Hollande 2012
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François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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Bruxelles 09/12 : "Un accord étroit, flou et qui ne répond pas à l'urgence" (C. Trautmann / E. Guigou)

Bruxelles 09/12 : "Un accord étroit, flou et qui ne répond pas à l'urgence" (C. Trautmann / E. Guigou) | Hollande 2012 | Scoop.it
  • L’accord trouvé lors du Conseil européen n’est pas solide : il est étroit, flou et ne répond pas à l’urgence de la crise. Nous resterons extrêmement vigilantes sur sa mise en œuvre.
  • Cet accord est étroit : Contrairement aux annonces de Nicolas Sarkozy, il ne s’agit pas d’une révision des Traités européens à 27 ; il repose sur un accord intergouvernemental entre les 17 Etats membres de la zone euro et 6 Etats membres de l’Union européenne. Ce n’est donc ni un accord à 27, ni un accord propre à la zone euro ; il est strictement consacré au renforcement des disciplines budgétaires et de l’austérité à travers le renforcement des sanctions automatiques contre les Etats ; il vise principalement, voire exclusivement, à introduire une « règle d’or » dans le droit interne des Etats sous le contrôle des juges européens ; il ne comporte pas les éléments nécessaires à la mise en place au jour le jour d’un pilotage économique de la zone euro.
  • Cet accord est flou : l’articulation entre cet accord, qui ne concernerait que certains Etats membres de l’Union européenne, et les institutions européennes reste flou, s’agissant notamment des interventions des juges européens ; les modalités de mise en œuvre des dispositions de cet accord, et donc de l’exercice du contrôle démocratique par les Parlements nationaux et par le Parlement européen, restent imprécises. De manière générale à aucun moment n’est pris en compte dans cet accord le nécessaire renforcement du contrôle démocratique des peuples européens sur les décisions prises.
  • Cet accord ne répond pas à l’urgence : des moyens importants sont mis en œuvre à travers le FESF, le Mécanisme européen de stabilité et les interventions du FMI, mais la réponse n’est pas à la hauteur des défis de cette crise : rien n’est dit sur les interventions nécessaires de la Banque centrale européenne ; le FESF reste à des niveaux qui ne lui permettront pas de répondre durablement à la crise ; l’introduction des euro-obligations est renvoyée à un hypothétique rapport des instances européennes en mars 2012. La croissance reste la grande oubliée de cet accord. Des mesures urgentes doivent être prises pour faire face à la crise. Nous exercerons la plus grande vigilance sur la négociation de cet accord.
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François Hollande défend sa vision d’une relation franco-allemande "équilibrée"

François Hollande défend sa vision d’une relation franco-allemande "équilibrée" | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Donner des gages de germanophilie à l'heure où certains socialistes français n'hésitent pas à convoquer les vieux démons germanophobes. Mais ne pas paraître, pour autant, s'aligner sur le modèle allemand, à un moment où la capacité à défendre les intérêts nationaux apparaît comme un enjeu majeur de la présidentielle de 2012. Tels sont les deux messages que François Hollande est venu délivrer à Berlin, lundi 5 décembre, où il était l'invité d'honneur du congrès du Parti social-démocrate (SPD). Dans un discours d'une petite demi-heure, travaillé en étroite concertation avec Jean-Marc Ayrault, le germanophile et germanophone président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, et Jacques-Pierre Gougeon, spécialiste de l'Allemagne à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), M. Hollande a d'abord insisté sur "la force" qu'il accorde à "l'amitié franco-allemande".
  • Socialiste s'adressant à des sociaux-démocrates, il était logique qu'il rende hommage aux "bâtisseurs de l'Europe issus de nos rangs", Willy Brandt et Helmut Schmidt d'un côté, François Mitterrand et Jacques Delors de l'autre. Pas un mot, en revanche, de Lionel Jospin et Gerhard Schröder. Il faut dire que les années 1998-2002, seule période où les socialistes français et allemands ont gouverné en même temps – hormis une courte cohabitation en 1981 – ont surtout fait apparaître des divergences entre les deux formations politiques. M. Hollande était alors premier secrétaire du PS. Mieux valait donc oublier cet épisode. Socialiste invité par des camarades d'un parti frère, mais tout autant candidat à l'élection présidentielle française s'adressant à des Allemands, M. Hollande ne pouvait pas, pour autant, faire comme si le couple franco-allemand n'était pas en crise. Ni passer sous silence les craintes d'une partie de l'opinion à l'égard d'une Allemagne tentée d'imposer ses règles au reste de l'Europe.
  • Célébrant la "force d'entraînement" que l'amitié franco-allemande a constituée pour la construction européenne, M. Hollande a insisté sur la nécessité d'une relation "équilibrée", faite non d'"imitation", mais de "reconnaissance de nos atouts mutuels", non de "méfiance" mais de "franchise". Cette "franchise", c'est essentiellement sur la question de la souveraineté que le candidat socialiste l'a manifestée. Au SPD, qui reste évasif sur le sujet, M. Hollande a clairement redit son hostilité à une "éventuelle censure" de la Cour de justice européenne sur les budgets nationaux, telle que l'imagine Angela Merkel. Un tel projet nourrit "la crainte d'une dépossession démocratique que bien des peuples n'accepteront plus", a-t-il souligné. Il a aussi répété, à des sociaux-démocrates qui n'ont pas pris de position définitive, qu'il est hostile à un nouveau traité, moins sur le principe qu'en raison du temps que cela nécessiterait.
  • Pour le reste, le candidat socialiste, qui a présenté son projet de "pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance", n'a rien dit qui puisse froisser les quelque 5 000 congressistes venus l'écouter. D'abord parce que le PS et le SPD sont globalement d'accord sur le renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF), et la taxation des transactions financières. Ensuite parce que M. Hollande, tout en rappelant son souhait de voir la Banque centrale européenne (BCE) "élargir son rôle de prêteur", s'est bien gardé de demander une modification des statuts de celle-ci. Il a seulement affirmé que la BCE "doit pleinement jouer son rôle". Enfin parce que rien, dans son idée de substituer à "un fédéralisme de marchés" un "fédéralisme de projets", fondé notamment sur un approfondissement de la coopération franco-allemande en matière de recherche, de sécurité et de politique industrielle, n'était de nature à heurter son auditoire. Aussi bien celui-ci lui a-t-il réservé une standing ovation.
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