Le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, a estimé mardi que le chef de l'Etat "choisit ses thèmes" pour être réélu en mettant l'accent sur la lutte contre la fraude à la Sécurité sociale. "Voilà que le président sortant, le candidat choisit ses thèmes" a déclaré M. Ayrault, lors de son point de presse hebdomadaire, parlant aussi d'un appel du pied aux députés UMP de la Droite populaire. "Mais qui est pour la fraude, contre le respect des lois ? On ne peut être que pour l'exemplarité, à condition que l'on s'attaque aux problèmes", a ajouté le député-maire de Nantes, proche de François Hollande. Il a cité la fraude fiscale "que le syndicat des impôts, le Snui, évalue à 40 milliards d'euros: est-ce que ce chantier va être entrepris ?" "Certains entendent que lorsque l'on aura un arrêt maladie, on sera déjà coupable, malade et coupable", a-t-il ironisé. "Il faut être un peu sérieux. La situation de la France est telle que le gouvernement fait tout pour faire oublier sa manière de gouverner. On gouverne à vue, au jour le jour", a-t-il conclu. Le président Nicolas Sarkozy a déclaré mardi à Bordeaux que "voler la Sécurité sociale, c'est trahir la confiance de tous les Français". Le Premier ministre François Fillon a jugé "raisonnable", mardi devant les députés UMP, d'instaurer une journée de carence pour les fonctionnaires en arrêt maladie, selon des propos rapportés de source proche du groupe UMP et confirmés dans son entourage.