble nécessaire, au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant, de permettre la transcription sur les registres de l’état civil français de leur acte de naissance». HES questionnait également le député de Corrèze sur les droits des personnes trans. Sur ce dossier, il apporte une réponse en deux temps: «Je propose qu’une nouvelle politique d’accompagnement (tant au niveau médical que psychologique ou chirurgical), uniforme nationalement, assurant des soins de qualité et une prise en charge par la sécurité sociale, soit discutée avec l’ensemble des associations», avant qu’«une loi permette le changement de sexe à l’état civil (et au niveau de la sécurité sociale) sans qu'il y ait eu, de manière obligatoire et préalable, une opération chirurgicale de réassignation sexuelle». Sur les questions de santé et de lutte contre le VIH/sida, Hollande réitère là aussi ses précédentes déclarations : «Les étrangers (y compris en situation irrégulière) devront pouvoir bénéficier de soins et d’un titre de séjour (quand les traitements ne sont pas accessibles aisément dans leur pays d’origine).» Enfin, le socialiste renouvelle son engagement de lutte contre les discriminations et s’attarde plus particulièrement sur l’action auprès des plus jeunes. Selon lui, dès l’école primaire, «l’éducation devra faire une place aux questions de genre et d’orientation sexuelle». Il se positionne également pour que l’identité de genre rejoigne l’orientation sexuelle et l’état de santé au rang des motifs de discrimination reconnus par la loi, et précise qu’il souhaite mettre fin «à l’exclusion des gays du don de sang dès 2012».

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Discours de François Hollande au centre d'hébergement Emmaüs à Paris

"Je veux être le candidat de la justice face à un président qui a été celui des inégalités", a expliqué François Hollande, lors de la visite, le 14 décembre, d’un centre d'accueil d'urgence géré par Emmaüs à Paris. « Plutôt que de répondre à l'urgence par l'urgence, je veux installer une relation durable entre l’État, les collectivités locales et les grandes associations » a affirmé le candidat à l’élection présidentielle. « L'innovation doit être le mot-clé, il faut inventer des politiques. Je récuse le terme d'assistanat » a-t-il expliqué, avant d’ajouter : « Parlons d'accompagnement, de transition, de suivi, de parcours qui permettent d'éviter qu'une population s'installe durablement dans la pauvreté ».

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Pauvreté : Hollande en "candidat de la justice"

Pauvreté : Hollande en "candidat de la justice" | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande s'est posé mercredi en "candidat de la justice" face au "président qui a été celui des inégalités". En visite dans un centre d'hébergement d'Emmaüs, à Paris, le prétendant socialiste à l'Elysée a proposé d'imposer aux communes 25% de logements sociaux et de supprimer les 30 euros dont doivent s'acquitter les bénéficiaires de l'Aide médicale d'Etat (AME). "Nous ne devons pas traiter la pauvreté comme un problème particulier mais comme un problème général de notre société", a déclaré le député de Corrèze. "Ce combat-là est un combat national, c'est un enjeu républicain". Lors d'une conférence de presse, donnée dans le centre Emmaüs du Xe arrondissement de la capitale qu'il venait de visiter, François Hollande a critiqué le bilan de Nicolas Sarkozy, soulignant que le président n'avait pas tenu les promesses du candidat de faire reculer la pauvreté d'un tiers en cinq ans. "Non seulement la pauvreté a augmenté, mais elle s'est approfondie et elle s'est intensifiée", a accusé le candidat socialiste à la présidentielle, insistant sur les difficultés que les jeunes rencontrent dans l'accès à l'emploi, au logement et aux soins. Il a par ailleurs proposé une "politique spécifique" pour les familles monoparentales et une autre contre la solitude. "Nous devons créer plus de logements", que ce soient des hébergements d'urgence, des logements sociaux ou en accession à la propriété, a plaidé François Hollande. Il a proposé de modifier la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbains) pour que les communes concernées soient tenues d'avoir 25% de logements sociaux, au lieu des 20% actuels. Il espère ainsi mettre à disposition des ménages 300.000 logements sociaux de plus. Il a en outre promis, s'il est élu à l'Elysée, d'introduire un mécanisme d'encadrement des loyers sur les zones tendues. Par ailleurs, le candidat socialiste s'est engagé à revenir sur la réforme de l'Aide médicale d'Etat (AME). Depuis le 1er mars 2011, l'obtention de l'AME est conditionnée au paiement d'un droit annuel de 30 euros par bénéficiaire majeur. François Hollande entend lever cette "barrière des 30 euros". Plus généralement, il a promis de conserver, même en temps de crise, une "politique de solidarité". Il a toutefois estimé que cela n'était pas du seul ressort de l'Etat. Durant sa conférence de presse aux côtés du président d'Emmaüs France, Christophe Deltombe, et du maire de Paris, Bertrand Delanoë, il a ainsi suggéré un "grand contrat entre l'Etat, les collectivités locales, les associations". Pour cela, il a proposé "une convention pluriannuelle avec les grandes associations" qui s'occupent du logement, de l'alimentation et du soin d'urgence""Je récuse le mot assistanat", a insisté François Hollande. "Je ne parle que d'accompagnement, de transition, de suivi, de parcours qui permettent d'éviter qu'une population s'installe durablement dans la pauvreté""L'innovation doit être le mot-clef", a-t-il considéré. "Il faut inventer des politiques".

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Le QG de campagne de Hollande avenue de Ségur, dans le VIIe à Paris

Le QG de campagne de Hollande avenue de Ségur, dans le VIIe à Paris | Hollande 2012 | Scoop.it

L'équipe de campagne de François Hollande prendra ses quartiers définitifs début janvier avenue de Ségur dans le VIIe arrondissement de Paris, a indiqué à l'AFP Pierre Moscovici le directeur de campagne du candidat PS, confirmant une information du Monde.fr. Le QG, d'environ 1.000 m2, est situé au 59 avenue de Ségur, dans l'immeuble qui abritait le Haut commissariat aux Solidarités actives de Martin Hirsch, a détaillé M. Moscovici, précisant que le bail avait été signé ce mercredi. "C'est un local sans ostentation, de taille tout à fait humaine pour un siège de campagne. Il est conçu pour être fonctionnel et permettre à une équipe de travailler de manière opérationnelle et conviviale", a-t-il expliqué, soulignant également qu'il n'était pas trop éloigné de l'Assemblée nationale et du siège du PS. Le député du Doubs a précisé que le bailleur était "la caisse de sécurité sociale des mines""On a choisi un local à taille humaine et à coût raisonnable, le moins onéreux possible", a-t-il aussi fait valoir. Dans un premier temps, l'équipe de campagne du candidat PS avait envisagé de s'installer au 103 rue de Grenelle (VIIe arrondissement) dans un luxueux immeuble, mais c'était "beaucoup, beaucoup trop cher", a expliqué M. Moscovici. Pour le moment, et dans l'attente de l'installation avenue de Ségur, le QG est provisoirement installé rue de l'Arcade, près de la Madeleine dans le VIIIe.

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François Hollande clarifie sa position sur la retraite à 60 ans

François Hollande clarifie sa position sur la retraite à 60 ans | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande a tenté mercredi de clore plusieurs jours de polémique avec la droite sur la retraite à 60 ans en confirmant la possibilité de départ à cet âge pour les personnes ayant commencé à travailler tôt et cotisé suffisamment. Les autres aspects du sujet - durée légale, décote, pénibilité -, feront l'objet de négociations ultérieures avec les partenaires sociaux, a précisé le candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2012 en France. "Pour celles et ceux qui ont leur durée de cotisation, qui ont donc commencé tôt à travailler, 18 ans, et qui peuvent prétendre partir à la retraite à 60 ans, la première décision que je prendrai ira en direction de ceux-là", a-t-il déclaré à la presse en marge de la visite d'un centre Emmaüs à Paris. "Deuxième acte : une négociation avec les partenaires sociaux sur la durée légale, la décote, la pénibilité", a-t-il ajouté. Face aux accusations de "mensonges" de la droite, le candidat a assuré qu'il n'avait jamais dévié sur le sujet. "J'avais pris position sur cette question dans ce qu'on a appelé les primaires et je continue d'affirmer la même démarche. C'est toujours au nom de la justice", a-t-il dit. La proposition de François Hollande ouvre un droit nouveau par rapport au système actuel né de la réforme engagée par l'actuel gouvernement, qui a repoussé à 62 ans l'âge légal de départ à la retraite. Les salariés concernés sont les personnes ayant cotisé pendant 41,5 années, soit 166 trimestres. "Ce que dit François Hollande est une avancée sociale majeure par rapport à la réforme du gouvernement", a estimé Marisol Touraine, chargée des questions sociales dans l'équipe de campagne du candidat socialiste. L'UMP a reproché ces derniers jours à François Hollande de reculer par rapport à l'idée d'un rétablissement de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans défendue par le passé par certains dirigeants socialistes, et mentionnée dans le projet du PS adopté au printemps dernier.

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International : Hollande critique la méthode Sarkozy

International : Hollande critique la méthode Sarkozy | Hollande 2012 | Scoop.it

Le candidat PS à l'Elysée, François Hollande, a déploré ce soir de n'être "tenu informé de rien" par son futur probable rival, le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy, sur les grands dossiers internationaux comme la Syrie ou la crise de l'euro. "D'une manière générale, je ne suis tenu informé de rien de la part du président de la République et du gouvernement", a-t-il déclaré à la presse après une rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas dans un hôtel parisien. "Par rapport à la préparation de l'accord intervenu à Bruxelles (ndlr: vendredi dernier), il n'y a eu aucune concertation ni avec les partie ni avec les candidats", a poursuivi M. Hollande, regrettant "une curieuse façon de préparer les sommets". "C'est une méthode que si j'étais moi-même en responsabilité de la France, je n'utiliserais pas", a-t-il affirmé. "Je ferais en sorte, sur ces grandes questions, de donner de l'information et d'ouvrir des concertations""Sur la question syrienne, par exemple, il y a des échanges dans le cadre du Parlement, mais vous avez remarqué que le président ne faisait aucune consultation sur aucun sujet", a-t-il dit. M. Hollande a suscité le feu nourri des critiques de l'UMP en affirmant lundi qu'il entendait "renégocier", s'il était élu président en 2012, l'accord sur le projet de traité européen obtenu vendredi à Bruxelles, afin de le compléter par "ce qui lui manque", notamment sur le rôle de la BCE.

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"Le prix du gaz flambe, les Français se gèlent" (N. V.-Belkacem)

"Le prix du gaz flambe, les Français se gèlent" (N. V.-Belkacem) | Hollande 2012 | Scoop.it

Le gouvernement a annoncé une nouvelle augmentation de 4,3% des prix du gaz à compter du 1er janvier 2012. Par cette décision en plein cœur de l’hiver, le gouvernement accentue la précarité énergétique qui touche déjà 8 millions de personnes, soit 1 ménage sur 6. Une fois de plus les classes populaires et moyennes feront les frais de l’augmentation des prix de l’énergie. Depuis avril 2010, le prix du gaz a augmenté de 25%. Il est inadmissible que la revalorisation des prix du gaz permette à GDF de maintenir ses bénéfices et ses dividendes, sur le dos des familles qui ont de plus en plus de mal à se chauffer. Pour François Hollande, la lutte contre la pauvreté passe par une juste maîtrise des prix de l’énergie. Une tarification progressive des énergies (eau, électricité, gaz) sera mise en place dès 2012 ainsi que l’instauration d’un bouclier énergétique. C’est une question de dignité humaine.

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"Hollande : une campagne pour et vers le peuple" (P. Trannoy)

"Hollande : une campagne pour et vers le peuple" (P. Trannoy) | Hollande 2012 | Scoop.it

Initiateur de l’appel des Républicains pour François Hollande, Patrick Trannoy rappelle les fondamentaux de la campagne du candidat socialiste. Loin des bavardages, des épiphénomènes, des peccadilles de la politique avec un petit p, François Hollande se veut au plus près des soucis des Français. Depuis quelques semaines, il est de bon ton dans les milieux médiatiques autorisés de répéter en boucle que la campagne de François Hollande patine un peu, qu’il peine à trouver un second souffle après le succès des primaires, et certains en concluent volontiers que le scénario de 2007 est en train de se reproduire, oubliant un peu vite la persistance d’intentions de vote toujours extrêmement élevées pour François Hollande - mais chacun sait les sondages précaires. La réalité est différente : François Hollande fait une campagne présidentielle, en direction du peuple, et sur les fondamentaux. L’abaissement du débat politique depuis des années, et notamment la gesticulation incessante du candidat permanent Nicolas Sarkozy, ont fini par nous faire oublier ce qu’est une telle campagne – et, au fond, une conception digne de la démocratie. Si bien que nombre d’observateurs, qui ne portent pas toujours bien ce nom, ne voient pas celle de François Hollande, aveuglés par le rideau de fumée de leurs propres centres d’intérêt. Psychodrame avec EELV, foire d’empoigne des désignations pour les législatives, saillies du chevalier blanc de la Bresse, amertumes et esquives du presque septuagénaire éternel porte-parole de la « formidâble-jeunesse-de-gôche », et même, un peu plus sérieusement, polémiques sur la proposition de loi sénatoriale accordant le droit de vote aux résidents étrangers aux élections locales, tous nos écrans, écouteurs et journaux fourmillent de commentaires sur cette écume des choses, en s’étonnant que François Hollande ne s’en mêle pas. Pendant ce temps là, François Hollande n’a pas cédé sur la sortie du nucléaire (tout en donnant une chance au développement des énergies nouvelles et renouvelables). Parce que sa responsabilité n’est pas de jouer à « je t’aime moi non plus » avec Cécile Duflot, mais de garantir à la France la plus grande indépendance énergétique possible, au meilleur prix, pour ne pas obérer les chances du rebond industriel qu’il veut impulser, alors que nos usinent foutent le camp, et avec elles nos emplois. Parce que le climat qui lui importe est celui de la planète, pas celui de ses relations avec Jean-Vincent Placé, et les enjeux en la matière, tels qu’ils viennent d’être rappelés au sommet de Durban (dont on a hélas moins parlé que des états d’âme d’Eva Joly) n’autorisent pas à envisager une politique de retour aux centrales à charbon ! Pendant ce temps-là, François Hollande défend la souveraineté de la France : son siège au Conseil de Sécurité de l’O.N.U., son libre-choix budgétaire, et même son patriotisme industriel. Le député de la Corrèze ne s’en laisse pas conter par les bonnes âmes de la fausse gauche germanopratine, pas plus que de la vraie droite néolibérale, qui voudraient toutes les deux en faire le héraut de l’abandon national : il a rencontré, dans les salles des fêtes des villes moyennes de cette France qu’il sillonne depuis des années, le peuple « normal », qui aime son pays, connaît ses ressorts, et ne demande qu’à s’en saisir pour sortir de la nasse. Il est le candidat d’une France qui veut mobiliser toutes les forces de son histoire, de son présent, pour avoir encore un avenir ! Pendant ce temps-là, François Hollande prépare le nouveau pacte éducatif, sans lequel il n’est plus de promesse républicaine. Ils sont un peu surpris, ceux qui ont pris l’habitude de voir la gauche ne s’adresser à la jeunesse que pour lui promettre une contestable dépénalisation des drogues dites « douces », ou une moins contestable libéralisation des mœurs… Ils sont un peu désorientés, ceux qui voudraient faire croire aux jeunes que la réponse de la gauche à leurs problèmes n’est que la légalisation du mariage homosexuel (souhaitable) et la distribution généralisée d’allocations (parfois indispensables) ! Perdu : François Hollande travaille surtout sur un projet ambitieux de relèvement de l’Ecole de la République. Ce creuset de la citoyenneté, aujourd’hui gravement fissuré. Ce parcours d’émancipation et de réussite de chacun, qui se termine aujourd’hui trop souvent en impasse. Cet irremplaçable moteur d’égalité des chances, aujourd’hui globalement incapable de contrarier le déterminisme de la reproduction sociale. Eh oui, François Hollande fait une campagne présidentielle : il se prépare à nous débarrasser de nos dirigeants actuels, aux ordres des plus privilégiés ; il se prépare surtout à conduire la France, et se soucie des intérêts majeurs de son peuple. Il ne tombera pas dans le piège des fausses priorités sociétales et du divorce entre une certaine caste privilégiée et la masse des Français. Quant aux bavardages, aux épiphénomènes, aux peccadilles de la politique avec un petit p, ils ne le concernent plus.

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François Hollande donné gagnant par les bookmakers ;-)

François Hollande donné gagnant par les bookmakers ;-) | Hollande 2012 | Scoop.it

Les maisons de jeu offrent des cotes sur l'élection présidentielle française. Pour le moment, le candidat socialiste est nettement devant ses concurrents. Pour la présidentielle 2012, les bookmakers ont livré un premier verdict. François Hollande est donné largement favori par les spécialistes. Chez les mastodontes britanniques Ladbrokes et William Hill, la victoire du candidat socialiste est payée 1,5 et 1,44. Cela signifie que 10 euros misés donnent lieu à un paiement de 15 et 14,4 euros, soit un profit de 5 et 4,4 euros. A l'inverse, Nicolas Sarkozy est donné gagnant à 3 et 2,75. Autrement dit, placer 10 euros conduit à toucher 30 ou 27,5 euros, pour un bénéfice de 20 et 17,5 euros. En simplifiant l'interprétation des cotes, François Hollande a deux chances sur trois de gagner contre une chance sur trois pour Nicolas Sarkozy. Pour établir leurs cotes, les bookmakers tiennent compte de multiples paramètres. «Nous regardons attentivement les sondages et les informations en continu. Nous sommes prêts à ajuster nos cotes en temps réel. Si un parieur mise un montant important sur un candidat, nous changeons nos prix» indique un porte-parole de William Hill. Si l'attention se focalise sur François Hollande et Nicolas Sarkozy, les bookmakers ont aussi des cotes sur d'autres candidats. En particulier, Marine Le Pen affiche une cote de 21 chez Ladbrokes et de 34 pour William Hill. Ses chances de victoire sont minimes mais elle arrive tout de même en troisième position, devant François Bayrou et Eva Joly. Seule une maison de jeu donne une cote sur Dominique de Villepin qui vient de se déclarer candidat. Il s'agit du bookmaker irlandais Paddy Power, avec un prix de 101. Dominique de Villepin a autant de chances de remporter l'élection présidentielle que l'Olympique Lyonnais de gagner la Ligue des Champions de football. «Si un parieur nous fait une demande, nous serons en mesure de lui proposer un prix» indique toutefois William Hill. Pour le moment, le bookmaker ne donne pas non plus de cote à Hervé Morin (Nouveau Centre) ou Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste). Rappelons aussi qu'il est interdit pour les joueurs français de miser en ligne sur l'élection présidentielle. La politique ne fait pas partie des domaines autorisés par l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel). Pour parier, il faut donc se rendre directement en Angleterre et en Irlande dans des boutiques spécialisées. Un ticket est remis en échange d'espèces. Ce bout de papier sert à se faire payer si le pronostic est le bon.

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Hollande l'emporterait 57-43 face à Sarkozy (Harris)

Hollande l'emporterait 57-43 face à Sarkozy (Harris) | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande l'emporterait avec une nette avance (57%) face à Nicolas Sarkozy (43%) au second tour de la présidentielle, selon un sondage Harris Interactive pour la chaîne LCP-Assemblée nationale diffusé jeudi. Au premier tour, le candidat socialiste arriverait en tête avec 28% des intentions de vote, trois points devant l'actuel chef de l'Etat (25%). La présidente du Front national occupe la troisième position avec 19%, devant le président du MoDem François Bayrou (11%), qui a récemment annoncé sa candidature, le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon (6%) et l'écologiste Eva Joly (4%). L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin est crédité de 3%, les autres candidats potentiels ne dépassant pas 1%.

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Hollande convainc les jeunes et conquiert les seniors (CSA)

Hollande convainc les jeunes et conquiert les seniors (CSA) | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Le candidat socialiste devance largement Nicolas Sarkozy chez les moins de 30 ans au premier tour de l’élection présidentielle, selon un sondage CSA publié jeudi pour 20minutes, RMC et BFM-TV. Mieux, François Hollande fait jeu égal avec le président chez les plus de 50 ans. Directeur d’études à l’Institut CSA, Yves-Marie Cann commente ces tendances pour leJDD.fr. A quatre mois de la présidentielle, il séduit sur les deux tableaux. François Hollande est plébiscité par les moins de 30 ans et les plus de 50 ans pour briguer l’Elysée en mai prochain. C’est ce que révèle jeudi un sondage CSA pour 20minutes, RMC et BFM-TV, réalisé auprès de 859 personnes.
  • Chez les seniors, le candidat socialiste fait jeu égal avec Nicolas Sarkozy. Tous deux recueillent 32% d’intentions de vote au premier tour, loin devant Marine Le Pen (12%), François Bayrou (10%) et Jean-Luc Mélenchon (6%). Il bat même le président sortant au second tour, avec 53% des suffrages. Un score important pour François Hollande auprès de cet électorat conséquent (49% des inscrits sur les listes électorales), relativement peu abstentionniste, et généralement favorable à la droite. A titre de comparaison, lors du premier tour de la présidentielle de 2007, Ségolène Royal n’avait recueilli "que" 26% des voix chez les 50-64 ans et 23% chez les plus de 65 ans, selon une étude post-électorale du Cevipof. A l’inverse, Nicolas Sarkozy avait bénéficié respectivement de 32% et 45% du vote de ces électeurs. "Aujourd’hui, la force de François Hollande est sa capacité à séduire cette tranche d’âge et à la rassurer", résume Yves-Marie Cann, directeur d’études au département opinion de l’Institut CSA, au JDD.fr. L’analyste y voit plusieurs raisons : "Il est plus affirmé au centre-gauche que Royal en 2007. De plus, il profite de son ancrage en province. Il bénéficie de cette image 'd’homme de Corrèze'. Enfin, il est présent dans le champ politique depuis quinze ans. Ségolène Royal, pour sa part, semblait avoir 'éclos' soudainement avant 2007". Autre motif qui "rassure" les plus âgés, selon Yves-Marie Cann : sa position sur les retraites, "plus modérée que celle du PS". "N’oublions pas non plus que cet électorat est majoritairement féminin et avait plébiscité Nicolas Sarkozy en 2007. Les femmes avaient été plus sévères auprès de Ségolène Royal", complète le directeur d’études.
  • Au sein de l’électorat jeune, les intentions de vote en faveur de François Hollande sont encore plus nettes. Le socialiste bénéficierait de 30% des voix au premier tour chez les 18-30 ans, alors que Nicolas Sarkozy arrive en troisième position seulement (16%), devancé par Marine Le Pen (18%) et menacé par François Bayrou (14%). Une tendance qui évolue peu par rapport à 2007 : Ségolène Royal devançait déjà son adversaire de l’UMP au premier tour (31% contre 21% chez les 18-24 ans). "Structurellement, les jeunes sont davantage favorables au candidat de gauche", explique Yves-Marie Cann, qui relève toutefois l’importance moindre de cet électorat dans une élection présidentielle. "Mais en termes d’image, c’est toujours mieux d’avoir de son côté la jeunesse", note-t-il. "Or, cette enquête révèle l’effet de la stratégie de Nicolas Sarkozy, qui s’adresse très peu aux jeunes. A l’inverse, François Hollande avait insisté sur ce sujet lors de la primaire socialiste. Même s’il le met moins en avant, désormais".
  • Le sondeur conclut : "Il y a donc un équilibre à trouver pour François Hollande dans cette campagne : conserver cet électorat jeune et grignoter celui des séniors". Un savant dosage qui lui donnerait les clés de l’Elysée.
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Hollande prêt à revenir sur la réforme d'évaluation des enseignants

Hollande prêt à revenir sur la réforme d'évaluation des enseignants | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande a affirmé ce jeudi à Bondy (Seine-Saint-Denis) que, s'il était élu, il reviendrait sur le projet gouvernemental controversé de réforme de l'évaluation des enseignants, précisant que ce sujet ferait partie de la discussion avec les syndicats. "Nous réformerons l'évaluation telle qu'elle est proposée (par le gouvernement pour la rentrée 2012, ndlr) et qui connaît le rejet que vous savez", a déclaré François Hollande lors d'une conférence de presse après une rencontre avec le collectif Stagiaire impossible (enseignants débutants) sur le thème de la formation. Le projet de réforme de l'évaluation des enseignants proposé par le gouvernement pour la rentrée 2012 suscite une levée de boucliers des professeurs qui, à l'appel d'un large front syndical, font grève et manifestent jeudi. Le projet prévoit la fin de la traditionnelle double notation des enseignants : l'administrative par le chef d'établissement et la pédagogique, la plus importante pour la carrière, par l'inspecteur régional, formé dans la discipline des collègues qu'il inspecte. A la place, les enseignants seraient évalués lors d'un entretien, tous les trois ans, avec leur "supérieur hiérarchique direct" et cette évaluation déterminerait l'évolution des salaires. "Pour beaucoup d'enseignants, être évalués par le seul chef d'établissement (...) pose un problème. (...) Les enseignants veulent être évalués par des inspecteurs ou par des pairs qui sont de la même matière", a affirmé François Hollande. "Nous pourrons, avec la discussion avec les syndicats d'enseignants, trouver des formules plus originales, y compris collectives", a ajouté François Hollande, sans plus de détails. Le candidat veut, s'il est élu, engager une discussion avec les partenaires de l'éducation dès l'été 2012, abordant plusieurs sujets. Bruno Julliard, chargé de l'enseignement scolaire au sein de l'équipe Hollande, a précisé à des journalistes que l'évaluation actuelle était "à refonder".

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Hollande : si la France perdait son "triple A", "échec très grave" pour Sarkozy

Hollande : si la France perdait son "triple A", "échec très grave" pour Sarkozy | Hollande 2012 | Scoop.it

Le candidat PS à la présidentielle, François Hollande, a déclaré jeudi qu'il ne "souhaitait pas" la dégradation de la note de la France, mais a estimé que si cela arrivait, ce serait "un échec très grave pour Nicolas Sarkozy", lors d'un déplacement à Bondy (Seine-Saint-Denis). Alors que la France pourrait perdre son "triple A", la meilleure note possible, M. Hollande a assuré: "Je souhaite pour mon pays qu'il n'y ait pas cette dégradation". "Je ne veux pas laisser penser qu'il y aurait je ne sais quelle fatalité, d'autant que Nicolas Sarkozy nous a plusieurs fois dit que c'était son objectif, sa priorité: garder le triple A", a-t-il poursuivi. "Je veux croire donc que cet objectif sera tenu. S'il ne l'était pas, ce serait un échec très grave pour le président de la République, mais surtout ça aurait des conséquences tout à fait pénibles, coûteuses, pour l'Etat, et les Français." "Le prochain président de la République aurait là un héritage lourd à prendre et il y aurait des marges de manœuvres plus étroites encore", a estimé le candidat socialiste.

"Je ne fais pas de spéculation, je ne fais pas de pronostic, ce n'est pas moi qui ai dit que ce serait la perte d'un trésor national, ce n'est pas moi qui ait dit non plus que ce [ne] serait pas un cataclysme comme un membre éminent du gouvernement vient de le confesser", a-t-il ajouté, en référence aux propos du ministre des affaires étrangères, Alain Juppé. Selon lui, "ça a été clairement l'objectif fixé par Nicolas Sarkozy pour justifier deux plans d'ajustement ou de rigueur. Je ne veux pas croire que ces plans n'auraient servi à rien".

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Hollande compte "aller chercher la victoire"

Hollande compte "aller chercher la victoire" | Hollande 2012 | Scoop.it

C’est la dernière fois qu’il vient en Corrèze avant ses vœux, le 7 janvier. Ce samedi pluvieux, loin du microcosme parisien et de la convention d’investiture du PS pour les législatives, accompagné de son seul directeur de cabinet au conseil général, Karim Maatoug, et de son chauffeur, François Hollande se sent « en vacances ». Malgré son agenda très chargé, il veille à ne pas sacrifier la terre de laquelle il tire sa légitimité. « Les Corréziens se sont beaucoup mobilisés pour moi pendant les primaires, y compris à droite. Et du jour où je suis candidat, je leur échappe... » reconnaît-il. Mais désormais, sa priorité, c’est sa campagne pour l’Elysée, qu’il a bien en tête. Vendredi, il poursuivra sa tournée européenne en se rendant à Rome. Il y rencontrera le président de la République – « un ancien communiste octogénaire, Giorgio Napolitano, que je connais bien » –, passera par le mini-congrès du Parti démocrate et s’entretiendra avec Mario Monti. En janvier, il ira à Londres. « Avec l’isolement de David Cameron, ça devient intéressant ; Ed ­Miliband, le chef du Parti travailliste, sera d’autant plus à l’aise pour marquer quelque chose avec moi », dit-il. Il a reporté ses déplacements plus lointains, pas convaincu que les voyages soient un élément de crédibilité supplémentaire dans la course à l’Elysée. Les attaques venues du camp ennemi sur son manque d’expérience internationale ne l’ébranlent pas : « Je n’ai pas de leçon de diplomatie à recevoir de Nicolas Sarkozy. Le début de son mandat a été plutôt maladroit, que ce soit avec l’Union pour la Méditerranée, mal préparée, avec la visite de Bachar El-Assad, le 14 juillet 2008, ou avec Kadhafi. Beaucoup de chefs d’Etat ont des choses à lui reprocher. » Des reproches, selon lui, les Français en ont aussi de nombreux à adresser au président de la République : « Sa relation avec eux s’est délitée. Elle est devenue antagonique, violente. Quelqu’un a toujours quelque chose à lui reprocher. Cela rappelle le slogan de Philippe de Villiers lors du référendum sur la Constitution européenne de 2005. Il disait : “Il y a toujours une bonne raison de voter non.” Aujourd’hui, il y a toujours une bonne raison de voter contre Nicolas Sarkozy. Mais ce vote ne sera pas forcément socialiste... » Face à la capacité d’attractivité limitée du président, « c’est par rapport à Marine Le Pen qu’il ne faut rien laisser filer », analyse-t-il. Et de pointer du doigt Claude Guéant, qui insiste « plus sur l’immigration que sur l’insécurité, car c’est un sujet qui peut souder ses électeurs avec ceux du Front national ». De son côté, il veut à tout prix éviter la fragmentation : « Cette campagne n’est pas thématique, mais répétitive. » Il ne s’économisera donc pas. Attendre la victoire comme le résultat de « la mécanique de l’alternance » n’est pas dans la culture française : « Il faut aller au combat, chercher la victoire », lance-t-il. Fidèle à son « thème fédérateur », la jeunesse, il va persister à décliner ses pactes : productif, redistributif et éducatif. Face à la crise, la question des promesses est au cœur de ses préoccupations. Il résume son dilemme : « Quand vous ne faites pas de promesses, les gens sont résignés. Quand vous en faites, ils sont sceptiques. » Alors, il esquisse une troisième voie : « Il ne faut pas simplement une proposition financière, mais quelque chose qui va nous élever. Nicolas Sarkozy pense que c’est la peur. Il dit : “Vous avez raison d’avoir peur. Je vais vous faire peur pour que vous puissiez vous rassurer auprès de moi.” Je préfère faire campagne sur l’espoir. C’est comme ça que s’est jouée la victoire d’Obama. Il y a un combat entre la peur et l’espoir. Ce n’est pas l’espoir du grand soir, comme en 1981, mais l’espoir qu’il y ait une autre manière de faire. » Et de revenir sur son slogan de président « normal » : « Certains disent que pour être président il faut être dur. Ce n’est pas vrai : il faut être ferme, fort, mais pas brutal. Le pays a besoin d’harmonie, d’apaisement, de considération. Ce qui a le plus choqué chez Nicolas Sarkozy, c’est le défaut de considération, de respect. » Il anticipe les coups de la droite : « Elle dira que la gauche va rompre l’identité nationale. Elle va utiliser notamment le droit de vote des immigrés et la dissuasion nucléaire pour montrer qu’elle est non pas le parti de l’étranger [NDLR : référence à l’affaire Dreyfus, pendant laquelle Jaurès et ses camarades étaient désignés comme le parti de l’étranger], mais le parti des étrangers. » Il a déjà préparé la riposte : « Il faut parler de la France, revenir au patriotisme jaurésien, insister sur l’image de cette patrie qui élève. Il n’y a pas d’élection qui ne se gagne pas sur un récit français. Ça, Mitterrand savait faire. » Le candidat prévoit que la campagne de dénigrement personnel à son égard va s’intensifier. Pendant les primaires, ses adversaires socialistes ne l’ont d’ailleurs pas épargné sur son caractère, sur sa prétendue incapacité à trancher. Il admet : « C’est toujours un inconvénient de voir reprises des phrases du camp ami. Mais même s’il y a des inimitiés, tout le monde veut gagner. » Il met à bas « la fable » qui voudrait que Martine Aubry essaie de lui nuire dans l’espoir qu’un échec à la présidentielle entraîne une victoire aux législatives. « Ça me rappelle avril 2002, prévient Hollande. Après le premier tour, on s’était dit qu’on allait voter Chirac et qu’avec la force du million de personnes descendues dans la rue, on allait gagner les législatives... Ça ne peut pas marcher. » Il reconnaît que Martine Aubry a une position délicate. « Il lui a fallu un peu de temps et du travail sur soi. Elle a voulu montrer que c’était elle qui conduisait les investitures, je ne voulais pas me mêler de ça. Je l’ai fait pendant onze ans. » Il juge que son statut de candidat le met à l’abri. « C’est protecteur de ne pas être patron d’un parti. On n’est pas rattrapé par toutes ses histoires... » A ses fidèles Faouzi Lamdaoui et Olivier Faure, qui se sont sentis lésés après les négociations sur les législatives, il a répété : « On ne peut plus rester entre nous. » Et rappelé le sens des priorités : « Le principal, c’est qu’on gagne les élections. » Le député de Corrèze estime que son équipe fonctionne bien « même si ce n’est pas facile ». Il a tiré des leçons des précédentes présidentielles. La première étant de ne pas faire appel à l’agence de communication Euro RSCG – très liée à DSK –, qui avait pris en main Jospin en 2002. « Une autre règle que j’ai trouvée, c’est que, pour gagner une élection, il faut une équipe contradictoire. Comme celle de Chirac en 1995 avec Séguin le souverainiste, Madelin le libéral et Juppé symbole de la rigueur. Ou celle de Sarkozy en 2007 avec Guaino, Guéant et les libéraux de l’UMP. Ou celle de Mitterrand en 1981 avec Rocard, Delors et Chevènement », révèle-t-il. Pour élargir sa base et « ne pas être réduit à un segment de la gauche », il compte sur Valls, peut-être sur Chevènement et sur Montebourg. Le premier travaille avec lui au quotidien. Il pense que le second « n’ira pas jusqu’au bout, mais il faut lui permettre de ne pas y aller ». Le dernier n’est pas membre de son équipe, mais Hollande souhaite « qu’il apparaisse dans la campagne ». Ce fut chose faite en Saône-et-Loire. « Après, c’est Montebourg, il faut le prendre tel qu’il est... » Il balaie les derniers rebondissements sur la fédération PS du Pas-de-Calais d’un revers de la main. A ses yeux, les affaires du parti ne le concernent plus.

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"A quatre mois du premier tour, F. Hollande reste en pole position" (B. Teinturier - Ipsos)

"A quatre mois du premier tour, F. Hollande reste en pole position" (B. Teinturier - Ipsos) | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Apparemment, 2012 est l’élection que la gauche ne peut perdre pour au moins 8 raisons d’inégales importances :
  • Elle n’est pas sortante, et pour la première fois depuis VGE, c’est la droite qui l’est, sans dilution des responsabilités par le jeu des cohabitations.
  • Elle a remporté toutes les élections intermédiaires depuis les municipales de 2008 et, pour la 1ère fois sous la Vème république, le Sénat, ce qui traduit autant une dynamique que l’installation progressive de l’idée d’alternance.
  • Elle présente un nombre de candidats si ce n’est limité, du moins dans la moyenne de ce qu’elle a toujours fait depuis 1974 : 6 au maximum, en comptant Philippe Poutou et Jean Pierre Chevènement, lesquels n’iront ou ne pourront peut-être pas aller jusqu’au bout, ce qui ramènerait ce nombre à 4 ou 5.
  • Son candidat a été désigné par une procédure nouvelle, les primaires ouvertes, procédure plutôt réussie et sans que les déchirures de 2007 ne viennent les déliter.
  • Surtout, le bloc de gauche se situe à un niveau élevé : entre 45% et 47% des intentions de vote au 1er tour. C’est environ 10 points de plus qu’en 2007, 4 de plus qu’en 2002 et 6 de plus qu’en 1995. Et c’est un niveau proche de celui de 1981. En réalité, il n’y a qu’en 1988 et dans un contexte très particulier que la gauche, tirée par un Président sortant à haut niveau (34,11%) fit légèrement mieux.
  • Au sein des gauches par ailleurs, le PS est largement dominant : les enquêtes situent François Hollande entre 30 et 32% des intentions de vote, soit 65% environ de l’ensemble. Cela le positionne dans une moyenne plutôt haute puisqu’en 1981, François Mitterrand assurait 55% des voix de la gauche (69% en 1988). En 1995 et en 2002, la part de voix de Lionel Jospin était inférieure à 60% : 57% en 1995, 37% en 2002. 2007 constitue une exception trompeuse puisque Ségolène Royal réalise certes 70% des voix de gauche mais d’une gauche à faible niveau (36,5% des suffrages), ayant certes voté utile dès le 1er tour pour ne pas renouveler « le traumatisme du 21 avril » mais largement siphonnée par le candidat Bayrou.
  • S’agissant des controverses, les questions économiques et sociales semblent être plus que jamais au cœur de la campagne de 2012 et constituent les attentes prioritaires des Français. Or, qu’il s’agisse d’emploi, de pouvoir d’achat, d’avenir des retraites, d’avenir du système de santé, de d’éducation nationale ou des inégalités, le candidat Hollande domine très largement le Président sortant et fait également un peu mieux sur la réduction des déficits.
  • Enfin, le Front national représente plus que jamais un handicap lourd pour la droite : par son niveau tout d’abord, entre 16% et 19% suivant les instituts ; par les matrices de report au second tour des électeurs de Marine Le Pen ensuite, actuellement à un niveau historiquement bas pour Nicolas Sarkozy (moins de 40%).
  • Les rapports de force, les niveaux et les controverses sont donc très en faveur des gauches en général et du PS en particulier. Et pourtant, il serait périlleux d’affirmer que les choses sont jouées tant la gauche est également porteuse de fragilités. On peut en discerner au moins 4.
  • La gauche manque tout d’abord d’unité. Certes, elle est, comme la droite, plurielle depuis longtemps. Mais là où Nicolas Sarkozy est en passe de reconstituer une unité idéologique autour de quelques valeurs fondamentales (la rigueur, le travail, etc.) et donc, davantage de cohérence, des désaccords profonds opposent la gauche de Jean-Luc Mélenchon, celle d’Eva Joly et celle de François Hollande. Le nucléaire a montré une première pierre d’achoppement mais on peut penser que les retraites peuvent en constituer une autre, ou encore, le rapport à l’Europe. Comme souvent, c’est le rejet de l’adversaire et donc ici, de Nicolas Sarkozy qui assure un certain ciment mais celui-ci est friable.
  • Le PS manque d’une culture de chef : à l’exception de Dominique de Villepin, petits et grands ténors de la majorité sont derrière Nicolas Sarkozy. Certes avec des arrières pensées pour certains mais ils sont néanmoins là et poussent ensemble. Dans le jeu des acteurs, de nombreuses personnalités socialistes semblent absentes ou peu actives. François Hollande ne domine pas ses équipes comme Nicolas Sarkozy impose l’unité de ton dans une verticalité peu appréciée de l’opinion, mais qui est sur ce point efficace.
  • La crise économique est un atout tout autant qu’une plaie pour le PS et son leader. Un atout, parce qu’elle lamine le bilan présidentiel et impose une cure d’austérité rejetée par une majorité de Français mais une plaie parce qu’elle rend plus difficile l’expression d’une politique à la fois alternative et financièrement crédible. Par ailleurs, la crise donne du relief à un Président « aux côtés des autres chefs d’Etat ». Il faut certes encore qu’il fabrique du résultat pour combler cet image d’un Président encore plus « haut et loin » mais cette position dominante peut aussi souligner le déficit de François Hollande en la matière.
  • Enfin, les catégories populaires rejettent actuellement Nicolas Sarkozy et portent prioritairement leurs suffrages vers Marine Le Pen et François Hollande. Mais elles sont aussi potentiellement abstentionnistes. Si leur mobilisation est différentielle et se fait de manière imparfaite vers François Hollande, et si les reports de voix lepénistes du 1er au second tour s’améliorent pour Nicolas Sarkozy, les choses peuvent donc évoluer.
  • En cette fin d’année 2011, la gauche et le PS semblent donc bien partis pour l’emporter en 2012. Mais rien n’est, à ce stade, définitivement joué.
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Hollande pour le "patriotisme économique" et non pas pour le "acheter Français" de Bayrou

Hollande pour le "patriotisme économique" et non pas pour le "acheter Français" de Bayrou | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande, candidat PS à la présidentielle, a critiqué la proposition de François Bayrou (MoDem) d'"acheter français", "ce qu'on entendait dans les années 1970", lui préférant le "patriotisme économique""C'est ce qu'on entendait dans les années 1970. Cela n'a pas donné les résultats escomptés", répond-il à l'hebdomadaire La Vie qui paraît jeudi. "Je refuse les facilités de langage, surtout à un moment où nous sommes entourés de simplismes : simplisme de la sortie de l'euro, de la fermeture des frontières, du protectionnisme", a-t-il fait valoir. "Je me refuse à tout cela. En revanche, je porte le patriotisme économique. Comment mobiliser nos forces pour produire mieux ? Pour être plus compétitifs sans perdre notre modèle social ? Quelles alliances pouvons-nous envisager entre l'Etat, les collectivités locales, les PME et les leaders mondiaux localisés sur notre territoire? ", s'interroge le député de Corrèze.

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François Hollande : "La Corrèze fait pousser des champignons et... des présidents !"

François Hollande : "La Corrèze fait pousser des champignons et... des présidents !" | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Le Point : De quelle manière vous sentez-vous corrézien ? François Hollande : De manière très humaine. Les hommes et les femmes de Corrèze ont joué un rôle déterminant dans ce que je suis aujourd'hui. Qu'ils m'aient soutenu, accompagné, et même parfois combattu. Je peux les retrouver partout. Il m'est arrivé de croiser des Corréziens en Afrique ou en Asie, qui me lançaient joyeusement : "Je suis de Tulle ou de Brive !" C'est une espèce de diaspora qui m'accompagne. Bien sûr, j'ai un lien plus particulier avec Tulle, dont j'étais le maire, mais, comme président du conseil général, je suis le représentant de la Corrèze. Depuis le retrait de Jacques Chirac, le lien personnel qui unit les Corréziens à leur terre s'est reporté sur moi.
  • De la même façon ? Non. Le lien - réel - que Chirac cultivait avec les personnes existait surtout en haute Corrèze. Et il y avait un "système Chirac", forgé à coups de fidélités, d'échanges, de services, dans la grande tradition locale du "plassou". Cet aspect de services n'est pas étranger à ma propre démarche politique, comme tout élu, mais pour ma part je n'ai pas mis de système en place. Je n'aime pas le clientélisme.
  • La Corrèze vous a-t-elle changé politiquement ? C'est une terre très politique, marquée profondément par de hautes figures. D'Henri Queuille à Jacques Chirac, en passant par le militant communiste Marius Vazeilles, Charles Spinasse, qui fut ministre du Front populaire avant d'être malheureusement lié à Vichy, ou la famille Jouvenel... On peut citer aussi Marc Sangnier, dont le grand-père maternel était natif de Treignac, qui a inspiré Delors, né à Paris mais originaire du Lonzac, ou encore Edmond Michelet... La Corrèze fut l'un des hauts lieux de la Résistance communiste, et je n'oublie pas non plus le passage de Malraux en 1943. La politique a contribué fortement à la fabrication de ce territoire. La Corrèze fait pousser des champignons et... des présidents ! Pas seulement des chefs d'Etat ou de gouvernement, des présidents de syndicat et d'association aussi, comme François Ceyrac ou Jean Mouzat, le leader du Modef [une confédération de syndicats d'exploitants agricoles], ou encore Pierre Chevalier, le président de la Fédération nationale bovine, sans parler de René Teulade, qui a été un syndicaliste enseignant avant d'être président de la Mutualité française. Nous ne disposons pas de richesses économiques considérables, mais nous produisons des leaders.
  • Pourquoi avez-vous tenu à placer le buste d'Henri Queuille dans votre bureau du conseil général ? Je regarde ce buste avec respect et amusement, en me souvenant que c'est Queuille qui a projeté Mitterrrand vers la Nièvre, en lui disant : "Vous n'y êtes pas connu, donc vous n'aurez pas d'ennemis." Henri Queuille est le président du Conseil de la IVe République dont on moquait la brièveté des mandats. Mais on a oublié à quel point son rôle fut décisif dans l'Histoire. Il fut un grand résistant, il a contribué à fonder le Crédit agricole, la SNCF... Il a l'image d'un personnage discret sans grande autorité, alors qu'il fut un homme de grandes intuitions.
  • Vous qui faites campagne contre le cumul des mandats, si vous aviez à choisir entre celui de député et celui de président du conseil général, que feriez-vous ? En ce moment, j'essaie d'avoir un mandat de président unique dans l'exercice... Mais si j'avais à choisir entre mes deux mandats locaux, j'opterais pour celui de parlementaire, qui, pour moi, est essentiel. J'ai pris beaucoup de plaisir à la tête de Tulle. La présidence du conseil général m'a donné une légitimité. Mais c'est le mandat parlementaire qui fait que je suis une personnalité nationale. Cela dit, je suis prêt à l'abandonner pour présider le pays...
  • Vous souvenez-vous des petites vexations que vous avez subies lors de votre parachutage en Corrèze ? Je me souviens du train que je prenais en gare de Brive, à 1 h 32 ou 2 h18, pour arriver à Paris à 7 heures - ce qui me permettait de dormir cinq heures... Ces voyages valaient la meilleure enquête d'opinion. Quand cela n'allait pas pour moi, le contrôleur me plaçait dans un wagon avec les autres ; quand tout allait bien, j'avais le droit à un compartiment seul... Mais les vexations que j'ai eu à subir furent surtout politiques. La droite chiraquienne ne nous a fait aucun cadeau. En 1993, et surtout en 1995, j'ai ressenti un grand isolement. J'avais perdu mon siège de député, puis la mairie de Tulle - mon seul mandat, jusqu'en 1997, fut celui de conseiller municipal. Mais cette traversée du désert corrézienne m'a donné beaucoup de forces. Quand vous n'êtes plus rien, les gens vous jaugent : va-t-il rester ou partir ? Comme je suis resté, la relation avec les Corréziens s'est vraiment transformée, et j'ai été pleinement adopté.
  • Et aujourd'hui, savourez-vous votre revanche ? Je n'ai pas de revanche à savourer - je ne me situe jamais dans cet état d'esprit. Au second tour de la primaire, j'ai obtenu 94 % des voix en Corrèze - 97,5 % à Tulle : vous rendez-vous compte du message d'affection qui m'a été transmis ? Quand j'ai vu tout ce monde, je me suis dit que rien ne pouvait m'arriver...
  • Pensez-vous qu'un jour il y aura ici un musée Hollande, à l'instar du musée Chirac à Sarran ? Je préférerais qu'on l'appelle alors le musée des Présidents [rires]. Plus sérieusement, je n'ai pas encore la légitimité de Jacques Chirac, qui a été élu et réélu président de la République. Si je l'obtenais un jour, je l'exercerais à l'économie. Je ne veux rien coûter au contribuable corrézien.
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Hollande appelle à ''la combativité''

Hollande appelle à ''la combativité'' | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande a appelé ce soir [13/12] à "la mobilisation" des socialistes face à la droite lors de la première réunion de son conseil politique de campagne, réuni au siège du PS, rue de Solférino. Lors d'une intervention liminaire, le candidat socialiste à la présidentielle a appelé à une "combativité forte" de ses équipes "face à une droite dont on sent bien qu'elle est en train de monter le ton" avec "des attaques permanentes, personnelles à un niveau tout à fait indigne du débat démocratique", a rapporté Pierre Moscovici, son directeur de la campagne, lors d'une conférence de presse, à l'issue de la réunion. M. Hollande est arrivé et reparti de la rue de Solférino en évitant la presse. "La droite est en train de franchir chaque jour un pas supplémentaire dans la virulence de ses attaques" mais "elle n'a aucune leçon à nous donner", a déclaré M. Moscovici citant "les affaires" Karachi, Bettencourt et Takkiedine. "Nous rendrons coup pour coup" et "avec énormément de fermeté", a prévenu le député du Doubs, accusant le gouvernement et l'UMP "de plonger la campagne dans le caniveau". Au programme de la réunion figuraient l'accord de Bruxelles et le patriotisme industriel, qui fait désormais partie des thèmes majeurs de la campagne du candidat PS. Il y avait aussi la clarification sur l'âge de départ à la retraite, après les propos de François Hollande. "La position qui est celle du bureau national, de François Hollande, de Martine Aubry, de tout le monde c'est que, sans attendre la négociation, nous commencerons par permettre tout de suite à ceux qui ont commencé à travailler tôt de partir avec une retraite pleine parce qu'ils ont cotisé assez", a déclaré à la presse le porte-parole du PS Benoît Hamon, après la réunion. "Ensuite, ce qui doit être soumis à la négociation avec les syndicats et le patronat, c'est le montant de la décote qui se déclenche à partir de la retraite à 60 ans dès lors qu'on n'a pas assez d'annuités de cotisations pour partir avec une retraite à taux plein", a-t-il expliqué. Le conseil politique rassemble une cinquantaine de personnes : membres du Bureau national du PS, de l'équipe de campagne du candidat, ainsi que des représentants du partenaire PRG. Il est présidé par la première secrétaire du PS Martine Aubry, secondée par le président du Parti radical de gauche Jean-Michel Baylet, tous deux ex candidats à la primaire.

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François Hollande s'est entretenu avec le président de l'Autorité palestinienne

François Hollande s'est entretenu avec le président de l'Autorité palestinienne | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande a recontré, mardi 13 décembre, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Ce dernier était à l'Unesco, à Paris, où a été hissé le drapeau palestinien. Accompagné de son directeur de campagne, Pierre Moscovici, le candidat socialiste s'est entretenu pendant une quarantaine de minutes avec M. Abbas à l'hôtel Meurice. A l'issue de cet entretien, M. Hollande s'est exprimé pour la première fois sur le sujet depuis qu'il est candidat. S'il était élu à la présidence de la République, M. Hollande "amplifierait les efforts de la France pour obtenir un accord de paix qui a déjà trop tardé"Dans un discours très équilibré envers les deux protagonistes du conflit, M. Hollande a critiqué la politique de colonisation israélienne et enjoint les Palestiniens à donner des garanties de sécurité à Israël. Interrogé sur la politique menée par le Nicolas Sarkozy sur le sujet, M. Hollande assure ne pas critiquer sa position : "Sur cette question la France doit parler d'une voix forte. C'est un enjeu suffisament important pour ne pas ajouter de différends quand il peut y avoir consensus." En marge de cet entretien, M. Hollande a été questionné sur les négociations Merkel-Sarkozy lors du sommet européen. Il a déploré n'avoir été informé de rien et juge qu'il s'agit d'une "curieuse façon de préparer les sommets". S'il était aux responsabilités, il donnerait "des informations aux autres partis et ouvrirait des consultations", a-t-il promis.

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Polémique autour des propos de François Hollande sur la retraite

Polémique autour des propos de François Hollande sur la retraite | Hollande 2012 | Scoop.it

L'UMP a accusé ce mardi François Hollande d'avoir "menti" en revenant sur la proposition du PS de rétablir la retraite à 60 ans pour tous si la gauche arrivait au pouvoir en 2012. La polémique enfle entre la majorité et le PS sur le thème des retraites. Le candidat socialiste à l'élection présidentielle a déclaré lundi sur RTL que les salariés ayant commencé leur vie professionnelle à 18 ans et cotisé 41,5 ans (soit 166 trimestres) pourraient partir à la retraite à 60 ans. "Ceux qui n'ont pas la durée de cotisation ne le pourront pas", a-t-il ajouté. Le projet socialiste adopté au printemps dernier évoque un retour de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans afin de contrer la réforme mise en place par l'actuel gouvernement, une mesure très coûteuse. Lors de la primaire socialiste, François Hollande avait été poussé sur ce thème par une autre candidate, Martine Aubry, qui lui avait fait ainsi déclarer, lors d'un débat télévisé : "oui, on rétablira l'âge légal si c'est ça la question". Des inflexions que le ministre de l'Emploi, Xavier Bertrand, a relevées ce mardi lors des questions à l'Assemblée nationale, où il a accusé François Hollande de mentir. "Nous avons compris que la campagne du candidat socialiste a commencé dans le mensonge", a-t-il déclaré. "Hier matin, même en cherchant à camoufler les choses, on l'a compris : M. Hollande a menti. Il n'y aura pas le retour à la retraite à 60 ans. Voilà la preuve du mensonge, qui vient de la bouche même du candidat socialiste", a-t-il ajouté. Selon lui, le schéma présenté par François Hollande représentera "20 milliards d'euros qui manqueront pour les comptes de régime de retraite, tous régimes confondus, d'ici 2018". Le Premier ministre, François Fillon, avait évoqué lundi la somme de "8 milliards supplémentaires d'ici 2018". "Donc c'est juste impossible", avait-il déclaré. L'entourage de François Hollande a confirmé que le candidat avait procédé à ses propres arbitrages. "Différentes options étaient représentées sur ce sujet pendant la primaire", a déclaré une de ses porte-parole, Najat Vallaud-Belkacem. "En remportant les suffrages, François Hollande a, de fait, fait prévaloir sa position." La parlementaire Marisol Touraine, chargée des questions sociales dans l'équipe de François Hollande, a quant à elle rappelé la nécessité de revenir sur une réforme des retraites "injuste et non financée". "Nous devons ouvrir une négociation avec les syndicats pour une réforme durable, à l'automne 2012 devant aboutir en 2013", a-t-elle expliqué à Reuters. "Mais avant, il nous faut répondre à l'injustice la plus criante : ceux qui ont commencé à travailler jeunes, qui portent tout l'effort de la réforme", a-t-elle ajouté. L'élue socialiste évalue entre 1 et 2 milliards le coût de la mesure annoncée par François Hollande. "C'est vraiment une fourchette haute. Nous devons encore affiner les chiffrages", a-t-elle précisé.

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Campagne Hollande 2012 : 1er "conseil politique" bimensuel ce 13/12 avec le PS et le PRG

Campagne Hollande 2012 : 1er "conseil politique" bimensuel ce 13/12 avec le PS et le PRG | Hollande 2012 | Scoop.it

Un lieu de coordination entre le parti et l'équipe du candidat. Voilà comment les dirigeants socialistes définissent le rôle du conseil politique de la campagne de François Hollande qui se tient pour la première fois aujourd'hui au siège du PS. Coprésidé par deux anciens concurrents de François Hollande, Martine Aubry et Jean-Michel Baylet, cette instance réunit les membres du bureau national (sorte de gouvernement du PS) auquel se grefferont des proches du candidat. « Il s'agit avant tout de discuter ensemble des thèmes de campagne », glisse Safia Otokoré, chargée de mission auprès du directeur de campagne, Pierre Moscovici. L'essentiel est également de donner un rôle actif aux cadres du PS et notamment à Martine Aubry, qui a affirmé à plusieurs reprises sa loyauté envers Hollande. Le divorce entre Ségolène Royal et le parti avait été une des principales failles de 2007. « Ce conseil politique permet de reconnaître à leur juste valeur les instances dirigeantes du PS, mais ce sera également un lieu privilégié d'écoute pour François Hollande, qui pourra ressentir les humeurs », résume Bruno Le Roux, porte-parole du candidat. Cette instance se réunira a priori une fois tous les quinze jours, en alternance avec le bureau national.

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