Hollande 2012
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François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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Eva Joly ménagera désormais François Hollande

Eva Joly ménagera désormais François Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it

La candidate écologiste à la présidentielle française Eva Joly considère le socialiste François Hollande comme un concurrent mais pas comme un ennemi et la page des différends est tournée, ont dit lundi ses porte-parole. A moins de cinq mois du premier tour, après de vives attaques contre François Hollande et un accord très confus pour les législatives, l'ancienne juge est donnée en baisse dans les sondages à environ 3 ou 4% d'intentions de vote, très loin derrière le candidat PS toujours situé autour de 30%. "Elle a parfois pu paraître raide, mais c'était sur des questions de fond. Les uns et les autres, on a tourné cette page et chacun se concentre désormais sur son projet et sa campagne", a dit à la presse Serge Coronado, un des quatre porte-parole de campagne de l'ancienne juge d'instruction. Eva Joly a suscité des remous en qualifiant les socialistes de "marionnettes" du lobby nucléaire et en refusant lors d'un entretien de dire si elle voterait Hollande au second tour. Cet épisode est clos, selon son équipe. "Nous sommes concurrents mais pas adversaires", a dit une autre porte-parole, la députée européenne Michèle Rivasi. Eva Joly a rendez-vous avec son parti le week-end prochain, lorsque Europe Ecologie-Les Verts (EELV) va adopter son programme. Il ne collera pas forcément à celui d'Eva Joly, qui pourra avoir ses "priorités et ses marges de manoeuvre", ont dit ses porte-parole. L'ex-juge prononcera un discours samedi. Le grand début de sa campagne est fixé au 10 janvier, avec le premier des sept grands meetings prévus, sans doute à Roubaix. L'équipe Joly table sur un budget de 2,5 millions d'euros et négocie actuellement pour contracter une assurance au cas où sa candidate n'atteindra pas le seuil des 5% ouvrant le droit à un remboursement de ses frais par l'Etat. Le parti devra ensuite financer les législatives, qui aux yeux de certains de ses dirigeants constituent l'échéance principale et historique pour les écologistes. Grâce à leur accord avec le PS, ils peuvent pour la première fois espérer former un groupe parlementaire.

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Création de "la Manufacture de l'écologie" qui soutient Hollande

Création de "la Manufacture de l'écologie" qui soutient Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it

Des élus, responsables associatifs, militants ou chefs d'entreprise ont annoncé à Rennes la création de "la Manufacture de l'écologie", appelée à essaimer dans toute la France, afin de développer une économie verte et d'oeuvrer pour une nouvelle majorité présidentielle. "Le premier objectif de la Manufacture est d'assurer un très bon score à François Hollande au soir du premier tour" de la présidentielle, a expliqué samedi à l'AFP l'un de ses porte-parole, Denis Baulier. "L'environnement ne peut progresser en France qu'au travers d'une nouvelle majorité présidentielle (...) Il ne faut pas louper cette prochaine élection", a poursuivi M. Baulier. Dans ce contexte, "nous ne sommes pas convaincus de l'intérêt d'une candidature risquant d'amoindrir les chances du succès du changement", a-t-il dit, en référence à la candidate EELV, Eva Joly. L'autre objectif de "la Manufacture de l'écologie réaliste et responsable" -son intitulé exact- est de travailler concrètement au développement d'"une véritable économie verte dans les territoires", a indiqué le porte-parole, soulignant l'important gisement d'emplois potentiels que recèle cette économie. "Nous faisons le lien entre économie et politique avec la volonté de développer cette croissance verte (...) Si l'écologie représente réellement un poids économique, elle représentera une force politique", a dit M. Baulier. "On insiste sur le caractère entrepreneurial, on veut de la production de croissance verte", a-t-il ajouté. La Manufacture "propose de rassembler des moyens humains, techniques, économiques, politiques" pour cette croissance verte. "Car au-delà des études, il ne suffit pas de fixer des objectifs : encore faut-il se mettre dans les conditions de les atteindre", soulignent les promoteurs de cette initiative, selon lequels "notre responsabilité d'écologistes nous impose responsabilité et cohérence". En ce sens, assurent-ils, "la Manufacture est une vraie métamorphose", marquée par "le passage de la protestation à la construction" en matière d'écologie. En lien avec la Manufacture, des relais sont en préparation dans plusieurs autres régions de France, a indiqué M. Baulier, selon lequel la Manufacture entend prendre une part active dans la campagne électorale.

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Aubry : "Je suis la première militante de la victoire" d'Hollande

Aubry : "Je suis la première militante de la victoire" d'Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Dans un entretien au "JDD", la première secrétaire du parti socialiste affiche son soutien au candidat socialiste François Hollande. Levant toute ambiguïté, l'ancienne rivale de François Hollande déclare : "Depuis la fin des primaires, toute mon énergie est consacrée à faire gagner François Hollande. Nous travaillons main dans la main. Je suis la première secrétaire, je suis la première militante de la victoire de François Hollande." "Il sera le candidat du redressement, de la justice, de l’avenir", avance-t-elle avant d'ajouter que "tous les ingrédients de la victoire sont là, maintenant que chacun s’attelle à élever le débat !" Interrogée sur les attaques de Jean-Luc Mélenchon et d'Eva Joly, elles les invitent à "réserver leurs attaques à la droite", s'ils désirent l'alternance en 2012.
  • "Nous rendrons coup pour coup" déclare la maire de Lille. "En commençant par ramener le président à son bilan, c'est-à-dire à son échec, à ses plans d'austérité qui se succèdent, à ses belles photos avec Angela Merkel qui cachent mal une inaction de l'Europe pour réguler la finance depuis 2008", lance-t-elle. Pour elle, "la catastrophe, ce ne sont pas nos propositions sur la politique énergétique ! C'est son abandon de l'industrie, les inégalités qui s'accroissent".
  • Ramener Sarkozy à son bilan / Pour autant elle n'entend pas se situer sur le même terrain. "Que Nicolas Sarkozy ne compte pas sur nous pour être sur les terrains qu'il a choisis", dit-elle. "Nous le ramènerons en permanence à son bilan et à son incapacité à sortir la France de la crise" et "nous parlerons de ce qu'attendent les Français, du redressement de la France et du retour de la justice" complète-t-elle. "Il est consternant que le Président, plutôt que de s'attaquer aux problèmes de la France, préfère attaquer la gauche à grands coups de mensonges", souligne-t-elle.
  • "Nous n'avons rien cédé" aux écologistes / Evoquant l'accord PS-EELV elle assure : "Nous n'avons rien cédé." "Nous n'avons rien voulu cacher des différences comme sur le nucléaire : clarté et transparence, c'est notre conception de la démocratie", dit-elle. Sur l'attribution des circonscriptions aux Verts qui a provoqué de vives protestations au sein du PS, elle soutient que "les écologistes représentent une vraie force démocratique". "C'est toujours difficile - et je les comprends - pour nos élus de laisser des circonscriptions à nos partenaires, mais en tant que principal parti de gauche, c'est à nous d'être à l'initiative", fait-elle valoir.
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Législatives : le PS valide 900 candidatures, ne revient pas sur Paris ou Lyon

Législatives : le PS valide 900 candidatures, ne revient pas sur Paris ou Lyon | Hollande 2012 | Scoop.it

Le Bureau national du PS a validé mardi "près de 900 candidatures" de socialistes voulant se présenter aux législatives de juin 2012, première étape du processus, a déclaré à la presse le secrétaire national chargé des élections, Christophe Borgel. Le BN n'est par ailleurs pas revenu sur la question des circonscriptions qui suscitent des remous, comme à Paris (la 5e réservée à EELV Cécile Duflot par exemple) ou à Lyon (une circonscription réservée à un PRG), qui avaient provoqué la semaine dernière l'ire du maire de Paris Bertrand Delanoë ou de Lyon Gérard Collomb. "C'est acté", a affirmé un cadre du parti. "On a un accord avec les Verts, on fera le travail qu'il faut pour le faire respecter", a souligné M. Borgel. Selon lui, au total, près de 900 candidatures, déposées "entre le 18 et le 21 novembre, ont été validées par le bureau national. Elles portent sur 438 circonscriptions en métropole". Dans "90%" de ces 438 circonscriptions, "il va ensuite y avoir un vote d'investiture les 1er et 2 décembre" par les militants, avant une convention nationale le 10 décembre, qui accordera l'investiture in fine. Le sujet était sensible car des circonscriptions ont été gelées pour des partenaires du PS (au premier rang desquels les écologistes à la suite de l'accord validé la semaine dernière), et d'autres candidatures ont été réservées aux femmes, au nom de la parité, ou à des candidats issus de la "diversité". Les candidatures de l'Héraut, les Bouches-du-Rhône et du Pas-de-Calais n'ont pas été validées, elles le seront la semaine prochaine. La question des candidatures à la circonscription des Français de l'étranger (duel entre Pouria Amirshahi, poulain de Martine Aubry, et Faouzi Lamdaoui, poulain de François Hollande) n'a pas été tranchée, une décision interviendra "dans les jours qui viennent", selon M. Borgel. Dans les circonscriptions réservées aux partenaires et à la parité, le vote du 1er et 2 décembre n'aura pas lieu. Pour les circonscriptions "diversité", il y aura "une régulation nationale", la convention du 10 décembre pouvant décider in fine, selon M. Borgel. Le BN s'est tenu en l'absence de Bertrand Delanoë et de Gérard Collomb. Devant le siège de Solférino, des militants et élus du Val-de-Marne ont protesté symboliquement contre le fait que la 6e circonscription ait été réservée à EELV, en distribuant une rose et un tract aux membre du BN.

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"Ne tirez pas sur Hollande" | Causeur

"Ne tirez pas sur Hollande" | Causeur | Hollande 2012 | Scoop.it

La sentence de la presse et de l’opinion publique est sans appel : dans l’affaire des accords PS-EELV François Hollande s’est planté. Certains se demandaient de qui il se mox, d’autres ont lancé une torpille sur le capitaine de pédalo, tandis que les plus indulgents se contentaient d’expliquer qu’il s’agit tout simplement d’un trou d’air, que les niveaux très élevés de popularité s’envolent avec le souvenir de la primaire ; bref personne n’a contesté le prétendu passage à vide de Hollande. Mais si on regarde les faits, il n’y pas grand-chose à reprocher au candidat socialiste. Hollande a rapidement repris en main une négociation entamée il y a plusieurs mois par le Premier secrétaire du PS, qui n’est autre que son ancienne rivale des primaires, Martine Aubry. Cela n’a pas été une mince affaire car le maire de Lille était prête à aller plus loin vers les écologistes et ses désaccords « écolos » avec Hollande constituaient même l’axe principal de sa stratégie de différenciation pendant la dernière ligne droite de la campagne interne. A la lumière des vifs échanges entre les deux principaux prétendants lors du premier débat des primaires, on peut raisonnablement estimer que Martine Aubry aurait, entre autres, signé un document annonçant la sortie du nucléaire comme horizon stratégique de la politique énergétique de la France. François Hollande a donc fait machine arrière en quelques semaines pour imposer ses propres engagements aux Verts : faire passer le poids du nucléaire dans la production énergétique français de 75% à 50% d’ici 2025. Plus encore, le député de Corrèze a accompli une autre prouesse : il a changé unilatéralement une clause de l’accord déjà négocié – le paragraphe concernant le MOX – et, à la stupéfaction générale, l’a fait gober aux écolos qui, malgré ce comportement de marchand de tapis, ont ratifié le document ! Politiquement, Hollande a donc réussi exactement là où Joly a lamentablement échoué : il est à la fois candidat et maître de son parti politique. Et si Martine Aubry n’est pas la Cécile Duflot du PS, c’est-à-dire la patronne du parti qui savonne la planche du candidat à la présidentielle, on peut être sûr que ce n’est ni par altruisme ni par manque de volonté. Hollande le mou a fait plier la Gauche dure… Quant au prix payé – soixante circonscriptions ont été réservées par le PS aux candidats Verts – il est certes élevé mais sûrement pas disproportionné et la très légère tempête soulevée par Bertrand Delanoë n’a pas encore fait de vagues susceptibles de déstabiliser le moindre pédalo. Ceci dit, on peut reprocher à Hollande les détails techniques de l’accord. Pas besoin d’être expert pour comprendre que l’engagement de fermer 24 réacteurs d’ici 2025 sans lancer d’études prospectives pour la construction de nouvelles centrales vide de son sens le principe d’une dénucléarisation progressive (de 75% à 50% de l’énergie consommée). Autrement dit, on peut soupçonner que le fond du compromis PS-EELV est le suivant : Hollande peut dire qu’il a tenu parole en maintenant son refus d’une sortie du nucléaire et les écolos peuvent ricaner en insinuant le contraire… Les concessions d’EELV fournissent à Hollande les arguments dont il a besoin pour gagner la présidentielle, voilà – pour le moment- la seule chose qui compte. Car, si Hollande gagne, tous ces détails seraient renégociés à partir des nouveaux rapports de force établis à l’issue de la présidentielle. Est-ce qu’une fois élu, le nouveau président de la République privilégierait la parole donnée à EELV à celle donnée aux Français ? Dans cet épisode, Hollande est loin d’avoir démérité. On peut même dire qu’il vient de remporter une bataille décisive : peu importent les fonctions officielles, au PS, c’est lui le patron. Pour comprendre pourquoi il a été si sévèrement jugé, rappelons-nous la fameuse « règle du triple L » énoncée par Jean-François Kahn : dans leurs rapports avec les personnalités les médias suivent trois phases : léchage, lâchage, lynchage… Tout l’art est d’être dans la bonne phase au moment des élections.

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Europe Ecologie-Les Verts valide l'accord conclu avec le PS

Europe Ecologie-Les Verts valide l'accord conclu avec le PS | Hollande 2012 | Scoop.it

Le conseil fédéral d'Europe Ecologie-Les Verts a validé samedi 19 novembre l'accord conclu avec le Parti socialiste pour 2012. La secrétaire nationale du parti écologiste, Cécile Duflot, a annoncé la décision vers 18h15 sur son compte Twitter, à l'issue d'un vote à huis clos. La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, a annoncé le 19 novembre 2011 sur Twitter la validation de l'accord conclu avec le PS (vers 18H15 : "résultat du vote sur la validation de l'accord : adopté à 74% 96 pour 31 contre 3 blancs"). Mardi, les deux partis étaient parvenus dans la douleur à un "accord de mandature", validé par Martine Aubry (PS) et Cécile Duflot (EE-LV) et prévoyant, en cas de victoire de la gauche, une coalition des deux formations à l'Assemblée nationale. Mais mercredi, la cacophonie avait régné après le retrait la veille au soir en bureau national du PS d'un passage du texte sur le combustible nucléaire MOX, sur fond de lobbying d'Areva. Un "caviardage" révélé par Le Monde. Un paragraphe finalement réapparu jeudi après une mise au point des deux camps, calmant le jeu. L'accord programmatique a aussi permis de coucher sur le papier les nombreux points d'accord : retraite à 60 ans à taux plein pour ceux qui ont commencé tôt ou ont eu des métiers pénibles, taxe carbone, réforme fiscale d'ampleur, politique d'immigration, dose de proportionnelle aux futures législatives voulue par EE-LV (pour 15 à 20 % du total des députés), etc. Le volet électoral de l'accord laisse entrevoir aux écologistes, qui n'ont actuellement que quatre députés, la possibilité de pouvoir former "un groupe parlementaire" à l'Assemblée en 2012. Avec plus de 60 circonscriptions qui lui sont réservées par le PS, EELV peut désormais prétendre à 25 à 30 députés en cas de victoire de la gauche et 15 en cas de défaite. Mais la question d'une entrée au gouvernement des écologistes, en cas de victoire en mai 2012, reste toujours posée, ces derniers n'ayant pas obtenu l'abandon de l'EPR de Flamanville (Manche) et du projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. Ces deux désaccords sont inscrits dans le document global de 30 pages, désormais validé par les deux partis.

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Nucléaire : le PS et EELV trouvent un compromis sur la filière MOX

Nucléaire : le PS et EELV trouvent un compromis sur la filière MOX | Hollande 2012 | Scoop.it

"(...) Après cette mise au point, le négociateur d'EELV, M. Placé estime que tout est désormais clarifié. "Nous sommes satisfaits des termes de l'accord. Nous allons réduire progressivement la filère du combustible MOX et la filière du retraitement des déchets", a-t-il dit en précisant n'avoir "jamais voulu arrêter immédiatement la filière" MOX. Le conseiller politique de Cécile Duflot s'est également dit "très serein et tranquille" sur le vote des délégués d'EELV qui doivent se prononcer samedi, lors d'un conseil fédéral, sur l'accord conclu dans la douleur avec le PS. De son côté, le négociateur socialiste pour le nucléaire, Bruno Le Roux, s'est félicité que toute "ambiguïté" ait été levée. Mais il a insisté sur la "fermeté" dont François Hollande "a fait preuve tous ces derniers jours". Une manière de répondre à la majorité qui estime que le candidat socialiste a manqué de poigne."

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Hollande affirme n'avoir "rien troqué" avec les Verts

Hollande affirme n'avoir "rien troqué" avec les Verts | Hollande 2012 | Scoop.it
  • François Hollande a affirmé mercredi n'avoir "rien troqué" avec Europe Ecologie-Les Verts (EELV) pour parvenir à l'accord passé la veille au nom du "rassemblement" dans la perspectives des élections de 2012. Le volet électoral de l'accord, qui réserve 60 circonscriptions aux Verts, a provoqué des remous au PS. "Je n'ai rien troqué", a déclaré François Hollande lors du journal de 20 heures de TF1. "Il n'y a pas de troc, pas d'arrangement", a ajouté le candidat socialiste à l'élection présidentielle. "Moi je suis candidat devant les Français, je ne suis pas là pour régler les affaires de telle ou telle circonscription""En revanche je veux le rassemblement. Si demain je veux gouverner avec le souci de mettre le plus de Français dans le mouvement, j'ai besoin de la gauche, des écologistes et même, au-delà, de Français qui se retrouvent dans l'action que j'aurai à conduire", a-t-il poursuivi, défendant l'idée du "pluralisme". Le député a dit comprendre les doutes exprimés par les maires de Paris et Lyon Bertrand Delanoë et Gérard Collomb sur les concessions faites aux Verts, notamment à la secrétaire nationale d'EELV Cécile Duflot, candidate dans la capitale. "Si on fait un accord il y a forcément des concessions à faire. Ce que demande Bertrand Delanoë, c'est du respect", a-t-il considéré.
  • Au chapitre programmatique, François Hollande a rappelé que le PS et les Verts étaient en désaccord sur la poursuite de la production d'électricité d'origine nucléaire en France - qu'il veut réduire d'un tiers à l'horizon 2025 -, le chantier du réacteur de troisième génération EPR de Flamanville (Manche) ou le retraitement du combustible Mox. Ce dernier point a fait polémique et provoqué la colère d'Areva. "Bien sûr qu'il va falloir continuer à en fabriquer si nous voulons garder un potentiel mais à l'horizon 2025, nous réduirons la part du nucléaire", a dit François Hollande. Le nucléaire "ce dont des entreprises, Areva, EDF, ce sont des emplois, des syndicats, des personnels qui se posent des questions donc il faut les rassurer", a-t-il souligné. Invitée au même moment sur France 2, Cécile Duflot a affirmé "croire à la parole donnée" par le PS pour conclure l'accord.
  • Cible de nombreuses attaques ces derniers jours venant de la droite et du candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, François Hollande s'est placé au-dessus des polémiques. "Je me mets à un certain niveau", a-t-il dit. "Les Français attendent de moi que je sois en capacité de diriger la France donc moi je ne tombe pas dans ce type de polémique""Je ne dénigre personne parce que je ne veux pas que les Français dénigrent la vie politique, je veux qu'ils aient confiance", a poursuivi celui qui a été comparé ces derniers jours au personnage de bande dessinée "Babar" ou à un "capitaine de pédalo" dans la crise. "Je n'utilise aucun mot qui puisse abaisser mon pays ou les dirigeants de mon pays", a-t-il conclu.
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Les Inrocks : PS-EELV : la guerre nucléaire

Les Inrocks : PS-EELV : la guerre nucléaire | Hollande 2012 | Scoop.it

"Tout avait bien commencé. Il y a six mois, socialistes et écologistes s’étaient mis autour de la table des négociations avec la ferme intention de conclure un double pacte programmatique et électoral pour constituer le pilier de la future majorité, en cas de victoire à la présidentielle en 2012. Mais la machine s’est enrayée. Dans les derniers jours d’octobre, Bruno Le Roux, l’un des négociateurs dépêchés par François Hollande, confiait son optimisme. “L’ambiance est très bonne et on devrait aboutir très vite”, expliquait-il en estimant que l’accord entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts pourrait être conclu avant le long week-end du 11 novembre. Les seules difficultés, reconnaissait-il, portaient sur la “mise en musique” des divergences sur le nucléaire et sur quelques circonscriptions, comme celle que convoite Cécile Duflot, secrétaire nationale d’EE-LV, à Paris. Du côté des écologistes, même optimisme. Plusieurs négociateurs relevaient des convergences “satisfaisantes” sur des questions comme la retraite à 60 ans, la défense des services publics, la régulation financière et même l’instauration d’une dose de proportionnelle aux élections. Le 6 novembre, la situation s’est brutalement tendue lorsqu’Eva Joly a lancé un ultimatum à François Hollande. La candidate EE-LV à la présidentielle a affirmé que l’accord devait intervenir avant le conseil fédéral du parti écologiste, fixé le 19 novembre, et contenir clairement la mention de l’abandon du chantier de l’EPR de Flamanville, le coûteux réacteur nucléaire de troisième génération, dont la construction a été lancée en 2007. (...)"

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Stéphane Le Foll : "La droite est incapable de faire campagne pour défendre ce qu'elle a fait"

Stéphane Le Foll : "La droite est incapable de faire campagne pour défendre ce qu'elle a fait" | Hollande 2012 | Scoop.it
  • A propos des attaques de Jean-Luc Mélenchon : « On ne peut pas accepter de jouer la division de la gauche. Dans une présidentielle […] la gauche doit pouvoir faire valoir sa diversité, et Jean-Luc Mélenchon est candidat, il a des idées. […] Mais il ne peut pas, comme il l’a fait, attaquer François Hollande, parce que c’est la division qui est derrière ces attaques, et donc la défaite. Nous, nous voulons jouer la victoire. »
  • A propos des attaques de Luc Chatel : « De la part d’un ministre de l’Education Nationale, d’utiliser ces termes dans le contexte dans lequel on est aujourd’hui […] ça en dit long sur la situation de la droite aujourd’hui, qui est incapable de faire campagne pour défendre ce qu’elle a fait et qui trouve des artifices […]. Cette campagne doit avoir une autre tenue. »
  • A propos d’un accord avec les Verts et du nucléaire : « Ce qui a été dit par François Hollande, c’est un changement dans la politique énergétique française […], avec la réduction de la part du nucléaire […] mais en même temps, sur cette question de la sortie du nucléaire et sur la question de Flamanville, il a été, depuis le départ […] clair et net. […] Si les Verts considèrent que l’accord passe par le fait de revenir sur ce qui a été dit devant trois millions de Français, il est clair que ça sera très difficile. […] Sur ces deux points là, nous ne reviendrons pas sur ce qu’a dit François Hollande. »
  • A propos des raisons de la crise : « Qu’est-ce qu’a fait Nicolas Sarkozy depuis le début ? Il a fait des choix politiques. On laisse croire que la dette, la situation des comptes, c’est la crise. Ce n’est pas vrai ! Il y a des choix majeurs qui ont été faits, […] les cadeaux fiscaux, ils ont existé […] ça continue d’exister ! »
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Négociations PS-EELV : Copé tente de mettre de l'huile sur le feu

Négociations PS-EELV : Copé tente de mettre de l'huile sur le feu | Hollande 2012 | Scoop.it

Le patron de l'UMP tente de compliquer un peu plus les négociations entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts (EELV), qui n'ont toujours pas trouvé d'accord pour 2012. Jean-François Copé a demandé vendredi 11 novembre "au nom de la France" à François Hollande, candidat PS à la présidentielle, "d'arrêter les négociations avec les Verts sur le nucléaire". S'exprimant en marge de l'inauguration du Musée de la Grande Guerre construit dans sa ville, M. Copé a dit à la presse être "très inquiet" des discussions entre le deux partis dans la perspective de 2012, estimant qu'ils étaient "en train de négocier sur le dos des Français" sur le nucléaire. Samedi 12 novembre, c'est Valérie Rosso-Debord, déléguée générale adjointe au projet de l'UMP, qui est allée de son communiqué pour affirmer que "les négociations électorales du PS avec les Verts sur le nucléaire tournent à la négociation de marchands de tapis", estimant que le candidat socialiste François Hollande "ne parvient toujours pas a afficher sa ligne de conduite". Fort probable que les deux personnalités de l'UMP soient en service commandé. "L'Elysée a passé consigne à l'UMP d'envenimer autant que possible les négociations PS-Verts", écrivait la journaliste du Parisien qui suit l'Elysée, vendredi, sur Twitter. Pour justifier son appel solennel au candidat socialiste, Jean-François Copé a renvoyé aux chiffres avancés par le patron d'EDF, Henri Proglio, mercredi. Selon ce dernier, une sortie du nucléaire en France mettrait en péril un million d'emplois et coûterait entre 0,5 et 1 point de PIB. Or, un chiffrage du coût de l'après-nucléaire se révèle très compliqué.

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Négociations PS-EELV : réunion le 10/11

Négociations PS-EELV : réunion le 10/11 | Hollande 2012 | Scoop.it

""Le processus de négociation continue" indique Sandrine Rousseau, vice-présidente du conseil régional et membre de l'équipe des quatre négociateurs écologistes qui participe à la coordination des discussions. La réunion entre socialistes et écologistes doit avoir lieu à "La Chocolaterie", siège du parti écologiste. Les sujets sensibles devraient être évoqués lors de cette réunion de négociation. Lundi, François Hollande avait déclaré qu'il souhaitait la construction de l'EPR de Flamanville, ce qui constitue aux yeux des écologistes un point qui pourrait conduire à ce que Cécile Duflot appelle le "plan B", c'est-à-dire la non-signature d'un accord programmatique. Ce qui entrainerait dans la foulée l'abandon des négociations électorales en vue des legislatives. Un sujet qui est également sensible, le PS jugeant trop élevées les ambitions écologistes en matière de circonscriptions. EELV en réclame une trentaine. Le PS ne serait prêt à en concéder que 15, soit le seuil nécessaire pour constituer un groupe parlementaire. En tout état de cause, le parti écologiste maintient son objectif d'une décision au plus tard le 19 novembre prochain."

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François Hollande : «Si on gagne l'élection, on renégociera le traité»

François Hollande : «Si on gagne l'élection, on renégociera le traité» | Hollande 2012 | Scoop.it
  • François Hollande revendique depuis des mois son «sérieux» budgétaire et affirme qu'il veut mettre du «sens» dans la rigueur. En Corrèze, dont il est le président du conseil général, il vient de voter un plan d'économies de plus de 11 millions d'euros, en contrepartie d'une aide de l'Etat pour le département le plus endetté de France. Un cas d'espèce qui illustre la méthode et la politique Hollande. | Entretien Mediapart
  • Vous venez d'adopter un vaste plan d'austérité en Corrèze. En quoi ce département est-il votre laboratoire ? Il prouve qu'au-delà de l'endettement du conseil général qui est l'héritage de la majorité précédente, il y a en Corrèze, comme ailleurs, une impasse financière. Elle est provoquée par des compensations de prestations insuffisantes, par une montée continue des dépenses liées au vieillissement de la population et à l'absence de recettes affectées pour l'autonomie. Le laboratoire est celui du dépérissement de la structure départementale, et celui de la politique de l'Etat en matière de financement de la dépense sociale. Par ailleurs, la Corrèze est la preuve que la droite gère mal. La droite crée la dette. Dans le département, quand Chirac était président, elle a mis en place une politique d'investissement inconsidérée. Aujourd'hui, cette dette doit être honorée. Au niveau national aussi, depuis cinq ans, Nicolas Sarkozy a considérablement augmenté la dette. À un moment, il faut faire des choix. Et moi je veux faire en sorte que ces choix soient justes. Mais ce n'est pas de l'austérité...
  • Il s'agit tout de même de 11,5 millions d'euros d'économies avec une hausse des impôts et la diminution de prestations sociales... L'austérité voudrait dire qu'on augmente beaucoup plus les impôts et qu'on remette en cause des prestations – ce qu'on ne fait pas, puisque toutes les allocations ont été maintenues. Elles ont, pour partie, été mises sous condition de ressources. On essaie d'éviter que ce soit pénalisant pour les familles modestes et moyennes.
  • C'est votre «rigueur juste»? C'est du sérieux. Et c'est de la justice. On fait du sérieux dans la justice et de la justice dans le sérieux.
  • Pourquoi n'avez-vous pas choisi de vous opposer frontalement à l'Etat, et d'en faire un exemple, en dénonçant l'insuffisance des transferts financiers vers les départements, comme ont pu le faire la Seine-Saint-Denis ou la Saône-et-Loire ? Si je ne l'avais pas fait, et opté pour une politique de rupture consistant à dire «je ne veux pas de votre argent, dégagez», il fallait que j'augmente beaucoup plus les impôts. Je ne voulais pas faire payer aux gens un conflit politique. Moi, je n'ai pas ces 11 millions d'euros... D'autres départements pouvaient le faire, comme la Seine-Saint-Denis car si elle compte beaucoup de pauvres, elle dispose aussi d'une richesse économique plus importante. Quant à la Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg a dû augmenter beaucoup plus les impôts et supprimer davantage de prestations que moi en Corrèze.
  • En Corrèze, tout le monde vous compare à Jacques Chirac, y compris pour votre manière de faire de la politique. En quoi assumez-vous cette comparaison ? Je ne l'assume pas du tout. Je l'ai combattu pendant des années, à la fois au plan local et au plan national. Et je n'ai pas la même méthode: j'essaie d'avoir une relation plus durable. Je ne suis pas dans une relation clientélaire. Je ne sers pas des catégories, j'essaie de servir les populations et d'être proche. Ce qui est vrai, c'est que Chirac avait cette méthode de la proximité. Cette méthode est celle de la démocratie locale tout simplement ! Il faut voir ce qu'était le système Chirac, il y a vingt ou trente ans: c'était un système de contrôle qui a coûté cher avec des emplois fictifs payés par la mairie de Paris, des correspondants et un journal local payé par Dassault... Moi je ne suis pas dans un système. Je me mets au service de la population. J'essaie d'être plutôt aimable, et lui l'était d'ailleurs... Parce qu'il vaut mieux l'être !
  • Vos proches, comme vos adversaires, évoquent un «pacte de non-agression» entre vous et Bernadette Chirac. Pourquoi ? Quand j'ai été élu en mars 2008, je ne voulais pas tomber dans la mesquinerie, je ne voulais pas donner l'impression que je réglais des comptes. Je n'avais aucune raison d'être dans l'agressivité. Nous sommes des gens courtois. Bernadette Chirac a aussi apporté des choses: on était embêté avec le musée Chirac qui est totalement démesuré et coûte très cher. La seule façon pour le faire vivre est d'avoir des expositions de renom et elle les a apportées. Ce qui ne nous a pas empêché de diminuer substantiellement les dépenses de personnel de cette structure... On est en bonne intelligence. Et c'est bien qu'il en soit ainsi. Chirac n'est plus président. Je n'avais pas de raison de poursuivre un combat politique qui avait cessé.
  • Pourquoi n'avez-vous pas déposé de recours lors de la cantonale qui a donné gagnante Bernadette Chirac avec une voix d'écart ? Partout ailleurs, cela aurait été le cas ! Sans compter qu'on vous reproche de ne pas avoir beaucoup soutenu le candidat socialiste en septembre... Cette élection, il fallait la gagner en mars. Le candidat ne voulait pas faire de recours... Après, de toute façon, ce n'était plus possible.
  • Lors de la primaire, en Corrèze, plusieurs figures du chiraquisme ont voté pour vous. En quoi ces électeurs, et les déçus du sarkozysme plus généralement, peuvent jouer un rôle crucial lors de la présidentielle ? Il y a une dimension locale : ce sont des chiraquiens qui se disent qu'il serait bien d'avoir un président pour la Corrèze. Sur le plan national, je rencontre aussi des gens qui ont voté Chirac et qui ne veulent pas le faire pour Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas négligeable. Il y a bien sûr eu la phrase de Chirac (appelant à voter Hollande - ndlr), qui était de l'ordre de la plaisanterie et qu'il n'aurait sans doute pas prononcée s'il avait vu qu'il était filmé. C'est un électorat qui est toujours précieux dans une campagne présidentielle parce que celle-ci se joue toujours à peu de choses. Au second tour, c'est bien de les avoir. Mais je ne fais rien pour les capter... Nicolas Sarkozy a senti la menace : il est venu pour la première fois en Corrèze au printemps dernier, notamment pour montrer qu'il était proche de Madame Chirac.
  • En Corrèze, on sent que vous travaillez en bonne intelligence avec les élus communistes. Mais que c'est un peu difficile avec les écologistes... Pourquoi ? C'est vrai. Il faut bien comprendre que la Corrèze est un département où l'influence communiste était très significative. Le PCF faisait 25% des voix il y a encore vingt ans; il était dominant à gauche, plus important que le PS. Quand j'ai été élu député en 1988, j'ai battu le député sortant, Jean Combasteil, qui était communiste. J'ai été ensuite son adjoint à la mairie de Tulle. Et quand j'ai repris la ville de Tulle en 2001, je lui ai demandé d'être le premier adjoint et le président de la communauté de communes. J'ai beaucoup de respect pour le Parti communiste localement. Je suis un grand partisan de l'union de la gauche avec les communistes.
  • Et moins avec les écologistes ? Ils sont moins influents. Leur élu au conseil général est un ancien socialiste. Ce n'est pas la même force ni la même histoire que le Parti communiste. Je les avais quand même pris à la mairie de Tulle avec moi... Mais c'est vrai que c'est un partenaire difficile.
  • Certains à gauche nous ont dit en Corrèze qu'ils attendaient désormais de vous un «coup de barre à gauche»: ont-ils raison ? Oui, ils ont raison! Mais on l'a donné depuis le départ. Par exemple, lors des investitures aux cantonales, il y avait beaucoup de candidats du Front de gauche. Ils ont deux vice-présidents au conseil général... Après, sur les politiques, on fait ce qu'on peut avec les moyens dont on dispose. On mène des combats, et j'essaie d'avoir une démarche respectueuse des partis et de la démocratie. On discute. C'est ça être à gauche...
  • Mais y compris des gens au PS le disent... Je fais ce que je peux avec les moyens qui me sont donnés. Et ils ne sont pas vastes.
  • Soit une situation comparable avec celle de l'Etat si vous gagnez la présidentielle... Sans compter les contraintes imposées par le traité européen proposé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel... On ne pourra pas l'accepter. Si on gagne l'élection, on renégociera le traité.
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"Hollande pris dans la nasse du PS" : le point de vue de G. Andrieu (Marianne)

"Hollande pris dans la nasse du PS" : le point de vue de G. Andrieu (Marianne) | Hollande 2012 | Scoop.it

Avec la multiplication des affaires et des bisbilles autour des circonscriptions aux législatives, le Parti socialiste vient une nouvelle fois fragiliser son candidat à la présidentielle. «Les Verts sont capables du meilleur comme du pire. Mais c'est dans le pire qu'ils sont les meilleurs ». Il est des sentences, comme celle prononcée par Gaby Cohn-Bendit qui mériterait d’être recyclées à l’usage du Parti socialiste. On avait déjà eu droit à l’affaire DSK, à sa saison 1 new-yorkaise et sa saison 2, tout aussi glauquissime, du Carlton de Lille. Dans un tout autre registre, on avait eu droit à l’affaire Guérini et à la « pizza connection » d’un autre baron local, Robert Navarro. Et voilà que l’on écope désormais du « scandale du Pas-de-Calais », la nouvelle « affaire qui embarrasse le PS ». Et pour couronner le tout, dans ce dernier dossier encore une fois tout à la gloire du premier parti d’opposition, on apprend que Jack Lang compte porter plainte contre Arnaud Montebourg. Parce qu’au PS, plus encore que chez les Verts, le meilleur du pire est toujours certain. Évidemment, toutes ces affaires ont peu à voir les unes avec les autres. Bien entendu, les Français semblent faire la part des choses entre les histoires à haute teneur en testostérone de l’ex-directeur général du FMI et le Parti socialiste lui-même. Il n’empêche l’effet d’accumulation fonctionne à plein. À l’heure où, nous dit-on, François Hollande veut « dialoguer » directement avec eux, il se retrouve avec un boulet en fonte solidement fixé à la cheville. Un boulet qui ne lui facilitera pas cette rencontre. Un boulet décoré de deux belles et grandes lettres : PS. Ce PS qui, pour le meilleur et surtout pour le pire, s’est donc allié à des experts en la matière, les écologistes. Certes, François Hollande a depuis pris ses distances avec l’accord liant sa formation à Europe écologie. Il n’empêche, encore une fois, l’effet d’accumulation fonctionne à plein. Car la cession de circonscriptions à EELV a exacerbé les tensions entre socialistes. Ceux qui doivent désormais composer avec des candidats Verts sur ce qu’ils jugent être « leurs terres » (Gérard Collomb, Danièle Hoffman-Rispal...) sont pareils à une Rachida Dati redoutant de voir débarquer un François Fillon à Paris : de véritables « grenades dégoupillées ». Mais il faut être honnête, les socialistes n’ont pas toujours besoin des écologistes pour se dévorer entre eux par médias interposés et nuire in fine à leur candidat. Surtout quand vient l’heure de la grande distribution des « circos ». Là encore, l’effet d’accumulation fait des ravages. On a eu droit au duel Faouzi Lamdaoui (pro-Hollande) versus Pouria Amirshahi (pro-Aubry) au sujet de la 9e circonscription des Français de l’étranger. On a aujourd’hui droit à l’affrontement entre deux anciens « potes » de SOS-Racisme, Malek Boutih et Julien Dray, le premier accusant le second de fraude lors de sa désignation dans la 10e circonscription de l’Essonne. Comme on a droit à un Christophe Borgel tentant de justifier bizarrement son parachutage dans la Somme et à une Ségolène Royal qui, si elle reconnaît que sa désignation à La Rochelle relève d’une « procédure inhabituelle », la justifie par sa situation « hors du commun » (sic) d’ancienne candidate à la Présidentielle ! Elle qui avait déjà fait savoir très hâtivement (histoire sans doute que François Hollande et Martine Aubry tiennent leur promesse) qu’elle visait la Présidence de l’Assemblée nationale… Et c’est sans compter sur ceux qui ont choisi le mauvais cheval lors de la primaire, qui n’ont pas non plus réussi à décrocher une circonscription aux législatives, et reconnaissent déjà « préparer » le prochain congrès du PS… « Désolant Parti socialiste », doit se dire aujourd'hui François Hollande qui a peut-être oublié qu’il hérite d’une situation dont il est en partie responsable. Ce boulet qui l’entrave dans cette campagne, il a contribué à le façonner lorsqu’il était, près de dix ans durant, à la tête de Solférino. À moins qu’il n’arrive à se libérer de ce boulet. Les socialistes lui permettront-ils seulement de le faire ? Avec eux, François Hollande peut s’attendre à tout. Surtout au pire.

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François Hollande et le jeu des alliés (M. Noblecourt)

François Hollande et le jeu des alliés (M. Noblecourt) | Hollande 2012 | Scoop.it

"François Hollande, même si les sondages, pourtant en baisse, continuent à le donner largement gagnant en 2012, a besoin de se constituer des réserves de voix, au premier tour, dans cinq mois. D'abord, parce que les scores mirifiques promis au candidat socialiste - autour de 58 % - sont illusoires. Ensuite, parce que, s'il est élu président de la République, il aura besoin d'alliés pour s'appuyer sur une majorité aux élections législatives de juin. C'est dans ce cadre que le Parti socialiste a signé un accord, législatif et non présidentiel, avec Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV). La cacophonie vaudevillesque qui l'a suivi et le psychodrame autour d'Eva Joly jettent une lumière crue sur une réalité : la gauche plurielle de 1997 est devenue une gauche éparse. Si le PS a perdu trois présidentielles à la suite - en 1995, en 2002 et en 2007 -, c'est parce que la gauche s'est éparpillée au premier tour, se situant à un niveau bas. En 2002, Lionel Jospin (16,18 %) est éliminé, mais le total de la gauche et des Verts est de 32,45 %, 42,89 % avec l'extrême gauche. En 2007, Ségolène Royal, soutenue par Jean-Pierre Chevènement et le Parti radical de gauche (PRG), obtient 25,87 %, mais la gauche - 29,37 % avec les Verts et 36,44 % avec en plus l'extrême gauche - est à son étiage depuis 1969. Pour M. Hollande, la leçon est claire : même s'il est haut, son intérêt n'est pas d'être flanqué d'alliés (potentiels) trop faibles. (...)"

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L'offensive anti-Hollande de Joly, de retour dans la campagne

L'offensive anti-Hollande de Joly, de retour dans la campagne | Hollande 2012 | Scoop.it

Elle n'avait pas dit un mot depuis le pataquès de l'accord PS-Verts sur le nucléaire, il y a une semaine. C'est une Eva Joly très combative qui a fait son retour ce mardi dans la campagne. A peine sortie de son silence, la candidate écologiste attaque à nouveau François Hollande. Dans une interview au «Monde», publiée dans la matinée, elle lâche : «La vérité, c'est que les amis de François Hollande se sont révélés archaïques face à la modernité de notre projet.» Au 20 Heures de France 2, elle a reconnu du bout des lèvres que l'accord avec le PS était «indispensable pour un petit parti» comme EELV et aussi pour «battre la droite». Sa candidature est-elle fragile ? A-t-elle, elle-même, des doutes comme cela a été évoqué - notamment par Noël Mamère - la semaine passée ? Au «Monde», elle confie être «plus décidée que jamais». «La violence, les accusations, les pressions, je connais, et je vis avec, poursuit-elle. Noël Mamère a voulu dire qu'une candidate à la présidentielle ne doit pas mettre les mains dans le cambouis des appareils et doit garder de la hauteur.» Lorsqu'on lui fait remarquer que François Hollande, le candidat socialiste à présidentielle, a, lui, participé aux négociations entyre écologistes et socialistes, sa réplique fuse : «Libre à lui. Je n'ai pas de conseil à lui donner, mais je ne suis pas sûre qu'il ait gagné à se mêler de tambouille politicienne…» La secrétaire nationale à EELV y a participé souligne «Le Monde». «Cécile est une négociatrice aguerrie qui sait gérer ce genre de rapport de force. Moi, je défends une politique de civilisation», explique l'ancienne juge d'instruction. La candidate écologiste l'assure, elle veut parler «de sortie du nucléaire» ; «des valeurs, du rétablissement dans notre pays d'une République exemplaire» ; «de la question sociale et de la crise». Et se dit «outrée, scandalisée, de l'intervention d'Areva dans les discussions avec le PS». Les attaques d'Eva Joly commencent à sérieusement perturber son parti. A la direction d'EELV, «tout le monde est énervé», «elle n'a pas un mot pour positiver» l'accord qui a été voté à 74% par le Conseil fédéral, dit à l'AFP un haut responsable «très inquiet». D'autres minimisent : «Eva est dans son rôle de candidate» en affirmant sa différence, assure Stéphane Sitbon-Gomez, son codirecteur de campagne. Au PS, Jean-Marc Ayrault s'est demandé si Eva Joly souhaitait «vraiment la victoire de la gauche en 2012», Pierre Moscovici l'appelant à «respecter» le PS et cet «accord positif».

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Sapin : l'accord PS-EELV crée "un paysage solide"

(AFP) "Cette semaine était une semaine où nous avons travaillé (à) un rassemblement de forces politiques, qui ne sont pas seulement un parti socialiste derrière son candidat", a déclaré M. Sapin, invité de l'émission BFMTV 2012-RMC-Le Point. "Les votes ont eu lieu dans les deux partis. Ces forces sont rassemblées. Ca crée un paysage solide sur lequel François Hollande peut aujourd'hui s'appuyer pour continuer cette campagne avant d'ouvrir la campagne elle-même qui se fera avec son projet présidentiel", a-t-il poursuivi. Alors qu'il était interrogé sur la cacophonie qui avait suivi la conclusion de l'accord mardi et les répercussions sur la campagne du candidat PS, M. Sapin a relevé : "Est-ce qu'une campagne se déroule toujours comme ça, de manière linéraire ? Il y a des moments, il y a des passages des périodes qu'il faut savoir gérer les unes après les autres". Commentant la composition de l'équipe de campagne du candidat, il a assuré : "Chacun est à sa place, chacun doit jouer son rôle. Maintenant on agit". Au sujet de la proposition d'Arnaud Montebourg de fixer l'âge limite des députés à 67 ans, M. Sapin a affirmé : "Oui, il faut savoir renouveler" les hommes politiques, "mais ce que je n'aime pas c'est quand on fixe des âges limite", ajoutant que "dans l'Histoire, on se serait privé de grands hommes", comme le général De Gaulle et François Mitterrand. Enfin, confronté à des propos tenus par lui-même en juin disant que "l'idée de prendre une décision qui va faire mal" faisait "mal" à M. Hollande et le poussait à "toujours chercher le consensus", M. Sapin a tenu à ajouter : "Aujourd'hui je sais qu'il est en situation de faire du mal".

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"La face cachée de l'accord Hollande-Duflot"

"La face cachée de l'accord Hollande-Duflot" | Hollande 2012 | Scoop.it

"Des documents internes à Europe-Ecologie-Les Verts que Marianne s'est procurés, révèlent que le parti était au bord de la faillite au moment où ses responsables négociaient avec François Hollande. Explications."

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Michel Sapin : «Je ne m'explique pas ce cafouillage»

Michel Sapin : «Je ne m'explique pas ce cafouillage» | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts ont assuré jeudi s'être accordés sur le sort de la filière du combustible nucléaire MOX après plus d'une journée d'incertitude sur ce point, nouvelle illustration de divergences profondes entre les deux camps. Le retrait mardi soir par la direction socialiste d'un paragraphe sur «la reconversion à emploi constant de la filière de retraitement et de fabrication du MOX», sur fond de lobby d'Areva, a plongé les écologistes dans la stupeur. Le texte initial, incluant ce paragraphe, avait en effet été validé un peu plus tôt par Martine Aubry (PS) et Cécile Duflot (EE-LV). En charge du projet présidentiel de François Hollande et négociateur de l'accord avec Europe Ecologie-Les Verts, Michel Sapin évoque une «affaire classée».
  • François Hollande sort-il abîmé ou renforcé de cette séquence compliquée ? Son objectif était qu'il y ait de la clarté et de la cohérence. De la clarté dans nos accords, et s'il y en a dans nos désaccords, avec Europe Ecologie-Les Verts. Et de la cohérence dans sa position. Ce communiqué (publié cet après-midi avec Jean-Vincent Placé, négociateur pour EE-LV: ndlr) permet de mettre de la clarté là où, à un moment, pendant quelques heures, il y a eu des divergences d'interprétation. Quand il y avait accord, nous l'avons dit, et sur les quelques points où il y avait désaccord, nous l'avons dit aussi. Il ne fallait donc pas laisser perdurer une forme d'entre-deux.
  • Tout est donc clair désormais ? Le paragraphe (sur l'avenir du MOX: ndlr) qui posait problème est en tout cas clarifié d'un commun accord. Il ne peut plus donner lieu à des interprétations divergentes. D'une manière générale, François Hollande souhaite qu'un accord entre les partis qui le soutiennent dès maintenant, ou qui sont appelés à le soutenir pour le second tour de la présidentielle, soit en cohérence avec sa propre pensée et sa propre expression. C'est, sur ce sujet comme sur d'autres, exactement le cas.
  • Qu'on parle de cafouillage ou d'imbroglio, comment vous expliquez-vous cette période de flottement ? Je ne me l'explique pas, puisque nous avions souhaité qu'il y ait de la clarté. Je constate simplement qu'il y avait des divergences d'interprétation. Nous y avons mis fin et nous en revenons au principe même de cet accord: un immense champ de convictions partagés et la volonté d'être ensemble pour porter une majorité parlemnetaire soudée et solidaire. Je crois que l'accord a, désormais, maintenant, dorénavant et pour toute la durée qui nous mène jusqu'à la présidentielle et au-delà, toute ces qualités.
  • Aucune inquiétude sur le fait que le conseil fédéral d'EE-LV vote bien le texte de l'accord ? Europe Ecologie-Les Verts est un parti politique organisé et démocratique. J'espère que si une position est prise par Jean-Vincent Placé en commun avec moi-même, c'est qu'il considère cette position comme suffisamment partagée.
  • Qu'Eva Joly se mette «en réserve» suite à cet accord qui la gène, ça vous inspire quoi ? Je m'en tiens à mon rôle de négociateur de cet accord. J'aime les choses claires et la clarté est aujourd'hui revenue. Tant mieux. C'est la fin d'un épisode que nous aurions pu éviter, mais ça fait aussi partie de la vie politique. Cette affaire classée, ça va nous permettre d'en revenir à l'énorme conviction partagée qui nous rassemble dans cet accord, et pas simplement aux désaccords réels ou supposés.
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L'accord avec EELV adopté à "une très large majorité" par le BN du PS

Martine Aubry, première secrétaire du PS, a indiqué mardi soir que le Bureau national (BN) du PS avait adopté "à une très large majorité" l'accord avec les écologistes pour 2012. "Le Bureau national vient d'accepter à une très large majorité (33 pour 5 contre)" l'accord avec Europe Ecologie-Les Verts, a déclaré Mme Aubry lors d'une conférence de presse à l'issue du BN. "L'accord que nous avons conclu est l'aboutissement d'un travail approfondi et respectueux" et "la confiance entre nous est encore renforcée par ce travail et par cet accord", a-t-elle ajouté. "Ce n'est pas un accord de plus, c'est un accord de mandature, de gouvernement et un accord de société", a aussi déclaré Mme Aubry soulignant que dans le texte il n'y avait "aucune phrase qui dise qu'ils (les écologistes) ne participeront pas à un gouvernement" de gauche. "Nous avons dit de manière claire ce avec quoi nous étions d'accord, ce avec quoi nous n'étions pas d'accord", a expliqué le maire de Lille citant l'EPR de Flamanville (Manche) et le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. "Ce n'est pas un accord de compromis, c'est un accord de conviction", a aussi assuré Mme Aubry. Elle a par ailleurs indiqué que selon l'accord conclu, "entre 15 et 20% des députés, soit une centaine de sièges seront élus à la proportionnelle", ce qui répond à une demande d'EELV. "Nous avons réservé 10% des circonscriptions aux Verts, donc 60 circonscriptions, et ils ont l'assurance d'avoir au minimum un groupe" à l'Assemblée nationale (15 sièges), "et au maximum 28, 29, 30" élus, a-t-elle aussi indiqué. Les discussions électorales se poursuivent "bien évidemment avec le PRG et le MRC (mouvement républicain et citoyen) mais je dois dire que j'ai particulièrement peu apprécié les propos peu amènes de (Jean-Luc) Mélenchon et donc nous ne rencontrons pas le Front de gauche sur ces questions", a par ailleurs affirmé Mme Aubry. M. Mélenchon a traité le candidat du PS, François Hollande, de "capitaine de pédalo" dans la crise. "En revanche, nous nous sommes engagés à ne pas présenter de listes communes Verts-PS" face aux candidats PCF sortants", a-t-elle dit. "C'est partout difficile mais il faut savoir ce qu'on veut", a répondu Mme Aubry aux maires de Paris et de Lyon, Bertrand Delanoë et Gérard Collomb, qui ont mis en garde, en sortant du BN, contre tout parachutage. M. Delanoë a fait savoir qu'il s'opposerait à des "tripatouillages" à propos de l'éventuelle candidature de Cécile Duflot, secrétaire nationale de d'EELV, dans la capitale.

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Le PS et François Hollande sur l'EPR : historique depuis 2004

Le PS et François Hollande sur l'EPR : historique depuis 2004 | Hollande 2012 | Scoop.it

"François Hollande aurait-il changé d'avis sur l'EPR ? Les écologistes le prétendent depuis la déclaration du candidat socialiste à France 2 le 7 novembre dans laquelle il annonçait qu'au cas où il serait élu en 2012, il "préserverai[t] la construction d'un EPR, à la condition bien sûr que toutes les règles de sécurité soient respectées". Cécile Duflot, Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, Yannick Jadot... les ténors d'Europe Ecologie-Les Verts se sont succédés, mardi 15 novembre pour souligner la prétendue volte-face du député de Corrèze. (...)"

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Nucléaire : Selon Moscovici, c'est au tour des écologistes de faire des concessions

Nucléaire : Selon Moscovici, c'est au tour des écologistes de faire des concessions | Hollande 2012 | Scoop.it

Le député PS Pierre Moscovici, proche de François Hollande, a estimé ce dimanche que son parti avait fait des avancées «considérables» sur le nucléaire et qu'il revenait désormais à EELV de faire des concessions dans le cadre des négociations en cours pour 2012. «François Hollande a pris un engagement que je redis ici : s'il est élu président de la République, nous ferons l'EPR de Flamanville», a répété l'élu sur Radio J, alors que cette position continue de braquer les écologistes. Mais dans le même temps, le PS a fait sur ce thème «des propositions qui sont d'une ambition extraordinaire» comme de proposer de passer de 75% d'énergie électrique d'origine nucléaire aujourd'hui à 50% d'ici 2025, de fermer certaines centrales ou de ne pas faire de deuxième EPR, a-t-il ajouté. «Nous avons fait des mouvements considérables... Quand on fait un accord c'est sur la base du compromis (...). Nous avons mis sur la table des propositions très fortes, il faut que les écologistes réfléchissent aussi», a poursuivi le député du Doubs. Selon lui, les négociations avec EELV «ne sont pas dans l'impasse» mais elles sont «compliquées». «François Hollande et le PS souhaitent un accord avec les Verts : nous voulons diriger le pays avec eux. C'est important», a-t-il encore dit.

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Gérard Grunberg : "Les Verts ne sont décidemment pas mûrs !"

Gérard Grunberg : "Les Verts ne sont décidemment pas mûrs !" | Hollande 2012 | Scoop.it

"La partie de bras de fer que le parti écologiste, EELV, a entamé avec le Parti socialiste risque fort de le conduire à Canossa. Une fois encore, les écologistes ont fait preuve de leur faible sens politique, ou plutôt de leur incapacité à savoir ce qu’ils veulent vraiment obtenir politiquement. Erreur d’appréciation à la fois sur l’état du rapport de force avec les socialistes et sur les intentions réelles de ces derniers, erreur d’appréciation ensuite sur les données politiques de la période. En posant une série d’ultimatums au PS, les écologistes n’ont pas mesuré que ce dernier n’était pas prêt à passer sous leurs fourches caudines. Du coup, ce sont eux qui risquent de passer sous celles du Parti socialiste. (...)"

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Législatives : le double ultimatum d'Eva Joly au PS

Législatives : le double ultimatum d'Eva Joly au PS | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle, a lancé dimanche à midi, sur France 3 un double ultimatum aux socialistes sur la date et le contenu de l'accord entre les deux partenaires de la gauche sur le programme et les législatives.
  • «L'accord avec le PS doit intervenir avant notre conseil fédéral du 19 novembre. Au-delà du 19 novembre, il n'y a plus d'accord», a-t-elle répété en conclusion d'une longue interview sur France 3. «Si François Hollande dit non pour arrêter le chantier de Flamanville, il n'y aura pas d'accord. Si nous achevons cet EPR-là, nous aurons l'énergie nucléaire pour les cinquante prochaines années, ce qui rend la sortie du nucléaire impossible. Nous voulons sortir du nucléaire», a insisté l'ancienne magistrate. Les négociations entre les deux partis achoppent notamment sur la question du nucléaire, plus encore depuis que François Hollande a remporté la primaire socialiste. Eva Joly a aussi répété son opposition au projet d'aéroport Notre-Dame des Landes près de Nantes, soutenu par les responsables socialistes de la région.
  • «Nous souhaitons un accord et nous souhaitons avoir des circonscriptions et un groupe parlementaire. Mais nous ne céderons pas sur ce qui est notre combat historique et très légitime pour quelques circonscriptions», a-t-elle dit, estimant toutefois «absolument légitime» la candidature de Cécile Duflot, n°1 de son parti, dans une circonscription parisienne pour les législatives, et, en creux, pour les municipales de 2014. «Nous ne sommes pas les supplétifs du Parti socialiste. C'est nous qui portons l'avenir», a insisté Joly.
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