Hollande 2012
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François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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Hollande juge urgent de "changer la pratique de l'intervention de la BCE"

François Hollande (PS) a dit vendredi qu'il restait "favorable à la renégociation d'un traité" européen, afin notamment de renforcer les prérogatives de la Banque centrale européenne, tout en précisant que "l'urgence commande d'abord de changer la pratique de l'intervention de la BCE"Dans un entretien au quotidien américain The Wall Street Journal, le candidat socialiste à la présidentielle indique que le renforcement du rôle de la BCE, qu'il appelle de ses voeux face à la crise des dettes en zone euro, doit se faire "dans la pratique". "Je préférerais un changement dans la pratique qu'un changement dans le traité", affirme François Hollande, qui, après l'accord de Bruxelles du 9 décembre sur un projet de nouveau traité européen, avait assuré qu'il en renégocierait les termes, s'il était élu à l'Elysée en mai prochain. Invité à expliciter ses propos en marge d'un déplacement à Rome, il a affirmé : "aujourd'hui, ce qui m'importe, ce serait de changer la pratique de la BCE pour qu'elle puisse acheter des titres en premier et dernier ressorts, plutôt que de rentrer dans la négociation sur un nouveau traité concernant la BCE""Je suis favorable à la renégociation d'un traité", a-t-il ajouté, "mais je sais que l'urgence commande d'abord de changer la pratique de l'intervention de la BCE". Le 12 décembre, M. Hollande avait déclaré : "Si je suis élu président de la République, je renégocierai cet accord (européen du 9 décembre, ndlr) pour y mettre ce qui lui manque aujourd'hui". A savoir : la possibilité d'une intervention accrue de la BCE, l'introduction d'eurobonds pour mutualiser les dettes des pays de la zone euro (jugés par de nombreux économistes comme une des seules mesures susceptibles de calmer les marchés), un fonds de secours financier "doté à un niveau élevé" et des mesures pour favoriser la croissance. Vendredi, dans une tribune publiée dans le Monde, il affirme vouloir, s'il est élu en 2012, "rééquilibrer et compléter le futur traité dans l'esprit de responsabilité, de gouvernance et de croissance que je réclame, avec mes amis de la gauche européenne".

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François Hollande : «Si on gagne l'élection, on renégociera le traité»

François Hollande : «Si on gagne l'élection, on renégociera le traité» | Hollande 2012 | Scoop.it
  • François Hollande revendique depuis des mois son «sérieux» budgétaire et affirme qu'il veut mettre du «sens» dans la rigueur. En Corrèze, dont il est le président du conseil général, il vient de voter un plan d'économies de plus de 11 millions d'euros, en contrepartie d'une aide de l'Etat pour le département le plus endetté de France. Un cas d'espèce qui illustre la méthode et la politique Hollande. | Entretien Mediapart
  • Vous venez d'adopter un vaste plan d'austérité en Corrèze. En quoi ce département est-il votre laboratoire ? Il prouve qu'au-delà de l'endettement du conseil général qui est l'héritage de la majorité précédente, il y a en Corrèze, comme ailleurs, une impasse financière. Elle est provoquée par des compensations de prestations insuffisantes, par une montée continue des dépenses liées au vieillissement de la population et à l'absence de recettes affectées pour l'autonomie. Le laboratoire est celui du dépérissement de la structure départementale, et celui de la politique de l'Etat en matière de financement de la dépense sociale. Par ailleurs, la Corrèze est la preuve que la droite gère mal. La droite crée la dette. Dans le département, quand Chirac était président, elle a mis en place une politique d'investissement inconsidérée. Aujourd'hui, cette dette doit être honorée. Au niveau national aussi, depuis cinq ans, Nicolas Sarkozy a considérablement augmenté la dette. À un moment, il faut faire des choix. Et moi je veux faire en sorte que ces choix soient justes. Mais ce n'est pas de l'austérité...
  • Il s'agit tout de même de 11,5 millions d'euros d'économies avec une hausse des impôts et la diminution de prestations sociales... L'austérité voudrait dire qu'on augmente beaucoup plus les impôts et qu'on remette en cause des prestations – ce qu'on ne fait pas, puisque toutes les allocations ont été maintenues. Elles ont, pour partie, été mises sous condition de ressources. On essaie d'éviter que ce soit pénalisant pour les familles modestes et moyennes.
  • C'est votre «rigueur juste»? C'est du sérieux. Et c'est de la justice. On fait du sérieux dans la justice et de la justice dans le sérieux.
  • Pourquoi n'avez-vous pas choisi de vous opposer frontalement à l'Etat, et d'en faire un exemple, en dénonçant l'insuffisance des transferts financiers vers les départements, comme ont pu le faire la Seine-Saint-Denis ou la Saône-et-Loire ? Si je ne l'avais pas fait, et opté pour une politique de rupture consistant à dire «je ne veux pas de votre argent, dégagez», il fallait que j'augmente beaucoup plus les impôts. Je ne voulais pas faire payer aux gens un conflit politique. Moi, je n'ai pas ces 11 millions d'euros... D'autres départements pouvaient le faire, comme la Seine-Saint-Denis car si elle compte beaucoup de pauvres, elle dispose aussi d'une richesse économique plus importante. Quant à la Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg a dû augmenter beaucoup plus les impôts et supprimer davantage de prestations que moi en Corrèze.
  • En Corrèze, tout le monde vous compare à Jacques Chirac, y compris pour votre manière de faire de la politique. En quoi assumez-vous cette comparaison ? Je ne l'assume pas du tout. Je l'ai combattu pendant des années, à la fois au plan local et au plan national. Et je n'ai pas la même méthode: j'essaie d'avoir une relation plus durable. Je ne suis pas dans une relation clientélaire. Je ne sers pas des catégories, j'essaie de servir les populations et d'être proche. Ce qui est vrai, c'est que Chirac avait cette méthode de la proximité. Cette méthode est celle de la démocratie locale tout simplement ! Il faut voir ce qu'était le système Chirac, il y a vingt ou trente ans: c'était un système de contrôle qui a coûté cher avec des emplois fictifs payés par la mairie de Paris, des correspondants et un journal local payé par Dassault... Moi je ne suis pas dans un système. Je me mets au service de la population. J'essaie d'être plutôt aimable, et lui l'était d'ailleurs... Parce qu'il vaut mieux l'être !
  • Vos proches, comme vos adversaires, évoquent un «pacte de non-agression» entre vous et Bernadette Chirac. Pourquoi ? Quand j'ai été élu en mars 2008, je ne voulais pas tomber dans la mesquinerie, je ne voulais pas donner l'impression que je réglais des comptes. Je n'avais aucune raison d'être dans l'agressivité. Nous sommes des gens courtois. Bernadette Chirac a aussi apporté des choses: on était embêté avec le musée Chirac qui est totalement démesuré et coûte très cher. La seule façon pour le faire vivre est d'avoir des expositions de renom et elle les a apportées. Ce qui ne nous a pas empêché de diminuer substantiellement les dépenses de personnel de cette structure... On est en bonne intelligence. Et c'est bien qu'il en soit ainsi. Chirac n'est plus président. Je n'avais pas de raison de poursuivre un combat politique qui avait cessé.
  • Pourquoi n'avez-vous pas déposé de recours lors de la cantonale qui a donné gagnante Bernadette Chirac avec une voix d'écart ? Partout ailleurs, cela aurait été le cas ! Sans compter qu'on vous reproche de ne pas avoir beaucoup soutenu le candidat socialiste en septembre... Cette élection, il fallait la gagner en mars. Le candidat ne voulait pas faire de recours... Après, de toute façon, ce n'était plus possible.
  • Lors de la primaire, en Corrèze, plusieurs figures du chiraquisme ont voté pour vous. En quoi ces électeurs, et les déçus du sarkozysme plus généralement, peuvent jouer un rôle crucial lors de la présidentielle ? Il y a une dimension locale : ce sont des chiraquiens qui se disent qu'il serait bien d'avoir un président pour la Corrèze. Sur le plan national, je rencontre aussi des gens qui ont voté Chirac et qui ne veulent pas le faire pour Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas négligeable. Il y a bien sûr eu la phrase de Chirac (appelant à voter Hollande - ndlr), qui était de l'ordre de la plaisanterie et qu'il n'aurait sans doute pas prononcée s'il avait vu qu'il était filmé. C'est un électorat qui est toujours précieux dans une campagne présidentielle parce que celle-ci se joue toujours à peu de choses. Au second tour, c'est bien de les avoir. Mais je ne fais rien pour les capter... Nicolas Sarkozy a senti la menace : il est venu pour la première fois en Corrèze au printemps dernier, notamment pour montrer qu'il était proche de Madame Chirac.
  • En Corrèze, on sent que vous travaillez en bonne intelligence avec les élus communistes. Mais que c'est un peu difficile avec les écologistes... Pourquoi ? C'est vrai. Il faut bien comprendre que la Corrèze est un département où l'influence communiste était très significative. Le PCF faisait 25% des voix il y a encore vingt ans; il était dominant à gauche, plus important que le PS. Quand j'ai été élu député en 1988, j'ai battu le député sortant, Jean Combasteil, qui était communiste. J'ai été ensuite son adjoint à la mairie de Tulle. Et quand j'ai repris la ville de Tulle en 2001, je lui ai demandé d'être le premier adjoint et le président de la communauté de communes. J'ai beaucoup de respect pour le Parti communiste localement. Je suis un grand partisan de l'union de la gauche avec les communistes.
  • Et moins avec les écologistes ? Ils sont moins influents. Leur élu au conseil général est un ancien socialiste. Ce n'est pas la même force ni la même histoire que le Parti communiste. Je les avais quand même pris à la mairie de Tulle avec moi... Mais c'est vrai que c'est un partenaire difficile.
  • Certains à gauche nous ont dit en Corrèze qu'ils attendaient désormais de vous un «coup de barre à gauche»: ont-ils raison ? Oui, ils ont raison! Mais on l'a donné depuis le départ. Par exemple, lors des investitures aux cantonales, il y avait beaucoup de candidats du Front de gauche. Ils ont deux vice-présidents au conseil général... Après, sur les politiques, on fait ce qu'on peut avec les moyens dont on dispose. On mène des combats, et j'essaie d'avoir une démarche respectueuse des partis et de la démocratie. On discute. C'est ça être à gauche...
  • Mais y compris des gens au PS le disent... Je fais ce que je peux avec les moyens qui me sont donnés. Et ils ne sont pas vastes.
  • Soit une situation comparable avec celle de l'Etat si vous gagnez la présidentielle... Sans compter les contraintes imposées par le traité européen proposé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel... On ne pourra pas l'accepter. Si on gagne l'élection, on renégociera le traité.
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Les socialistes dénoncent un traité "de pure contrainte budgétaire pour plus tard" et "rien pour maintenant"

Les socialistes dénoncent un traité "de pure contrainte budgétaire pour plus tard" et "rien pour maintenant" | Hollande 2012 | Scoop.it

Les propositions de nouveau traité, conjointement lancées lundi 5 décembre par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, n'ont fort logiquement pas convaincu les socialistes. A commencer par leur candidat François Hollande. "Face à une crise de confiance, ce n'est pas l'annonce d'un traité quel qu'il soit, à 17 ou à 27, qui peut être de nature à redonner aux citoyens et aux marchés une vision, explique au Monde M. Hollande. La réponse doit être immédiate. Ce qui est attendu par les marchés, c'est une intervention massive de la BCE [Banque centrale européenne], la mise en place des eurobonds ou un renforcement du fonds de stabilité financière qui deviendrait une banque. Aucune de ces mesures n'ayant été prise, l'annonce d'un traité ne peut être le règlement d'un problème immédiat." Pour le candidat socialiste, le traité pose "deux problèmes" : "Le premier, c'est que le traité ne pourra être ratifié que bien après la présidentielle. Le second, c'est qu'il n'y aura pas de majorité pour voter la révision constitutionnelle" qu'il implique. Argument repris par Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale : "Nicolas Sarkozy est un président en fin de mandat qui fait campagne: il n'a pas la légitimité politique pour demander au Parlement actuel de modifier la Constitution." Pour le député et maire de Nantes, "face à la gravité de la crise, Nicolas Sarkozy montre une totale impuissance. Le traité qu'il propose va demander du temps". Voilà la principale critique adressée par les socialistes: l'incapacité présumée du dispositif Sarkozy-Merkel à faire face en temps et en heure à la gravité de la crise économique. "Un traité de pure contrainte budgétaire pour plus tard et rien pour maintenant", regrette Michel Sapin. Pour le conseiller de François Hollande, "malheureusement, il n'y a aucune surprise. Cela ressemble à un alignement complet, total et absolu sur la position de l'Allemagne". Les socialistes trouvent, dans les annonces du président français et de la chancelière allemande, la justification a posteriori de leurs récentes attaques sur l'hégémonisme allemand. "Si on dresse les colonnes crédit et débit, Mme Merkel rentre à la maison avec une victoire", résume Benoît Hamon. "Sur le fond, l'Allemagne voulait un nouveau traité, elle l'a", poursuit le porte-parole du PS, y ajoutant le contrôle moins avéré que pourrait exercer la Cour de justice européenne sur les parlements nationaux. Et de conclure : "Nicolas Sarkozy, je vois mal ce qu'il a à vendre. Pour la France, c'est une défaite, un KO." Sur la règle d'or, au chapitre de laquelle le chef de l'Etat a remis la pression sur le PS, "cette question sera traitée après l'élection présidentielle", rappelle François Hollande. Le candidat socialiste estime que "si la règle d'or était prévue, il ne s'agit plus de la même : elle est renforcée, c'est-à-dire qu'elle ne dit pas simplement que les budgets doivent être conformes aux engagements européens, mais ajoute des dates. Cela en dit long sur le caractère improvisé de ces annonces". "Incapable de la faire accepter par les Français, Sarkozy réimpose la règle d'or sous couvert de Merkel", estime Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS à l'international. Quant aux menaces de dégradation de l'agence Standard and Poor's, "les agences ne pouvaient ignorer qu'il y avait une réunion qui se tenait ce lundi", indique M.Hollande, pour qui ces menaces "ne sont pas une réaction à l'accord mais à une situation qui dure depuis plusieurs semaines, avec un ralentissement de la croissance et des banques en situation difficile". Alors que pour M.Cambadélis, "Sarkozy et Merkel ne rassurent ni les peuples, ni les marchés".

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V. Peillon / UE : ''ne pas rajouter du chaos au chaos''

V. Peillon / UE : ''ne pas rajouter du chaos au chaos'' | Hollande 2012 | Scoop.it

Vincent Peillon, membre de l'équipe de campagne de François Hollande, s'est interrogé ce matin sur la "légitimité" de Nicolas Sarkozy pour engager, à six mois de l'élection présidentielle, la France dans la renégociation d'un traité européen qui peut être du "chaos rajouté au chaos". Au lendemain du discours du chef de l'Etat à Toulon, l'eurodéputé a lancé sur Canal +: "C'est quoi la renégociation d'un traité? Cela résout la crise d'aujourd'hui ? Pas du tout, les Français l'ont vécu déjà par deux fois. Cela prend des mois, c'est extrêmement compliqué" et "ça nous engage pour des décennies !" "Quelle légitimité a M. Sarkozy pour engager la France, comme ça, dans la renégociation d'un traité?", s'est demandé Peillon. "Quel débat démocratique va-t-on avoir?" "Il faut écouter l'opposition dans un pays démocratique. L'opposition a dit très nettement, par la voix de François Hollande qui a rencontré les présidents du conseil et de la commission cette semaine: nous ne voulons pas de traité", a-t-il poursuivi. "Pour que la BCE puisse lever de l'argent", "pour les eurobonds, il n'y a pas besoin d'une renégociation des traités", a ajouté Peillon. "Faire tout ça en trois mois dans l'acuité de la crise" ne va faire "qu'amplifier cette crise", a-t-il argumenté, mettant en garde contre le risque de "chaos rajouté au chaos".

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François Hollande : "Si je suis élu, je renégocierai l'accord trouvé à Bruxelles"

François Hollande était invité sur RTL le 12/12/2011. Retrouvez la transcription intégrale de l'interview sur son site.

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Fabius : «Nous ne continuerons pas la règle du 1 sur 2, mais nous n'augmenterons pas le nombre de fonctionnaires»

Fabius : «Nous ne continuerons pas la règle du 1 sur 2, mais nous n'augmenterons pas le nombre de fonctionnaires» | Hollande 2012 | Scoop.it

Ce matin [07/12], les ténors socialistes se sont exprimés dans les émissions matinales pour donner leur vision de la crise de la zone Euro. Si pour l'ensemble des caciques de gauche, le gouvernement est responsable de la situation économique de pays, Laurent Fabius, l'ancien premier ministre n'a pas manqué de distiller habilement quelques pistes du projet PS pour la présidentielle. Parmi ces annonces qui risquent bien de faire réagir, le fait que les socialistes ne comptent pas augmenter le nombre de fonctionnaires, alors qu'une des mesures-phares de François Hollande est de créer 60 000 postes dans l'éducation nationale. Par ailleurs, l'intervention du premier ministre François Fillon, la veille au soir au journal de 20 heures qui a exclu un troisième plan de rigueur n'a pas réussi à calmer les ardeurs de l'opposition à gauche. Michel Sapin, secrétaire national à l'économie du PS a lancé la première salve. Invité sur RTL chez Jean-Michel Apathie, il a assuré qu'il y a «dans la tête de François Fillon une vision de la France qui se dégrade». Selon lui, si «la France n'a plus de croissance» et qu'«elle est en récession», «le gouvernenement et le président de la République en porte une forte responsabilié». Le proche de François Hollande chargé de la rédaction du projet présidentiel, assure que ce nouveau contexte économique change la donne dans le programme du PS. « Il faut prendre en compte cette réalité », admet l'ancien ministre du gouvernement Jospin, mais avant de positiver. «J'espère bien que la France ne sera pas en récession pendant des dizaines d'années », assure-t-il. Michel Sapin, a également mis en garde contre un nouveau traité européen qui ne serait fait que de «procédures» pour «mettre en oeuvre que de l'austérité, sans solidarité». Quant à savoir si à l'avenir, François Hollande pourrait être engagé par ce nouveau traité. Le député de l'Indre a été très clair : «la seule chose qui engage, c'est un traité ratifié, pas un traité négocié».  Invitée sur France 2, Martine Aubry, la patronne du PS, a exhorté le président de République à «agir» contre la crise au lieu de «bavasser sur des règles juridiques pour faire plaisir aux agences de notation.» «J'aurais été rassurée si le Premier ministre avait dit qu'il allait enfin faire en sorte de sortir de la crise en supprimant des cadeaux fiscaux non financés qui expliquent une grande partie de nos déficits, et en aidant à la relance de la croissance», a affirmé la maire de Lille. Pas question non plus pour elle, de se rassurer après l'annonce du refus du troisième plan de rigueur. «On nous avait dit qu'il n'y aurait pas de second. Chacun sait que les promesses du président du gouvernement sont rarement tenues», attaque-t-elle. «Relancez la croissance, réduisez vos déficits, les avantages fiscaux accorés aux plus favorisés», a conclu Martine Aubry. Quelques minutes plus tard, Laurent Fabius a pris le relais, au rendez-vous RMC-BFM-TV. Invité chez Jean-Jacques Bourdin, l'ancien premier ministre n'a pas mâché ses mots. «La politique économique de la France a été menée en dépit du bon sens», a affirmé le député de Seine-Maritime. «Si on est menacé par la perte du triple A, c'est parce que la situation en France est mauvaise, déclare le socialiste, qui se défend «de jouer la politique du pire» «La vraie règle d'or c'est de gérer correctement les finances publiques aujourd'hui», a-t-il déclaré. Pour l'avenir, celui qui travaille actuellement avec d'autres experts sur le projet PS a donné quelques pistes à suivre, notamment sur le nombre de fonctionnaires. «Nous ne continuerons pas la règle du 1 sur 2, mais nous n'augmenterons pas le nombre de fonctionnaires», a-t-il annoncé. Même s'il concède qu'il n'a pas toujours été d'accord avec François Hollande dans le passé, il annonce qu'il jouera un rôle déterminant dans sa campagne : «je vais aller à l'étranger pour le représenter en février». Mais pas question d'adhérer à l'idée du traité européen porté par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel pour sortir de la crise. «Il faut aller vite alors qu'un traité ca met des mois et des années, il ne répond pas à l'urgence. Cela ne permet pas de relancer la croissance», a-t-il critiqué.

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Le projet de traité européen est «une illusion» selon Hollande

Le projet de traité européen est «une illusion» selon Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande, tout juste rentré de Berlin où il a rencontré « ses camarades » du SPD allemand, était invité ce matin sur France Inter. L'occasion pour lui de donner son avis sur l'accord signé hier entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel et la menace de perte du triple A qui plane sur la France. Sa position : ne pas tirer sur les ambulances, même si la situation économique européenne est bel et bien au coeur de tous les débats de la campagne présidentielle. Pour autant, le candidat socialiste l'assure en début d'entretien. «Je ne vais pas faire de commentaires sur un pronostic», explique François Hollande qui asssure qu'il allait d'abord regarder «ce que feraient les agences de notations». Pour lui, les agences mettent l'accent sur le fait qu'il n'y a «pas assez de croissance» et sur «le systeme bancaire». «Cela marque un échec», mais «je ne souhaite pas un dégradation de la note de la France, car je pense a l'après 2012», explique François Hollande, tout en estimant que la France «devrait reprendre les allégements fiscaux» pour mettre fin à une inégalités face aux efforts réclamés aux Français pour échapper à la crise, car «les plus favorisés y ont échappé». Un raisonnement partagé par Pierre Moscovici, invité quelques minutes auparavant à la matinale de Canal +. «Je souhaite qu'elle (la France) garde son AAA», a déclaré le directeur de campagne. Pour le député du Doubs, lorsque cette note se dégrade, «notre dette coûte plus cher et les Français s'appauvrissent». Il y a vu une marque de «doute», de «défiance» vis-à-vis du pays, «plus menacé que les autres» puisque sa note pourrait baisser de deux crans. Pour lui, «l'annonce d'un traité comme remède d'une crise de gouvernance de la zone euro est une illusion». Et même si certains socialistes européens plaident pour la règle d'or, François Hollande se refuse toujours à la voter avant mai prochain, et répond ainsi à une des propositions lancées hier par Nicolas Sarkozy. «C'est quoi une règle d'or renforcée ?» s'interroge-t-il, tout en rappelant que son objectif s'il est élu est d'arriver «à l'équilibre des comptes en 2017». «La règle d'or, ce sera après l'élection présidentielle», conclut-il sur ce thème. Se projetant une nouvelle fois à l'horizon 2012, il assure : «Nicolas Sarkozy a divisé, je veux rassembler» tout en martelant que sa «responsabilité, c'est de faire gagner, de faire gagner la gauche».

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