Hollande 2012
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François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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Hollande "ouvert à toutes les discussions" sur la crise de la zone euro

Hollande "ouvert à toutes les discussions" sur la crise de la zone euro | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande s'est dit lundi "ouvert à toutes les discussions" sur la crise de la zone euro, après la proposition de Daniel Cohn Bendit que Nicolas Sarkozy, François Hollande, François Bayrou, Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon se mettent autour d'une table sur le sujet. Le coprésident des Verts au Parlement européen avait proposé dimanche soir sur France 2 que Nicolas Sarkozy, François Hollande, François Bayrou, Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon se mettent autour d'une table à propos de la crise de la dette dans l'UE, en appelant à "l'intelligence nationale". Eva Joly, candidate d'EELV à la présidentielle, a décidé de rebondir "immédiatement" sur cette proposition, annonçant qu'elle "lance" dès lundi "les invitations" à l'opposition. Interrogé sur la proposition Cohn-Bendit par la presse lors d'un déplacement à Saint-Nazaire sur le thème de l'industrie, le candidat du PS à la présidentielle a répondu : "j'ai toujours été ouvert à toutes les discussions. Je constate que depuis deux ans et demi que nous sommes entrés dans cette crise de la zone euro, il n'y a pas eu de compréhension par le président de la République de cette utilité de l'intelligence collective""Nous avons d'ailleurs fait des propositions régulièrement sur le fond. Aucune n'a été reprise, notamment sur les eurobonds", a-t-il regretté. "S'il veut prendre une inititiative, il n'est pas trop tard. Mais enfin je ne veux pas tomber non plus dans une politique 'spectacle'", a-t-il dit. Car il faut "encore qu'il y ait un ordre du jour clair et une compréhension de la position que nous pouvons adopter. Il ne s'agit pas non plus de co-décision", a-t-il averti. Selon lui, "si un jour le président de la République, entre deux déplacements de campagne, veut associer les principales formations de l'opposition, je pense qu'elles y répondront". Alors qu'on lui demandait s'il pourrait s'assoir à la même table que le chef de l'Etat, M. Hollande a répondu : "nous, la démarche du dialogue, dans la République, de la concertation, de l'échange a toujours été de notre côté une position de principe""Sarkozy, le seul dialogue qu'il connaisse, c'est le dialogue avec lui, ce qui quand même, à un moment, fait éventuellement désordre".

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J.-L. Mélenchon dénonce la "super-austérité" de Bayrou et attaque Joly et Hollande

Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) a dénoncé jeudi la "super-austérité" prônée selon lui par François Bayrou (MoDem), attaquant également ses potentiels partenaires à gauche, Eva Joly (EELV) et François Hollande (PS), qui font "allégeance au club des austères"Lors d'une conférence de presse à l'Assemblée, le candidat à la présidentielle a notamment proposé à M. Bayrou, qualifié de "politicien roublard", de débattre avec lui pour un "moment assez vivifiant et tonique"Voyant venir au Front de gauche des "renforts" d'écologistes et de socialistes sur le terrain, l'eurodéputé a assuré que voter FG revenait à "acheter une assurance anti-Bayrou""Mme Joly dans un moment de tendresse assez incompréhensible lui décerne des récompenses par anticipation, M. Hollande laisse entendre qu'il pourrait l'avoir dans son gouvernement", et "l'UMP dit pareil !", a-t-il critiqué, parlant d'un comportement d'"allégeance au club des austères" de la part du PS et d'EELV. L'ex-socialiste a rappelé avoir été chargé en 2007 d'un document contre François Bayrou pour le PS, mais a-t-il ironisé, "à peine la brochure arrivait dans les sections socialistes que la candidate (Ségolène Royal, ndlr) s'est mis en tête de le rallier !". Sur le fond, il a également attaqué le candidat centriste : "sur la dette, M. Bayrou n'a rien découvert ni en 2007 ni aujourd'hui", "il se trompe radicalement sur le diagnostic" et "fait une erreur de médication" en se prononçant pour la règle d'or. Pour lui, il est même "plus à droite que M. Sarkozy en matière de programmation budgétaire" et "il tuera le cheval sur lequel il pense monter"... Avec "50 milliards en moins de dépenses publiques" dans son programme, revenant à "moins d'instituteurs et de policiers" selon M. Mélenchon, "le bon docteur Bayrou" propose "les recettes du FMI à domicile". A ses côtés, Marie-George Buffet (PCF) a souligné que "la gauche n'a pas à aller chanter sous les balcons" du MoDem, Martine Billard (Parti de gauche) relevant qu'il "défend notamment la TVA sociale et la retraite par points"Quant au porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, venu en "Béarnais de l'étape" en tant qu'élu de Pau, il a proposé "un stage en immersion dans les Pyrénées-Atlantiques" à "ceux qui doutent" que le président du MoDem est de droite. "François Bayrou n'est ni de gauche, ni de gauche !", dit-on là-bas, a-t-il ajouté.

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François Hollande et le jeu des alliés (M. Noblecourt)

François Hollande et le jeu des alliés (M. Noblecourt) | Hollande 2012 | Scoop.it

"François Hollande, même si les sondages, pourtant en baisse, continuent à le donner largement gagnant en 2012, a besoin de se constituer des réserves de voix, au premier tour, dans cinq mois. D'abord, parce que les scores mirifiques promis au candidat socialiste - autour de 58 % - sont illusoires. Ensuite, parce que, s'il est élu président de la République, il aura besoin d'alliés pour s'appuyer sur une majorité aux élections législatives de juin. C'est dans ce cadre que le Parti socialiste a signé un accord, législatif et non présidentiel, avec Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV). La cacophonie vaudevillesque qui l'a suivi et le psychodrame autour d'Eva Joly jettent une lumière crue sur une réalité : la gauche plurielle de 1997 est devenue une gauche éparse. Si le PS a perdu trois présidentielles à la suite - en 1995, en 2002 et en 2007 -, c'est parce que la gauche s'est éparpillée au premier tour, se situant à un niveau bas. En 2002, Lionel Jospin (16,18 %) est éliminé, mais le total de la gauche et des Verts est de 32,45 %, 42,89 % avec l'extrême gauche. En 2007, Ségolène Royal, soutenue par Jean-Pierre Chevènement et le Parti radical de gauche (PRG), obtient 25,87 %, mais la gauche - 29,37 % avec les Verts et 36,44 % avec en plus l'extrême gauche - est à son étiage depuis 1969. Pour M. Hollande, la leçon est claire : même s'il est haut, son intérêt n'est pas d'être flanqué d'alliés (potentiels) trop faibles. (...)"

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Les attaques de Jean-Luc Mélenchon contre François Hollande passent mal chez les communistes

Les attaques de Jean-Luc Mélenchon contre François Hollande passent mal chez les communistes | Hollande 2012 | Scoop.it

"Un entretien qui fait débat ", a titré L'Humanité mardi 15 novembre. Le quotidien communiste a choisi l'euphémisme pour exprimer le malaise éprouvé dans les rangs du PCF, dimanche 13 novembre, à la lecture de l'interview de Jean-Luc Mélenchon dans le Journal du dimanche. C'est peu dire que les piques du candidat du Front de gauche à l'encontre de François Hollande n'ont pas choqué seulement les dirigeants socialistes. Déclarer que le candidat du PS partage "la même analyse de la crise" que Nicolas Sarkozy et qu'ils sont tous les deux "des hommes d'un autre temps" n'a pas plu du tout aux alliés communistes de M. Mélenchon. Pas plus que ses attaques ad hominem contre le "capitaine de pédalo". Les "camarades" pensaient que le temps de l'agressivité de leur candidat à l'encontre des socialistes, si prégnante en début de campagne, était derrière eux. Ils n'ont guère goûté cette soudaine rechute. "La base communiste pense qu'il est devenu fou d'attaquer ainsi plus durement Hollande qu'il ne le fait pour Sarkozy", raconte un cadre de la Place du Colonel-Fabien, siège du PCF. "En faisant ça, il fait du Besancenot et ne va pas atteindre 5 % !" "Je suis inquiet par certains aspects de la manière dont Jean-Luc Mélenchon mène sa campagne, et qui rebutent une partie de l'électorat communiste", explique de son côté Jean-Claude Mairal, ancien président du conseil général de l'Allier, dans une lettre adressée à Pierre Laurent et Marie-George Buffet. L'ancien élu, aujourd'hui président du Cidef, centre de formation de l'ANECR (Association nationale des élus communistes et républicains), met en garde les dirigeants. "Dans ce département de l'Allier, où nous disposons encore d'un fort potentiel électoral, je peux vous dire – je l'ai vécu aujourd'hui dans ma commune – que cette attitude de Jean-Luc Mélenchon fait fuir un certain nombre d'électeurs communistes et renforce le vote utile en faveur du candidat socialiste", écrit-il. D'autres élus partagent cette crainte. "C'est peut être bon pour faire parler de lui, mais ce n'est pas utile au débat", tranche Patrick Le Hyaric. Le député européen est persuadé que traiter ainsi le député de la Corrèze "peut accréditer qu'on préfère que la droite reste au pouvoir". Or, insiste-t-il, "le Front de gauche a été aussi construit pour faire gagner la gauche, tout en assumant la confrontation en son sein entre les propositions des uns et des autres". A la direction du PCF, on tente de minimiser le malaise en trouvant des excuses au président du Parti de gauche. "Si on sort cette phrase de son contexte, on peut imaginer que sa ligne est de taper sur François Hollande, mais ce n'est pas le cas", assure Olivier Dartigoles, codirecteur (PCF) de la campagne de M. Mélenchon. Il estime que le candidat a juste essayé de "déverrouiller le débat à gauche". Même indulgence de la part de Marie-George Buffet : "L'objectif du Front de gauche est de battre Sarkozy et de faire réussir la gauche. Je pense que c'est le souci de Jean-Luc", argumente la députée de Seine-Saint-Denis. Elle ajoute, cependant, qu'"il y a des formules qu'[elle n'emploierait] pas"Mais la direction a senti le vent tourner. Marie-Pierre Vieu, membre de l'exécutif, prévient : "Jean-Luc ne pourra pas être entendu s'il donne l'impression de mettre une balle dans le pied de son camp." "Il faut qu'il comprenne qu'il peut jouer son rôle de challenger à gauche, disputer l'hégémonie au PS, sans oublier que les gens veulent avant tout battre la droite", insiste cette conseillère régionale de Midi-Pyrénées.

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Stéphane Le Foll : "La droite est incapable de faire campagne pour défendre ce qu'elle a fait"

Stéphane Le Foll : "La droite est incapable de faire campagne pour défendre ce qu'elle a fait" | Hollande 2012 | Scoop.it
  • A propos des attaques de Jean-Luc Mélenchon : « On ne peut pas accepter de jouer la division de la gauche. Dans une présidentielle […] la gauche doit pouvoir faire valoir sa diversité, et Jean-Luc Mélenchon est candidat, il a des idées. […] Mais il ne peut pas, comme il l’a fait, attaquer François Hollande, parce que c’est la division qui est derrière ces attaques, et donc la défaite. Nous, nous voulons jouer la victoire. »
  • A propos des attaques de Luc Chatel : « De la part d’un ministre de l’Education Nationale, d’utiliser ces termes dans le contexte dans lequel on est aujourd’hui […] ça en dit long sur la situation de la droite aujourd’hui, qui est incapable de faire campagne pour défendre ce qu’elle a fait et qui trouve des artifices […]. Cette campagne doit avoir une autre tenue. »
  • A propos d’un accord avec les Verts et du nucléaire : « Ce qui a été dit par François Hollande, c’est un changement dans la politique énergétique française […], avec la réduction de la part du nucléaire […] mais en même temps, sur cette question de la sortie du nucléaire et sur la question de Flamanville, il a été, depuis le départ […] clair et net. […] Si les Verts considèrent que l’accord passe par le fait de revenir sur ce qui a été dit devant trois millions de Français, il est clair que ça sera très difficile. […] Sur ces deux points là, nous ne reviendrons pas sur ce qu’a dit François Hollande. »
  • A propos des raisons de la crise : « Qu’est-ce qu’a fait Nicolas Sarkozy depuis le début ? Il a fait des choix politiques. On laisse croire que la dette, la situation des comptes, c’est la crise. Ce n’est pas vrai ! Il y a des choix majeurs qui ont été faits, […] les cadeaux fiscaux, ils ont existé […] ça continue d’exister ! »
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Retraites : Aubry et Fabius à l'unisson avec Hollande

Retraites : Aubry et Fabius à l'unisson avec Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it
  • «Moi, je parle comme François Hollande», assure Martine Aubry. En pleine passe d'armes entre l'UMP et le candidat socialiste sur la question des retraites - la majorité accusant le socialiste d'avoir menti - le PS se lance dans une explication de texte. Ce jeudi matin, Laurent Fabius et Martine Aubry sont montés au créneau pour justifier la position de leur candidat. Ils ne reviendronnt «pas à l’âge légal de la retraite à 60 ans», dénonce le Front de gauche, «seul à défendre les valeurs de la gauche et les intérêts des salariés». De son côté, l'UMP continue de faire entendre sa petite musique, par la voix de Laurent Wauquiez notamment, qui a fustigé «le double mensonge» du député de Corrèze.
  • Hollande veut régler «très vite (...) la plus grande des injustices». La Première secrétaire du parti, tout comme l'ancien Premier ministre socialiste, a répété que la question des retraites serait traitée en deux temps. Tout d'abord, une «décision immédiate» pour «permettre à ceux qui ont commencé à travailler tôt de partir immédiatement», selon les mots de Martine Aubry sur France Inter. Soit, a détaillée Laurent Fabius sur RTL, «toutes les personnes qui ont commencé à travailler avant 18 ans, à condition qu'elles aient 41 annuités». «Ce que veut (François Hollande), c'est faire cela très vite, dès qu'il sera élu président de la République», a précisé Martine Aubry pour qui on est là face à «la plus grande des injustices». Et, «François Hollande la traitera dès qu'il arrivera à la présidence de la République», a-t-elle insisté.
  • Fabius : «Ne nous faisons pas non plus d'illusions». Seconde étape, a rappelé Laurant Fabius : «à la fin de l'année 2012», il s'agira d'ouvrir «une négociation qui portera sur l'ensemble des paramètres, c'est-à-dire à la fois la décote, la durée de cotisation, la pénibilité, le financement, et dans ce cadre-là, la question des 60 ans pour les différentes catégories sera posée». Le tout, avec la «volonté de privilégier tous ceux qui ont eu des carrières pénibles», selon l'ex-Premier ministre, qui affirme : «Il faut une politique qui change les choses mais qui en même temps soit sérieuse.» Alors qu'on lui demandait si tout le monde pourrait partir à la retraite à 60 ans, le responsable socialiste a rétorqué : «Ne nous faisons pas non plus d'illusions», évoquant «la situation financière des régimes de retraite, qui n'a pas été réglée par le gouvernement, et la situation financière du pays». Martine Aubry, elle, a néanmoins affirmé : «Le principe d'une durée légale, qui permet effectivement à chacun d'avoir la liberté de partir avant l'âge qu'a fixé le gouvernement, 62 ans, est acquis, il faut en discuter les modalités et les décotes.»
  • Un recul par rapport au projet PS ? «La position de Hollande prévaut». Est-ce là un recul par rapport au projet PS qui, en avril, prévoyait de rétablir «l’âge légal à 60 ans (qui permettra à ceux qui ont commencé à travailler tôt ou exercé des métiers pénibles de pouvoir partir au même âge) et l’âge de départ sans décote à 65 ans» ? «Disons que c'est plus précis, a glissé Laurent Fabius. En ce qui concerne le candidat, qui est François Hollande, il n'a pas caché quelle était sa position, dans les primaires (…) C'est lui-même qui a prévalu et c'est cette position qui prévaut.» Une position qui «tient compte aussi du fait que la situation économique (..) va se détériorer et qu'il ne faut pas payer les gens en monnaie de singe». François Hollande avait néanmoins signé le projet PS.
  • La colère du Front de gauche. «Après les déclarations de François Hollande, Martine Aubry et Laurent Fabius ont confirmé ce matin qu’en cas de victoire, ils ne reviendraient pas à l’âge légal de la retraite à 60 ans», regrette Eric Coquerel, conseiller spécial auprès de Jean-Luc Mélenchon, dans un communiqué. «En réalité, repousser l’age de la retraite n’est pas seulement attaquer un des principaux acquis sociaux mais constitue une faute en matière économique et sociale, peut-on y lire. Alors que le chômage explose tant chez les jeunes que chez les travailleurs en fin de carrière, il est stupide d’empêcher des salariés de prendre leur retraite à un âge qu’ils ont toujours plus de mal à atteindre en activité.» Et de conclure : «Décidément plus la campagne avance, plus il apparait malheureusement qu’il revient au seul Front de Gauche de défendre les valeurs de la gauche et les intérêts des salariés.»
  • Wauquiez fustige un «double mensonge». Dans la même veine que le Premier ministre, François Fillon, qui avait accusé, mardi, le candidat du PS de «mentir», Laurent Wauquiez, sur Europe 1, a dénoncé ce qu'il considère être «le double mensonge» de François Hollande. «Il avait promis un retour à la retraite à 60 ans pour tout le monde. Or, il dit désormais que ne seront concernés par cette mesure que les salariés qui ont commencé à travailler à 18 ans», a martelé le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. «C'est un candidat à la présidentielle qui renonce à ses promesses avant même d'être élu», a-t-il lancé. Reprenant le refrain entonné depuis quelques temps déjà, le ministre a jugé qu'il s'agit du «discours de quelqu'un qui n'a pas de convictions». «Ce qui est clair, c'est qu'il n'y aucun cap», a-t-il lancé.
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La garde rapprochée de Mélenchon tire sur Hollande

La garde rapprochée de Mélenchon tire sur Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it
  • La garde rapprochée de Jean-Luc Mélenchon veille au grain. Deux lieutenants du représentant Front de gauche à la présidentielle ont dégainé leurs communiqués à peine François Hollande avait-il quitté l'antenne de France Inter. Ce dernier avait déclaré à la radio qu'il n'irait pas «sur une estrade faire un duel avec la candidate écologiste, le candidat du Front de gauche ou un candidat de l'extrême gauche» et qu'il n'était donc pas question qu'il réponde positivement à «l'offre public de débat» de Mélenchon.
  • Le premier à tirer, Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche (PG) et conseiller de Paris, a critiqué «cette réponse pleine de mépris. Elle dit très clairement le cas que le candidat du PS fait de la démocratie. Débattre publiquement n’a rien d’un spectacle ni d’un combat mortel, c’est la condition élémentaire pour que nos concitoyens puissent élaborer librement leur choix en 2012 [...] Deux cohérences leur sont présentées à gauche : celle du Front de gauche qui défend la relance de l’activité et celle de François Hollande, partisan de l’austérité.»
  • L'élu du XIIe arrondissement fut suivi, vingt minutes plus tard, d'Eric Coquerel, responsable PG et «conseiller spécial» de Mélenchon: «François Hollande a enrobé de formules alambiquées la politique de rigueur qu'il compte mettre en oeuvre s'il était élu [...] Il suffit de voir ce qu’il fait en Corrèze en tant que président du Conseil général : en réduisant le budget consacré à l’action sociale du département, il applique une politique de rigueur inique», tacle Coquerel. Petite précision de cette attaque corrézienne : ce dernier se présente aux législatives dans la 2e circonscription de Corrèze... celle voisine de Hollande. De quoi allumer le candidat PS à la présidentielle : «Si François Hollande se couche aujourd’hui devant le chantage du gouvernement qui conditionnait sa subvention à ces coupes budgétaires, demain il se couchera comme M. Papandréou devant les marchés financiers et les agences de notation.»
  • «Mon seul adversaire c'est la droite et j'ajoute l'extrême droite. Je ne veux pas être dans une confrontation avec ce qui peut demain être un allié. Je ne veux pas me mettre dans une situation où nous aurions à montrer nos divergences [...] Le débat se fera forcément à travers la campagne électorale», a précisé Hollande sur France Inter pour justifier ce refus de discuter sur un plateau télé avec son ex-camarade du PS. Même quand le patron n'attaque plus l'ancien premier secrétaire frontalement, les soldats de Mélenchon sont aux aguets.
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Face à François Hollande, Jean-Luc Mélenchon pâtit d'un effet "vote utile"

Face à François Hollande, Jean-Luc Mélenchon pâtit d'un effet "vote utile" | Hollande 2012 | Scoop.it

Après avoir qualifié, dans les colonnes du Journal du dimanche, le 13 novembre, le candidat du PS de "capitaine de pédalo" dans "une saison des tempêtes", Jean-Luc Mélenchon ne change pas de cap, malgré les attaques de ses anciens amis du PS et le mécontentement de ses alliés communistes. "Une campagne politique, ce n'est pas du fromage lyophilisé, explique-t-il. Quand François Hollande dit : 'Je veux donner du sens à la rigueur', en tant qu'homme de gauche, j'ai le droit de dire que c'est inacceptable !". Sa stratégie consiste à marquer sa différence face à un candidat socialiste qui, pour l'ancien sénateur, a "la même analyse de la crise" que Nicolas Sarkozy. M. Mélenchon, qui propose la retraite à 60 ans, le smic à 1 700 euros bruts ou encore la titularisation de 800 000 contractuels de la fonction publique, n'hésite pas à dénoncer "l'arrogance" de M. Hollande, qui n'a toujours pas répondu à son "offre publique de débat". Car le candidat du Front de gauche (Parti de gauche, Parti communiste et Gauche unitaire) peine à remonter la pente des sondages, où il stagne, ces dernières mois, entre 5 % et 6 % des intentions de vote. Ce qui constitue tout de même trois fois plus que les 1,93 % des voix qu'avait réunies Marie-George Buffet en 2007. Le contexte économique et social est pourtant favorable au candidat de la gauche radicale. En pleine crise de la dette, ses critiques à l'égard de la mondialisation et des marchés financiers devraient trouver un écho. Mais pour Alain Mergier, co-auteur du Point de rupture, enquête sur les ressorts du vote FN dans les milieux populaires (édité par la fondation Jean-Jaurès), ce n'est pas lui qui en bénéficie. "La mondialisation, c'est l'autre nom de la crise, explique le sociologue. Aujourd'hui, pour les milieux les plus exposés, il y a un lien fort entre immigration et mondialisation, comme si 'l'identité française' était attaquée de l'intérieur et de l'extérieur. Si les réponses de Mélenchon sur la mondialisation peuvent satisfaire ces personnes, ce n'est pas le cas sur l'immigration. Celles de Marine Le Pen, si." Le contexte politique devrait également bénéficier à M. Mélenchon. Contrairement à 2007, où il y avait huit candidats à gauche, ils ne devraient être que cinq en 2012. A l'extrême gauche, Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) et Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste) restent encore peu connus du grand public. Pourtant, M. Mélenchon ne semble pas avoir bénéficié du retrait d'Olivier Besancenot (NPA), qui avait réuni 4,08 % des voix en 2007. "Il peut progresser mais, si ça ne se concrétise pas, c'est aussi parce que c'est quelqu'un qui n'est pas consensuel, analyse Vincent Tiberj, chercheur à Sciences Po. Besancenot, les gens le trouvaient sympa. Mélenchon, lui, a plus d'aspérités." Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos, estime que "beaucoup de choses sont liées à son niveau de visibilité médiatique" et observe que "quand il a été investi par le PCF, il est monté à 8 %, mais c'est très vite retombé." En outre, la campagne officielle, avec ses temps de parole encadrés, n'a pas encore commencé. En 2002, Olivier Besancenot avait percé dans les sondages à seulement trois semaines du premier tour, bondissant de 0,5 % à 4 % des intentions de vote. Face à un François Hollande, étiqueté de centre-gauche et qui fait la course en tête, avec plus de 30 % des intentions de vote, M. Mélenchon est à la peine. Le souhait des électeurs de gauche de se débarrasser de M. Sarkozy en votant "utile" dès le premier tour peut constituer un frein pour l'eurodéputé. "François Hollande bénéficie de cette force de propulsion que lui a donnée la primaire, esime Aquilino Morelle, directeur de campagne d'Arnaud Montebourg lors de la primaire. A la date d'aujourd'hui, la problématique du vote utile est pregnante." Pour M. Tiberj, tout dépendra aussi du type de campagne que fera M. Hollande. "L'argument du vote utile ne peut pas marcher à tous les coups, estime-t-il. Pour l"instant, Hollande n'a pas pris d'initiative, mais s'il choisit de faire du rigorisme de façon poussée, le comparatif sera en faveur de Mélenchon." Le candidat du Front de gauche, lui, se veut serein : "C'est classique que le premier mouvement ne porte pas vers l'audace. Il faut tenir le coup et avancer. Rien n'est joué."

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Jack Lang défend Hollande

"Révolté par la vulgarité du débat politique", l'ancien ministre de François Mitterrand dénonce dans un communiqué "une campagne ordurière orchestrée" qui "ne peut que susciter l'indignation". "D'étranges convergences dans l'insulte grossière unissent le cabinet noir de l'Elysée, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen", affirme-t-il. "On attendrait du candidat du Front de gauche un comportement plus convenable. Ses multiples diatribes abaissent le débat politique", estime-t-il notamment à propos de M. Mélenchon. "Notre candidat s'impose par la dignité de son attitude et la force de ses convictions. Les attaques en dessous de la ceinture ne sauraient en aucune manière porter atteinte à l'immense crédit moral qui est le sien", ajoute-t-il. Jean-Luc Mélenchon a comparé durant le week-end le candidat socialiste à un "capitaine de pédalo" dans une "saison des tempêtes". Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a, lui, jugé que François Hollande s'apparentait à "Babar, le roi des éléphants" dont les histoires "endorment les enfants".

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En s'attaquant à Hollande, Mélenchon sert la droite selon Moscovici

En s'attaquant à Hollande, Mélenchon sert la droite selon Moscovici | Hollande 2012 | Scoop.it

Le député PS Pierre Moscovici a estimé dimanche que le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon servait "la droite ou l'extrême droite" en s'attaquant comme il l'a fait à François Hollande, qu'il a traité de "capitaine de pédalo" dans une "saison des tempêtes""La déclaration de Jean-Luc Mélenchon m'a choqué", a déclaré sur Radio J l'élu du Doubs, proche de François Hollande. "C'est une faute. Cette idée reprend le thème de la droite, "le marin d'eau douce"... Elle est vraiment à côté de la plaque", a déclaré M. Moscovici. "François Hollande est un homme qui garde son rythme, qui sait où il va, il est expérimenté, il a le sens de l'Etat. Ce n'est pas, contrairement à Nicolas Sarkozy, un leader brutal (...) c'est un homme qui veut rassembler. Et vouloir rassembler, ce n'est pas manquer de fermeté", a-t-il poursuivi. Pierre Moscovici reproche aussi à Jean-Luc Mélenchon d'attaquer François Hollande comme un "candidat du système". "Cette rhétorique est une rhétorique classique, qui n'est pas toujours de gauche, celle de "l'UMPS""Quand on est comme Jean-Luc Mélenchon un candidat de gauche, on ne parle pas ainsi du candidat du PS, parce que ce faisant qui sert-on, sinon la droite ou l'extrême droite ?", a-t-il dit.

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