Le changement du statut pénal présidentiel au programme de Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it

Manuel Valls, directeur de la communication de la campagne de François Hollande, a estimé vendredi que le changement du statut pénal du chef de l'Etat qui figurera au programme du candidat socialiste, en serait une "mesure importante", car "personne ne doit être protégé". Commentant sur BFMTV-RMC la condamnation de Jacques Chirac à deux ans de prison avec sursis, le député-maire d'Evry s'est félicité "que la justice soit passée""Quand on a commis des fautes, il faut que la justice, quel que soit le niveau de responsabilité, puisse passer, même si c'est tard""Nous avons tous évidemment une pensée pour un homme qui est malade et diminué", a-t-il ajouté. Interrogé sur la tentative du socialiste Arnaud Montebourg, en 2001, de mettre M. Chirac en accusation, que le PS avait empêchée, M. Valls s'est souvenu que "Lionel Jospin ne voulait pas de cet affrontement fratricide à la tête de l'Etat", en cohabitation. Mais "je crois qu'il ne faut jamais empêcher la justice de faire son travail", a-t-il dit. "C'est la raison pour laquelle François Hollande propose une révision constitutionnelle sur le statut pénal du chef de l'Etat". Elle comprendra "la mise en place d'une commission composée de juges indépendants. Une commission filtre qui permette" de "faire le tri entre les faits graves reprochés à un chef de l'Etat, qui méritent qu'on saisisse immédiatement la justice, et ceux qui peuvent attendre", a détaillé le responsable socialiste. Ils examineraient "toutes les infractions pénales commises avant l'entrée en fonction". Ce sera "une des mesures importantes" pour changer la Constitution. "Dans notre démocratie, avec le regard acéré sur ceux qui gouvernent, l'exemplarité que nous devons à nos concitoyens, il faut changer le statut pénal du chef de l'Etat. Personne ne peut être protégé", a insisté M. Valls. Autre modification constitutionnelle envisagée : "la nomination des membres du Conseil constitutionnel, qui doit être totalement indépendante. Il faudra en finir avec la présence des présidents de la République à vie. Si on continue comme ça, ils seront majoritaires bientôt".