Hollande 2012
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François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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François Hollande défend sa vision d’une relation franco-allemande "équilibrée"

François Hollande défend sa vision d’une relation franco-allemande "équilibrée" | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Donner des gages de germanophilie à l'heure où certains socialistes français n'hésitent pas à convoquer les vieux démons germanophobes. Mais ne pas paraître, pour autant, s'aligner sur le modèle allemand, à un moment où la capacité à défendre les intérêts nationaux apparaît comme un enjeu majeur de la présidentielle de 2012. Tels sont les deux messages que François Hollande est venu délivrer à Berlin, lundi 5 décembre, où il était l'invité d'honneur du congrès du Parti social-démocrate (SPD). Dans un discours d'une petite demi-heure, travaillé en étroite concertation avec Jean-Marc Ayrault, le germanophile et germanophone président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, et Jacques-Pierre Gougeon, spécialiste de l'Allemagne à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), M. Hollande a d'abord insisté sur "la force" qu'il accorde à "l'amitié franco-allemande".
  • Socialiste s'adressant à des sociaux-démocrates, il était logique qu'il rende hommage aux "bâtisseurs de l'Europe issus de nos rangs", Willy Brandt et Helmut Schmidt d'un côté, François Mitterrand et Jacques Delors de l'autre. Pas un mot, en revanche, de Lionel Jospin et Gerhard Schröder. Il faut dire que les années 1998-2002, seule période où les socialistes français et allemands ont gouverné en même temps – hormis une courte cohabitation en 1981 – ont surtout fait apparaître des divergences entre les deux formations politiques. M. Hollande était alors premier secrétaire du PS. Mieux valait donc oublier cet épisode. Socialiste invité par des camarades d'un parti frère, mais tout autant candidat à l'élection présidentielle française s'adressant à des Allemands, M. Hollande ne pouvait pas, pour autant, faire comme si le couple franco-allemand n'était pas en crise. Ni passer sous silence les craintes d'une partie de l'opinion à l'égard d'une Allemagne tentée d'imposer ses règles au reste de l'Europe.
  • Célébrant la "force d'entraînement" que l'amitié franco-allemande a constituée pour la construction européenne, M. Hollande a insisté sur la nécessité d'une relation "équilibrée", faite non d'"imitation", mais de "reconnaissance de nos atouts mutuels", non de "méfiance" mais de "franchise". Cette "franchise", c'est essentiellement sur la question de la souveraineté que le candidat socialiste l'a manifestée. Au SPD, qui reste évasif sur le sujet, M. Hollande a clairement redit son hostilité à une "éventuelle censure" de la Cour de justice européenne sur les budgets nationaux, telle que l'imagine Angela Merkel. Un tel projet nourrit "la crainte d'une dépossession démocratique que bien des peuples n'accepteront plus", a-t-il souligné. Il a aussi répété, à des sociaux-démocrates qui n'ont pas pris de position définitive, qu'il est hostile à un nouveau traité, moins sur le principe qu'en raison du temps que cela nécessiterait.
  • Pour le reste, le candidat socialiste, qui a présenté son projet de "pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance", n'a rien dit qui puisse froisser les quelque 5 000 congressistes venus l'écouter. D'abord parce que le PS et le SPD sont globalement d'accord sur le renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF), et la taxation des transactions financières. Ensuite parce que M. Hollande, tout en rappelant son souhait de voir la Banque centrale européenne (BCE) "élargir son rôle de prêteur", s'est bien gardé de demander une modification des statuts de celle-ci. Il a seulement affirmé que la BCE "doit pleinement jouer son rôle". Enfin parce que rien, dans son idée de substituer à "un fédéralisme de marchés" un "fédéralisme de projets", fondé notamment sur un approfondissement de la coopération franco-allemande en matière de recherche, de sécurité et de politique industrielle, n'était de nature à heurter son auditoire. Aussi bien celui-ci lui a-t-il réservé une standing ovation.
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Hollande à Berlin pour proposer l'alternative

Hollande à Berlin pour proposer l'alternative | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Dimanche, François Hollande s'est offert un après-midi détente à Berlin, avec, entre autres, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, son directeur de la communication, Manuel Valls, mais aussi sa compagne, la journaliste Valérie Trieweiler. Ayrault a raconté en live - et en photos - sur twitter, la ballade qui les a menés de la Potsdamer Platz, "ancien no man' s land du temps du mur, symbole de la renaissance de Berlin", précise l'ancien prof d'allemand, à "une partie du mur de Berlin conservée et saisie par les artistes." Une pause dans cette campagne démarrée tôt, mais surtout à la veille d'un discours crucial. Alors que Angela Merkel doit arriver à Paris lundi pour rencontrer Nicolas Sarkozy, Hollande doit lui s'exprimer comme invité d'honneur - c'est une première - au congrès du SPD, le parti social démocrate allemand, dirigé par Sigmar Gabriel. "C'est un tournant de la campagne", assure un cadre du PS, au fait des questions internationales.
  • "Lundi, on clôt les bazars successifs et on reprend la main", promet cet élu, faisant référence à l'épisode chaotique de l'accord avec Europe Écologie-Les Verts, à celui des investitures aux législatives, mais surtout à la polémique provoquée par les propos de deux élus socialistes. C'est d'abord Arnaud Montebourg, le troisième homme de la primaire, qui a accusé Angela Merkel de "mener une politique à la Bismarck", et c'est ensuite le député de Paris Jean-Marie Le Guen, qui a assuré que Nicolas Sarkozy ressemblait plus à "Edouard Daladier qu'à Charles de Gaulle." Rappelons qu'Edouard Daladier, alors président du Conseil, avait signé en 1938 les accords de Munich qui accordaient à Hitler l'annexion des Sudètes en Tchécoslovaquie. Largement de quoi provoquer des cris d'orfraies à droite, le Premier ministre François Fillon sommant dimanche matin Hollande de mettre un terme à une "dérive stupide aux relents germanophobes." Dans Le Journal du Dimanche, le socialiste appelle simplement à éviter des déclarations "qui pourraient donner le sentiment que nous sommes en conflit alors que nous avons des différends qu'il nous appartient de régler dans l'intérêt général de l'Europe". Mais ses lieutenants sont montés au créneau pour attaquer la droite en retour. Le député européen Harlem Désir, présent à Berlin, a ainsi rappellé sur son blog que, "dans son discours du 17 avril 2007", Sarkozy s'était "livré à des attaques d'une violence inouïe contre l'Allemagne". Et de citer le chef de l'Etat : "La France n'a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n'a jamais exterminé un peuple. Elle n'a pas inventé la solution finale, elle n'a pas commis de crime contre l'humanité, ni de génocide".
  • Hollande tient donc à reprendre la main à Berlin, et au PS, on n'est pas loin de remercier Nicolas Sarkozy de ne pas avoir voulu le laisser seul sur la scène européenne lundi. "François Hollande n'avait pas de tribune à la hauteur du discours de Toulon. En insistant pour que Merkel vienne à Paris lundi, il lui offre." En effet, ce sera l'occasion de comparer deux photos : le couple franco-allemand actuellement aux manettes mais à la peine, sans position commune à la veille d'un énième sommet européen de sortie de crise d'un côté, et les têtes d'affiche de l'opposition de l'autre. François Hollande compte populariser son alternative, qu'il a présentée lors d'une tournée express à Bruxelles mercredi dernier : le pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance. Et au passage, combler un peu un déficit de crédibilité dont il souffre sur la scène internationale.
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