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Histoire, généalogie et sourds
Un mélange de généalogie, d'histoire et des sourds donne naissance à cette page !
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Inculpés de l’insurrection de Juin 1848 (base de données)

Inculpés de l’insurrection de Juin 1848 (base de données) | Histoire, généalogie et sourds | Scoop.it

Cette base de données réalisée par Jean-Claude Farcy avec la collaboration de Rosine Fry rassemble les informations nominatives disponibles sur les 11 662 inculpés jugés par 8 commissions militaires à la suite de l’insurrection parisienne de Juin 1848.

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Chronique d'archives : Les archives de la Préfecture de Police de Paris

Chronique d'archives : Les archives de la Préfecture de Police de Paris | Histoire, généalogie et sourds | Scoop.it


Cela a commencé comme une boutade il y a quelques années entre collègues et si nous classions les services d’archives que nous visitons de manière totalement subjective en notant l’accueil, les services proposés aux lecteurs, les outils informatiques, les inventaires, le confort de la salle de lecture mais aussi l’accessibilité, la présence ou non de machines à café pour les pauses, la propreté des toilettes.
Comme nous avions pour mission de négocier des accords avec ces archives pour une institution privée il nous a semblé plus sage de nous abstenir. Libérée de cette obligation, j’ai donc décidé de vous faire partager ces grands moments de solitude que sont la première visite dans un centre d’archive en commençant par les archives de la Préfecture de Police de Paris.

 


Tout bon chercheur prépare sa visite et parfois envoie un mail en précisant les fonds qu’il souhaite consulter afin d’éviter un déplacement qui peut être onéreux et attend une réponse. Parfois on obtient une réponse. Parfois rapidement.
J’ai pour ma part adressé un mail à l’adresse indiquée sur le site en date du 15 février, à ce jour je n’ai pas obtenu de réponse.
Le 7 mars je me suis présentée au 4 de la rue de la Montagne Sainte Geneviève. Le bâtiment de la préfecture est signalé et le Musée de la Police qu’il abrite aussi. En entrant dans le hall d’accueil plus aucune signalétique et le personnel d’accueil n’est pas encore en poste. Je demande donc à un policier où se situe le service des archives il est au 3e étage face aux salles du Musée.
Il est 8.45 et comme il fait froid je décide d’attendre à l’intérieur, pensant déposer mes vêtements et sacs au vestiaire. Au 3e étage les portes sont déjà ouvertes mais l’employé des archives ne veut pas me donner la clef du casier de vestiaire. Une dame charmante du Musée me propose d’attendre sur les fauteuils. A 9.00 je pénètre donc dans la salle de lecture, et retourne me présenter à l’employé en blouse bleue pour m’inscrire et demander une clé.
Je demande des renseignements sur les inventaires et il me montre des classeurs en m’indiquant rapidement lesquels pourraient m’intéresser.
Les vestiaires sont situés à l’étage supérieur dans une salle de sport réaffectée en salle de tri d’archives à en croire les boites présentes sur les tables et en cantine pour le personnel puisqu’il y a un frigo et un micro onde.
Une fois délestée de mon sac et de mon manteau je redescends. Les inventaires sont assez sommaires et il n’y a qu’un ordinateur qui semble fonctionner sous une version de Windows que plus personne n’utilise.
Pas de Wifi dédié mais les voisins de la préfecture sont plus accueillants.
Après une bonne demi-heure un autre employé arrive qui semble être l’archiviste. Il se met tout de suite sur son ordinateur et au vu de son sourire doit lire ses mails. Au bout de 10 minutes je me décide à me présenter ainsi que lui préciser ma recherche. Il est courtois mais guerre plus motivé à me proposer des sources. Je finis par repérer des cotes et commande une première série de boites, 2 précisément puisque la fiche ne permet que de commander deux boites par levée.
Le magasinier en blouse bleue va chercher les boites qui reviennent assez rapidement poussiéreuses à souhait.
Les documents ne sont pas classés, ni par ordre chronologique ni par ordre alphabétique, on va dire que ce sont les chercheurs qui on dérangé l’ordre.. ou pas.
La salle est petite elle est annoncée pour 17 personnes mais au fur et à mesure de la matinée nous sommes 5 à travailler, une universitaire de renom, deux thésards, un généalogiste et moi et cela commence à être compliqué de circuler ou de poser les documents.
L’accueil a été le même pour tous. A minima.
Nous sommes libres de photographier, aucun document à signer sur l’utilisation des images. On ne vérifie pas votre identité non plus.
Toute la matinée un étrange phénomène apparait épisodiquement, par une porte du fond de la salle qui s’ouvre brutalement, une dame en veste de velours orange fluo assez chic , balance un «cette porte reste fermée » qui nous étonne un peu, vu que personne n’ouvre la dite porte. Elle va et vient aussi dans la salle en parlant fort ce qui dérange un peu puis retourne dans son bureau. Je pense qu’il s’agit du commissaire en charge des archives. Madame Gicquel que je croyais partie avec l’arrivée du nouveau conservateur.
Je ne sais si l’annonce de la création d’un poste de conservateur est une réalité ou une fiction http://www.enssib.fr/breves/2011/11/18/la-prefecture-de-police-de-paris-soigne-ses-archives
Toujours est-il que la révolution n’est pas en marche.
J’ai tenté de redemander des conseils mais visiblement l’archiviste était plus occupé à discuter avec ses collègues policiers ou employés du Musée je ne saurai vous le dire ou à boire son café derrière son ordinateur qu’à se soucier des lecteurs.
Au final j’ai trouvé un dossier de naturalisation un de ceux qui sont aussi à Fontainebleau dont je devrais avoir la copie rapidement vu qu’ils ont été enfin identifiés. Je l’ai photographié. J’ai aussi trouvé des éléments intéressants dans la collection des Renseignements généraux et dans le fonds de Drancy.
Je suis persuadée qu’il existe d’autres sources et retenterai ma chance un autre jour.

Les toilettes sont propres, il y a une machine à café au rez-de chaussée, mais le café du coin de la rue est plus accueillant et le plat du jour pas cher et bon. 

 

Adresse : Hôtel de police du 5ème arrondissement, 4 rue de la Montagne Sainte-Geneviève 75005 Paris (métro MAUBERT - MUTUALITE, Ligne 10).

Horaires : Ouvert au public du mardi au vendredi de 9H à 17H 

Aucun document n’est communiqué aux lecteurs entre 12h et 14h.

Modalités : Pas de délivrance de carte de lecteur, mais obligation de compléter un formulaire de demande. Recherches et consultations gratuites. Le site extérieur est sécurisé, les archives et musée étant dans les étages d'un bâtiment de police.

Téléphone : standard de l'hôtel de police, 01 44 41 52 50

Site web


Via Mawyl
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Merline's comment, March 9, 2012 7:32 AM
Oui l'ambiance du truc est ici fidèlement restituée mais le musée lui vaut le détour
Mawyl's comment, March 9, 2012 8:41 AM
Merline les archives aussi sont intéressantes pour peu qu'on trouve ce qu'on cherche :)
Merline's comment, March 9, 2012 9:58 AM
En effet Manuela, et même quand on ne trouve pas ! J'y ai passé un bon moment, en vain, à la recherche d'un charretier, noyé avec son cheval (registres de la Morgue).