Hollande 2012
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François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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"Sarkozy - Hollande : les vraies cartes de 2012" - Analyse du sondage TNS-Sofres

"Sarkozy - Hollande : les vraies cartes de 2012" - Analyse du sondage TNS-Sofres | Hollande 2012 | Scoop.it

Il y a deux manières de lire la dernière livraison du baromètre TNS-Sofres sur les intentions de vote pour la présidentielle de 2012. On peut resserrer l'angle et constater alors que l'écart entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, au premier tour, est en train de se réduire. Le président sortant tire profit, à l'évidence, de la raréfaction de l'offre à droite qu'il a lui-même organisée. Avec 28% des voix, il retrouve un niveau plus conforme à son statut. La disparition de Jean-Louis Borloo, autrefois crédité de 7 à 9% des voix, explique pour l'essentiel cette remontée qui écarte, pour l'instant, le spectre d'un 21 avril à l'envers. François Hollande, pour sa part, referme la parenthèse enchantée de la primaire qui l'avait propulsé à des niveaux qu'il avait lui-même jugés extravagants. Avec 31% des voix au premier tour, le candidat socialiste a perdu, en moins d'un mois, tout le bénéfice de sa nette victoire dans la compétition au sein de son propre parti. Si l'on raisonne ainsi, la dynamique est donc du côté de la droite. L'entrée en campagne du non-candidat de l'Elysée a porté ses fruits. Au premier tour tout au moins car, au second, sa déroute est complète. Avec 40% des voix, il réalise la plus mauvaise performance d'un président sortant, sous la Ve République, à ce stade de la compétition. En novembre 1980, Valéry Giscard d'Estaing, le dernier qui ait tenté d'être réélu sans phase préalable de cohabitation était donné vainqueur avec 53% des voix. On connaît la suite… C'est d'ailleurs ce qui conduit à analyser l'enquête de la Sofres, en élargissant, cette fois-ci, l'angle de lecture. Depuis tout juste un an, quatre sondages d'intentions de vote ont été réalisés par cet institut, pour "le Nouvel Observateur". Lorsqu'on les place bout à bout, on s'aperçoit que l'opinion ne bouge pas, comme si les rapports de force étaient établis de longue date. En novembre 2010, le total gauche s'établissait déjà à 45%, dès le premier tour. Le champion socialiste – alors DSK – dominait la compétition avec 27% des voix puis 62%, lors du choc final face à Nicolas Sarkozy. En février puis en mai dernier, c'est à ces mêmes niveaux qu'aux deux tours le mieux placé des socialistes assurait sa domination dans la bataille élyséenne. Quels que soient les événements, l'affaire du Sofitel de New York, la primaire, la crise financière européenne, la montée du chômage…, les Français se passionnent pour la présidentielle de 2012. Nettement plus qu'il y a cinq ans. 74% trouvent aujourd'hui la campagne intéressante, soit six points de plus en six mois. A l'heure de la cristallisation progressive qui transforme l'opinion en vote, c'est pourtant la stabilité qui domine. Tout bouge. L'agenda de la campagne n'a jamais été aussi flou. Les candidats foncent dans le brouillard sans savoir ce que sera la situation du pays, au début de l'année prochaine. Et malgré cela, rien ne paraît changer dans la tête des Français. Comme si pour eux, la clé du scrutin présidentiel n'était pas affaire de désir mais de simple rejet. Pour le plus grand malheur du président sortant. Nicolas Sarkozy est pris dans une contradiction qui n'est pas nouvelle. Mais, cette fois-ci, elle le concerne directement. On l'avait déjà constaté lors des municipales et des régionales de 2008 et 2010. L'UMP et ses candidats réalisent de bonnes performances au premier tour, mais ils sont balayés au second, faute de savoir rassembler. Dans l'enquête de la Sofres, le président sortant ne laisse que des miettes à ses concurrents de la droite républicaine. A eux quatre, Dominique de Villepin, Hervé Morin, Christine Boutin et Nicolas Dupont-Aignant totalisent à peine 3% des voix ! L'hyperprésident fait campagne comme il gouverne. Il ne veut voir qu'une tête : la sienne. Il continue à croire, contre vents et marées, que seule la dynamique d'un premier tour dont il sortirait en tête peut lui assurer la victoire finale. Son score actuel, 28%, est, de ce point de vue, encourageant mais encore trop faible. D'autant qu'il est flanqué, au centre comme à l'extrême-droite, de deux concurrents dont les potentialités électorales restent fortes. Marine Le Pen perd du terrain (16,5%, soit quatre points de moins en sept mois), François Bayrou n'est plus aussi flambant qu'en 2007 (7%, soit une hausse d'un point et demi sur la même période) mais, sans l'apport de leurs électeurs au tour décisif, Nicolas Sarkozy n'a aucune chance de l'emporter. Or, pour l'instant, seuls 23% des bayrouistes et 36% des lepénistes choisiraient, au second tour, le président sortant. Beaucoup trop peu pour espérer battre François Hollande qui, lui, rassemble une très large majorité de la gauche et des écolos, attire 63% des électeurs de François Bayrou et même 29% de ceux de Marine Le Pen. Pour entamer sa campagne, Nicolas Sarkozy a choisi de mettre la barre à droite. Il souffle sur les braises nationalistes et sécuritaires. C'est une option dangereuse qui donne la mesure de la situation périlleuse dans laquelle il se trouve. Le président sortant, dans une démagogie sans limite, joue bien tactiquement. Mais il joue encore avec une paire de trèfles face à son seul adversaire : François Hollande. Pilonné par la droite, empêtré dans l'accord Verts-PS, ridiculisé par Mélenchon, le candidat socialiste n'a plus bonne presse. Son entourage se donne volontiers des frissons. "La ségolénisation", comme dit méchamment Cohn-Bendit, serait en train de le guetter. Et pourtant… En termes d'image, François Hollande ne progresse pas. Sa "présidentialité" reste sujette à caution. A force d'occuper le terrain plutôt que de mener campagne, il n'inspire guère le désir. Le sondage Sofres souligne toutefois l'équation de son succès annoncé. 48% des Français croient en effet qu'il sera élu président le 6 mai 2012. Seuls 34% font le même pronostic pour Nicolas Sarkozy. La force de Hollande tient à sa capacité de rassemblement au second tour, au-delà du périmètre de la gauche. Son talon d'Achille est, potentiellement, de ne pas dominer suffisamment son camp au premier. On n'en est pas encore là, si l'on considère que ses 31% sont une remise à niveau, et non pas l'amorce d'un inéluctable déclin. Pour l'instant, ce n'est pas avec ses partenaires que le candidat socialiste a le plus de soucis, sur le plan électoral. Chevènement n'existe plus dans l'opinion. Eva Joly flotte mais ne coule pas. Mélenchon occupe suffisamment bien son couloir pour redonner vie à la force communiste sans retrouver les scores antérieurs de l'extrême-gauche. Tout ce petit monde communie dans un antisarkozysme trop puissant pour ne pas se retrouver côte à côte lorsqu'il s'agit de choisir entre Hollande et Sarkozy. Dans la campagne de 2007, on avait pu constater que le danger pour la candidate socialiste, dès lors que sa crédibilité était en cause, venait moins de la gauche que du centre. Au moment où il se lance en campagne, Bayrou est à un étiage modéré qui était déjà le sien il y a cinq ans. Ce qui ne l'avait pas empêché de terminer à plus de 18%. Le trouble suscité par l'entame laborieuse de François Hollande est finalement à lire au regard de sa situation dans les sondages. Le candidat socialiste incarne plus un point d'équilibre qu'un élan véritable. Cela correspond d'ailleurs à son caractère, à sa manière de faire expérimentée durant de longues années à la tête du PS et au type de présidence qu'il aimerait demain instaurer. Cette présidence parlementaire suppose bien sûr la domination d'un seul, mais aussi une capacité d'arbitrage entre forces politiques rivales. Tout le problème de la campagne hollandaise est là. C'est pour l'instant d'avantage une construction politique – au demeurant imparfaite – qu'une tentative de mobilisation de toutes les forces de la société. D'ici à mai prochain, le candidat socialiste fait le pari que les Français ne se mobiliseront pas autrement que par les urnes et que ne se réveillera pas, au cœur de la gauche, le clivage mortifère de la campagne de 2005 sur le traité constitutionnel européen, alors que le couple franco-allemand avance sur le chemin d'une intégration renforcée. Son calcul est que l'antisarkozysme restera jusqu'au bout l'axe structurant de la campagne. Pour le moment, ça tient…

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Sondage TNS-Sofres : Hollande plébiscité

Sondage TNS-Sofres : Hollande plébiscité | Hollande 2012 | Scoop.it

Près d'un Français sur trois (31%) aimerait que François Hollande soit élu président de la République en mai 2012, contre 17% qui préfèreraient que ce soit Nicolas Sarkozy et 8% Marine Le Pen, selon un sondage TNS-Sofres réalisé il y a un mois et publié vendredi. François Bayrou, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon et Alain Juppé recueillent chacun 2% de préférences, précise cette enquête réalisée pour TriElec2012, un conglomérat de laboratoires de recherche en sciences politiques. 6% des Français citent un autre candidat (les noms ne sont pas mentionnés), 10% ne donnent le nom d'aucune personnalité, 20% sont sans opinion.

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Hollande jugé le candidat socialiste le plus crédible (TNS-Sofres)

Hollande jugé le candidat socialiste le plus crédible (TNS-Sofres) | Hollande 2012 | Scoop.it

"Chez les sympathisants socialistes, François Hollande devance Martine Aubry sur la place de la France dans le monde (44% contre 20%), la dette (40% contre 23%), la sécurité (32% contre 21%), l'environnement (27% contre 24%), l'emploi (35% contre 32%). Martine Aubry le devance sur la réduction des inégalités (31% contre 29%) et l'éducation (31% contre 28%)."

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Hollande fait "une bonne campagne" selon 47% des Français (TNS-Sofres)

Hollande fait "une bonne campagne" selon 47% des Français (TNS-Sofres) | Hollande 2012 | Scoop.it

Près de la moitié des Français, 47% exactement, considère que François Hollande fait une "bonne campagne" en tant que candidat PS à l'élection présidentielle. 34% d'entre eux estimant au contraire qu'elle est mauvaise, selon un sondage TNS-Sofres pour Canal+ rendu public mardi. En revanche, 19% sont sans opinion. Parmi les sympathisants du PS, 74% répondent que leur candidat fait une "bonne campagne", 16% une "mauvaise campagne", et 10% sont sans opinion. Sondage réalisé les 22 et 23 novembre par téléphone auprès d'un échantillon de 970 personnes, sélectionné par quota et représentatif de la population française de 18 ans et plus.

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Trois Français sur quatre s'intéressent à la présidentielle de 2012 (TNS-Sofres)

Trois Français sur quatre s'intéressent à la présidentielle de 2012 (TNS-Sofres) | Hollande 2012 | Scoop.it
  • La politique a "le vent en poupe chez les Français". Ainsi se conclut l'enquête TriElec réalisée par TNS-Sofres et rendue publique mardi 22 novembre. Plus d'un sondé sur deux (55 %) déclare s'intéresser "beaucoup" ou "assez" à la politique. Ils sont 75 % à s'intéresser à l'élection présidentielle de 2012.
  • C'est François Hollande qui recueille l'image la plus positive parmi les candidats testés (Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, François Hollande, François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen). Les deux tiers des sondés placent M. Hollande en tête des trois caractères auxquels ils sont censés associer les candidats – "veut vraiment changer les choses", "comprend les problèmes des gens" et "a l'étoffe d'un président". Dans une posture moins favorable, Nicolas Sarkozy "a l'étoffe d'un président" pour 57 % des interviewés.
  • La progression des avis favorables sur l'image de Marine Le Pen constitue le second enseignement de cette enquête. La présidente du Front national est, derrière François Hollande, la candidate qui incarne le mieux la "volonté de changement" : 57 % le pensent, soit 9 points de plus que le score de Jean-Marie Le Pen en 2002. Le FN de Marine le Pen "inquiète" en revanche autant que celui de son père (64 %). 8 % des sondés disent souhaiter sa victoire en mai 2012. 16 % pensent que sa candidate sera qualifiée pour le second tour.

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