Hollande 2012
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François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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A Rome, François Hollande dénonce la « spirale infernale » de l'austérité et de la récession

A Rome, François Hollande dénonce la « spirale infernale » de l'austérité et de la récession | Hollande 2012 | Scoop.it

La chute de Silvio Berlusconi en Italie fait rêver François Hollande. De passage à Rome vendredi après-midi, le candidat socialiste à l'élection présidentielle a écouté avec énormément d'intérêt le témoignage du principal leader de la gauche transalpine, Pierluigi Bersani, qui le recevait pour un colloque sur « l'Europe des progressistes » dans l'ancien temple de l'empereur Hadrien, à deux pas du Panthéon. Le secrétaire national du Parti Démocratique, héritier de l'ancien Parti Communiste Italien, a insisté sur le fait que Berlusconi parti, restait le berlusconisme. « Nous avons encore à traiter les sédiments d'une politique qui a eu pour caractéristiques la démagogie, le populisme et l'isolement du pays sur la scène internationale », a-t-il dit. « Pendant des années, on nous a raconté que la crise n'existait pas, que l'Italie allait mieux que ses voisins et que les finances publiques étaient en ordre, a ajouté Pierluigi Bersani, on s'est arrêté au bord du précipice ». François Hollande n'a voulu établir de parallèle, ni avec Nicolas Sarkozy, ni avec le sarkozysme, doctrine que les socialistes qualifieront après la présidentielle. « J'en parle suffisamment en France pour ne pas indisposer nos amis italiens », a-t-il expliqué, avant d'admettre s'être « réjoui » mi-novembre, lorsque le « Cavaliere » a lâché le pouvoir à Rome : « Son départ a permis à l'Italie de faire entendre de nouveau sa voix et de préparer sereinement les élections législatives de 2013 ». D'une manière plus générale, les deux responsables politiques ont parlé d'une seule voix pour critiquer la façon dont les gouvernements ont géré la crise des dettes souveraines ces derniers mois. « La droite a vendu aux opinions publiques l'idée que les solutions ne pouvaient être que nationales et isolées les unes des autres. Or on va tous avoir des problèmes vraiment très sérieux si la zone euro continue d'agir de manière aussi baroque et partielle, sans avoir le courage de dire les choses », a déclaré Pierluigi Bersani. Selon lui, « il manque un message d'ensemble de l'Europe ». « On fait peu et ce qui est fait ne peut être dit pour n'effrayer personne », déplore le patron du Parti Démocratique, dans une allusion au mode de fonctionnement de la Banque centrale européenne. « La gauche, elle, n'a pas peur de dire aux marchés qu'elle défend l'euro et qu'il faut une dimension politique à l'Europe ». Pour François Hollande, une politique différente doit être « envisagée » car la récession est « déjà là », malgré les plans de rigueur « appliqués avec beaucoup d'injustice ». « Nous sommes dans une spirale infernale récession-austérité-récession », pointe le candidat socialiste, tout en précisant que les situations sont différentes d'un pays à l'autre. De fait, les plans d'austérité sont sans comparaison d'un côté à l'autre des Alpes. L'Italie en est à son troisième collectif budgétaire de l'année contre deux en France, pour un montant global de 205 milliards d'euros sur trois ans, contre une vingtaine de milliards dans l'Hexagone. En clair, les économies demandées aux Italiens sont dix fois plus importantes que celles imposées aux Français. La dette publique est certes bien plus lourde à Rome (120% du PIB) qu'à Paris (83% du PIB) et la charge des intérêts à rembourser à l'année presque deux fois plus élevée en Italie qu'en France (80 milliards d'euros en 2011). Mais le déficit est incomparablement plus faible (3,9% cette année) et devrait être ramené à zéro en 2013 en Italie, alors que la France espère à cette date arriver, au mieux, à 3% du PIB. Autre différence, les Français vont bientôt se rendre aux urnes tandis que les Italiens sont gouvernés pour encore dix-huit mois par une équipe transitoire soutenue, au Parlement, par la droite et la gauche. Autrement dit, la tâche de Pierluigi Bersani est notoirement plus complexe que celle de François Hollande.

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"La cure d'austérité de François Hollande en Corrèze" [Conseil Général]

"La cure d'austérité de François Hollande en Corrèze" [Conseil Général] | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande a lui aussi son plan de rigueur. Version Corrèze. Président du conseil général, le candidat socialiste à la présidentielle défendait, vendredi 2 décembre, un programme d'économies et d'augmentations d'impôts pour un total de 11,5 millions d'euros. Une sorte de répétition générale ? "Je vis au niveau de la Corrèze ce que j'aurai peut-être à vivre au niveau de l'Etat. En étant à la tête de ce département, je me suis préparé à gérer les inconséquences de la droite au niveau national", explique M. Hollande. Ce programme est le préalable à l'attribution, par l'Etat, d'une subvention exceptionnelle d'un même montant, au titre de l'aide aux départements en difficulté pour des raisons structurelles. Sur le plan national, sept départements doivent se partager une enveloppe de 75 millions d'euros. Concrètement, aux mesures de contraction des dépenses et de limitation de l'investissement engagées depuis 2008, où la gauche avait hérité d'un endettement approchant les 300 millions d'euros, s'en ajoutent d'autres à la symbolique beaucoup plus forte. Le plan d'économies prévoit ainsi de mettre fin à la gratuité totale des transports scolaires, et la prime de 1 000 euros par foyer pour l'aide à la garde des enfants sera supprimée pour les ménages imposables. S'agissant du personnel départemental, "aucun plan social" ne touchera les 1 380 agents de la collectivité, souligne le socialiste Gérard Bonnet, vice-président chargé des finances. "Mais, ajoute-t-il, chaque remplacement sera étudié au cas par cas. L'objectif étant la stabilité des effectifs." Sur le plan des recettes nouvelles, la taxe foncière sera augmentée de 6,5 %, le taux de la taxe d'aménagement (sur les permis de construire) sera triplé et une hausse de la taxe de transport sera mise à l'étude sur les agglomérations de Brive et de Tulle. Le tout pour une recette supplémentaire de 3,5 millions d'euros, dans une masse budgétaire qui devrait s'établir à près de 330 millions. Côté UMP, on ironise. "Nous, la méchante droite antisociale, on a mis la gratuité des transports scolaires. Avec la gauche, c'est fini", lance Claude Nougein, le rival de M.Hollande en Corrèze, qui insiste par ailleurs sur les augmentations d'impôts. Patron de la fédération UMP, Michel Paillassou renchérit : "Que vaut-il mieux, donner aux familles un transport scolaire gratuit ou des iPad aux collégiens, qui coûtent 1,5 million d'euros par an et sont un dogme ?" La gauche répond en rappelant "les transferts de charges sociales de l'Etat non compensés, la charge de la dette et l'asphyxie budgétaire". "On est à l'os pour la diminution des dépenses, et la marge de manœuvre pour les recettes est réduite", a lâché Dominique Ceaux, le directeur général des services. François Hollande va dans le même sens, en estimant que "la décentralisation est de plus en plus à bout de souffle, épuisée. Il n'y aura de nouvelles étapes que s'il y a davantage de clarté sur chacun de ses niveaux et des finances modernisées".

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