Michel Foucault : La grande étrangère. À propos de littérature | hétérotopie | Scoop.it

Editions EHESS, mars 2013

Édité et présenté par Philippe Artières, Jean-François Bert, Mathieu Potte-Bonneville et Judith Revel Michel Foucault entretient avec la littérature une relation complexe, critique, stratégique. Les documents inédits qui composent le présent volume en témoignent magnifiquement.. Sade, Cervantes, Artaud, Shakespeare....Le philosophe se livre à une description de sa bibliothèque littéraire.Ce recueil regroupe pour la première fois plusieurs de ces interventions : émission de radio, enseignements et conférences. Prononcés à l’oral sur une période de moins de dix ans — entre 1963 et 1971 — chacun entretient avec l’écrit et la langue un rapport particulier.
Les deux premiers documents sont la transcription intégrale de deux émissions de radio diffusées à a radio française en janvier 1963, consacrées à la représentation de la folie dans le langage. Foucault y fait entendre de nombreux extraits : Shakespeare, Cervantès, Diderot, Sade, Artaud, Leiris.
Le deuxième ensemble est formé de deux conférences successives sur Langage et littérature. À la faveur d’une analyse de l’étrange « triangulation » qu’il décèle entre le langage, l’œuvre et la littérature, Foucault reprend l’ensemble des thèmes qui traversent ses écrits sur la littérature de ce début des années 1960.
Enfin, ce volume livre un article en deux parties prononcé en 1971 à l’université de Buffalo aux Etats-Unis, résultat d’une expérimentation à l’oral d’une étude du Marquis de Sade dont les manuscrits ont été conservés. Pour le philosophe La Nouvelle Justine est intégralement écrit sous le signe de la vérité.  
À lire ces prises de parole consacrées à la littérature, le souci de Michel Foucault prend l’allure d’un véritable redoublement de son propre discours, c’est-à-dire tentative, menée à l’extrême, de dire à la fois l’ordre du monde et de ses représentations à un moment donné.


Via dm