Moscovici : "manipulation grotesque" de l'Elysée anti-PS sur l'Allemagne | Hollande 2012 | Scoop.it

Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a dénoncé lundi une "manipulation grotesque engendrée à l'Elysée" pour attaquer le PS sur une germanophobie qu'il conteste. Comme on lui demandait sur LCI s'il condamnait les comparaisons historiques - Daladier, Bismarck, la flotte française sabordée à Toulon - avancée par certains de ses collègues, le député du Doubs a répondu : "ils ont exprimé avec leur mots le rejet d'une politique franco-allemande menée par Nicolas Sarkozy dans une situation de grave faiblesse""La seule chose que je condamne aujourd'hui, c'est cette manipulation grotesque engendrée à l'Elysée par Nicolas Sarkozy, développée par François Fillon au gouvernement", a accusé le responsable socialiste. "Ils tentent un discrédit de la gauche, on sait que François Hollande propose, lui, une stratégie ambitieuse", a-t-il plaidé alors que le candidat PS à l'Elysée s'est rendu à Berlin pour s'exprimer devant le SPD. "Il dira ce que chacun sait, c'est que les socialistes sont attachés à la relation franco-allemande. Les images les plus fortes ont été celles d'Helmut Kohl et François Mitterrand main dans la main à Verdun en 1984 ou celle de François Mitterrand au Bundestag. C'est dans cette tradition-là que nous nous inscrivons", a poursuivi l'élu PS. Alors que le Premier ministre a demandé dimanche à François Hollande de faire cesser une "dérive stupide aux relents germanophobes", M. Moscovici a tranché : "On n'a pas entendu de commentaires germanophobes au PS et François Fillon ferait mieux de se taire et de faire son travail" au lieu de "donner ce genre de leçons". M. Moscovici a encore dénoncé une "opération de communication bien montée depuis l'Elysée" et relayée par les ministres. "Comme si la gauche était l'anti-France, comme s'ils étaient, eux, patriotes et nous les exilés ou germanophobes". "C'est honteux, c'est lamentable", a-t-il lancé. "Ils sont dans une stratégie de discrédit qui leur fait dire n'importe quoi", a insisté le directeur de campagne. "J'appelle la droite républicaine à retrouver un peu de dignité""Quand on parle de la relation franco-allemande c'est un patrimoine commun", a-t-il fait valoir.