Hollande 2012
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Hollande 2012
François Hollande candidat à Présidence de la République / Running For President / 2012
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Marisol Touraine : "Comment nous refondrons la réforme des retraites"

Marisol Touraine : "Comment nous refondrons la réforme des retraites" | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Les propos de François Hollande évoquant un départ à la retraite à 60 ans pour "ceux qui ont commencé leur vie professionnelle à 18 ans" et acquis la durée de cotisation nécessaire, prononcés sur RTL lundi 12 décembre, ont semblé marquer un recul par rapport au programme du Parti socialiste qui prévoit "un retour de l'âge légal à 60 ans", sans d'autres conditions. Marisol Touraine, chargée du pôle social dans l'équipe de campagne de François Hollande, précise quelle mesure le candidat socialiste prendra s'il gagne l'élection présidentielle en mai 2012.
  • Pouvez-vous expliquer très précisément ce que vous ferez immédiatement après la victoire éventuelle de François Hollande ? Ce que propose François Hollande est une avancée majeure. Nous nous sommes opposés fortement à la réforme du gouvernement. D'abord parce qu'elle pénalise particulièrement les gens qui ont commencé à travailler jeunes ; ensuite parce qu'elle n'est ni durable ni responsable puisqu'elle n'est pas financée à terme. François Hollande a dit très clairement pendant les primaires et redit ces derniers jours qu'il aurait une démarche en deux temps. L'urgence morale et sociale est de répondre à la situation de ceux qui ont commencé à travailler jeunes et à qui on dénie le droit de prendre une retraite à 60 ans alors qu'ils ont cotisé la durée nécessaire. S'il est élu, son gouvernement prendra un décret pour que ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans, qui ont la durée de cotisation requise – 41 ans en 2012, puis 41,5 ans ensuite – puissent partir à 60 ans. C'est une avancée sociale majeure par rapport à la réforme du gouvernement : depuis cette réforme, quand vous avez commencé à travailler à 18 ans, vous devez attendre 62 ans, donc cotiser 44 ans, alors que si vous commencez à 21 ans vous ne cotisez que 41 ans. C'est une injustice insupportable.
  • S'agit-il d'une extension du dispositif "carrières longues" réservé aujourd'hui à ceux qui ont commencé à travailler à 17 ans ou avant, qui prévoit certes des départs anticipés, mais avec une durée de cotisation majorée ? Non, ce n'est pas une extension du dispositif carrières longues, qui est plus restrictif, car il pose des conditions supplémentaires pour pouvoir partir. C'est un dispositif d'ouverture de droits à 60 ans, pour tous ceux qui répondent aux conditions que j'ai évoquées.
  • Pourquoi ne pas l'étendre à ceux qui ont commencé à travailler à 19 ans, qui devront travailler 43 ans s'ils doivent attendre 62 ans ? Il ne faudra pas forcément avoir travaillé les quatre trimestres l'année des 18 ans. Notre proposition couvre donc l'essentiel de ceux qui ont commencé jeunes.
  • Combien de personnes seront concernées et combien va coûter cette mesure ? De 130 000 à 150 000 personnes par an. La mesure coûtera environ 2 milliards d'euros en 2012.
  • Comment sera-t-elle financée ? Il y aura un cadrage financier global. Notre contre-projet était entièrement financé il y a deux ans, ces éléments restent d'actualité. Je rappelle que nous ne serions pas dans cette situation sans les exonérations fiscales et sociales massives actuelles. Je trouve invraisemblable de voir François Fillon et des ministres prétendre que les socialistes ne tiennent pas leurs engagements, alors que Nicolas Sarkozy avait explicitement dit entre les deux tours en 2007 qu'il ne toucherait pas à l'âge légal de départ à 60 ans et que le financement des retraites était assuré jusqu'en 2020. Les mensonges et l'irresponsabilité sont du côté de la droite, qui a renié ses engagements et doublé la dette sociale depuis 2007. Il ne faudrait pas inverser les responsabilités.
  • François Hollande a évoqué 42 ans de cotisation. Est-ce qu'il compte augmenter la durée de cotisation dès son arrivée à l'Elysée ? Après la première mesure de justice que j'ai indiquée, nous engagerons dans les mois qui suivront une négociation avec les partenaires sociaux. La durée de cotisation sera concernée, comme bien d'autres sujets. C'est un paramètre important.
  • Qu'est-ce qui sera négocié dans la réforme d'ampleur promise par François Hollande dans un second temps ? Tout sera sur la table : les questions d'âge, de durée de cotisation, de prise en compte de la pénibilité surtout. Il n'y a rien dans la réforme du gouvernement là-dessus. Il ne s'agit pas d'aménager la réforme de 2010, il s'agit de la refondre complètement car il est essentiel pour nous que les conditions de départ en retraite prennent en compte les conditions de travail pendant la vie active. Il faudra faire preuve de responsabilité et de justice.
  • Dans ce cadre, Martine Aubry a assuré que François Hollande voulait permettre un départ à 60 ou 61 ans avec décote si la durée de cotisation n'était pas complète. Confirmez-vous ces propos ? Tout sera sur la table de négociation.
  • Pourquoi François Hollande n'a pas été clair dès le départ sur la façon dont il voulait revenir sur la réforme des retraites ? François Hollande a été d'une clarté parfaite. Il a présenté sa position dès les primaires, et même avant, en disant que sa priorité était de réparer l'injustice faite à ceux qui avaient commencé à travailler jeunes et qu'ensuite il y aurait une négociation sur le reste, qui tienne compte notamment du financement. Nous ne voulons pas proposer une loi qui soit sans lendemain comme celle du gouvernement. Ce dernier a menti et n'a pas assumé ses responsabilités financières. La preuve en est que sa réforme n'était pas financée jusqu'à 2018, puisqu'il a prévu une nouvelle loi dès 2013.
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Hollande appelle à ''la combativité''

Hollande appelle à ''la combativité'' | Hollande 2012 | Scoop.it

François Hollande a appelé ce soir [13/12] à "la mobilisation" des socialistes face à la droite lors de la première réunion de son conseil politique de campagne, réuni au siège du PS, rue de Solférino. Lors d'une intervention liminaire, le candidat socialiste à la présidentielle a appelé à une "combativité forte" de ses équipes "face à une droite dont on sent bien qu'elle est en train de monter le ton" avec "des attaques permanentes, personnelles à un niveau tout à fait indigne du débat démocratique", a rapporté Pierre Moscovici, son directeur de la campagne, lors d'une conférence de presse, à l'issue de la réunion. M. Hollande est arrivé et reparti de la rue de Solférino en évitant la presse. "La droite est en train de franchir chaque jour un pas supplémentaire dans la virulence de ses attaques" mais "elle n'a aucune leçon à nous donner", a déclaré M. Moscovici citant "les affaires" Karachi, Bettencourt et Takkiedine. "Nous rendrons coup pour coup" et "avec énormément de fermeté", a prévenu le député du Doubs, accusant le gouvernement et l'UMP "de plonger la campagne dans le caniveau". Au programme de la réunion figuraient l'accord de Bruxelles et le patriotisme industriel, qui fait désormais partie des thèmes majeurs de la campagne du candidat PS. Il y avait aussi la clarification sur l'âge de départ à la retraite, après les propos de François Hollande. "La position qui est celle du bureau national, de François Hollande, de Martine Aubry, de tout le monde c'est que, sans attendre la négociation, nous commencerons par permettre tout de suite à ceux qui ont commencé à travailler tôt de partir avec une retraite pleine parce qu'ils ont cotisé assez", a déclaré à la presse le porte-parole du PS Benoît Hamon, après la réunion. "Ensuite, ce qui doit être soumis à la négociation avec les syndicats et le patronat, c'est le montant de la décote qui se déclenche à partir de la retraite à 60 ans dès lors qu'on n'a pas assez d'annuités de cotisations pour partir avec une retraite à taux plein", a-t-il expliqué. Le conseil politique rassemble une cinquantaine de personnes : membres du Bureau national du PS, de l'équipe de campagne du candidat, ainsi que des représentants du partenaire PRG. Il est présidé par la première secrétaire du PS Martine Aubry, secondée par le président du Parti radical de gauche Jean-Michel Baylet, tous deux ex candidats à la primaire.

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Valls : «Hollande ne se laissera pas entraîner par les affaires internes du PS»

Valls : «Hollande ne se laissera pas entraîner par les affaires internes du PS» | Hollande 2012 | Scoop.it

Manuel Valls, le directeur de la communication de campagne de François Hollande, a assuré samedi à propos de la situation dans le Pas-de-Calais que le candidat PS à la présidentielle "ne se laissera pas entraîner par les affaires internes" du PS""François Hollande est candidat à la présidence de la République, il est dans un rapport personnel, de confiance avec les Français et rien ne le détournera de sa mission", a déclaré M. Valls à la presse avant l'ouverture de la Convention nationale d'investiture du PS pour les législatives au Cnit de La Défense. "Il ne se laissera pas entraîner par des affaires internes au Parti socialiste. Tout ce qui concourt à blesser François Hollande ne l'atteint pas, et il ne plongera pas dans ce petit bain de petites phrases qui n'ont aucun sens", a-t-il ajouté. "Les socialistes, la gauche, par des mots blessants peuvent faire perdre, égratigner cette espérance" portée par François Hollande, a mis en garde le député de l'Essonne, avant "d'en appeler au ressaisissement de chacun et au rassemblement de tous""C'est indispensable" notamment "face à une droite arrogante, dure", a-t-il estimé souhaitant que la justice "s'intéresse aussi aux basses oeuvres de M. Guéant, à la manière dont il a occulté un certain nombre d'affaires graves", citant celle de Karachi. "Laissons la justice faire son travail et les décisions courageuses de Martine Aubry se mettre en oeuvre, et consacrons nous à l'essentiel : la France et les Français", a demandé M. Valls. "Le PS prend des décisions courageuses, la justice fait son travail et François Hollande prépare l'alternance et le changement", a résumé M. Valls.

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Aubry : Sarkozy "veut faire peur", Hollande "apporte l'espoir"

Aubry :  Sarkozy "veut faire peur", Hollande "apporte l'espoir" | Hollande 2012 | Scoop.it

Martine Aubry, première secrétaire du PS, estime, dans un entretien à Libération [07/12], que "Nicolas Sarkozy divise et veut faire peur" alors que "François Hollande veut redresser notre pays et apporte l'espoir". Interrogée sur la menace de dégradation de la note de la France par Standard and Poor's, Mme Aubry répond : "aucun responsable ne peut souhaiter une dégradation de la note de notre pays" car "les Français en subiraient les conséquences par une augmentation des taux d'intérêt". "Aujourd'[ui, la France est affaiblie par une mauvaise gestion financière et une mauvaise politique économique" et "le président persiste dans des politiques de stricte austérité qui nous mènent au mur", déplore-t-elle, appelant à une "bataille économique contre la récession et le chômage, au côté d'une réduction de la dette"Pour Mme Aubry qui dénonce "le duo Sarkozy-Merkel" et son "Europe technocratique et libérale", "se lancer dans une révision des traités est aussi inefficace qu'inutile" et "la règle d'or, c'est la même histoire": "on veut nous faire croire que l'on ferait demain ce qu'on n'a pas fait depuis des années". Au lieu de s'inspirer de l'Allemagne "quand elle soutient ses PME" et "booste sa recherche et la formation de ses salariés", le chef de l'Etat "n'a malheureusement pas choisi de retenir ce qui est positif dans le modèle allemand, mais de s'aligner sur la libérale Mme Merkel", juge-t-elle. Interrogée quant à savoir si l'antisarkozysme suffira pour gagner en 2012, la maire de Lille assure que "les Français n'ont pas besoin de nous pour mesurer l'échec considérable de M. Sarkozy" en matière de chômage, pouvoir d'achat, "casse des services publics" ou insécurité. Mais "ils nous demandent de montrer qu'il y a un autre chemin possible pour sortir de la crise". Mme Aubry plaide pour "un nouveau modèle de développement économique social et écologique, et une société plus démocratique et plus solidaire". "Nicolas Sarkozy divise et veut faire peur. François Hollande veut redresser notre pays et apporte l'espoir", estime-t-elle. La patronne du PS qui entamera une "campagne de terrain dès janvier", affirme également travailler "de manière très proche et dans la confiance" avec le candidat du parti, qui l'avait battue au second tour de la primaire. "On se parle en continu et on se voit chaque semaine. Tout le parti est mobilisé pour que François Hollande gagne en 2012".

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"Toulon 2" / Sarkozy, "un président pas à la hauteur de la situation" (Aubry)

"Toulon 2" / Sarkozy, "un président pas à la hauteur de la situation" (Aubry) | Hollande 2012 | Scoop.it

"Nous n'avons pas eu un président à la hauteur de la situation", a estimé jeudi à Lille devant la presse la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry, après le discours prononcé à Toulon par le chef de l'Etat. Le président Nicolas Sarkozy "n'a tiré aucune conséquence de son échec qui est terrible pour les Français, il est temps que ça change", a ajouté Mme Aubry, pour qui "ses propositions n'ont jamais été suivies d'effet""On attendait un président qui tire les leçons de la crise, on a eu un candidat qui a essyé d'auto-justifier son échec et de reporter la responsabilité sur les autres", a poursuivi Martine Aubry. "Il a aussi dit qu'il y aurait plus d'austérité pour toujours les mêmes, le président de la République a renoncé définitivement à changer de politique. En France comme en Allemagne, est défendue une Europe toujours plus libérale et toujours plus technocratique", a également déploré la maire de Lille. "J'ai vu beaucoup de renoncement, rien n'a été fait, il vient encore de lâcher devant (la chancelière allemande Angela) Merkel". "On a vu un président en campagne, il a capitulé partout, il défend mal les intérêtets de notre pays, l'échec est total", a conclu Martine Aubry.

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Nucléaire : Hollande pointe un Sarkozy "en campagne et dans la caricature"

Nucléaire : Hollande pointe un Sarkozy "en campagne et dans la caricature" | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Les socialistes n'ont pas vraiment apprécié la sortie de Nicolas Sarkozy sur l'accord PS-EELV concernant la filière nucléaire. Ils accusent le président de mentir en vue de l'élection présidentielle de 2012. François Hollande, candidat socialiste à l'élection présidentielle a estimé vendredi 25 novembre que "Nicolas Sarkozy est en campagne et dans la caricature" quand ce dernier l'accuse de vouloir "détruire la filière nucléaire""J'ai comme perspectives l'indépendance nationale, le pouvoir d'achat des Français et leur sécurité. Le nucléaire restera la source principale. Je préfère avoir cette vision équilibrée que d'être comme le candidat sortant dans une espèce de caricature et d'affirmation d'un modèle qui me paraît aujourd'hui dépassé", a dit le candidat socialiste en marge du forum Libération, auquel il participait. "Je suis pour la diversification des énergies pour produire de l'électricité, c'est-à-dire avec du nucléaire, puisque j'ai fixé la perspective pour 15-20 ans de réduire la part du nucléaire dans l'électricité de 75 à 50%, mais en même temps de faire monter les énergies renouvelables", a mis au clair François Hollande.
  • "Toujours la même méthode, des mensonges" / La première secrétaire du PS Martine Aubry a, elle, dénoncé les "mensonges" de Nicolas Sarkozy, sur les propositions de la gauche sur le nucléaire. Le chef de l'Etat "a préféré s'attaquer à la gauche et aux écologistes (...) toujours avec la même méthode, des mensonges, mensonges sur l'emploi, mensonges sur nos propositions plutôt que (...) de s'attaquer aux problèmes du pays", a déclaré Martine Aubry devant la presse à la mairie de Lille.
  • "Sortir du tout nucléaire et du tout pétrole""Préparer l'avenir, c'est d'abord la sobriété énergétique. C'est proposer un mix énergétique, sortir du tout nucléaire et du tout pétrole. M. Sarkozy est un président du siècle dernier", a-t-elle ajouté. "Il y a des centaines de milliers d'emplois à créer dans les énergies renouvelables tout en maintenant - c'est ce que propose François Hollande - une part de nucléaire à 50% dans la production d'électricité en 2025", a poursuivi la maire de Lille. "La France a toujours été en pointe dans les révolutions qu'il a fallu faire en matière énergétique. Nous avons une filière extraordinaire" sur laquelle il "faut s'appuyer, à la fois pour réduire la part du nucléaire (...) et en même temps pour développer ces énergies renouvelables", a-t-elle fait valoir.
  • Des "caricatures" pour "faire peur" / L'augmentation de la part des énergies renouvelables permettra aussi "une plus grande indépendance de la France (...) et une réduction du coût de l'électricité (...). L'uranium, c'est comme le pétrole, ce n'est pas renouvelable", a souligné la maire de Lille. Martine Aubry a également évoqué le problème de la "sécurité" du nucléaire, après la catastrophe de Fukushima, qu'il faut selon elle "mettre au premier rang". Elle a jugé "extrêmement choquant de voir un président de la République annoncer des mensonges les uns derrière les autres sur les propositions de ses adversaires", un chef de l'Etat qui "caricature les positions de chacun" et "veut faire peur".
  • Chantage à l'emploi / Pascal Terrasse a pour sa part accusé, dans un communiqué, le président de procéder "à un odieux chantage à l'emploi à des fins politiciennes". "Alors qu'il devrait être le garant du modèle français au coeur de la mondialisation ainsi que de l'unité républicaine, il agite le spectre des délocalisations", estime l'élu socialiste, qui préside la commission locale d'information de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse (Ardèche). Pascal Terrasse affirme par ailleurs qu'il va "solliciter le Conseil constitutionnel au sujet des visites récurrentes" du chef de l'Etat en province, "qui s'apparentent aujourd'hui à des meetings politiques".
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Michel Sapin : «Je ne m'explique pas ce cafouillage»

Michel Sapin : «Je ne m'explique pas ce cafouillage» | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts ont assuré jeudi s'être accordés sur le sort de la filière du combustible nucléaire MOX après plus d'une journée d'incertitude sur ce point, nouvelle illustration de divergences profondes entre les deux camps. Le retrait mardi soir par la direction socialiste d'un paragraphe sur «la reconversion à emploi constant de la filière de retraitement et de fabrication du MOX», sur fond de lobby d'Areva, a plongé les écologistes dans la stupeur. Le texte initial, incluant ce paragraphe, avait en effet été validé un peu plus tôt par Martine Aubry (PS) et Cécile Duflot (EE-LV). En charge du projet présidentiel de François Hollande et négociateur de l'accord avec Europe Ecologie-Les Verts, Michel Sapin évoque une «affaire classée».
  • François Hollande sort-il abîmé ou renforcé de cette séquence compliquée ? Son objectif était qu'il y ait de la clarté et de la cohérence. De la clarté dans nos accords, et s'il y en a dans nos désaccords, avec Europe Ecologie-Les Verts. Et de la cohérence dans sa position. Ce communiqué (publié cet après-midi avec Jean-Vincent Placé, négociateur pour EE-LV: ndlr) permet de mettre de la clarté là où, à un moment, pendant quelques heures, il y a eu des divergences d'interprétation. Quand il y avait accord, nous l'avons dit, et sur les quelques points où il y avait désaccord, nous l'avons dit aussi. Il ne fallait donc pas laisser perdurer une forme d'entre-deux.
  • Tout est donc clair désormais ? Le paragraphe (sur l'avenir du MOX: ndlr) qui posait problème est en tout cas clarifié d'un commun accord. Il ne peut plus donner lieu à des interprétations divergentes. D'une manière générale, François Hollande souhaite qu'un accord entre les partis qui le soutiennent dès maintenant, ou qui sont appelés à le soutenir pour le second tour de la présidentielle, soit en cohérence avec sa propre pensée et sa propre expression. C'est, sur ce sujet comme sur d'autres, exactement le cas.
  • Qu'on parle de cafouillage ou d'imbroglio, comment vous expliquez-vous cette période de flottement ? Je ne me l'explique pas, puisque nous avions souhaité qu'il y ait de la clarté. Je constate simplement qu'il y avait des divergences d'interprétation. Nous y avons mis fin et nous en revenons au principe même de cet accord: un immense champ de convictions partagés et la volonté d'être ensemble pour porter une majorité parlemnetaire soudée et solidaire. Je crois que l'accord a, désormais, maintenant, dorénavant et pour toute la durée qui nous mène jusqu'à la présidentielle et au-delà, toute ces qualités.
  • Aucune inquiétude sur le fait que le conseil fédéral d'EE-LV vote bien le texte de l'accord ? Europe Ecologie-Les Verts est un parti politique organisé et démocratique. J'espère que si une position est prise par Jean-Vincent Placé en commun avec moi-même, c'est qu'il considère cette position comme suffisamment partagée.
  • Qu'Eva Joly se mette «en réserve» suite à cet accord qui la gène, ça vous inspire quoi ? Je m'en tiens à mon rôle de négociateur de cet accord. J'aime les choses claires et la clarté est aujourd'hui revenue. Tant mieux. C'est la fin d'un épisode que nous aurions pu éviter, mais ça fait aussi partie de la vie politique. Cette affaire classée, ça va nous permettre d'en revenir à l'énorme conviction partagée qui nous rassemble dans cet accord, et pas simplement aux désaccords réels ou supposés.
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"Aubry-Hollande : TGV en primaire classe…"

"Aubry-Hollande : TGV en primaire classe…" | Hollande 2012 | Scoop.it

"La maire de Lille est en seconde classe, voiture 6, et le député de Corrèze en première classe, voiture 1. « Ce qui ne laisse en rien présager le classement final », plaisante un soutien de Martine Aubry. Et d’ailleurs il arrive que Martine Aubry voyage en première et François Hollande en seconde… Pris entre deux feux, les journalistes s’interrogent. Vont-ils se parler ? Ou au moins se saluer ? Installée dans son carré, entourée de ses collaborateurs, Martine Aubry ne bouge pas. C’est François Hollande, tout sourire, qui traverse la moitié du train pour la rejoindre. « On m’a dit que tu étais là ! » lance-t-il en l’embrassant sur les deux joues. Quelques phrases de circonstance et le favori des sondages fait demi-tour. Martine Aubry et François Hollande ne s’apprécient guère. La première a reproché au second d’avoir laissé le PS « quasi mort » à son départ de la rue de Solferino, en novembre 2008 et tape à coups redoublés sur le « contrat de génération », la principale proposition du député de Corrèze. François Hollande s’abstient lui de tout commentaire public sur sa rivale, soulignant inlassablement que toute attaque d’un socialiste contre un autre socialiste « ne fait que fournir des arguments à la droite ». Ils se retrouveront mercredi prochain pour le second débat télévisé de la primaire. Sauf si le sort se mêle encore de leurs trajets ferroviaires."

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Retraites : Aubry et Fabius à l'unisson avec Hollande

Retraites : Aubry et Fabius à l'unisson avec Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it
  • «Moi, je parle comme François Hollande», assure Martine Aubry. En pleine passe d'armes entre l'UMP et le candidat socialiste sur la question des retraites - la majorité accusant le socialiste d'avoir menti - le PS se lance dans une explication de texte. Ce jeudi matin, Laurent Fabius et Martine Aubry sont montés au créneau pour justifier la position de leur candidat. Ils ne reviendronnt «pas à l’âge légal de la retraite à 60 ans», dénonce le Front de gauche, «seul à défendre les valeurs de la gauche et les intérêts des salariés». De son côté, l'UMP continue de faire entendre sa petite musique, par la voix de Laurent Wauquiez notamment, qui a fustigé «le double mensonge» du député de Corrèze.
  • Hollande veut régler «très vite (...) la plus grande des injustices». La Première secrétaire du parti, tout comme l'ancien Premier ministre socialiste, a répété que la question des retraites serait traitée en deux temps. Tout d'abord, une «décision immédiate» pour «permettre à ceux qui ont commencé à travailler tôt de partir immédiatement», selon les mots de Martine Aubry sur France Inter. Soit, a détaillée Laurent Fabius sur RTL, «toutes les personnes qui ont commencé à travailler avant 18 ans, à condition qu'elles aient 41 annuités». «Ce que veut (François Hollande), c'est faire cela très vite, dès qu'il sera élu président de la République», a précisé Martine Aubry pour qui on est là face à «la plus grande des injustices». Et, «François Hollande la traitera dès qu'il arrivera à la présidence de la République», a-t-elle insisté.
  • Fabius : «Ne nous faisons pas non plus d'illusions». Seconde étape, a rappelé Laurant Fabius : «à la fin de l'année 2012», il s'agira d'ouvrir «une négociation qui portera sur l'ensemble des paramètres, c'est-à-dire à la fois la décote, la durée de cotisation, la pénibilité, le financement, et dans ce cadre-là, la question des 60 ans pour les différentes catégories sera posée». Le tout, avec la «volonté de privilégier tous ceux qui ont eu des carrières pénibles», selon l'ex-Premier ministre, qui affirme : «Il faut une politique qui change les choses mais qui en même temps soit sérieuse.» Alors qu'on lui demandait si tout le monde pourrait partir à la retraite à 60 ans, le responsable socialiste a rétorqué : «Ne nous faisons pas non plus d'illusions», évoquant «la situation financière des régimes de retraite, qui n'a pas été réglée par le gouvernement, et la situation financière du pays». Martine Aubry, elle, a néanmoins affirmé : «Le principe d'une durée légale, qui permet effectivement à chacun d'avoir la liberté de partir avant l'âge qu'a fixé le gouvernement, 62 ans, est acquis, il faut en discuter les modalités et les décotes.»
  • Un recul par rapport au projet PS ? «La position de Hollande prévaut». Est-ce là un recul par rapport au projet PS qui, en avril, prévoyait de rétablir «l’âge légal à 60 ans (qui permettra à ceux qui ont commencé à travailler tôt ou exercé des métiers pénibles de pouvoir partir au même âge) et l’âge de départ sans décote à 65 ans» ? «Disons que c'est plus précis, a glissé Laurent Fabius. En ce qui concerne le candidat, qui est François Hollande, il n'a pas caché quelle était sa position, dans les primaires (…) C'est lui-même qui a prévalu et c'est cette position qui prévaut.» Une position qui «tient compte aussi du fait que la situation économique (..) va se détériorer et qu'il ne faut pas payer les gens en monnaie de singe». François Hollande avait néanmoins signé le projet PS.
  • La colère du Front de gauche. «Après les déclarations de François Hollande, Martine Aubry et Laurent Fabius ont confirmé ce matin qu’en cas de victoire, ils ne reviendraient pas à l’âge légal de la retraite à 60 ans», regrette Eric Coquerel, conseiller spécial auprès de Jean-Luc Mélenchon, dans un communiqué. «En réalité, repousser l’age de la retraite n’est pas seulement attaquer un des principaux acquis sociaux mais constitue une faute en matière économique et sociale, peut-on y lire. Alors que le chômage explose tant chez les jeunes que chez les travailleurs en fin de carrière, il est stupide d’empêcher des salariés de prendre leur retraite à un âge qu’ils ont toujours plus de mal à atteindre en activité.» Et de conclure : «Décidément plus la campagne avance, plus il apparait malheureusement qu’il revient au seul Front de Gauche de défendre les valeurs de la gauche et les intérêts des salariés.»
  • Wauquiez fustige un «double mensonge». Dans la même veine que le Premier ministre, François Fillon, qui avait accusé, mardi, le candidat du PS de «mentir», Laurent Wauquiez, sur Europe 1, a dénoncé ce qu'il considère être «le double mensonge» de François Hollande. «Il avait promis un retour à la retraite à 60 ans pour tout le monde. Or, il dit désormais que ne seront concernés par cette mesure que les salariés qui ont commencé à travailler à 18 ans», a martelé le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. «C'est un candidat à la présidentielle qui renonce à ses promesses avant même d'être élu», a-t-il lancé. Reprenant le refrain entonné depuis quelques temps déjà, le ministre a jugé qu'il s'agit du «discours de quelqu'un qui n'a pas de convictions». «Ce qui est clair, c'est qu'il n'y aucun cap», a-t-il lancé.
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Campagne Hollande 2012 : 1er "conseil politique" bimensuel ce 13/12 avec le PS et le PRG

Campagne Hollande 2012 : 1er "conseil politique" bimensuel ce 13/12 avec le PS et le PRG | Hollande 2012 | Scoop.it

Un lieu de coordination entre le parti et l'équipe du candidat. Voilà comment les dirigeants socialistes définissent le rôle du conseil politique de la campagne de François Hollande qui se tient pour la première fois aujourd'hui au siège du PS. Coprésidé par deux anciens concurrents de François Hollande, Martine Aubry et Jean-Michel Baylet, cette instance réunit les membres du bureau national (sorte de gouvernement du PS) auquel se grefferont des proches du candidat. « Il s'agit avant tout de discuter ensemble des thèmes de campagne », glisse Safia Otokoré, chargée de mission auprès du directeur de campagne, Pierre Moscovici. L'essentiel est également de donner un rôle actif aux cadres du PS et notamment à Martine Aubry, qui a affirmé à plusieurs reprises sa loyauté envers Hollande. Le divorce entre Ségolène Royal et le parti avait été une des principales failles de 2007. « Ce conseil politique permet de reconnaître à leur juste valeur les instances dirigeantes du PS, mais ce sera également un lieu privilégié d'écoute pour François Hollande, qui pourra ressentir les humeurs », résume Bruno Le Roux, porte-parole du candidat. Cette instance se réunira a priori une fois tous les quinze jours, en alternance avec le bureau national.

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"Hollande pris dans la nasse du PS" : le point de vue de G. Andrieu (Marianne)

"Hollande pris dans la nasse du PS" : le point de vue de G. Andrieu (Marianne) | Hollande 2012 | Scoop.it

Avec la multiplication des affaires et des bisbilles autour des circonscriptions aux législatives, le Parti socialiste vient une nouvelle fois fragiliser son candidat à la présidentielle. «Les Verts sont capables du meilleur comme du pire. Mais c'est dans le pire qu'ils sont les meilleurs ». Il est des sentences, comme celle prononcée par Gaby Cohn-Bendit qui mériterait d’être recyclées à l’usage du Parti socialiste. On avait déjà eu droit à l’affaire DSK, à sa saison 1 new-yorkaise et sa saison 2, tout aussi glauquissime, du Carlton de Lille. Dans un tout autre registre, on avait eu droit à l’affaire Guérini et à la « pizza connection » d’un autre baron local, Robert Navarro. Et voilà que l’on écope désormais du « scandale du Pas-de-Calais », la nouvelle « affaire qui embarrasse le PS ». Et pour couronner le tout, dans ce dernier dossier encore une fois tout à la gloire du premier parti d’opposition, on apprend que Jack Lang compte porter plainte contre Arnaud Montebourg. Parce qu’au PS, plus encore que chez les Verts, le meilleur du pire est toujours certain. Évidemment, toutes ces affaires ont peu à voir les unes avec les autres. Bien entendu, les Français semblent faire la part des choses entre les histoires à haute teneur en testostérone de l’ex-directeur général du FMI et le Parti socialiste lui-même. Il n’empêche l’effet d’accumulation fonctionne à plein. À l’heure où, nous dit-on, François Hollande veut « dialoguer » directement avec eux, il se retrouve avec un boulet en fonte solidement fixé à la cheville. Un boulet qui ne lui facilitera pas cette rencontre. Un boulet décoré de deux belles et grandes lettres : PS. Ce PS qui, pour le meilleur et surtout pour le pire, s’est donc allié à des experts en la matière, les écologistes. Certes, François Hollande a depuis pris ses distances avec l’accord liant sa formation à Europe écologie. Il n’empêche, encore une fois, l’effet d’accumulation fonctionne à plein. Car la cession de circonscriptions à EELV a exacerbé les tensions entre socialistes. Ceux qui doivent désormais composer avec des candidats Verts sur ce qu’ils jugent être « leurs terres » (Gérard Collomb, Danièle Hoffman-Rispal...) sont pareils à une Rachida Dati redoutant de voir débarquer un François Fillon à Paris : de véritables « grenades dégoupillées ». Mais il faut être honnête, les socialistes n’ont pas toujours besoin des écologistes pour se dévorer entre eux par médias interposés et nuire in fine à leur candidat. Surtout quand vient l’heure de la grande distribution des « circos ». Là encore, l’effet d’accumulation fait des ravages. On a eu droit au duel Faouzi Lamdaoui (pro-Hollande) versus Pouria Amirshahi (pro-Aubry) au sujet de la 9e circonscription des Français de l’étranger. On a aujourd’hui droit à l’affrontement entre deux anciens « potes » de SOS-Racisme, Malek Boutih et Julien Dray, le premier accusant le second de fraude lors de sa désignation dans la 10e circonscription de l’Essonne. Comme on a droit à un Christophe Borgel tentant de justifier bizarrement son parachutage dans la Somme et à une Ségolène Royal qui, si elle reconnaît que sa désignation à La Rochelle relève d’une « procédure inhabituelle », la justifie par sa situation « hors du commun » (sic) d’ancienne candidate à la Présidentielle ! Elle qui avait déjà fait savoir très hâtivement (histoire sans doute que François Hollande et Martine Aubry tiennent leur promesse) qu’elle visait la Présidence de l’Assemblée nationale… Et c’est sans compter sur ceux qui ont choisi le mauvais cheval lors de la primaire, qui n’ont pas non plus réussi à décrocher une circonscription aux législatives, et reconnaissent déjà « préparer » le prochain congrès du PS… « Désolant Parti socialiste », doit se dire aujourd'hui François Hollande qui a peut-être oublié qu’il hérite d’une situation dont il est en partie responsable. Ce boulet qui l’entrave dans cette campagne, il a contribué à le façonner lorsqu’il était, près de dix ans durant, à la tête de Solférino. À moins qu’il n’arrive à se libérer de ce boulet. Les socialistes lui permettront-ils seulement de le faire ? Avec eux, François Hollande peut s’attendre à tout. Surtout au pire.

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"François Hollande, la stratégie du hors-bord" (Serge Raffy)

"François Hollande, la stratégie du hors-bord" (Serge Raffy) | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Et s’il avait enfin compris ? François Hollande, le "capitaine de pédalo" selon la formule de Jean-Luc Mélenchon, est-il en train de passer à la vitesse supérieure et de se glisser au volant d’un hors-bord ? Son périple bruxellois, en terre d’Eurocratie, est au moins le signe qu’il a décidé d’imposer son propre rythme et de ne plus se laisser embringuer dans la tactique du suiveur. En s’en prenant rudement au couple Merkozy, en défendant à sa manière la souveraineté nationale par rapport au diktat des marchés, il a grillé la politesse à Sarkozy et à son discours de Toulon. Certes, il n’aura pas l’armada médiatique sarkozyste, qui va claironner avec force décibels les nouveaux tours de passe-passe du Président, oubliant qu’il fut celui qui, en 2007, défendait avec outrance l’endettement des ménages, et, qui, donc, a participé activement au système qui a conduit l’économie occidentale dans le mur. Mais il faut s’en accommoder. Cette fois, semble-t-il, François Hollande n’est plus engoncé dans un attentisme qui le condamnait à un rôle bien pâle de commentateur de la gestuelle présidentielle.
  • Le candidat socialiste paraît enfin libéré des pesanteurs et des petites mesquineries des marquis de la rue de Solférino, qui n’ont toujours pas digéré sa victoire. Aubrystes et fabiusiens, derrière les déclarations d’amour de façade, sont déjà en train de plomber le vainqueur de la primaire. En prenant de la vitesse et de la hauteur, Hollande joue les voltigeurs non seulement face à la machine Sarkozy, mais aussi face aux éléphants du PS, ces faux ralliés qui rêvent déjà d’un nouveau désastre de la gauche. Le "mollasson" n’est pas condamné à jouer les durs. Il a une autre alternative. Il doit reprendre le dicton de La Fontaine : "Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.", mais en accélérant l’allure. En terme de football, il doit multiplier les crochets et les passements de jambe. La crise a rendu obsolète la vieille tactique mitterrandienne de la gestion du temps… François Hollande, qu’il le veuille ou non, ne peut échapper à la vitesse. Il faut qu’il s’y fasse : il conduit un scooter des mers lancé sur un océan truffé de mines, posée par ses amis et ses ennemis.
  • Paradoxe : celui qu’on surnommait il y a quelques mois "la Tortue", va devoir godiller ferme pour échapper à tous ces pièges. Et au pas de charge. La séquence de l’accord avec les Verts, épisode calamiteux pour son image, a prouvé qu’il devait anticiper les coups, même ceux de son propre camp, car il s’est bel et bien empêtré dans un traquenard qui le renvoyait à sa pusillanimité légendaire. Merci, Martine. Cette stratégie du rassemblement chère à Hollande a des allures de sables mouvants. Comment ne pas s’y enliser et désespérer une fois encore la Gauche ? En poussant les moteurs du hors-bord. Pour avoir toujours un coup d’avance. Pas simple ? Evidemment, non…
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Aubry : "Je suis la première militante de la victoire" d'Hollande

Aubry : "Je suis la première militante de la victoire" d'Hollande | Hollande 2012 | Scoop.it
  • Dans un entretien au "JDD", la première secrétaire du parti socialiste affiche son soutien au candidat socialiste François Hollande. Levant toute ambiguïté, l'ancienne rivale de François Hollande déclare : "Depuis la fin des primaires, toute mon énergie est consacrée à faire gagner François Hollande. Nous travaillons main dans la main. Je suis la première secrétaire, je suis la première militante de la victoire de François Hollande." "Il sera le candidat du redressement, de la justice, de l’avenir", avance-t-elle avant d'ajouter que "tous les ingrédients de la victoire sont là, maintenant que chacun s’attelle à élever le débat !" Interrogée sur les attaques de Jean-Luc Mélenchon et d'Eva Joly, elles les invitent à "réserver leurs attaques à la droite", s'ils désirent l'alternance en 2012.
  • "Nous rendrons coup pour coup" déclare la maire de Lille. "En commençant par ramener le président à son bilan, c'est-à-dire à son échec, à ses plans d'austérité qui se succèdent, à ses belles photos avec Angela Merkel qui cachent mal une inaction de l'Europe pour réguler la finance depuis 2008", lance-t-elle. Pour elle, "la catastrophe, ce ne sont pas nos propositions sur la politique énergétique ! C'est son abandon de l'industrie, les inégalités qui s'accroissent".
  • Ramener Sarkozy à son bilan / Pour autant elle n'entend pas se situer sur le même terrain. "Que Nicolas Sarkozy ne compte pas sur nous pour être sur les terrains qu'il a choisis", dit-elle. "Nous le ramènerons en permanence à son bilan et à son incapacité à sortir la France de la crise" et "nous parlerons de ce qu'attendent les Français, du redressement de la France et du retour de la justice" complète-t-elle. "Il est consternant que le Président, plutôt que de s'attaquer aux problèmes de la France, préfère attaquer la gauche à grands coups de mensonges", souligne-t-elle.
  • "Nous n'avons rien cédé" aux écologistes / Evoquant l'accord PS-EELV elle assure : "Nous n'avons rien cédé." "Nous n'avons rien voulu cacher des différences comme sur le nucléaire : clarté et transparence, c'est notre conception de la démocratie", dit-elle. Sur l'attribution des circonscriptions aux Verts qui a provoqué de vives protestations au sein du PS, elle soutient que "les écologistes représentent une vraie force démocratique". "C'est toujours difficile - et je les comprends - pour nos élus de laisser des circonscriptions à nos partenaires, mais en tant que principal parti de gauche, c'est à nous d'être à l'initiative", fait-elle valoir.
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"Ne tirez pas sur Hollande" | Causeur

"Ne tirez pas sur Hollande" | Causeur | Hollande 2012 | Scoop.it

La sentence de la presse et de l’opinion publique est sans appel : dans l’affaire des accords PS-EELV François Hollande s’est planté. Certains se demandaient de qui il se mox, d’autres ont lancé une torpille sur le capitaine de pédalo, tandis que les plus indulgents se contentaient d’expliquer qu’il s’agit tout simplement d’un trou d’air, que les niveaux très élevés de popularité s’envolent avec le souvenir de la primaire ; bref personne n’a contesté le prétendu passage à vide de Hollande. Mais si on regarde les faits, il n’y pas grand-chose à reprocher au candidat socialiste. Hollande a rapidement repris en main une négociation entamée il y a plusieurs mois par le Premier secrétaire du PS, qui n’est autre que son ancienne rivale des primaires, Martine Aubry. Cela n’a pas été une mince affaire car le maire de Lille était prête à aller plus loin vers les écologistes et ses désaccords « écolos » avec Hollande constituaient même l’axe principal de sa stratégie de différenciation pendant la dernière ligne droite de la campagne interne. A la lumière des vifs échanges entre les deux principaux prétendants lors du premier débat des primaires, on peut raisonnablement estimer que Martine Aubry aurait, entre autres, signé un document annonçant la sortie du nucléaire comme horizon stratégique de la politique énergétique de la France. François Hollande a donc fait machine arrière en quelques semaines pour imposer ses propres engagements aux Verts : faire passer le poids du nucléaire dans la production énergétique français de 75% à 50% d’ici 2025. Plus encore, le député de Corrèze a accompli une autre prouesse : il a changé unilatéralement une clause de l’accord déjà négocié – le paragraphe concernant le MOX – et, à la stupéfaction générale, l’a fait gober aux écolos qui, malgré ce comportement de marchand de tapis, ont ratifié le document ! Politiquement, Hollande a donc réussi exactement là où Joly a lamentablement échoué : il est à la fois candidat et maître de son parti politique. Et si Martine Aubry n’est pas la Cécile Duflot du PS, c’est-à-dire la patronne du parti qui savonne la planche du candidat à la présidentielle, on peut être sûr que ce n’est ni par altruisme ni par manque de volonté. Hollande le mou a fait plier la Gauche dure… Quant au prix payé – soixante circonscriptions ont été réservées par le PS aux candidats Verts – il est certes élevé mais sûrement pas disproportionné et la très légère tempête soulevée par Bertrand Delanoë n’a pas encore fait de vagues susceptibles de déstabiliser le moindre pédalo. Ceci dit, on peut reprocher à Hollande les détails techniques de l’accord. Pas besoin d’être expert pour comprendre que l’engagement de fermer 24 réacteurs d’ici 2025 sans lancer d’études prospectives pour la construction de nouvelles centrales vide de son sens le principe d’une dénucléarisation progressive (de 75% à 50% de l’énergie consommée). Autrement dit, on peut soupçonner que le fond du compromis PS-EELV est le suivant : Hollande peut dire qu’il a tenu parole en maintenant son refus d’une sortie du nucléaire et les écolos peuvent ricaner en insinuant le contraire… Les concessions d’EELV fournissent à Hollande les arguments dont il a besoin pour gagner la présidentielle, voilà – pour le moment- la seule chose qui compte. Car, si Hollande gagne, tous ces détails seraient renégociés à partir des nouveaux rapports de force établis à l’issue de la présidentielle. Est-ce qu’une fois élu, le nouveau président de la République privilégierait la parole donnée à EELV à celle donnée aux Français ? Dans cet épisode, Hollande est loin d’avoir démérité. On peut même dire qu’il vient de remporter une bataille décisive : peu importent les fonctions officielles, au PS, c’est lui le patron. Pour comprendre pourquoi il a été si sévèrement jugé, rappelons-nous la fameuse « règle du triple L » énoncée par Jean-François Kahn : dans leurs rapports avec les personnalités les médias suivent trois phases : léchage, lâchage, lynchage… Tout l’art est d’être dans la bonne phase au moment des élections.

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L'accord avec EELV adopté à "une très large majorité" par le BN du PS

Martine Aubry, première secrétaire du PS, a indiqué mardi soir que le Bureau national (BN) du PS avait adopté "à une très large majorité" l'accord avec les écologistes pour 2012. "Le Bureau national vient d'accepter à une très large majorité (33 pour 5 contre)" l'accord avec Europe Ecologie-Les Verts, a déclaré Mme Aubry lors d'une conférence de presse à l'issue du BN. "L'accord que nous avons conclu est l'aboutissement d'un travail approfondi et respectueux" et "la confiance entre nous est encore renforcée par ce travail et par cet accord", a-t-elle ajouté. "Ce n'est pas un accord de plus, c'est un accord de mandature, de gouvernement et un accord de société", a aussi déclaré Mme Aubry soulignant que dans le texte il n'y avait "aucune phrase qui dise qu'ils (les écologistes) ne participeront pas à un gouvernement" de gauche. "Nous avons dit de manière claire ce avec quoi nous étions d'accord, ce avec quoi nous n'étions pas d'accord", a expliqué le maire de Lille citant l'EPR de Flamanville (Manche) et le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. "Ce n'est pas un accord de compromis, c'est un accord de conviction", a aussi assuré Mme Aubry. Elle a par ailleurs indiqué que selon l'accord conclu, "entre 15 et 20% des députés, soit une centaine de sièges seront élus à la proportionnelle", ce qui répond à une demande d'EELV. "Nous avons réservé 10% des circonscriptions aux Verts, donc 60 circonscriptions, et ils ont l'assurance d'avoir au minimum un groupe" à l'Assemblée nationale (15 sièges), "et au maximum 28, 29, 30" élus, a-t-elle aussi indiqué. Les discussions électorales se poursuivent "bien évidemment avec le PRG et le MRC (mouvement républicain et citoyen) mais je dois dire que j'ai particulièrement peu apprécié les propos peu amènes de (Jean-Luc) Mélenchon et donc nous ne rencontrons pas le Front de gauche sur ces questions", a par ailleurs affirmé Mme Aubry. M. Mélenchon a traité le candidat du PS, François Hollande, de "capitaine de pédalo" dans la crise. "En revanche, nous nous sommes engagés à ne pas présenter de listes communes Verts-PS" face aux candidats PCF sortants", a-t-elle dit. "C'est partout difficile mais il faut savoir ce qu'on veut", a répondu Mme Aubry aux maires de Paris et de Lyon, Bertrand Delanoë et Gérard Collomb, qui ont mis en garde, en sortant du BN, contre tout parachutage. M. Delanoë a fait savoir qu'il s'opposerait à des "tripatouillages" à propos de l'éventuelle candidature de Cécile Duflot, secrétaire nationale de d'EELV, dans la capitale.

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Martine à la page | Le Blog de Guy Birenbaum

"Si vous ne vous intéressez pas à l’Internet, Madame, rassurez-vous, l’Internet, lui, s’intéressera à vous."
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