Historique de forceps dans le Traité de l'art des accouchements par Professeur Tarnier et Professeur Budin, Paris 1901... L'historique du forceps comprend trois étapes principales : I- L'idée d'extraire le fœtus par les voies naturelles à l'aide de pinces spéciales est fort ancienne, mais pendant très longtemps, pareille opération resta incompatible avec la survie de l'enfant, que l'on considérait comme inévitablement voué à la mort, quand on devait employer des instruments métalliques. Les deux branches du forceps primitif comprenaient chacune trois parties :
Il y a 3000 ans, les maladies dont souffraient les anciens égyptiens n’étaient peut-être pas aussi différentes que celles que nous connaissons aujourd’hui. D’après des chiffres de l’INSEE, en 2009, le cancer est la première cause de décès en France (30 %). Une étude récente sur une momie montre que cette pathologie pourrait être plus répandue que ce que l’on croyait à l’époque de l’Egypte ancienne. Jusqu’à maintenant, l’hypothèse inverse était en vigueur du fait d’une espérance de vie très courte et de l’absence de polluants majeurs durant l’antiquité.
Pour mieux comprendre ce qu’était la vie quotidienne des anciens égyptiens, les scientifiques de notre époque se tournent vers l’étude des différentes momies avec tous les moyens modernes dont ils disposent. L’une d’elles a suscité un intérêt plus particulier.
C’est ainsi que récemment, la momie d’un jeune homme d’environ 20 ans, qui vécut il y a 2 900 ans, a montré des anomalies assez curieuses. On remarque aisément un trou assez large présent sur son crâne, au niveau de l’os frontal et de l’os pariétal (en haut à gauche du crâne sur l’image) / source : Dr Mislav Cavka Cet ancien égyptien souffrait d’une pathologie très rare que l’on nomme la maladie de Hand-Schüller-Christian. Il s’agit d’une forme d’hystiocytose qui est caractérisée par la prolifération anormale d’un certain type de cellules (les cellules de Langerhans), impliqué dans la réponse immunitaire. On les retrouve principalement dans la peau et les phanères. Pour des raisons encore inconnues, ces cellules anormales vont venir remplacer celles des structures normales au niveau des os et de tous les tissus mous. Ainsi, d’après le Dr. Mislav Cavka, on peut dire qu’il s’agit d’une sorte de cancer. L’analyse de la momie révèle que la maladie était à un stade très avancé chez notre égyptien. Les conséquences sur son organisme montrent des lésions importantes au niveau de son squelette, notamment au niveau du crâne et de la colonne vertébrale, mais l’examen relève également des lésions de l’hypophyse, une glande présente dans le cerveau et impliquée dans la régulation hormonale de nombreuses fonctions de l’organisme. L’homme souffrait probablement de diabète insipide avec des lésions rénales importantes. D’après le Dr. Mislav Cavka, l’homme avait probablement tout le temps faim, soif et envie d’uriner.
L’auteur cite dès les premières pages M Bloch qui nous dit que « L’incompréhension du présent nait fatalement de l’ignorance du passé ». Les motivations de ce livre et de la thèse pour un doctorat en sociologie dont il est issu sont donc à la fois de dresser pour la première fois l’histoire de la profession de kinésithérapeute mais aussi d’expliquer la cause de l’aigreur que peut ressentir la profession vis-à-vis de la médecine, étant sous sa tutelle. Nous aimerions déjà savoir comment l’auteur peut affirmer que la profession ressent une aigreur vis-à-vis du corps médical. Est-ce un avis subjectif ou est-il le résultat d’enquêtes ? Le livre cible évidemment un public très restreint : des kinésithérapeutes, ou éventuellement des personnes intéressées par cette profession. Le sujet du livre est passionnant et essentiel, malheureusement cet ouvrage est assez indigeste à lire ; trop de noms de médecins et autres professionnels ainsi que de structures cités, trop de dates… Le plan suivi, non chronologique, est audacieux, mais provoque des redites incessantes.
La mère de la médecine féminine
La médecine vétérinaire en tant que telle, est née… en 1761. A cette époque Claude Bourgelat, en accord avec Louis XV, a fondé à Lyon, la première école au monde spécialement destinée à son enseignement. Viennent ensuite 150 ans d’une révolution permanente des connaissances. Le Pr Charles Pilet dresse pour nous, l’inventaire de tout ce que la médecine humaine doit à sa « petite sœur » vétérinaire. Ancien Président de l’Académie nationale de Médecine, membre de l’Académie des Sciences et lui-même vétérinaire, il revient sur une histoire peu connue, mais ô combien passionnante. Entretien.
« L’obstétrique, c’est l’art de l’accouchement », résume le Pr Roger Henrion. Un « art » qui de plus en plus, devient une science… Membre de l’Académie nationale de médecine, cet obstétricien éminent retrace pour nous, avec un rare talent de conteur, l’histoire de sa discipline. Celle-ci en fait, est entrée dans la modernité alors même que notre interlocuteur débutait son internat aux hôpitaux de Paris. C’était dans les années 50. Entretien.
La guerre, aussi triste soit-elle a depuis tout temps apporté son lot d'innovations techniques et notamment dans le domaine médical. Le baron Larray, célèbre chirurgien des armées Napoléonienne, n ...
Comment Charles-Adolphe Wurtz, chimiste reconnu, est-il devenu doyen de la Faculté de médecine de Paris entre 1866 et 1876 ? C’est à ses côtés que l’on pénètre au cœur d’une époque passionnante, que ce soit par ses bouleversements politiques, de l’Empire à la République, ou par les luttes de pouvoir, précisément documentées, entre un clergé dénonçant un enseignement considéré comme trop matérialiste et une Faculté reflétant l’évolution des théories scientifiques. Une autre lutte, celle des femmes pour l’accès à l’enseignement supérieur et à la profession de médecin, est également relatée, parallèlement à une description de l’impact sur la société des évènements majeurs de cette période : la guerre de 1870, la Commune de Paris, la mise en place d’un gouvernement instable et d’un régime sans Constitution.
Le chanvre est une des premières plantes domestiquées par l'homme, au Néolithique, probablement en Asie. Il a ensuite accompagné migrations et conquêtes pour se répandre sur tous les continents. Hanfeinlegen (immersion du chanvre), huile de Théodore von Hörmann, peintre autrichien du xixe siècle. L'origine géographique du chanvre n'est pas certaine : plaines de l'Asie centrale dans le secteur du lac Baïkal pour certains, région moyenne du fleuve Jaune en Chine pour d'autres, ou encore contreforts indiens de l'Himalaya. Les plus anciennes traces archéologiques de son utilisation par l'homme ont été retrouvées en Chine, dans l'un des foyers de la révolution agricole néolithique. Les fouilles du site néolithique de Xianrendong (dans le Jiangxi), daté de 8000 av. J.-C. ont ainsi livré de la céramique, certainspots décorés de fibres spiralées de chanvre1. Il s'agirait donc d'une des premières plantes domestiquées par l'homme, probablement tout à la fois pour ses fibres solides, ses graines oléagineuses nourrissantes et les propriétés médicinales de sa résine .
L’histoire de Laënnec est succinte. Pas parce qu’il n’a pas contribué à améliorer la médecine de son temps. Au contraire, il fait partie des médecins français de la Révolution et de l...
Depuis l’antiquité les artistes ont toujours représenté les nus féminins avec de petits seins. Même les voluptueuses femmes de Rubens n’avaient que de petites poitrines, et les premières visions cinématographiques de seins féminins oubliées de la censure ne laissaient voir que de petits seins. Les choses commencent à changer au cours de la seconde guerre mondiale où les GIs, loin du pays lisent des bandes dessinées où les héroïnes ont de très fortes poitrines. Les pin-up deviennent alors un modèle et les gros seins un symbole sexuel largement exploité par Hollywood. Trois périodes jalonnent l’histoire de l’augmentation mammaire, avant 1945, entre 1945 et 1962, et enfin depuis 1962. Vous allez pouvoir constater que les femmes ont payer un lourd tribut à la science de la prothèse mammaire. Avant 1945, peu de femmes font des demandes d’augmentations mammaires et les résultats sont catastrophiques. En 1900, un allemand, Gersuny puis en 1911, un américain, Kolle, recommande des injections de paraffine, une pratique qui si elle disparue rapidement en Europe et aux Etats-Unis, se poursuivie longtemps en Amérique du Sud et en Asie. L’injection de paraffine avait des conséquences locales, nodules, placards, nécroses et des conséquences à distance lorsqu’elle migrait à travers les vaisseaux provoquant des embolies pulmonaires ou des accidents vasculaires cérébraux. D’autres préconisent alors l’injection ou la transplantation de graisse de l’abdomen mais peu de cas ont véritablement été publiés. Quelques essais d’implants d’ivoire, de celluloïd ou de verre ont été rapportés. 1945-1962 : les véritables débuts de l’augmentation mammaire
Plus encore que celle de n’importe quel médecin, la biographie de Freud est délicate. Et s’en tenir à la question objective de «qu’a t’il apporté en fin de compte à la médecine ?», c’est périlleux. Ses biographies ont été très nombreuses et ont souvent cédé aux sirènes du choix entre hagiographie et destruction du mythe fondateur de la psychanalyse.
Adolf Frederick Yeperssoven, communément appelé le docteur Fritz, est un médecin allemand du début du XXe siècle qui, bien que n’ayant jamais existé, trouve encore le moyen de s’introduire dans le corps des gens.
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Décrites par Hippocrate et Galien durant l’antiquité, les saignées furent une pratique médicale courante en Europe, et ce jusqu’à la fin du XVIIIème siècle. Les saignées avaient pour but d’évacuer les « maux » du malade. Ainsi, Hippocrate écrit qu’il faut réaliser la saignée à l’endroit le plus proche possible du « mal » du patient. Au cours du Moyen-âge et de la Renaissance, l’importance de la saignée fut amplifiée sous l’influence de la médecine antique redécouverte à travers les textes arabes. Dès le XVIème siècle, Brissot, professeur de philosophie, met en évidence les erreurs et les inexactitudes des traductions arabes qui, selon lui, amplifient l’importance de cette pratique. Pourtant durant toute la Renaissance, la saignée prit une importance croissante, elle était la réponse médicale universelle capable de guérir tous les maux.
La question de l’influence préjudiciable de la cécité sur la vitalité intellectuelle s’est posée dans l’Antiquité déjà. L’orateur et homme politique romain Cicéron (106-43 av. J.-C.) nous enseigne qu’une telle influence négative n’est aucunement établie. Il en cite pour preuve toute une série de personnalités aveugles hors du commun. Outre l’ouïe et les autres sens, qui se substituent dans une certaine mesure aux facultés visuelles perdues, la mémoire s’impose en guise de compensation. Grâce à elle, l’aveugle possède une faculté visuelle mentale, une vision intellectuelle. C’est en ce sens que l’oracle de Delphes décrivait aux Thessaliens la mémoire comme « la vue des aveugles » ; et l’écrivain grec Plutarque (45-125 ap. J.-C.) explique cette expression par le fait que le souvenir serait cette fonction cérébrale qui permet aux aveugles de « voir » les choses du monde extérieur à l’aide d’une vision intellectuelle. Comme le disait le philosophe et naturaliste grec Aristote (384-322 av. J.-C.), la cécité provoque même, en supprimant les impressions visuelles parasites, un accroissement de la capacité de mémorisation. Que nous disent par ailleurs les sources à propos des capacités intellectuelles et morales générales des aveugles ? Le consul et écrivain romain Pline le Jeune (61-113 ap. J.-C.) faisait observer à un ami en mauvaise santé que l’homme malade pouvait bénéficier de meilleures dispositions que l’homme bien portant : non seulement le malade est plus à l’abri des malignités, mais il est se rapproche de son meilleur Moi dans la mesure où il tend à juger le superflu secondaire ; son regard se fixe sur une prochaine guérison. Cet effet moral d’une grave maladie semble toutefois ne pas devoir s’appliquer à la cécité, qui ne menace pas la vie ; au contraire, celle-ci peut encore aggraver un mauvais caractère. Prenons l’exemple de Catulle Messalinus, ce monstre qui servit à l’empereur Domitien d’instrument pour exterminer d’innombrables êtres humains ; une fois devenu aveugle, il servit le tyran avec d’autant moins de scrupules, d’autant plus de brutalité, « comme volent des projectiles aveugles et sans âme ». Pline écrit encore que, dans cet assouvissement sans vergogne des penchants les plus bas, la jalousie de celui qui avait perdu la vue à l’endroit des voyants jouait un rôle essentiel. Même le vieillard entièrement aveugle envie le borgne, ainsi que nous l’enseigne l’orateur et satiriste romain Juvénal (61-140 ap. J.-C.).
Les recettes de l’assurance maladie ne reflètent pas le coût de la fourniture des soins. Elles ont été dissociées de la valeur du service rendu. Un tel système rend les usagers boulimiques et les décideurs aveugles. Le libre choix en matière de soins est un droit de décider sans prendre en compte les conséquences financières de ses actes. Les défenseurs de la médecine libérale insistent tous sur le libre choix du médecin comme principe inaltérable. S’agit-il d’une véritable médecine libérale ? Le libéralisme en matière de médecine suppose qu’il n’existe aucune action délibérée d’un des acteurs du système – Etat, corps médical, organismes d’assurance, assurés - pour influencer le comportement de ses partenaires, en dehors des mécanismes de marché. Une analyse économique de l’histoire de la médecine libérale montre que cette condition n’a jamais été satisfaite, même en période de libéralisme sauvage dans les autres secteurs de l’économie. Onze années de concurrence pure Fin XVIIIème et début 19ème, la France a connu la libre concurrence en matière médicale. Le 8 août 1792, les facultés sont supprimées et l’obligation d’avoir un diplôme pour exercer disparait. Tout citoyen payant patente peut soigner ses semblables, seul le verdict public dégage le mérite et sanctionne les résultats thérapeutiques. Très vite, la bourgeoisie, inquiète des épidémies qui menacent et des charlatans qui sévissent réclame le rétablissement des diplômes.
COMMENT LA SOCIOLOGIE SE SAISIT-ELLE DE LA SANTÉ, DE LA MALADIE ET DE LA MÉDECINE? Janine Pierret, sociologue au CNRS, raconte comment la Médecine et la Santé, longtemps explorées d'un point de vue sociologique par les seuls médecins, sont enfin devenues de véritables objets d'étude pour les sociologues. Elle retrace notamment les différentes étapes qui ont conduit à l'émergence de la Sociologie de la Santé.
Selon la tradition égyptienne, le premier manuel médical fut trouvé miraculeusement dans un temple sous le règne de Khéops. Les plus anciens papyrusmédicaux que nous connaissons datent d'environ 1600 ans avant JC. Voici trois des plus célèbres d'entre eux. Le papyrus d'Eber. Il provient probablement de la bibliothèque d'une école de médecine. C'est l'un des plus anciens traités scientifiques connus. Il contient des notions d'anatomie, un exposé de cas pathologiques et les traitements correspondants, ainsi que sept cents recettes de médicaments. Le papyrus Edwin Smith. Ce rouleau long de 4.5 m de longueur est un traité de pathologie interne et de chirurgie osseuse. Il recense quarante-huit cas de blessures et les lésions et les thérapeutiques correspondantes.
Une fois n'est pas coutume, l'occasion suite aux découvertes de l'historienne Marion Sigaut sur l'affaire des Poissons (Louis XIV), de faire un peu d'histoire...
Avec l’année 2011 s’est achevée celle du centenaire de la première attribution du prix Nobel à une femme, Marie Curie. Pendant douze mois, le sujet des femmes et de la science a été à l’honneur. Une occasion pour nous de rencontrer Natalie Pigeard-Micault, ingénieur CNRS responsable des archives du Musée Curie, dont la spécialité est de déterrer l’histoire des femmes scientifiques et médecins. Entre arguments misogynes et peur de la concurrence, découvrez avec nous l’histoire des premières femmes en médecine et des hommes qui les ont soutenues. Natalie Pigeard-Micault a soutenu sa thèse de doctorat en 2007 à l’université Paris X Nanterre en épistémologie et histoire des sciences. Sa thèse porte sur l’évolution de la pensée scientifique de Charles Adolphe Wurtz, doyen de l’Ecole de médecine de Paris de 1866 à 1875. Bernadette Bensaude-Vincent a été sa directrice de thèse et a joué un rôle considérable dans sa vie et sa carrière. La passion de Natalie Pigard-Micault est de fouiller dans les archives, de chercher et de mener son enquête autour de sujets qui lui tiennent à cœur. Depuis 3 ans, elle travaille aux archives du Musée Curie, rue Mouffetard à Paris. Son travail consiste à repérer des femmes d’exception de l’époque et à les sortir de l’ombre. Chacun connaît la carrière scientifique de Marie Curie et de sa fille Irène Joliot-Curie mais connaissez-vous d’autres noms de femmes ayant joué un rôle scientifique déterminant à l’institut Curie ? À l’aide des archives du musée, Natalie Pigeard-Micault travaille à la valorisation de scientifiques. Elle se pose en particulier la question de savoir si les femmes scientifiques de l’époque étaient féministes.
Avant la découverte de l’asepsie et de l’antisepsie, la pratique hospitalière est grevée d’une lourde mortalité, directe (choc septique, tétanos, botulisme de plaies), mais aussi indirecte, des infections chronique ou laissant des séquelles (ostéomyélite, …) entrainant une infirmité qui compromettait l’espérance de vie des malades. En dehors des établissements, on peut penser que les germes rencontrés sont de nature communautaire, «naïfs» d’antibiotiques qui n’existent pas encore ou en tous cas pas sous forme préparée magistrale. Les résistances sont donc naturelles et non par sélection.
Il est difficile de donner une date précise de l’apparition de la médecine tibétaine mais on la situe vers 7000 à 10000 ans avant notre ère, avec les habitants des hauts plateaux tibétains. A l’origine elle prend sa source dans l’observation : celle des animaux qui cherchent à se guérir et dont le comportement va donner des indications thérapeutiques et dans l’analyse des effets des plantes. On sait aujourd’hui que les animaux intègrent des connaissances instinctives relatives à la survie et qu’ils transmettent génétiquement à leur descendance. Les hommes vivaient au plus proche de la nature et les chamanes rapportèrent des enseignements de leurs communications avec les esprits de la nature. Certains enseignements aussi furent révélés par le biais des Terma (découvreur de trésor) lors de méditation ou de rêves.
Une découverte que cet ouvrage, vestige de l'activité de médecin de famille de mon grand père, praticien de 1928 à la fin des années 60. L'ouvrage est daté de novembre 1937, édition 1938, XIX ème édition. A l'époque, on le nomme : Dictionnaire des spécialités médicales, l'auteur Louis VIDAL. Un peu plus volumineux que le Dorosz d'aujourd'hui. Il rassemble: "la plus complète et la plus pratique des sélections de spécialités dignes de retenir son attention."
Grâce à l’étude de vertèbres millénaires, des scientifiques ont découvert les premiers cas de brucellose remontant au Moyen Âge.
Les Egyptiens de l’époque antique ourlaient leurs yeux de noir pour des questions d’esthétiques, mais aussi pour des questions d’hygiène. La composition très élaborée comprenait en effet une dose infime de sel de plomb, qui loin d’être toxique, induit la production d’une molécule connue pour activer le système immunitaire. Plus d’infection oculaire à l’horizon. L’équipe de l’électro-chimiste Christian Amatore (1) a été mobilisée pour comprendre ces mécanismes. Si Néfertiti, Ramsès et Toutankhamon se maquillaient, c’était autant pour l’aspect esthétique que pour des raisons antibactériennes. Les nombreux traités de l’époque font allusion au traitement des infections oculaires par ce procédé. Mais il restait à le démontrer et c’est ce qu’a réalisé l’équipe du chimiste et académicien Christian Amatore en 2010. À la demande de Philippe Walter, directeur de recherche au CNRS au département scientifique du Louvre, l’équipe s’est mise à analyser le contenu de dizaines de « trousses à maquillage » de l’Égypte antique.
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