Hollande 2012
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François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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Retraites : Michel Sapin juge "raisonnable" le chiffrage de l'institut Montaigne

Retraites : Michel Sapin juge "raisonnable" le chiffrage de l'institut Montaigne | Hollande 2012 | Scoop.it

Michel Sapin, chargé du projet présidentiel de François Hollande, a qualifié lundi de "tout à fait raisonnable" le chiffrage de l'institut Montaigne, selon qui la mesure sur les retraites du candidat du PS coûtera un milliard d'euro la première année. "Un milliard d'euro la première année, c'est un chiffre tout à fait raisonnable", a déclaré M. Sapin, en référence au coût des mesures de François Hollande sur la retraite, évalué par le cercle de réflexion réputé libéral et dévoilé par le quotidien Les Echos lundi. François Hollande a réaffirmé mercredi au sujet de l'âge de départ à la retraite que s'il était élu en 2012, ceux ayant commencé à travailler tôt (18 ans ou avant) et ayant 41 annuités pourraient partir à 60 ans, mais que tout le reste serait négocié. "L'institut Montaigne d'une manière générale a fait des estimations qui sont parfaitement correctes de ce que François Holande a jusqu'à présent apporté", a ajouté M. Sapin. Le député de l'Indre s'est aussi félicité "des estimations (de l'institut) sur les quelques promesses qu'on a pu entendre chez le "candidat-président" comme par exemple la création de plusieurs dizaines de milliers de places de prison supplémentaires", en référence à une proposition de l'UMP de parvenir à 80.000 places de prison d'ici à 2017, "ce qui coûte plus cher que les créations de postes dans l'Education nationale", mesure de François Hollande décriée par la majorité. L'ancien ministre de l'Economie a par ailleurs jugé que le second chiffre annoncé par l'institut Montaigne, un coût de 5 milliards en 2017 pour la mesure sur le départ à la retraite, était "tenable à deux conditions : la première c'est qu'on ne veuille pas faire tout le reste, tout de suite. C'est la question des priorités (...). La deuxième condition, c'est qu'à chaque fois que quelque chose va coûter, il faudra mettre en place soit une recette du montant équivalent, soit une diminution des dépenses ailleurs".

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Retraites : Aubry et Fabius à l'unisson avec Hollande

Retraites : Aubry et Fabius à l'unisson avec Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it
  • «Moi, je parle comme François Hollande», assure Martine Aubry. En pleine passe d'armes entre l'UMP et le candidat socialiste sur la question des retraites - la majorité accusant le socialiste d'avoir menti - le PS se lance dans une explication de texte. Ce jeudi matin, Laurent Fabius et Martine Aubry sont montés au créneau pour justifier la position de leur candidat. Ils ne reviendronnt «pas à l’âge légal de la retraite à 60 ans», dénonce le Front de gauche, «seul à défendre les valeurs de la gauche et les intérêts des salariés». De son côté, l'UMP continue de faire entendre sa petite musique, par la voix de Laurent Wauquiez notamment, qui a fustigé «le double mensonge» du député de Corrèze.
  • Hollande veut régler «très vite (...) la plus grande des injustices». La Première secrétaire du parti, tout comme l'ancien Premier ministre socialiste, a répété que la question des retraites serait traitée en deux temps. Tout d'abord, une «décision immédiate» pour «permettre à ceux qui ont commencé à travailler tôt de partir immédiatement», selon les mots de Martine Aubry sur France Inter. Soit, a détaillée Laurent Fabius sur RTL, «toutes les personnes qui ont commencé à travailler avant 18 ans, à condition qu'elles aient 41 annuités». «Ce que veut (François Hollande), c'est faire cela très vite, dès qu'il sera élu président de la République», a précisé Martine Aubry pour qui on est là face à «la plus grande des injustices». Et, «François Hollande la traitera dès qu'il arrivera à la présidence de la République», a-t-elle insisté.
  • Fabius : «Ne nous faisons pas non plus d'illusions». Seconde étape, a rappelé Laurant Fabius : «à la fin de l'année 2012», il s'agira d'ouvrir «une négociation qui portera sur l'ensemble des paramètres, c'est-à-dire à la fois la décote, la durée de cotisation, la pénibilité, le financement, et dans ce cadre-là, la question des 60 ans pour les différentes catégories sera posée». Le tout, avec la «volonté de privilégier tous ceux qui ont eu des carrières pénibles», selon l'ex-Premier ministre, qui affirme : «Il faut une politique qui change les choses mais qui en même temps soit sérieuse.» Alors qu'on lui demandait si tout le monde pourrait partir à la retraite à 60 ans, le responsable socialiste a rétorqué : «Ne nous faisons pas non plus d'illusions», évoquant «la situation financière des régimes de retraite, qui n'a pas été réglée par le gouvernement, et la situation financière du pays». Martine Aubry, elle, a néanmoins affirmé : «Le principe d'une durée légale, qui permet effectivement à chacun d'avoir la liberté de partir avant l'âge qu'a fixé le gouvernement, 62 ans, est acquis, il faut en discuter les modalités et les décotes.»
  • Un recul par rapport au projet PS ? «La position de Hollande prévaut». Est-ce là un recul par rapport au projet PS qui, en avril, prévoyait de rétablir «l’âge légal à 60 ans (qui permettra à ceux qui ont commencé à travailler tôt ou exercé des métiers pénibles de pouvoir partir au même âge) et l’âge de départ sans décote à 65 ans» ? «Disons que c'est plus précis, a glissé Laurent Fabius. En ce qui concerne le candidat, qui est François Hollande, il n'a pas caché quelle était sa position, dans les primaires (…) C'est lui-même qui a prévalu et c'est cette position qui prévaut.» Une position qui «tient compte aussi du fait que la situation économique (..) va se détériorer et qu'il ne faut pas payer les gens en monnaie de singe». François Hollande avait néanmoins signé le projet PS.
  • La colère du Front de gauche. «Après les déclarations de François Hollande, Martine Aubry et Laurent Fabius ont confirmé ce matin qu’en cas de victoire, ils ne reviendraient pas à l’âge légal de la retraite à 60 ans», regrette Eric Coquerel, conseiller spécial auprès de Jean-Luc Mélenchon, dans un communiqué. «En réalité, repousser l’age de la retraite n’est pas seulement attaquer un des principaux acquis sociaux mais constitue une faute en matière économique et sociale, peut-on y lire. Alors que le chômage explose tant chez les jeunes que chez les travailleurs en fin de carrière, il est stupide d’empêcher des salariés de prendre leur retraite à un âge qu’ils ont toujours plus de mal à atteindre en activité.» Et de conclure : «Décidément plus la campagne avance, plus il apparait malheureusement qu’il revient au seul Front de Gauche de défendre les valeurs de la gauche et les intérêts des salariés.»
  • Wauquiez fustige un «double mensonge». Dans la même veine que le Premier ministre, François Fillon, qui avait accusé, mardi, le candidat du PS de «mentir», Laurent Wauquiez, sur Europe 1, a dénoncé ce qu'il considère être «le double mensonge» de François Hollande. «Il avait promis un retour à la retraite à 60 ans pour tout le monde. Or, il dit désormais que ne seront concernés par cette mesure que les salariés qui ont commencé à travailler à 18 ans», a martelé le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. «C'est un candidat à la présidentielle qui renonce à ses promesses avant même d'être élu», a-t-il lancé. Reprenant le refrain entonné depuis quelques temps déjà, le ministre a jugé qu'il s'agit du «discours de quelqu'un qui n'a pas de convictions». «Ce qui est clair, c'est qu'il n'y aucun cap», a-t-il lancé.
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Eva Joly ménagera désormais François Hollande

Eva Joly ménagera désormais François Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it

La candidate écologiste à la présidentielle française Eva Joly considère le socialiste François Hollande comme un concurrent mais pas comme un ennemi et la page des différends est tournée, ont dit lundi ses porte-parole. A moins de cinq mois du premier tour, après de vives attaques contre François Hollande et un accord très confus pour les législatives, l'ancienne juge est donnée en baisse dans les sondages à environ 3 ou 4% d'intentions de vote, très loin derrière le candidat PS toujours situé autour de 30%. "Elle a parfois pu paraître raide, mais c'était sur des questions de fond. Les uns et les autres, on a tourné cette page et chacun se concentre désormais sur son projet et sa campagne", a dit à la presse Serge Coronado, un des quatre porte-parole de campagne de l'ancienne juge d'instruction. Eva Joly a suscité des remous en qualifiant les socialistes de "marionnettes" du lobby nucléaire et en refusant lors d'un entretien de dire si elle voterait Hollande au second tour. Cet épisode est clos, selon son équipe. "Nous sommes concurrents mais pas adversaires", a dit une autre porte-parole, la députée européenne Michèle Rivasi. Eva Joly a rendez-vous avec son parti le week-end prochain, lorsque Europe Ecologie-Les Verts (EELV) va adopter son programme. Il ne collera pas forcément à celui d'Eva Joly, qui pourra avoir ses "priorités et ses marges de manoeuvre", ont dit ses porte-parole. L'ex-juge prononcera un discours samedi. Le grand début de sa campagne est fixé au 10 janvier, avec le premier des sept grands meetings prévus, sans doute à Roubaix. L'équipe Joly table sur un budget de 2,5 millions d'euros et négocie actuellement pour contracter une assurance au cas où sa candidate n'atteindra pas le seuil des 5% ouvrant le droit à un remboursement de ses frais par l'Etat. Le parti devra ensuite financer les législatives, qui aux yeux de certains de ses dirigeants constituent l'échéance principale et historique pour les écologistes. Grâce à leur accord avec le PS, ils peuvent pour la première fois espérer former un groupe parlementaire.

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Création de "la Manufacture de l'écologie" qui soutient Hollande

Création de "la Manufacture de l'écologie" qui soutient Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it

Des élus, responsables associatifs, militants ou chefs d'entreprise ont annoncé à Rennes la création de "la Manufacture de l'écologie", appelée à essaimer dans toute la France, afin de développer une économie verte et d'oeuvrer pour une nouvelle majorité présidentielle. "Le premier objectif de la Manufacture est d'assurer un très bon score à François Hollande au soir du premier tour" de la présidentielle, a expliqué samedi à l'AFP l'un de ses porte-parole, Denis Baulier. "L'environnement ne peut progresser en France qu'au travers d'une nouvelle majorité présidentielle (...) Il ne faut pas louper cette prochaine élection", a poursuivi M. Baulier. Dans ce contexte, "nous ne sommes pas convaincus de l'intérêt d'une candidature risquant d'amoindrir les chances du succès du changement", a-t-il dit, en référence à la candidate EELV, Eva Joly. L'autre objectif de "la Manufacture de l'écologie réaliste et responsable" -son intitulé exact- est de travailler concrètement au développement d'"une véritable économie verte dans les territoires", a indiqué le porte-parole, soulignant l'important gisement d'emplois potentiels que recèle cette économie. "Nous faisons le lien entre économie et politique avec la volonté de développer cette croissance verte (...) Si l'écologie représente réellement un poids économique, elle représentera une force politique", a dit M. Baulier. "On insiste sur le caractère entrepreneurial, on veut de la production de croissance verte", a-t-il ajouté. La Manufacture "propose de rassembler des moyens humains, techniques, économiques, politiques" pour cette croissance verte. "Car au-delà des études, il ne suffit pas de fixer des objectifs : encore faut-il se mettre dans les conditions de les atteindre", soulignent les promoteurs de cette initiative, selon lequels "notre responsabilité d'écologistes nous impose responsabilité et cohérence". En ce sens, assurent-ils, "la Manufacture est une vraie métamorphose", marquée par "le passage de la protestation à la construction" en matière d'écologie. En lien avec la Manufacture, des relais sont en préparation dans plusieurs autres régions de France, a indiqué M. Baulier, selon lequel la Manufacture entend prendre une part active dans la campagne électorale.

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"Hollande pris dans la nasse du PS" : le point de vue de G. Andrieu (Marianne)

"Hollande pris dans la nasse du PS" : le point de vue de G. Andrieu (Marianne) | Hollande 2012 | Scoop.it

Avec la multiplication des affaires et des bisbilles autour des circonscriptions aux législatives, le Parti socialiste vient une nouvelle fois fragiliser son candidat à la présidentielle. «Les Verts sont capables du meilleur comme du pire. Mais c'est dans le pire qu'ils sont les meilleurs ». Il est des sentences, comme celle prononcée par Gaby Cohn-Bendit qui mériterait d’être recyclées à l’usage du Parti socialiste. On avait déjà eu droit à l’affaire DSK, à sa saison 1 new-yorkaise et sa saison 2, tout aussi glauquissime, du Carlton de Lille. Dans un tout autre registre, on avait eu droit à l’affaire Guérini et à la « pizza connection » d’un autre baron local, Robert Navarro. Et voilà que l’on écope désormais du « scandale du Pas-de-Calais », la nouvelle « affaire qui embarrasse le PS ». Et pour couronner le tout, dans ce dernier dossier encore une fois tout à la gloire du premier parti d’opposition, on apprend que Jack Lang compte porter plainte contre Arnaud Montebourg. Parce qu’au PS, plus encore que chez les Verts, le meilleur du pire est toujours certain. Évidemment, toutes ces affaires ont peu à voir les unes avec les autres. Bien entendu, les Français semblent faire la part des choses entre les histoires à haute teneur en testostérone de l’ex-directeur général du FMI et le Parti socialiste lui-même. Il n’empêche l’effet d’accumulation fonctionne à plein. À l’heure où, nous dit-on, François Hollande veut « dialoguer » directement avec eux, il se retrouve avec un boulet en fonte solidement fixé à la cheville. Un boulet qui ne lui facilitera pas cette rencontre. Un boulet décoré de deux belles et grandes lettres : PS. Ce PS qui, pour le meilleur et surtout pour le pire, s’est donc allié à des experts en la matière, les écologistes. Certes, François Hollande a depuis pris ses distances avec l’accord liant sa formation à Europe écologie. Il n’empêche, encore une fois, l’effet d’accumulation fonctionne à plein. Car la cession de circonscriptions à EELV a exacerbé les tensions entre socialistes. Ceux qui doivent désormais composer avec des candidats Verts sur ce qu’ils jugent être « leurs terres » (Gérard Collomb, Danièle Hoffman-Rispal...) sont pareils à une Rachida Dati redoutant de voir débarquer un François Fillon à Paris : de véritables « grenades dégoupillées ». Mais il faut être honnête, les socialistes n’ont pas toujours besoin des écologistes pour se dévorer entre eux par médias interposés et nuire in fine à leur candidat. Surtout quand vient l’heure de la grande distribution des « circos ». Là encore, l’effet d’accumulation fait des ravages. On a eu droit au duel Faouzi Lamdaoui (pro-Hollande) versus Pouria Amirshahi (pro-Aubry) au sujet de la 9e circonscription des Français de l’étranger. On a aujourd’hui droit à l’affrontement entre deux anciens « potes » de SOS-Racisme, Malek Boutih et Julien Dray, le premier accusant le second de fraude lors de sa désignation dans la 10e circonscription de l’Essonne. Comme on a droit à un Christophe Borgel tentant de justifier bizarrement son parachutage dans la Somme et à une Ségolène Royal qui, si elle reconnaît que sa désignation à La Rochelle relève d’une « procédure inhabituelle », la justifie par sa situation « hors du commun » (sic) d’ancienne candidate à la Présidentielle ! Elle qui avait déjà fait savoir très hâtivement (histoire sans doute que François Hollande et Martine Aubry tiennent leur promesse) qu’elle visait la Présidence de l’Assemblée nationale… Et c’est sans compter sur ceux qui ont choisi le mauvais cheval lors de la primaire, qui n’ont pas non plus réussi à décrocher une circonscription aux législatives, et reconnaissent déjà « préparer » le prochain congrès du PS… « Désolant Parti socialiste », doit se dire aujourd'hui François Hollande qui a peut-être oublié qu’il hérite d’une situation dont il est en partie responsable. Ce boulet qui l’entrave dans cette campagne, il a contribué à le façonner lorsqu’il était, près de dix ans durant, à la tête de Solférino. À moins qu’il n’arrive à se libérer de ce boulet. Les socialistes lui permettront-ils seulement de le faire ? Avec eux, François Hollande peut s’attendre à tout. Surtout au pire.

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Les socialistes dénoncent un traité "de pure contrainte budgétaire pour plus tard" et "rien pour maintenant"

Les socialistes dénoncent un traité "de pure contrainte budgétaire pour plus tard" et "rien pour maintenant" | Hollande 2012 | Scoop.it

Les propositions de nouveau traité, conjointement lancées lundi 5 décembre par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, n'ont fort logiquement pas convaincu les socialistes. A commencer par leur candidat François Hollande. "Face à une crise de confiance, ce n'est pas l'annonce d'un traité quel qu'il soit, à 17 ou à 27, qui peut être de nature à redonner aux citoyens et aux marchés une vision, explique au Monde M. Hollande. La réponse doit être immédiate. Ce qui est attendu par les marchés, c'est une intervention massive de la BCE [Banque centrale européenne], la mise en place des eurobonds ou un renforcement du fonds de stabilité financière qui deviendrait une banque. Aucune de ces mesures n'ayant été prise, l'annonce d'un traité ne peut être le règlement d'un problème immédiat." Pour le candidat socialiste, le traité pose "deux problèmes" : "Le premier, c'est que le traité ne pourra être ratifié que bien après la présidentielle. Le second, c'est qu'il n'y aura pas de majorité pour voter la révision constitutionnelle" qu'il implique. Argument repris par Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale : "Nicolas Sarkozy est un président en fin de mandat qui fait campagne: il n'a pas la légitimité politique pour demander au Parlement actuel de modifier la Constitution." Pour le député et maire de Nantes, "face à la gravité de la crise, Nicolas Sarkozy montre une totale impuissance. Le traité qu'il propose va demander du temps". Voilà la principale critique adressée par les socialistes: l'incapacité présumée du dispositif Sarkozy-Merkel à faire face en temps et en heure à la gravité de la crise économique. "Un traité de pure contrainte budgétaire pour plus tard et rien pour maintenant", regrette Michel Sapin. Pour le conseiller de François Hollande, "malheureusement, il n'y a aucune surprise. Cela ressemble à un alignement complet, total et absolu sur la position de l'Allemagne". Les socialistes trouvent, dans les annonces du président français et de la chancelière allemande, la justification a posteriori de leurs récentes attaques sur l'hégémonisme allemand. "Si on dresse les colonnes crédit et débit, Mme Merkel rentre à la maison avec une victoire", résume Benoît Hamon. "Sur le fond, l'Allemagne voulait un nouveau traité, elle l'a", poursuit le porte-parole du PS, y ajoutant le contrôle moins avéré que pourrait exercer la Cour de justice européenne sur les parlements nationaux. Et de conclure : "Nicolas Sarkozy, je vois mal ce qu'il a à vendre. Pour la France, c'est une défaite, un KO." Sur la règle d'or, au chapitre de laquelle le chef de l'Etat a remis la pression sur le PS, "cette question sera traitée après l'élection présidentielle", rappelle François Hollande. Le candidat socialiste estime que "si la règle d'or était prévue, il ne s'agit plus de la même : elle est renforcée, c'est-à-dire qu'elle ne dit pas simplement que les budgets doivent être conformes aux engagements européens, mais ajoute des dates. Cela en dit long sur le caractère improvisé de ces annonces". "Incapable de la faire accepter par les Français, Sarkozy réimpose la règle d'or sous couvert de Merkel", estime Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS à l'international. Quant aux menaces de dégradation de l'agence Standard and Poor's, "les agences ne pouvaient ignorer qu'il y avait une réunion qui se tenait ce lundi", indique M.Hollande, pour qui ces menaces "ne sont pas une réaction à l'accord mais à une situation qui dure depuis plusieurs semaines, avec un ralentissement de la croissance et des banques en situation difficile". Alors que pour M.Cambadélis, "Sarkozy et Merkel ne rassurent ni les peuples, ni les marchés".

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M. Hollande et le PS accusent le gouvernement d'"abandonner" la souveraineté de l'Etat

M. Hollande et le PS accusent le gouvernement d'"abandonner" la souveraineté de l'Etat | Hollande 2012 | Scoop.it

Les responsables du Parti socialiste ont multiplié les critiques face à la perspective d'un accord entre Paris et Berlin autour de la crise de la zone euro, qui verrait la France accepter un renforcement des pouvoirs supranationaux de la Commission sur les budgets nationaux en échange d'un accord de l'Allemagne sur l'extension du pouvoir d'intervention de la Banque centrale européenne (BCE) sur les marchés. Paris et Berlin ont annoncé leur intention de présenter, au prochain sommet européen des 8 et 9 décembre à Bruxelles, une "initiative" commune pour renforcer la gouvernance économique de la zone euro. En visite au siège des institutions européennes à Bruxelles, mercredi, le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, a dit qu'il "n'accepterai[t] jamais que, au nom du contrôle des budgets nationaux, au nom de la coordination de la politique budgétaire, la Cour de justice européenne puisse être juge des dépenses et des recettes d'un Etat souverain"Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, partisan du "non" à la Constitution européenne en 2005, juge aussi que la décision doit rester politique et ne doit pas être laissée à la Commission et à la Cour de justice de l'UE. "Ce seraient donc les tribunaux qui décideraient du bien-fondé d'un budget des Etats de la zone euro, c'est inacceptable, c'est insupportable que l'on arrive à une telle situation", a-t-il déclaré lundi lors d'une conférence de presse. Le président socialiste de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac, a estimé de son côté que l'influence de la France s'était "considérablement affaiblie au sein de la zone euro", avec cet avertissement : "Si Nicolas Sarkozy souhaite, pour prix d'une action de la BCE, consentir à un abandon de souveraineté, nous ne le suivrons pas." Arnaud Montebourg, député PS et ancien candidat à la primaire PS a, lui, critiqué l'action actuelle du président, Nicolas Sarkozy, qui "est en train de s'installer sur le porte-bagages de la droite et du patronat allemand". "Son incapacité à tenir tête aux erreurs allemandes est une grave préoccupation", a-t-il estimé. Jean-Christophe Cambadélis, responsable des relations internationales au PS, a affirmé sur le site de TF1 qu'"il ne [lui] semble pas possible de négocier un traité portant atteinte à notre souveraineté budgétaire sans contrepartie des Allemands sur une modification des statuts de la BCE, à six mois d'une présidentielle". C'est "en toute souveraineté" et en préconisant une discipline budgétaire "assumée par les Etats" que la France négocie avec l'Allemagne des solutions à la crise des dettes souveraines, a rétorqué, mercredi 30 novembre, Valérie Pécresse, la porte-parole du gouvernement. "Nous souhaitons une règle d'or adoptée par les Etats, qui s'impose aux Etats, mais qui soit adoptée par les Parlements nationaux, qui soit contrôlée par les instances juridictionnelles des Etats", a-t-elle expliqué à l'issue du conseil des ministres. "Cette discipline budgétaire, c'est d'abord une discipline qui doit être portée par chaque Etat et ensuite naturellement sous le contrôle des institutions européennes", a poursuivi la ministre du budget.

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Aubry : "Je suis la première militante de la victoire" d'Hollande

Aubry : "Je suis la première militante de la victoire" d'Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Dans un entretien au "JDD", la première secrétaire du parti socialiste affiche son soutien au candidat socialiste François Hollande. Levant toute ambiguïté, l'ancienne rivale de François Hollande déclare : "Depuis la fin des primaires, toute mon énergie est consacrée à faire gagner François Hollande. Nous travaillons main dans la main. Je suis la première secrétaire, je suis la première militante de la victoire de François Hollande." "Il sera le candidat du redressement, de la justice, de l’avenir", avance-t-elle avant d'ajouter que "tous les ingrédients de la victoire sont là, maintenant que chacun s’attelle à élever le débat !" Interrogée sur les attaques de Jean-Luc Mélenchon et d'Eva Joly, elles les invitent à "réserver leurs attaques à la droite", s'ils désirent l'alternance en 2012.
  • "Nous rendrons coup pour coup" déclare la maire de Lille. "En commençant par ramener le président à son bilan, c'est-à-dire à son échec, à ses plans d'austérité qui se succèdent, à ses belles photos avec Angela Merkel qui cachent mal une inaction de l'Europe pour réguler la finance depuis 2008", lance-t-elle. Pour elle, "la catastrophe, ce ne sont pas nos propositions sur la politique énergétique ! C'est son abandon de l'industrie, les inégalités qui s'accroissent".
  • Ramener Sarkozy à son bilan / Pour autant elle n'entend pas se situer sur le même terrain. "Que Nicolas Sarkozy ne compte pas sur nous pour être sur les terrains qu'il a choisis", dit-elle. "Nous le ramènerons en permanence à son bilan et à son incapacité à sortir la France de la crise" et "nous parlerons de ce qu'attendent les Français, du redressement de la France et du retour de la justice" complète-t-elle. "Il est consternant que le Président, plutôt que de s'attaquer aux problèmes de la France, préfère attaquer la gauche à grands coups de mensonges", souligne-t-elle.
  • "Nous n'avons rien cédé" aux écologistes / Evoquant l'accord PS-EELV elle assure : "Nous n'avons rien cédé." "Nous n'avons rien voulu cacher des différences comme sur le nucléaire : clarté et transparence, c'est notre conception de la démocratie", dit-elle. Sur l'attribution des circonscriptions aux Verts qui a provoqué de vives protestations au sein du PS, elle soutient que "les écologistes représentent une vraie force démocratique". "C'est toujours difficile - et je les comprends - pour nos élus de laisser des circonscriptions à nos partenaires, mais en tant que principal parti de gauche, c'est à nous d'être à l'initiative", fait-elle valoir.
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Législatives : le PS valide 900 candidatures, ne revient pas sur Paris ou Lyon

Législatives : le PS valide 900 candidatures, ne revient pas sur Paris ou Lyon | Hollande 2012 | Scoop.it

Le Bureau national du PS a validé mardi "près de 900 candidatures" de socialistes voulant se présenter aux législatives de juin 2012, première étape du processus, a déclaré à la presse le secrétaire national chargé des élections, Christophe Borgel. Le BN n'est par ailleurs pas revenu sur la question des circonscriptions qui suscitent des remous, comme à Paris (la 5e réservée à EELV Cécile Duflot par exemple) ou à Lyon (une circonscription réservée à un PRG), qui avaient provoqué la semaine dernière l'ire du maire de Paris Bertrand Delanoë ou de Lyon Gérard Collomb. "C'est acté", a affirmé un cadre du parti. "On a un accord avec les Verts, on fera le travail qu'il faut pour le faire respecter", a souligné M. Borgel. Selon lui, au total, près de 900 candidatures, déposées "entre le 18 et le 21 novembre, ont été validées par le bureau national. Elles portent sur 438 circonscriptions en métropole". Dans "90%" de ces 438 circonscriptions, "il va ensuite y avoir un vote d'investiture les 1er et 2 décembre" par les militants, avant une convention nationale le 10 décembre, qui accordera l'investiture in fine. Le sujet était sensible car des circonscriptions ont été gelées pour des partenaires du PS (au premier rang desquels les écologistes à la suite de l'accord validé la semaine dernière), et d'autres candidatures ont été réservées aux femmes, au nom de la parité, ou à des candidats issus de la "diversité". Les candidatures de l'Héraut, les Bouches-du-Rhône et du Pas-de-Calais n'ont pas été validées, elles le seront la semaine prochaine. La question des candidatures à la circonscription des Français de l'étranger (duel entre Pouria Amirshahi, poulain de Martine Aubry, et Faouzi Lamdaoui, poulain de François Hollande) n'a pas été tranchée, une décision interviendra "dans les jours qui viennent", selon M. Borgel. Dans les circonscriptions réservées aux partenaires et à la parité, le vote du 1er et 2 décembre n'aura pas lieu. Pour les circonscriptions "diversité", il y aura "une régulation nationale", la convention du 10 décembre pouvant décider in fine, selon M. Borgel. Le BN s'est tenu en l'absence de Bertrand Delanoë et de Gérard Collomb. Devant le siège de Solférino, des militants et élus du Val-de-Marne ont protesté symboliquement contre le fait que la 6e circonscription ait été réservée à EELV, en distribuant une rose et un tract aux membre du BN.

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"Ne tirez pas sur Hollande" | Causeur

"Ne tirez pas sur Hollande" | Causeur | Hollande 2012 | Scoop.it

La sentence de la presse et de l’opinion publique est sans appel : dans l’affaire des accords PS-EELV François Hollande s’est planté. Certains se demandaient de qui il se mox, d’autres ont lancé une torpille sur le capitaine de pédalo, tandis que les plus indulgents se contentaient d’expliquer qu’il s’agit tout simplement d’un trou d’air, que les niveaux très élevés de popularité s’envolent avec le souvenir de la primaire ; bref personne n’a contesté le prétendu passage à vide de Hollande. Mais si on regarde les faits, il n’y pas grand-chose à reprocher au candidat socialiste. Hollande a rapidement repris en main une négociation entamée il y a plusieurs mois par le Premier secrétaire du PS, qui n’est autre que son ancienne rivale des primaires, Martine Aubry. Cela n’a pas été une mince affaire car le maire de Lille était prête à aller plus loin vers les écologistes et ses désaccords « écolos » avec Hollande constituaient même l’axe principal de sa stratégie de différenciation pendant la dernière ligne droite de la campagne interne. A la lumière des vifs échanges entre les deux principaux prétendants lors du premier débat des primaires, on peut raisonnablement estimer que Martine Aubry aurait, entre autres, signé un document annonçant la sortie du nucléaire comme horizon stratégique de la politique énergétique de la France. François Hollande a donc fait machine arrière en quelques semaines pour imposer ses propres engagements aux Verts : faire passer le poids du nucléaire dans la production énergétique français de 75% à 50% d’ici 2025. Plus encore, le député de Corrèze a accompli une autre prouesse : il a changé unilatéralement une clause de l’accord déjà négocié – le paragraphe concernant le MOX – et, à la stupéfaction générale, l’a fait gober aux écolos qui, malgré ce comportement de marchand de tapis, ont ratifié le document ! Politiquement, Hollande a donc réussi exactement là où Joly a lamentablement échoué : il est à la fois candidat et maître de son parti politique. Et si Martine Aubry n’est pas la Cécile Duflot du PS, c’est-à-dire la patronne du parti qui savonne la planche du candidat à la présidentielle, on peut être sûr que ce n’est ni par altruisme ni par manque de volonté. Hollande le mou a fait plier la Gauche dure… Quant au prix payé – soixante circonscriptions ont été réservées par le PS aux candidats Verts – il est certes élevé mais sûrement pas disproportionné et la très légère tempête soulevée par Bertrand Delanoë n’a pas encore fait de vagues susceptibles de déstabiliser le moindre pédalo. Ceci dit, on peut reprocher à Hollande les détails techniques de l’accord. Pas besoin d’être expert pour comprendre que l’engagement de fermer 24 réacteurs d’ici 2025 sans lancer d’études prospectives pour la construction de nouvelles centrales vide de son sens le principe d’une dénucléarisation progressive (de 75% à 50% de l’énergie consommée). Autrement dit, on peut soupçonner que le fond du compromis PS-EELV est le suivant : Hollande peut dire qu’il a tenu parole en maintenant son refus d’une sortie du nucléaire et les écolos peuvent ricaner en insinuant le contraire… Les concessions d’EELV fournissent à Hollande les arguments dont il a besoin pour gagner la présidentielle, voilà – pour le moment- la seule chose qui compte. Car, si Hollande gagne, tous ces détails seraient renégociés à partir des nouveaux rapports de force établis à l’issue de la présidentielle. Est-ce qu’une fois élu, le nouveau président de la République privilégierait la parole donnée à EELV à celle donnée aux Français ? Dans cet épisode, Hollande est loin d’avoir démérité. On peut même dire qu’il vient de remporter une bataille décisive : peu importent les fonctions officielles, au PS, c’est lui le patron. Pour comprendre pourquoi il a été si sévèrement jugé, rappelons-nous la fameuse « règle du triple L » énoncée par Jean-François Kahn : dans leurs rapports avec les personnalités les médias suivent trois phases : léchage, lâchage, lynchage… Tout l’art est d’être dans la bonne phase au moment des élections.

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Europe Ecologie-Les Verts valide l'accord conclu avec le PS

Europe Ecologie-Les Verts valide l'accord conclu avec le PS | Hollande 2012 | Scoop.it

Le conseil fédéral d'Europe Ecologie-Les Verts a validé samedi 19 novembre l'accord conclu avec le Parti socialiste pour 2012. La secrétaire nationale du parti écologiste, Cécile Duflot, a annoncé la décision vers 18h15 sur son compte Twitter, à l'issue d'un vote à huis clos. La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, a annoncé le 19 novembre 2011 sur Twitter la validation de l'accord conclu avec le PS (vers 18H15 : "résultat du vote sur la validation de l'accord : adopté à 74% 96 pour 31 contre 3 blancs"). Mardi, les deux partis étaient parvenus dans la douleur à un "accord de mandature", validé par Martine Aubry (PS) et Cécile Duflot (EE-LV) et prévoyant, en cas de victoire de la gauche, une coalition des deux formations à l'Assemblée nationale. Mais mercredi, la cacophonie avait régné après le retrait la veille au soir en bureau national du PS d'un passage du texte sur le combustible nucléaire MOX, sur fond de lobbying d'Areva. Un "caviardage" révélé par Le Monde. Un paragraphe finalement réapparu jeudi après une mise au point des deux camps, calmant le jeu. L'accord programmatique a aussi permis de coucher sur le papier les nombreux points d'accord : retraite à 60 ans à taux plein pour ceux qui ont commencé tôt ou ont eu des métiers pénibles, taxe carbone, réforme fiscale d'ampleur, politique d'immigration, dose de proportionnelle aux futures législatives voulue par EE-LV (pour 15 à 20 % du total des députés), etc. Le volet électoral de l'accord laisse entrevoir aux écologistes, qui n'ont actuellement que quatre députés, la possibilité de pouvoir former "un groupe parlementaire" à l'Assemblée en 2012. Avec plus de 60 circonscriptions qui lui sont réservées par le PS, EELV peut désormais prétendre à 25 à 30 députés en cas de victoire de la gauche et 15 en cas de défaite. Mais la question d'une entrée au gouvernement des écologistes, en cas de victoire en mai 2012, reste toujours posée, ces derniers n'ayant pas obtenu l'abandon de l'EPR de Flamanville (Manche) et du projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. Ces deux désaccords sont inscrits dans le document global de 30 pages, désormais validé par les deux partis.

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A l'Assemblée, François Fillon sonne la charge contre Hollande et les socialistes

A l'Assemblée, François Fillon sonne la charge contre Hollande et les socialistes | Hollande 2012 | Scoop.it

François Fillon a sonné la charge, mardi 15 novembre, contre les socialistes, auxquels il a reproché de prédire la perte du "triple A" de la dette française et qu'il a accusés de faire le jeu des agences de notation. François Hollande avait déclaré, le 11 novembre, que la note de la France, dont la dégradation avait été annoncée par erreur par l'agence de notation Standard & Poor's, était d'ores et déjà condamnée, du fait de l'écart des taux d'intérêt appliquées aux emprunts français et allemands. "D'une certains façon, c'est comme si nous étions d'ores et déjà dégradés", avait dit le candidat socialiste à l'élection présidentielle. "Le Parti socialiste a choisi une stratégie de dénigrement qui pèse sur la France tout entière. Les porte-parole du Parti socialiste sont devenus les auxiliaires des agences de notation", a déclaré le premier ministre lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale. "Ce sont eux qui annoncent à l'avance que la France va perdre son triple A, a-t-il ajouté. Que François Hollande, le responsable du Parti socialiste, le candidat aux élections, annonce lui-même à la télévision que la France a perdu son triple A, ça n'est pas responsable." Le chef du gouvernement s'en est pris ensuite au programme du candidat socialiste qui, selon lui, "vient accroître les incertitudes qui pèsent sur la crédibilité de notre pays". M. Fillon a reproché aux socialistes de proposer "des créations d'emplois publics, le retour au partage du travail (...) et, pire encore, le retour à la retraite à 60 ans". Il a aussi évoqué les négociations en cours entre socialistes et écologistes sur le nucléaire pour accuser le PS de "marchandage sur l'énergie". "Vous avez choisi de sacrifier l'un des domaines d'excellence de l'industrie française", leur a-t-il reproché. S'adressant à celui qui l'avait interrogé, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, le premier ministre a lancé: "Quittez vos habits de marchand d'illusions ! Il est encore temps d'abandonner cette vision dépassée du monde et de montrer que le Parti socialiste est capable, lui aussi, de prendre ses responsabilités et d'aider au redressement de notre pays."

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Les Inrocks : PS-EELV : la guerre nucléaire

Les Inrocks : PS-EELV : la guerre nucléaire | Hollande 2012 | Scoop.it

"Tout avait bien commencé. Il y a six mois, socialistes et écologistes s’étaient mis autour de la table des négociations avec la ferme intention de conclure un double pacte programmatique et électoral pour constituer le pilier de la future majorité, en cas de victoire à la présidentielle en 2012. Mais la machine s’est enrayée. Dans les derniers jours d’octobre, Bruno Le Roux, l’un des négociateurs dépêchés par François Hollande, confiait son optimisme. “L’ambiance est très bonne et on devrait aboutir très vite”, expliquait-il en estimant que l’accord entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts pourrait être conclu avant le long week-end du 11 novembre. Les seules difficultés, reconnaissait-il, portaient sur la “mise en musique” des divergences sur le nucléaire et sur quelques circonscriptions, comme celle que convoite Cécile Duflot, secrétaire nationale d’EE-LV, à Paris. Du côté des écologistes, même optimisme. Plusieurs négociateurs relevaient des convergences “satisfaisantes” sur des questions comme la retraite à 60 ans, la défense des services publics, la régulation financière et même l’instauration d’une dose de proportionnelle aux élections. Le 6 novembre, la situation s’est brutalement tendue lorsqu’Eva Joly a lancé un ultimatum à François Hollande. La candidate EE-LV à la présidentielle a affirmé que l’accord devait intervenir avant le conseil fédéral du parti écologiste, fixé le 19 novembre, et contenir clairement la mention de l’abandon du chantier de l’EPR de Flamanville, le coûteux réacteur nucléaire de troisième génération, dont la construction a été lancée en 2007. (...)"

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Valls : "Fillon n'est plus à la hauteur de sa fonction"

Valls : "Fillon n'est plus à la hauteur de sa fonction" | Hollande 2012 | Scoop.it

Les attaques de François Fillon à l'encontre de François Hollande montrent que le premier ministre "n'est plus à la hauteur de sa fonction", estime Manuel Valls, membre de l'équipe de campagne de François Hollande. Dans un entretien publié vendredi 16 décembre sur le site du Journal du dimanche, le directeur de communication du candidat socialiste à l'élection présidentielle répond aux critiques du locataire de Matignon, qui a notamment accusé François Hollande d'"irresponsabilité" et de "mensonge""Les attaques de François Fillon révèlent qu'il n'est plus à la hauteur de sa fonction et qu'il cherche avant tout à masquer son bilan commun avec Sarkozy : chômage, précarité, dette et récession", déclare le député-maire d'Evry (Essonne). Sur le dossier des retraites, qui a fait débat cette semaine, Manuel Valls déclare qu'"en toute transparence, François Hollande recadre le projet socialiste en fonction de son analyse de la situation économique""En l'espèce, sa position est claire et cohérente : ceux qui ont travaillé dès 18 ans pourront partir dès 60 ans à taux plein ; pour tous les autres, une négociation collective avec les partenaires sociaux déterminera les conditions de leur départ", résume-t-il. A un peu plus de quatre mois du premier tour de la présidentielle, Manuel Valls appelle au rassemblement des troupes socialistes. Un message notamment adressé à Arnaud Montebourg, qui a récemment levé des soupçons sur le financement et le fonctionnement de la fédération PS du Pas-de-Calais. "La gauche doit se rassembler pour montrer que le changement est la seule voie du redressement national. Les Français n'attendent pas d'elle qu'elle consacre sa salive aux rumeurs et aux faits divers", dit-il. "Chacun doit prendre sa place, avec sa personnalité et son talent, et notamment Arnaud", ajoute Manuel Valls à l'attention de son ancien rival de la primaire PS. "Le seul conseil que j'ai à donner, c'est 'tous sur le pont pour parler des vrais sujets et relayer les propositions de François Hollande'". Chargé de la communication de François Hollande, Manuel Valls se défend des accusations de rigidité dont il fait parfois l'objet. "Si on me critique parce que je suis perfectionniste et bien organisé, je prends ça pour un compliment. Au-delà de tous les défauts que je dois bien avoir, je mets, sans états d'âme, toute mon énergie au service du candidat", dit-il.

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Campagne Hollande 2012 : 1er "conseil politique" bimensuel ce 13/12 avec le PS et le PRG

Campagne Hollande 2012 : 1er "conseil politique" bimensuel ce 13/12 avec le PS et le PRG | Hollande 2012 | Scoop.it

Un lieu de coordination entre le parti et l'équipe du candidat. Voilà comment les dirigeants socialistes définissent le rôle du conseil politique de la campagne de François Hollande qui se tient pour la première fois aujourd'hui au siège du PS. Coprésidé par deux anciens concurrents de François Hollande, Martine Aubry et Jean-Michel Baylet, cette instance réunit les membres du bureau national (sorte de gouvernement du PS) auquel se grefferont des proches du candidat. « Il s'agit avant tout de discuter ensemble des thèmes de campagne », glisse Safia Otokoré, chargée de mission auprès du directeur de campagne, Pierre Moscovici. L'essentiel est également de donner un rôle actif aux cadres du PS et notamment à Martine Aubry, qui a affirmé à plusieurs reprises sa loyauté envers Hollande. Le divorce entre Ségolène Royal et le parti avait été une des principales failles de 2007. « Ce conseil politique permet de reconnaître à leur juste valeur les instances dirigeantes du PS, mais ce sera également un lieu privilégié d'écoute pour François Hollande, qui pourra ressentir les humeurs », résume Bruno Le Roux, porte-parole du candidat. Cette instance se réunira a priori une fois tous les quinze jours, en alternance avec le bureau national.

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François Hollande : «Si on gagne l'élection, on renégociera le traité»

François Hollande : «Si on gagne l'élection, on renégociera le traité» | Hollande 2012 | Scoop.it
  • François Hollande revendique depuis des mois son «sérieux» budgétaire et affirme qu'il veut mettre du «sens» dans la rigueur. En Corrèze, dont il est le président du conseil général, il vient de voter un plan d'économies de plus de 11 millions d'euros, en contrepartie d'une aide de l'Etat pour le département le plus endetté de France. Un cas d'espèce qui illustre la méthode et la politique Hollande. | Entretien Mediapart
  • Vous venez d'adopter un vaste plan d'austérité en Corrèze. En quoi ce département est-il votre laboratoire ? Il prouve qu'au-delà de l'endettement du conseil général qui est l'héritage de la majorité précédente, il y a en Corrèze, comme ailleurs, une impasse financière. Elle est provoquée par des compensations de prestations insuffisantes, par une montée continue des dépenses liées au vieillissement de la population et à l'absence de recettes affectées pour l'autonomie. Le laboratoire est celui du dépérissement de la structure départementale, et celui de la politique de l'Etat en matière de financement de la dépense sociale. Par ailleurs, la Corrèze est la preuve que la droite gère mal. La droite crée la dette. Dans le département, quand Chirac était président, elle a mis en place une politique d'investissement inconsidérée. Aujourd'hui, cette dette doit être honorée. Au niveau national aussi, depuis cinq ans, Nicolas Sarkozy a considérablement augmenté la dette. À un moment, il faut faire des choix. Et moi je veux faire en sorte que ces choix soient justes. Mais ce n'est pas de l'austérité...
  • Il s'agit tout de même de 11,5 millions d'euros d'économies avec une hausse des impôts et la diminution de prestations sociales... L'austérité voudrait dire qu'on augmente beaucoup plus les impôts et qu'on remette en cause des prestations – ce qu'on ne fait pas, puisque toutes les allocations ont été maintenues. Elles ont, pour partie, été mises sous condition de ressources. On essaie d'éviter que ce soit pénalisant pour les familles modestes et moyennes.
  • C'est votre «rigueur juste»? C'est du sérieux. Et c'est de la justice. On fait du sérieux dans la justice et de la justice dans le sérieux.
  • Pourquoi n'avez-vous pas choisi de vous opposer frontalement à l'Etat, et d'en faire un exemple, en dénonçant l'insuffisance des transferts financiers vers les départements, comme ont pu le faire la Seine-Saint-Denis ou la Saône-et-Loire ? Si je ne l'avais pas fait, et opté pour une politique de rupture consistant à dire «je ne veux pas de votre argent, dégagez», il fallait que j'augmente beaucoup plus les impôts. Je ne voulais pas faire payer aux gens un conflit politique. Moi, je n'ai pas ces 11 millions d'euros... D'autres départements pouvaient le faire, comme la Seine-Saint-Denis car si elle compte beaucoup de pauvres, elle dispose aussi d'une richesse économique plus importante. Quant à la Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg a dû augmenter beaucoup plus les impôts et supprimer davantage de prestations que moi en Corrèze.
  • En Corrèze, tout le monde vous compare à Jacques Chirac, y compris pour votre manière de faire de la politique. En quoi assumez-vous cette comparaison ? Je ne l'assume pas du tout. Je l'ai combattu pendant des années, à la fois au plan local et au plan national. Et je n'ai pas la même méthode: j'essaie d'avoir une relation plus durable. Je ne suis pas dans une relation clientélaire. Je ne sers pas des catégories, j'essaie de servir les populations et d'être proche. Ce qui est vrai, c'est que Chirac avait cette méthode de la proximité. Cette méthode est celle de la démocratie locale tout simplement ! Il faut voir ce qu'était le système Chirac, il y a vingt ou trente ans: c'était un système de contrôle qui a coûté cher avec des emplois fictifs payés par la mairie de Paris, des correspondants et un journal local payé par Dassault... Moi je ne suis pas dans un système. Je me mets au service de la population. J'essaie d'être plutôt aimable, et lui l'était d'ailleurs... Parce qu'il vaut mieux l'être !
  • Vos proches, comme vos adversaires, évoquent un «pacte de non-agression» entre vous et Bernadette Chirac. Pourquoi ? Quand j'ai été élu en mars 2008, je ne voulais pas tomber dans la mesquinerie, je ne voulais pas donner l'impression que je réglais des comptes. Je n'avais aucune raison d'être dans l'agressivité. Nous sommes des gens courtois. Bernadette Chirac a aussi apporté des choses: on était embêté avec le musée Chirac qui est totalement démesuré et coûte très cher. La seule façon pour le faire vivre est d'avoir des expositions de renom et elle les a apportées. Ce qui ne nous a pas empêché de diminuer substantiellement les dépenses de personnel de cette structure... On est en bonne intelligence. Et c'est bien qu'il en soit ainsi. Chirac n'est plus président. Je n'avais pas de raison de poursuivre un combat politique qui avait cessé.
  • Pourquoi n'avez-vous pas déposé de recours lors de la cantonale qui a donné gagnante Bernadette Chirac avec une voix d'écart ? Partout ailleurs, cela aurait été le cas ! Sans compter qu'on vous reproche de ne pas avoir beaucoup soutenu le candidat socialiste en septembre... Cette élection, il fallait la gagner en mars. Le candidat ne voulait pas faire de recours... Après, de toute façon, ce n'était plus possible.
  • Lors de la primaire, en Corrèze, plusieurs figures du chiraquisme ont voté pour vous. En quoi ces électeurs, et les déçus du sarkozysme plus généralement, peuvent jouer un rôle crucial lors de la présidentielle ? Il y a une dimension locale : ce sont des chiraquiens qui se disent qu'il serait bien d'avoir un président pour la Corrèze. Sur le plan national, je rencontre aussi des gens qui ont voté Chirac et qui ne veulent pas le faire pour Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas négligeable. Il y a bien sûr eu la phrase de Chirac (appelant à voter Hollande - ndlr), qui était de l'ordre de la plaisanterie et qu'il n'aurait sans doute pas prononcée s'il avait vu qu'il était filmé. C'est un électorat qui est toujours précieux dans une campagne présidentielle parce que celle-ci se joue toujours à peu de choses. Au second tour, c'est bien de les avoir. Mais je ne fais rien pour les capter... Nicolas Sarkozy a senti la menace : il est venu pour la première fois en Corrèze au printemps dernier, notamment pour montrer qu'il était proche de Madame Chirac.
  • En Corrèze, on sent que vous travaillez en bonne intelligence avec les élus communistes. Mais que c'est un peu difficile avec les écologistes... Pourquoi ? C'est vrai. Il faut bien comprendre que la Corrèze est un département où l'influence communiste était très significative. Le PCF faisait 25% des voix il y a encore vingt ans; il était dominant à gauche, plus important que le PS. Quand j'ai été élu député en 1988, j'ai battu le député sortant, Jean Combasteil, qui était communiste. J'ai été ensuite son adjoint à la mairie de Tulle. Et quand j'ai repris la ville de Tulle en 2001, je lui ai demandé d'être le premier adjoint et le président de la communauté de communes. J'ai beaucoup de respect pour le Parti communiste localement. Je suis un grand partisan de l'union de la gauche avec les communistes.
  • Et moins avec les écologistes ? Ils sont moins influents. Leur élu au conseil général est un ancien socialiste. Ce n'est pas la même force ni la même histoire que le Parti communiste. Je les avais quand même pris à la mairie de Tulle avec moi... Mais c'est vrai que c'est un partenaire difficile.
  • Certains à gauche nous ont dit en Corrèze qu'ils attendaient désormais de vous un «coup de barre à gauche»: ont-ils raison ? Oui, ils ont raison! Mais on l'a donné depuis le départ. Par exemple, lors des investitures aux cantonales, il y avait beaucoup de candidats du Front de gauche. Ils ont deux vice-présidents au conseil général... Après, sur les politiques, on fait ce qu'on peut avec les moyens dont on dispose. On mène des combats, et j'essaie d'avoir une démarche respectueuse des partis et de la démocratie. On discute. C'est ça être à gauche...
  • Mais y compris des gens au PS le disent... Je fais ce que je peux avec les moyens qui me sont donnés. Et ils ne sont pas vastes.
  • Soit une situation comparable avec celle de l'Etat si vous gagnez la présidentielle... Sans compter les contraintes imposées par le traité européen proposé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel... On ne pourra pas l'accepter. Si on gagne l'élection, on renégociera le traité.
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Valls : «Hollande ne se laissera pas entraîner par les affaires internes du PS»

Valls : «Hollande ne se laissera pas entraîner par les affaires internes du PS» | Hollande 2012 | Scoop.it

Manuel Valls, le directeur de la communication de campagne de François Hollande, a assuré samedi à propos de la situation dans le Pas-de-Calais que le candidat PS à la présidentielle "ne se laissera pas entraîner par les affaires internes" du PS""François Hollande est candidat à la présidence de la République, il est dans un rapport personnel, de confiance avec les Français et rien ne le détournera de sa mission", a déclaré M. Valls à la presse avant l'ouverture de la Convention nationale d'investiture du PS pour les législatives au Cnit de La Défense. "Il ne se laissera pas entraîner par des affaires internes au Parti socialiste. Tout ce qui concourt à blesser François Hollande ne l'atteint pas, et il ne plongera pas dans ce petit bain de petites phrases qui n'ont aucun sens", a-t-il ajouté. "Les socialistes, la gauche, par des mots blessants peuvent faire perdre, égratigner cette espérance" portée par François Hollande, a mis en garde le député de l'Essonne, avant "d'en appeler au ressaisissement de chacun et au rassemblement de tous""C'est indispensable" notamment "face à une droite arrogante, dure", a-t-il estimé souhaitant que la justice "s'intéresse aussi aux basses oeuvres de M. Guéant, à la manière dont il a occulté un certain nombre d'affaires graves", citant celle de Karachi. "Laissons la justice faire son travail et les décisions courageuses de Martine Aubry se mettre en oeuvre, et consacrons nous à l'essentiel : la France et les Français", a demandé M. Valls. "Le PS prend des décisions courageuses, la justice fait son travail et François Hollande prépare l'alternance et le changement", a résumé M. Valls.

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La garde rapprochée de Mélenchon tire sur Hollande

La garde rapprochée de Mélenchon tire sur Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it
  • La garde rapprochée de Jean-Luc Mélenchon veille au grain. Deux lieutenants du représentant Front de gauche à la présidentielle ont dégainé leurs communiqués à peine François Hollande avait-il quitté l'antenne de France Inter. Ce dernier avait déclaré à la radio qu'il n'irait pas «sur une estrade faire un duel avec la candidate écologiste, le candidat du Front de gauche ou un candidat de l'extrême gauche» et qu'il n'était donc pas question qu'il réponde positivement à «l'offre public de débat» de Mélenchon.
  • Le premier à tirer, Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche (PG) et conseiller de Paris, a critiqué «cette réponse pleine de mépris. Elle dit très clairement le cas que le candidat du PS fait de la démocratie. Débattre publiquement n’a rien d’un spectacle ni d’un combat mortel, c’est la condition élémentaire pour que nos concitoyens puissent élaborer librement leur choix en 2012 [...] Deux cohérences leur sont présentées à gauche : celle du Front de gauche qui défend la relance de l’activité et celle de François Hollande, partisan de l’austérité.»
  • L'élu du XIIe arrondissement fut suivi, vingt minutes plus tard, d'Eric Coquerel, responsable PG et «conseiller spécial» de Mélenchon: «François Hollande a enrobé de formules alambiquées la politique de rigueur qu'il compte mettre en oeuvre s'il était élu [...] Il suffit de voir ce qu’il fait en Corrèze en tant que président du Conseil général : en réduisant le budget consacré à l’action sociale du département, il applique une politique de rigueur inique», tacle Coquerel. Petite précision de cette attaque corrézienne : ce dernier se présente aux législatives dans la 2e circonscription de Corrèze... celle voisine de Hollande. De quoi allumer le candidat PS à la présidentielle : «Si François Hollande se couche aujourd’hui devant le chantage du gouvernement qui conditionnait sa subvention à ces coupes budgétaires, demain il se couchera comme M. Papandréou devant les marchés financiers et les agences de notation.»
  • «Mon seul adversaire c'est la droite et j'ajoute l'extrême droite. Je ne veux pas être dans une confrontation avec ce qui peut demain être un allié. Je ne veux pas me mettre dans une situation où nous aurions à montrer nos divergences [...] Le débat se fera forcément à travers la campagne électorale», a précisé Hollande sur France Inter pour justifier ce refus de discuter sur un plateau télé avec son ex-camarade du PS. Même quand le patron n'attaque plus l'ancien premier secrétaire frontalement, les soldats de Mélenchon sont aux aguets.
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Hollande appelle la gauche à ne pas "ranimer des relents anti-allemands"

Hollande appelle la gauche à ne pas "ranimer des relents anti-allemands" | Hollande 2012 | Scoop.it

Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a déclaré vendredi à l'AFP que pour le candidat PS à la présidentielle, "la gauche ne doit pas, en aucune façon, ranimer des relents et des sentiments anti-allemands", en référence aux débats actuels autour de la zone euro. "Le couple franco-allemand est plus que jamais nécessaire pour sortir de la crise en Europe", a souligné M. Moscovici, ajoutant que "François Hollande en est convaincu et le dira dès dimanche à Berlin au congrès du SPD [Parti socialiste allemand] dont il est l'invité". Plus tôt dans la journée, le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, a dénoncé dans un communiqué "les socialistes" qui "prennent les risques de ressusciter en France les vieux démons de la germanophobie", et ce "par pure tactique politicienne, avec pour seul objectif l'affaiblissement du président français". Dans le cas d'espèce, M. Juppé s'est essentiellement attaqué aux propos tenus par le député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg : "'Nationalisme allemand', 'politique à la Bismarck', 'droite prussienne'. L'emploi de ces termes fait froid dans le dos. Il est honteux, par hargne partisane, de fragiliser notre acquis le plus précieux : la réconciliation, l'amitié franco-allemande." Le ministre a aussi critiqué "les dirigeants socialistes [qui] accusent la France de se mettre à la remorque de l'Allemagne. Par exemple, François Hollande qui déclare : 'Depuis plusieurs mois, c'est Mme Merkel qui décide et M. Sarkozy qui suit'. Non seulement c'est faux – et il sera facile de le démontrer – mais c'est irresponsable". Vendredi, le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen a répondu au communiqué de M. Juppé en affirmant que "dénoncer la politique aveugle et égoïste de la droite allemande et regretter que le président de la République n'ait ni la force ni la lucidité de s'y opposer est non seulement un devoir national mais aussi l'expression de l'espoir d'une autre politique européenne enfin dégagée de ses oripeaux idéologiques". La semaine dernière, M. Le Guen avait affirmé que la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sur la crise de l'euro, c'était "Daladier à Munich". Arnaud Montebourg, troisième homme de la primaire du Parti socialiste, avait plaidé mercredi en faveur d'une confrontation dure avec Angela Merkel qu'il a accusée d'être en train de "tuer l'euro" et de mener "une politique à la Bismarck", en référence au chancelier allemand qui a vaincu la France en 1870. Le soir même, face aux prises de distance de plusieurs membres du PS, dont François Hollande, M. Montebourg avait précisé : "Ce n'est pas l'Allemagne que j'accuse, c'est l'annexion par la droite prussienne de la droite française que je condamne." Il a ensuite développé son propos dans une tribune publiée sur le site Rue89.

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Hollande attaché au droit de veto à l'ONU

Hollande attaché au droit de veto à l'ONU | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande a affirmé sur BFM TV et RMC lundi matin qu'il n'y aurait pas de remise en cause du veto français à l'ONU s'il est président. "Tant que je serai dans la situation d'exercer la responsabilité de mon pays, si les Français me la confient, il n'y aura pas de remise en cause du droit de veto, de remise en cause unilatérale du droit de veto", a lancé le candidat socialiste à la présidentielle. Un paragraphe de l'accord PS-EELV sur des propositions à faire pour réformer l'ONU a suscité en fin de semaine dernière une vive polémique. Le texte dispose qu'en cas de victoire de la gauche "la France fera des propositions précises pour réformer et démocratiser l'ONU afin qu'elle structure un ordre juridique et normatif global : siège européen, suppression du droit de veto (dont bénéficient la France et les quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité, NDLR), meilleure représentativité des pays du Sud au sein du Conseil de sécurité, renforcement du rôle des ONG""Il n'est pas question de remettre en cause le statut de membre permanent de la France au Conseil de sécurité de l'ONU, ni le droit de veto tant que le système international n'a pas profondément changé et évolué", avait déjà déclaré Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande. Il avait cependant admis : "Dans un monde idéal, il serait souhaitable qu'on revienne aux idéaux des fondateurs de l'ONU et à une plus grande démocratie." De ce fait, rien d'anormal à vouloir, "avec les Verts, poursuivre des idéaux et souhaiter des changements de long terme". Mais en attendant, il ne s'agit pas de renoncer unilatéralement à quoi que ce soit, a expliqué en substance l'ancien ministre. Côté écolos, la position semblait plus tranchée : pour la candidate EELV Eva Joly, le droit de veto de la France à l'ONU est "un privilège dépassé, réservé à quelques pays". Elle a proposé "une réforme fondamentale de l'ONU qui redonne toute sa place au multilatéralisme avec un siège européen au Conseil de sécurité qui permette à tous les pays européens de porter une politique étrangère commune". Et la numéro un des écologistes Cécile Duflot de qualifier d'"anachronique" le droit de veto de la France, "que, d'ailleurs, elle n'ose plus utiliser". Le président du MoDem François Bayrou, en se déclarant candidat à l'Élysée jeudi, a jugé "infiniment troublant" que l'on veuille gommer "la seule arme qui permette encore à la France d'être au rang des puissances majeures". La droite s'est, pour sa part, empressée de demander des comptes. La semaine dernière, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant avait accusé François Hollande d'"organiser l'abaissement de la France". Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, lui a "solennellement" demandé de "sortir de l'ambiguïté". Le député UMP Jacques Myard, l'un des chefs de file de la Droite populaire, a accusé Cécile Duflot de se ranger "dans la catégorie des anti-France" et "les alliés de François Hollande" de faire "preuve de l'utopie la plus irresponsable"Pourtant, il semblerait que l'UMP ait, dans sa précipitation à contrer le PS, de nouveau la mémoire courte.... En effet, le rapport Laschet, adopté en 2004 par le Parlement européen, par le Parti populaire européen, auquel appartient l'UMP, proposait la même chose que l'accord PS-EELV. Parmi les votants, le député européen Brice Hortefeux a révélé Le Monde.fr.

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François Hollande et le jeu des alliés (M. Noblecourt)

François Hollande et le jeu des alliés (M. Noblecourt) | Hollande 2012 | Scoop.it

"François Hollande, même si les sondages, pourtant en baisse, continuent à le donner largement gagnant en 2012, a besoin de se constituer des réserves de voix, au premier tour, dans cinq mois. D'abord, parce que les scores mirifiques promis au candidat socialiste - autour de 58 % - sont illusoires. Ensuite, parce que, s'il est élu président de la République, il aura besoin d'alliés pour s'appuyer sur une majorité aux élections législatives de juin. C'est dans ce cadre que le Parti socialiste a signé un accord, législatif et non présidentiel, avec Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV). La cacophonie vaudevillesque qui l'a suivi et le psychodrame autour d'Eva Joly jettent une lumière crue sur une réalité : la gauche plurielle de 1997 est devenue une gauche éparse. Si le PS a perdu trois présidentielles à la suite - en 1995, en 2002 et en 2007 -, c'est parce que la gauche s'est éparpillée au premier tour, se situant à un niveau bas. En 2002, Lionel Jospin (16,18 %) est éliminé, mais le total de la gauche et des Verts est de 32,45 %, 42,89 % avec l'extrême gauche. En 2007, Ségolène Royal, soutenue par Jean-Pierre Chevènement et le Parti radical de gauche (PRG), obtient 25,87 %, mais la gauche - 29,37 % avec les Verts et 36,44 % avec en plus l'extrême gauche - est à son étiage depuis 1969. Pour M. Hollande, la leçon est claire : même s'il est haut, son intérêt n'est pas d'être flanqué d'alliés (potentiels) trop faibles. (...)"

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L'offensive anti-Hollande de Joly, de retour dans la campagne

L'offensive anti-Hollande de Joly, de retour dans la campagne | Hollande 2012 | Scoop.it

Elle n'avait pas dit un mot depuis le pataquès de l'accord PS-Verts sur le nucléaire, il y a une semaine. C'est une Eva Joly très combative qui a fait son retour ce mardi dans la campagne. A peine sortie de son silence, la candidate écologiste attaque à nouveau François Hollande. Dans une interview au «Monde», publiée dans la matinée, elle lâche : «La vérité, c'est que les amis de François Hollande se sont révélés archaïques face à la modernité de notre projet.» Au 20 Heures de France 2, elle a reconnu du bout des lèvres que l'accord avec le PS était «indispensable pour un petit parti» comme EELV et aussi pour «battre la droite». Sa candidature est-elle fragile ? A-t-elle, elle-même, des doutes comme cela a été évoqué - notamment par Noël Mamère - la semaine passée ? Au «Monde», elle confie être «plus décidée que jamais». «La violence, les accusations, les pressions, je connais, et je vis avec, poursuit-elle. Noël Mamère a voulu dire qu'une candidate à la présidentielle ne doit pas mettre les mains dans le cambouis des appareils et doit garder de la hauteur.» Lorsqu'on lui fait remarquer que François Hollande, le candidat socialiste à présidentielle, a, lui, participé aux négociations entyre écologistes et socialistes, sa réplique fuse : «Libre à lui. Je n'ai pas de conseil à lui donner, mais je ne suis pas sûre qu'il ait gagné à se mêler de tambouille politicienne…» La secrétaire nationale à EELV y a participé souligne «Le Monde». «Cécile est une négociatrice aguerrie qui sait gérer ce genre de rapport de force. Moi, je défends une politique de civilisation», explique l'ancienne juge d'instruction. La candidate écologiste l'assure, elle veut parler «de sortie du nucléaire» ; «des valeurs, du rétablissement dans notre pays d'une République exemplaire» ; «de la question sociale et de la crise». Et se dit «outrée, scandalisée, de l'intervention d'Areva dans les discussions avec le PS». Les attaques d'Eva Joly commencent à sérieusement perturber son parti. A la direction d'EELV, «tout le monde est énervé», «elle n'a pas un mot pour positiver» l'accord qui a été voté à 74% par le Conseil fédéral, dit à l'AFP un haut responsable «très inquiet». D'autres minimisent : «Eva est dans son rôle de candidate» en affirmant sa différence, assure Stéphane Sitbon-Gomez, son codirecteur de campagne. Au PS, Jean-Marc Ayrault s'est demandé si Eva Joly souhaitait «vraiment la victoire de la gauche en 2012», Pierre Moscovici l'appelant à «respecter» le PS et cet «accord positif».

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Rebsamen "modère certaines mesures du projet socialiste"

Rebsamen "modère certaines mesures du projet socialiste" | Hollande 2012 | Scoop.it

François Rebsamen, chef de file des sénateurs PS, et membre de l'équipe de campagne de François Hollande, a modéré dimanche, certaines mesures du projet socialiste pour 2012 comme les 300.000 emplois d'avenir ou les 10.000 policiers supplémentaires. Dans une interview au Parisien, M. Rebsamen répète que le projet PS «constitue le cadre de la stratégie économique» du candidat socialiste à la présidentielle, mais note que «la crise rend le chemin étroit»«Les emplois d'avenir sont un outil intéressant qui a fonctionné en 1997. Nous ne renierons pas cette promesse, mais il faut être clair que nous n'en créerons pas 300.000 dès l'année prochaine», dit-il. Il précise en outre que «l'allocation d'autonomie pour les jeunes» devait «être soumise à conditions de ressources». Questionné sur les 10.000 policiers supplémentaires prévus dans le projet PS, M. Rebsamen répond que «si les marges de manoeuvre le permettent, ce serait évidemment une bonne chose, car c'est exactement le nombre de postes supprimés par la droite». Mais, ajoute-t-il, «l'embauche de 10.000 policiers supplémentaires ne pourra pas se faire comme cela, d'un coup de baguette magique». Et de proposer «de commencer par sanctuariser les effectifs» actuels.

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Michel Sapin : «Je ne m'explique pas ce cafouillage»

Michel Sapin : «Je ne m'explique pas ce cafouillage» | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts ont assuré jeudi s'être accordés sur le sort de la filière du combustible nucléaire MOX après plus d'une journée d'incertitude sur ce point, nouvelle illustration de divergences profondes entre les deux camps. Le retrait mardi soir par la direction socialiste d'un paragraphe sur «la reconversion à emploi constant de la filière de retraitement et de fabrication du MOX», sur fond de lobby d'Areva, a plongé les écologistes dans la stupeur. Le texte initial, incluant ce paragraphe, avait en effet été validé un peu plus tôt par Martine Aubry (PS) et Cécile Duflot (EE-LV). En charge du projet présidentiel de François Hollande et négociateur de l'accord avec Europe Ecologie-Les Verts, Michel Sapin évoque une «affaire classée».
  • François Hollande sort-il abîmé ou renforcé de cette séquence compliquée ? Son objectif était qu'il y ait de la clarté et de la cohérence. De la clarté dans nos accords, et s'il y en a dans nos désaccords, avec Europe Ecologie-Les Verts. Et de la cohérence dans sa position. Ce communiqué (publié cet après-midi avec Jean-Vincent Placé, négociateur pour EE-LV: ndlr) permet de mettre de la clarté là où, à un moment, pendant quelques heures, il y a eu des divergences d'interprétation. Quand il y avait accord, nous l'avons dit, et sur les quelques points où il y avait désaccord, nous l'avons dit aussi. Il ne fallait donc pas laisser perdurer une forme d'entre-deux.
  • Tout est donc clair désormais ? Le paragraphe (sur l'avenir du MOX: ndlr) qui posait problème est en tout cas clarifié d'un commun accord. Il ne peut plus donner lieu à des interprétations divergentes. D'une manière générale, François Hollande souhaite qu'un accord entre les partis qui le soutiennent dès maintenant, ou qui sont appelés à le soutenir pour le second tour de la présidentielle, soit en cohérence avec sa propre pensée et sa propre expression. C'est, sur ce sujet comme sur d'autres, exactement le cas.
  • Qu'on parle de cafouillage ou d'imbroglio, comment vous expliquez-vous cette période de flottement ? Je ne me l'explique pas, puisque nous avions souhaité qu'il y ait de la clarté. Je constate simplement qu'il y avait des divergences d'interprétation. Nous y avons mis fin et nous en revenons au principe même de cet accord: un immense champ de convictions partagés et la volonté d'être ensemble pour porter une majorité parlemnetaire soudée et solidaire. Je crois que l'accord a, désormais, maintenant, dorénavant et pour toute la durée qui nous mène jusqu'à la présidentielle et au-delà, toute ces qualités.
  • Aucune inquiétude sur le fait que le conseil fédéral d'EE-LV vote bien le texte de l'accord ? Europe Ecologie-Les Verts est un parti politique organisé et démocratique. J'espère que si une position est prise par Jean-Vincent Placé en commun avec moi-même, c'est qu'il considère cette position comme suffisamment partagée.
  • Qu'Eva Joly se mette «en réserve» suite à cet accord qui la gène, ça vous inspire quoi ? Je m'en tiens à mon rôle de négociateur de cet accord. J'aime les choses claires et la clarté est aujourd'hui revenue. Tant mieux. C'est la fin d'un épisode que nous aurions pu éviter, mais ça fait aussi partie de la vie politique. Cette affaire classée, ça va nous permettre d'en revenir à l'énorme conviction partagée qui nous rassemble dans cet accord, et pas simplement aux désaccords réels ou supposés.
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L'accord avec EELV adopté à "une très large majorité" par le BN du PS

Martine Aubry, première secrétaire du PS, a indiqué mardi soir que le Bureau national (BN) du PS avait adopté "à une très large majorité" l'accord avec les écologistes pour 2012. "Le Bureau national vient d'accepter à une très large majorité (33 pour 5 contre)" l'accord avec Europe Ecologie-Les Verts, a déclaré Mme Aubry lors d'une conférence de presse à l'issue du BN. "L'accord que nous avons conclu est l'aboutissement d'un travail approfondi et respectueux" et "la confiance entre nous est encore renforcée par ce travail et par cet accord", a-t-elle ajouté. "Ce n'est pas un accord de plus, c'est un accord de mandature, de gouvernement et un accord de société", a aussi déclaré Mme Aubry soulignant que dans le texte il n'y avait "aucune phrase qui dise qu'ils (les écologistes) ne participeront pas à un gouvernement" de gauche. "Nous avons dit de manière claire ce avec quoi nous étions d'accord, ce avec quoi nous n'étions pas d'accord", a expliqué le maire de Lille citant l'EPR de Flamanville (Manche) et le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. "Ce n'est pas un accord de compromis, c'est un accord de conviction", a aussi assuré Mme Aubry. Elle a par ailleurs indiqué que selon l'accord conclu, "entre 15 et 20% des députés, soit une centaine de sièges seront élus à la proportionnelle", ce qui répond à une demande d'EELV. "Nous avons réservé 10% des circonscriptions aux Verts, donc 60 circonscriptions, et ils ont l'assurance d'avoir au minimum un groupe" à l'Assemblée nationale (15 sièges), "et au maximum 28, 29, 30" élus, a-t-elle aussi indiqué. Les discussions électorales se poursuivent "bien évidemment avec le PRG et le MRC (mouvement républicain et citoyen) mais je dois dire que j'ai particulièrement peu apprécié les propos peu amènes de (Jean-Luc) Mélenchon et donc nous ne rencontrons pas le Front de gauche sur ces questions", a par ailleurs affirmé Mme Aubry. M. Mélenchon a traité le candidat du PS, François Hollande, de "capitaine de pédalo" dans la crise. "En revanche, nous nous sommes engagés à ne pas présenter de listes communes Verts-PS" face aux candidats PCF sortants", a-t-elle dit. "C'est partout difficile mais il faut savoir ce qu'on veut", a répondu Mme Aubry aux maires de Paris et de Lyon, Bertrand Delanoë et Gérard Collomb, qui ont mis en garde, en sortant du BN, contre tout parachutage. M. Delanoë a fait savoir qu'il s'opposerait à des "tripatouillages" à propos de l'éventuelle candidature de Cécile Duflot, secrétaire nationale de d'EELV, dans la capitale.

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