Hollande affirme n'avoir "rien troqué" avec les Verts | Hollande 2012 | Scoop.it
  • François Hollande a affirmé mercredi n'avoir "rien troqué" avec Europe Ecologie-Les Verts (EELV) pour parvenir à l'accord passé la veille au nom du "rassemblement" dans la perspectives des élections de 2012. Le volet électoral de l'accord, qui réserve 60 circonscriptions aux Verts, a provoqué des remous au PS. "Je n'ai rien troqué", a déclaré François Hollande lors du journal de 20 heures de TF1. "Il n'y a pas de troc, pas d'arrangement", a ajouté le candidat socialiste à l'élection présidentielle. "Moi je suis candidat devant les Français, je ne suis pas là pour régler les affaires de telle ou telle circonscription""En revanche je veux le rassemblement. Si demain je veux gouverner avec le souci de mettre le plus de Français dans le mouvement, j'ai besoin de la gauche, des écologistes et même, au-delà, de Français qui se retrouvent dans l'action que j'aurai à conduire", a-t-il poursuivi, défendant l'idée du "pluralisme". Le député a dit comprendre les doutes exprimés par les maires de Paris et Lyon Bertrand Delanoë et Gérard Collomb sur les concessions faites aux Verts, notamment à la secrétaire nationale d'EELV Cécile Duflot, candidate dans la capitale. "Si on fait un accord il y a forcément des concessions à faire. Ce que demande Bertrand Delanoë, c'est du respect", a-t-il considéré.
  • Au chapitre programmatique, François Hollande a rappelé que le PS et les Verts étaient en désaccord sur la poursuite de la production d'électricité d'origine nucléaire en France - qu'il veut réduire d'un tiers à l'horizon 2025 -, le chantier du réacteur de troisième génération EPR de Flamanville (Manche) ou le retraitement du combustible Mox. Ce dernier point a fait polémique et provoqué la colère d'Areva. "Bien sûr qu'il va falloir continuer à en fabriquer si nous voulons garder un potentiel mais à l'horizon 2025, nous réduirons la part du nucléaire", a dit François Hollande. Le nucléaire "ce dont des entreprises, Areva, EDF, ce sont des emplois, des syndicats, des personnels qui se posent des questions donc il faut les rassurer", a-t-il souligné. Invitée au même moment sur France 2, Cécile Duflot a affirmé "croire à la parole donnée" par le PS pour conclure l'accord.
  • Cible de nombreuses attaques ces derniers jours venant de la droite et du candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, François Hollande s'est placé au-dessus des polémiques. "Je me mets à un certain niveau", a-t-il dit. "Les Français attendent de moi que je sois en capacité de diriger la France donc moi je ne tombe pas dans ce type de polémique""Je ne dénigre personne parce que je ne veux pas que les Français dénigrent la vie politique, je veux qu'ils aient confiance", a poursuivi celui qui a été comparé ces derniers jours au personnage de bande dessinée "Babar" ou à un "capitaine de pédalo" dans la crise. "Je n'utilise aucun mot qui puisse abaisser mon pays ou les dirigeants de mon pays", a-t-il conclu.