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Octant Energy Announces Option Agreements in Cameroon and Madagascar

Octant Energy Announces Option Agreements in Cameroon and Madagascar | Global Natural Resources | Scoop.it

Posted 10/10/2012 | by MidnightTrader.com Staff from Midnight Trader in Investing, Commodities

Octant Energy Corp. (OEL.V) has entered into an option agreement with Kosmos Energy Ltd. under which Kosmos will assign up to 50% of its participating equity working interest in the N'Dian River and Fako onshore licenses in Cameroon.


Octant will pay its share of the exploration costs, including the drilling of the Sipo-1 prospect, which is planned to commence in Q4 2012. The transaction is subject to regulatory approval including the approval of the TSX Venture Exchange.


Octant also has a current option agreement with Ophir Energy plc that provides for Octant to farm into Madagascar block 2102 as operator, for up to a 50% working interest.

 

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Le crime organisé et l’environnement

Le crime organisé et l’environnement | Global Natural Resources | Scoop.it

Mise à jour: 30 septembre 2012 | Par Steven Guilbeault

 

Le crime organisé a réussi littéralement à infiltrer de grands pans de l’économie officielle. C’est ce qui ressort des témoignages entendus la semaine dernière devant la Commission Charbonneau. Malheureusement, les ravages ne s’arrêtent pas là. Des chercheurs évaluent l’économie criminalisée annuelle à 1 000 G$, soit plus de 1 % de l’économie mondiale.

 

Le 27 septembre dernier, le Programme des Nations-unies pour l’environnement (PNUE) a révélé que les «mafias du bois» faisaient de terribles ravages dans les grandes forêts de la planète.

Selon le rapport du PNUE, l’exploitation illégale des grandes forêts tropicales en Amazonie, en Indonésie et dans le bassin du Congo «représenterait de 50 % à 90 % de l’ensemble des activités forestières» qui y ont lieu!

 

À l’échelle mondiale, cette déforestation illégale représente un pactole annuel estimé entre 30 et 100 G$!

 

L’activité des mafias du bois est si intense qu’elle compromet la lutte contre la déforestation. On sait que la coupe du bois remet en circulation dans l’atmosphère le CO2 emprisonné dans les arbres et les sols forestiers.

 

La déforestation est responsable d’à peu près 20 % des émissions de CO2 provoquées par les activités humaines. C’est l’équivalent des émissions de tout le secteur mondial des transports : routier, maritime et aérien! Après les coupes, les arbres ne sont plus là pour absorber les gaz à effet de serre générés par les phénomènes naturels ainsi que l’activité humaine. C’est une situation «perdant-perdant».

 

La situation est si sérieuse qu’Interpol, le réseau international de lutte contre le crime, s’y intéresse de très près. S’est jointe à Interpol une vaste coalition baptisée Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC).

Elle regroupe l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, la Banque mondiale, l’Organisation mondiale des douanes et la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

Mille milliards de dollars, ça fait beaucoup, beaucoup d’argent pour corrompre beaucoup, beaucoup de monde.

 

Si cette pratique atteint un volume critique, elle pourrait avoir des effets dramatiques sur tous les aspects de la vie en société. C’est pourquoi il faut la combattre avec la dernière énergie.

 

 

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Les chiffres sur les réserves de pétrole sont faux !

Les chiffres sur les réserves de pétrole sont faux ! | Global Natural Resources | Scoop.it

jeudi 1er juin 2006

 

Le quartier général de l’Aramco, à Dhahran, est un immeuble de verre construit à proximité du désert. Les visiteurs ont droit à la projection d’un film, sur écran géant, dont le commentaire affirme : « Nous fournissons ce que le monde demande chaque jour. » Une déclaration désormais obsolète. En écho, un responsable de l’Aramco prédit, en exigeant l’anonymat : « Le monde a pu jusqu’ici compter sur l’Arabie Saoudite, mais je ne vois pas combien de temps encore une telle situation pourra durer. »

 

Les experts de l’Aramco ont estimé à 10,15 millions de barils/jour la capacité de production du pays en 2011. Or, selon le ministère américain de l’Energie, le royaume, pour répondre aux besoins mondiaux, devra extraire 13,6 millions de barils/jour en 2010 et 19,5 millions de barils en 2020.

 

Seul problème : l’ensemble de ces projections est dépourvu de toute fiabilité. La production saoudienne à cette époque sera nettement inférieure, tandis que la demande mondiale, elle, aura explosé et dépassé les estimations prévues.

 

J’ai fait un constat effarant en progressant dans mon enquête : les chiffres concernant l’ampleur réelle des ressources pétrolières mondiales sont faux, qu’ils émanent des pays producteurs ou des compagnies pétrolières. Une véritable conspiration du silence et du mensonge. Les producteurs exagèrent le niveau de leurs réserves, accroissant ainsi leur influence et leur poids financiers ; les compagnies pétrolières, en faisant de même, envoient un message rassurant à leurs investisseurs quant à leur rentabilité. Les gouvernements des Etats consommateurs, en fermant les yeux, évitent l’impopularité. De plus, le prix du pétrole payé par les consommateurs constitue un véritable transfert de richesse pour les Etats, à travers les taxes. En France, le montant des taxes sur le pétrole, si on ajoute la TVA, dépasse 75 %.

 

Parler de pétrole et vouloir prendre des mesures courageuses et nécessaires est un exercice extrêmement risqué pour tout homme politique. Jimmy Carter déclara à l’opinion publique américaine que réduire la dépendance envers le pétrole étranger était « l’équivalent moral d’une guerre ». Messager porteur de mauvaises nouvelles, il ne fut pas réélu.

 

En examinant attentivement les chiffres publiés officiellement sur les réserves prouvées, je fais une première découverte : les réserves totales des pays de l’OPEP ont connu une croissance vertigineuse de plus de 65 %, passant de 467,3 milliards de barils en 1982 à 771,9 milliards de barils en 1991. Sans qu’aucune découverte d’importance ne justifie cette hausse de plus de 300 milliards de barils. Cette augmentation coïncide avec un nouveau système de quotas mis en application en 1986 par l’OPEP. Grâce à ce nouveau système d’évaluation, les réserves prouvées de l’Arabie saoudite passent de 169 à 260 milliards de barils, tandis que celles du Koweït augmentent de près de 50 %. Pour l’Emirat d’Abu Dhabi, les 30 milliards de barils déclarés en 1985 se transforment en 92 milliards en 1988 ; quant à l’Irak, les 49 milliards de barils de 1985 deviennent 100 milliards en 1988.

 

Par un simple jeu d’écriture, un artifice comptable sans rapport avec la réalité, les pays de l’OPEP trouvent ainsi le moyen d’augmenter leurs revenus en exportant plus.

 

Nicolas Sarkis m’a fourni de nouvelles données qui concernant cette fois l’Iran. Téhéran a publié en 2003 une réévaluation de 35,7 % de ses réserves, les portant de 96,4 milliards de barils à la fin 1999 à 130 milliards à la fin de 2002. Pour les autorités iraniennes, cette réévaluation phénoménale serait justifiée par l’amélioration du taux de récupération de pétrole. Un argument qui suscite une profonde incrédulité chez tous les experts. Ces exagérations sont d’autant plus faciles que les réserves « prouvées » sont inventoriées par les Etats producteurs et les compagnies pétrolières, et que ces chiffres sont publiés chaque année par les deux annuaires de référence de monde pétrolier, BP Statistical Review et Oil and Gas Journal, qui ne s’interrogent jamais sur la fiabilité et la réalité de ces informations.

 

46 % des ressources sont fausses

 

Selon Colin Campbell, 46 % des ressources actuelles déclarées par les principaux pays de l’OPEP sont « douteuses », sinon « fausses ». Et face à cette réalité les gouvernements sont, selon lui, pathétiquement mal informés et mal préparés.

 

Pendant longtemps, cet ancien géologue britannique fut une voix soigneusement marginalisée et même étouffée par les grandes compagnies pétrolières. Parce que dangereux et compétent, ou plutôt dangereux parce que compétent.'

 

Ses analyses, solidement étayées, sur l’imminence d’un déclin pétrolier ont fait voler en éclats les discours et les vérités officiels. Il a créé l’ASPO, l’Association pour l’étude du pic pétrolier, qui regroupe d’anciens géologues et responsables de la prospection au sein des groupes pétroliers. Campbell a travaillé comme géologue pour Texaco, BP et Aramco, avant de devenir président de Nordic American Oil Company, puis consultant pour Statoil, Mobil, Amerada, Shell, Exxon. C’est donc un homme du sérail devenu un dissident. A ses côtés, le Français Jean Laherrère, qui travailla pendant trente-sept ans pour Total et fut longtemps le responsable des techniques d’exploration du groupe.

 

Pour ces hommes, la falsification des données officielles sur les réserves de pétrole encore disponibles est générale et systématique. Campbell affirme : « Si les chiffres réels étaient connus, ce serait la panique sur les marchés financiers. » Laherrère ajoute : « Aujourd’hui, il est impossible pour un pétro-géologue de parler ouvertement du pic pétrolier s’il n’est pas à la retraite. » Pour traiter rigoureusement la question des réserves, selon les deux hommes, il faudrait abandonner la notion de « réserves prouvées », « probables » ou « estimées » actuellement en vigueur, au profit de « réserves récupérables à terme », c’est-à-dire la quantité totale de pétrole qui pourrait être extraite d’un gisement. Sur certains puits forés, 40 % du pétrole existant ne sont pas pompés, en raison souvent de difficultés techniques.

Commentant les manipulations des montants exacts de leurs réserves par les pays producteurs, Laherrère estime : « Les chiffres officiels des réserves pétrolières sont loin d’être des données purement scientifiques. C’est le reflet d’un patrimoine financier que les Etats valorisent ou déprécient, selon leur intérêt du moment. »

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La Ville de Paris engage la remunicipalisation totale de son eau, Eau : la quête de l or bleu

La Ville de Paris engage la remunicipalisation totale de son eau, Eau : la quête de l or bleu | Global Natural Resources | Scoop.it

Par Les Echos | 08/07/2008 


En votant hier le budget supplémentaire dont une partie servira à racheter la totalité des actions de la SEM Eau de Paris, la Ville a engagé la remunicipalisation du service de l'eau. Le prix de celle-ci à Paris devra rester stable.

 

C'était une des promesses phares du candidat Delanoë. Elle a connu hier une première avancée au Conseil de Paris. En votant le budget supplémentaire, l'assemblée municipale a fait un pas indispensable à la création d'un Epic (établissement public industriel et commercial), envisagé pour la remunicipalisation du service de l'eau dans la capitale. Elle a, en effet, donné son aval au rachat pour 6,2 millions d'euros des 30 % d'actions du capital de la SEM Eau de Paris - aujourd'hui chargée de la production de l'eau et de son transport vers la capitale - qui n'appartenait pas encore à la Ville. En mars 2007, vingt-huit de ces 30 % avaient été rachetés par la Caisse des Dépôts afin de faire sortir du capital de la SEM les deux sociétés distributrices d'eau à Paris, la Compagnie des Eaux de Paris (Veolia Eau) et Eau & Force-Parisienne des Eaux (Suez-Lyonnaise des Eaux). Cette sortie du capital avait été prévue par un avenant de fin 2003 entre la ville et ses délégataires, qui obligeait aussi les distributeurs à moderniser le réseau. Avec un succès certain : le taux de rendement (la part de l'eau effectivement distribuée) a bondi de 82,3 % en 2003 à 95,2 % aujourd'hui.

 

Evaluée à 300 euros en mars 2007, l'action en vaut désormais 413.
Aujourd'hui, le rachat de ces 30 % à la Caisse des Dépôts et à d'autres SEM est la condition sine qua non qui permettra à l'exécutif de proposer au Conseil de Paris de novembre ou décembre, selon Anne Le Strat, adjointe (PS) chargée de l'eau, la transformation de la SEM Eau de Paris en un Epic. Chargé dans un premier temps de la production, celui-ci devra aussi assurer la distribution à compter du 1er janvier 2010, au lendemain de la fin des contrats de Suez et Veolia Eau. « Avec 3 opérateurs, il y a parfois des chevauchements de responsabilités », explique Anne Le Strat pour défendre la remunicipalisation. « La distribution est aussi la partie qui rapporte le plus d'argent et il n'était pas viable à long terme qu'elle soit dissociée de la production, qui assume de lourds investissements », poursuit-elle. Raison politique enfin, pour un « bien commun » tel que l'eau, « il est essentiel que la collectivité assure une maîtrise totale de la chaîne et que l'accès à l'eau ne puisse générer des profits pour des groupes qui vont distribuer des dividendes », explique l'élue qui s'engage à ce que le prix de l'eau à Paris reste stable.


Délicat passage de relais

 

Juridiquement, l'exécutif a choisi le statut de régie à autonomie financière et à personnalité morale, qui permettra d'avoir au sein de l'Epic, avec une même convention collective, à la fois des agents de la Ville et des salariés relevant du droit privé, qui basculeront des sociétés distributrices à l'Epic. Pour le délicat passage de relais entre les sociétés privées et l'Epic, un audit sur les systèmes d'information a été lancé. Ses conclusions sont attendues fin juillet.
L'audit social, qui permettra de définir très exactement combien de salariés sont affectés par les deux délégataires privés et à quelles tâches, sera notifié dans deux semaines.

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Le département des Landes perd une manche dans la bataille de l'eau

Le département des Landes perd une manche dans la bataille de l'eau | Global Natural Resources | Scoop.it

Par Les Echos | 04/08/2008


La Fédération professionnelle des entreprises de l'eau a fait annuler par le tribunal administratif de Pau une délibération du conseil général refusant d'accorder une subvention de 30 % pour les investissements des services de l'eau affermés. Mais le département, qui a créé un syndicat mixte gérant lui-même en régie plusieurs dizaines de communes, n'a pas dit son dernier mot.

 

DE NOTRE CORRESPONDANT À BORDEAUX.

 

La Fédération professionnelle des entreprises de l'eau, qui regroupe la plupart des sociétés privées du secteur, vient de gagner une bataille dans la guerre qui l'oppose depuis près d'une décennie au Conseil général des Landes. Le tribunal administratif de Pau vient d'annuler une de ses délibérations qui prévoyait d'accorder une subvention pour travaux de 30 % aux seules communes ou groupements de communes gérant leurs services d'eau ou d'assainissement en régie.


Le conseil général n'a pas fait appel de cette décision, mais son président, Henri Emmanuelli, n'a pas dit son dernier mot. La collectivité départementale pourrait prendre à l'automne une nouvelle délibération, qui, tout en restant dans l'esprit du texte annulé, se prêterait moins à une sanction juridictionnelle.


Le Conseil général des Landes pratique une discrimination volontaire dans l'aide aux investissements en matière d'eau et d'assainissement. Henri Emmanuelli, se basant entre autres sur des études de la Direction départementale de l'agriculture, fait valoir que dans les collectivités landaises ayant opté pour l'affermage ou la concession, les consommateurs paient en moyenne plus cher l'eau et l'assainissement. Le conseil général considère en outre que les sociétés privées n'ont pas à tirer un profit direct ou indirect des investissements départementaux.


Il a donc mis en place, dans un premier temps, des systèmes de modulation de ses aides à l'investissement. Les taux théoriques de subvention pratiqués étaient ainsi majorés ou minorés de 5 % suivant que la collectivité locale concédait son service, ou l'exerçait en régie directe. Divers recours déposés par la Fédération des entreprises de l'eau et la préfecture avaient échoué en première instance ou en appel, le dernier arrêt dans ce domaine ayant été rendu ce mois-ci en faveur du département par la cour administrative d'appel de Bordeaux.

 

La nouvelle loi sur l'eau de 2006

 

Mais dans l'intervalle, la législation a changé. Après un amendement sénatorial avant-coureur, la nouvelle loi sur l'eau votée en 2006 interdit ce type de modulation. Pas de quoi décourager cependant le conseil général qui, en 2007, décidait non plus seulement de moduler ses aides, mais aussi de les rendre conditionnelles : dès lors, les collectivités en régie avaient droit à 30 % de subvention et les autres à rien. C'est cette délibération que les juges administratifs de Pau viennent d'annuler, estimant qu'elle portait atteinte à la libre administration des collectivités, du fait du niveau des subventions, accordées dans un cas et refusées dans l'autre.


Le conseil général affirme n'avoir pas dit son dernier mot. La nouvelle délibération qu'il prépare pour la rentrée pourrait prévoir un niveau moins élevé de subvention pour ne pas enfreindre la loi. Mais, dans ce cas, la Fédération des entreprises professionnelles poursuivra aussi un combat, qui a une dimension emblématique et cruciale. La politique du conseil général, qui a créé un syndicat mixte départemental (Sydec) gérant lui-même en régie plusieurs dizaines de communes, a contribué à faire basculer le rapport de forces entre le public et le privé. Aujourd'hui, dans les Landes, 59 % de la population sont desservis en eau potable par le Sydec ou d'autres types de régie.

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Le Languedoc-Roussillon veut créer un pôle de compétitivité sur l'eau,

Le Languedoc-Roussillon veut créer un pôle de compétitivité sur l'eau, | Global Natural Resources | Scoop.it

Par Les Echos | 01/09/2008 


Profitant de la tenue du Congrès mondial de l'eau du 1er au 4 septembre à Montpellier, la région veut mettre en avant une des plus importantes concentrations au monde de chercheurs sur l'eau.

 

DE NOTRE CORRESPONDANT À MONTPELLIER.

 

Avec l'ouverture ce matin à Montpellier du Congrès mondial de l'eau, la région promeut ses compétences en la matière pour la création d'un pôle de compétitivité autour de l'eau. « L'Institut languedocien de recherche sur l'eau et l'environnement (Ilee) est une communauté organisée de 600 scientifiques implantés à Montpellier et dans sa région. C'est un dispositif unique en France et en Europe. Pour les problématiques sur l'eau, Montpellier est devenu incontournable au plan mondial et nous voulons renforcer ce rôle en créant le pôle de compétitivité », explique l'hydrologue Pierre Chevallier, président de l'Ilee, pour justifier le projet de pôle appuyé par Montpellier Agglomération, le Conseil général de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.


Bien qu'il n'ait pas été présenté lors de la première labellisation des pôles, la mise en place à Montpellier depuis février dernier du cluster eau, préfiguration d'un pôle de compétitivité, bénéficie du soutien des pouvoirs publics qui ont tout de suite encouragé la vocation mondiale du projet. « C'est avant tout, précise Pierre Chevallier, un pôle à vocation mondiale et à dominante technologique. Ce n'est pas initialement un pôle d'ambition économique car l'eau, c'est avant tout un marché institutionnel, ce n'est pas un marché de particuliers. » Les collectivités de la région ont toujours été sensibles à la problématique de l'eau. Dès 1983, l'association Verseau, portée par les collectivités et les centres de recherche, fédère le savoir régional autour de l'eau. Elle se transforme en CRITT (centre de transferts) dans le cadre des contrats de plan et surtout rayonne à l'international à partir de 1986.
Dans la même mouvance, Verseau accompagne début 2006 la création de Swélia. Cette association loi de 1901 a pour objectif la mise en réseau des entreprises de la filière eau du Languedoc-Roussillon. Swélia regroupe à ce jour 50 entreprises employant près de 4.000 personnes pour un chiffre d'affaires de l'ordre de 600 millions d'euros. L'Ilee et les collectivités comptent sur le Congrès pour faire avancer le dossier de labellisation.

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L'eau, source de multiples rencontres

L'eau, source de multiples rencontres | Global Natural Resources | Scoop.it

Par Les Echos | 30/04/2008 


Le secteur entre de plus en plus en contact direct avec les consommateurs. Comme le montre la Cité de l'eau ouverte à Lyon en avril par Veolia Eau.

 

DE NOTRE CORRESPONDANTE À LYON.

 

Avec le mois de mai, les bars à eau sont de retour dans différentes villes de France. A Lyon, Veolia Eau (VE), qui assure plus de 80 % de la distribution de l'eau potable de l'agglomération, renouvelle cette année l'opération et s'installe dans des lieux très fréquentés, tels les berges du Rhône, la place Carnot ou les abords du parc de la Tête d'Or. Le succès est garanti avec plus de 68.000 gobelets servis l'été dernier aux passants invités à déguster l'eau du robinet tirée du réseau. Quatre-vingts employés de VE et une vingtaine appartenant à la Communauté urbaine de Lyon se relaient derrière ce comptoir saisonnier et itinérant, sur la base du volontariat. Tous ont reçu une formation pour pouvoir répondre aux différentes questions, entre autres sur la qualité de l'eau. Cette initiative répond à un souci croissant de se retrouver au contact direct des consommateurs. Elle complète les mailings, comme ceux adressés aux 30.000 nouveaux abonnés annuels recevant avec leur premier courrier un jeu de bandelettes pour vérifier que la teneur en calcaire n'a rien d'alarmante contrairement aux idées reçues.


Avec l'ouverture, en avril, de la Cité de l'eau, rue de la République au coeur de l'ancienne capitale des Gaules, le groupe de services passe la vitesse supérieure. « Lorsque nous avons réorganisé notre direction locale, nous avons pris l'engagement auprès de la collectivité locale d'ouvrir une agence de proximité dans le centre-ville. Nous avons décidé de créer un espace tout à la fois ludique et pédagogique s'adressant aux enfants qui sont de très bons vecteurs d'information et, par voie de conséquence, aux familles », raconte Bruno Giraudel, directeur de VE pour la région lyonnaise. « C'est un outil destiné à expliquer comment mieux utiliser l'eau. Cela correspond à une vraie attente des usagers comme nous le montrent les enquêtes. »


Eveiller les plus jeunes

 

Les larges vitrines mettant en scène objets et posters relatifs à l'eau ne peuvent qu'inciter à pousser la porte de ce lieu représentant un investissement annuel de 150.000 euros. A l'intérieur, murs et sols aux couleurs vives et mobilier épousent la forme des vagues. « Nous avons construit l'endroit de façon dynamique autour d'une trentaine de jeux actifs et éducatifs. Le test éco-attitude aide, par exemple, le jeune public mais aussi les adultes à se positionner comme consommateur gaspilleur, économe ou moyen », explique Marylène Litout, directrice conseils chez Junium. Cette agence parisienne, spécialisée dans l'accompagnement des entreprises souhaitant faire évoluer les comportements des jeunes sur des sujets dits de citoyenneté, a fait en sorte que les informations délivrées soient en cohérence avec les programmes scolaires et que les enseignants puissent venir y organiser des activités. Les plus petits peuvent aller écouter dans la mezzanine des contes sur l'eau venant de tous les continents.


Les jeunes générations sont souvent au centre des actions menées. La Lyonnaise des Eaux (groupe Suez Environnement) profite ainsi de la Journée mondiale de l'environnement, le 5 juin, pour organiser les Chemins de l'eau, s'adressant avant tout aux enfants mais aussi aux adultes. L'an dernier, 90 opérations locales étaient organisées, allant des matinées pédagogiques associées à de la pêche ou à des courses d'orientation l'après-midi, à une pièce de théâtre pour juniors sur le développement durable, en passant par un exercice de crise lié à une simulation de pollution.
Au total, la Lyonnaise des Eaux s'est fixé pour objectif de sensibiliser 90.000 personnes par an au travers de ses différentes initiatives.


« L'eau est devenue un sujet de conversation et de préoccupation quotidienne, avec notamment un développement de la consommation citoyenne. Le thème ne suscite jamais l'indifférence. Nous montons donc en puissance dans nos actions », estime Hélène Valade, directrice du développement durable et de la stratégie d'opinion. Elle constate un accroissement des demandes émanant à la fois des collectivités locales mais aussi des établissements scolaires. Une cinquantaine d'écoles ont ainsi été équipées entre mars et avril de robinets-fontaines à eau, dans le cadre d'une campagne menée en partenariat avec l'Institut national de la consommation. Un kit ludo-éducatif accompagne l'installation. A la fin de l'année, il devrait y en avoir 250.

 

Valoriser l'eau du robinet

 

Pour les adultes, la valorisation de l'eau du robinet comme boisson passe par une présence dans les Salons. Plutôt que d'avoir un stand, la filiale de Suez Environnement commence à proposer des fontaines branchées sur le robinet, dûment balisées. Elle parraine aussi des programmes courts sur France 2, intitulés « A fleur d'eau », autour des gestes quotidiens pour l'économiser, du traitement ou des dimensions historiques. La première vague avait touché 60 % des Français. La deuxième continue jusqu'à la fin du mois de juin.


Quel que soit l'opérateur, le mouvement de communication auprès du grand public devrait continuer à s'amplifier. Les distributeurs d'eau, régulièrement accusés par les associations de défense des consommateurs de s'enrichir au détriment des usagers, ont tout intérêt à multiplier les événements pour redorer leur image. Egalement très concernées par le sujet, les collectivités locales communiquent de plus en plus autour de l'eau. Le Grand Lyon organise, à l'intention des scolaires, des visites de l'usine de traitement des eaux usées de Pierre-Bénite et y a aménagé un parcours agrémenté d'explications. Pour sa part, le Syndicat des eaux d'Ile-de-France a demandé à l'Atelier d'Oz d'équiper un camion avec tout un système de jeux de simulation et autres « quiz » à l'intention des chérubins. Et le 20 tonnes sillonne les villages desservis par ce syndicat pour aller à la rencontre des écoliers. A Lure, en Franche-Comté, la municipalité a décidé de donner un nom à l'eau du robinet pour mieux la valoriser aux yeux de ses habitants. Pour cela un concours a été organisé dans les écoles et le choix s'est porté sur l'appellation « Clair de Lure » qui se décline dans des produits dérivés comme les carafes trônant sur les tables des cantines. Et d'autres communes sont en train de fourbir leurs armes pour parler de l'eau autrement.

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Une lagune filtrante pour traiter naturellement les eaux de lavage

Une lagune filtrante pour traiter naturellement les eaux de lavage | Global Natural Resources | Scoop.it

Par Les Echos | 12/09/2008


La Lyonnaise des Eaux a mis en place ce procédé dans une usine d'eau potable en Ile-de-France.

 

En ces temps de développement durable, la nature reprend progressivement ses droits dans le domaine industriel. A l'image de la lagune filtrante que les chercheurs de la Lyonnaise des Eaux ont mise en place cet été à l'usine de Périgny-sur-Yerres (Val-de-Marne), qui assure la production d'eau potable pour plus de 1 million d'habitants au sud de la région parisienne. Comme tous les sites qui ne sont pas raccordables au réseau d'assainissement en raison de leur isolement et qui utilisent un système de filtration sur charbon actif, cette usine doit traiter les eaux de lavage des filtres avant de les rejeter dans le milieu naturel.

 

Dans un premier temps, les chercheurs du groupe avaient opté pour une autre solution. Celle-ci nécessitait la réalisation d'un bassin de stockage en béton, la mise en oeuvre d'une unité mobile de filtration ainsi que l'installation d'une bâche de rejet équipée d'une pompe de faible puissance.


Maintenance simplifiée

 

Plus classique, ce projet initial était fiable sur le plan technique, mais nécessitait la construction de fondations spéciales. Car cette usine est, en effet, située dans une zone inondable, en bordure d'une petite rivière, l'Yerres. Avec un autre point noir : cet endroit est aussi inscrit en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). En raison du coût de ce projet, de l'ordre de 400.000 euros, « il a été remis sur la table pour trouver des solutions moins lourdes en termes d'investissements », explique Pierrick Labat, chef d'agence de travaux à la Lyonnaise des Eaux.
Pour lever les barrières techniques, il a fallu un mois d'études préalables au niveau hydraulique et géotechnique. D'abord, « le chantier ne devait pas nécessiter d'engins de terrassement lourds, car ce site est difficile d'accès et en pleine zone résidentielle », précise Pierrick Labat. Ensuite, le rejet des eaux clarifiées devait être conforme aux réglementations en vigueur, le procédé sécurisé pour la protection des personnes et son exploitation simplifiée pour en minimiser la maintenance.


Pour trouver la solution idoine qui remplisse à la fois toutes les conditions requises et soit respectueuse de l'environnement, les chercheurs se sont inspirés des systèmes de lagunage déjà utilisés en assainissement. C'est ainsi qu'ils ont abouti à la mise au point d'un système innovant de lagune filtrante qui présente deux avantages : un investissement beaucoup plus léger, de l'ordre de 100.000 euros, et une mise en oeuvre rapide en seulement six semaines. Le principe ? Etendue sur une superficie de 500 mètres carrés, la lagune est plantée de végétaux familiers des milieux aquatiques, tels que les phragmites (roseaux filtrants), les iris d'eau ou les salicaires (plantes vivaces), qui préservent sa capacité de filtration en évitant tout colmatage grâce à leur système racinaire.

 

Rejet dans la nature

 

Pour assurer une parfaite étanchéité de la lagune, deux couches de géotextile entourent une géomembrane, une sorte de feutre en polyéthylène dense qui prévient tout risque de poinçonnement susceptible de provoquer une fuite. Afin de faciliter l'alimentation de la lagune sans recourir à des pompes, consommatrices d'énergie, les chercheurs se sont appuyés sur la topographie du terrain. Il en résulte un système très simple d'exploitation. Une fois par semaine, pendant dix minutes, l'eau à traiter est rejetée à un débit de 600 mètres cubes par heure sur toute la surface de la lagune. Les microparticules de charbon actif en grains contenus dans les eaux de lavage, qui forment une poussière plus fine que du sucre glace, sont retenues par filtration sur des couches de substrats naturels. L'eau ainsi traitée est stockée en profondeur dans la lagune, puis rejetée progressivement vers le milieu naturel via une pompe avec un débit de 5 litres par seconde. C'est le seul poste de dépense énergétique.


Mis en oeuvre pour la première fois en France par la Lyonnaise des Eaux, « ce système est intéressant dans la mesure où il n'y a pas de réseau d'assainissement à proximité, car il faut traiter les eaux de lavage sur place », souligne Pierrick Labat. Une seconde lagune de filtration similaire à celle de Périgny est en cours d'étude sur une station d'eau souterraine dans la nappe de Champigny (Seine-et-Marne). Sa mise en exploitation est envisagée en 2009.

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De l'eau propre grâce aux rayons du soleil

De l'eau propre grâce aux rayons du soleil | Global Natural Resources | Scoop.it

Par Les Echos | 28/01/2008


Purifier l'eau sans salir l'environnement. C'est l'objectif du professeur Choo Fook Hoong, de l'Université technologique de Nanyang (NTU) à Singapour. Son équipe cherche à développer un système qui permettrait de concentrer les rayons solaires, produisant assez de chaleur pour faire évaporer l'eau sans avoir recours aux sources d'énergie utilisées dans les stations d'épuration. Selon les « Bulletins électroniques », qui compilent des informations en provenance des services scientifiques des ambassades de France, la vapeur serait ensuite refroidie en passant à travers une membrane, produisant ainsi de l'eau pure.

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Une nature soumise à la démesure humaine,

Une nature soumise à la démesure humaine, | Global Natural Resources | Scoop.it

Par Les Echos | 01/04/2008 


Les fraises en hiver, la brosse à dents électrique, la vaisselle jetable et les vacances aux Antilles, quoi de plus ordinaire, quoi de plus normal ? Difficile de réaliser que nos grands-parents ignoraient tout de ce mode de vie qui nous paraît aujourd'hui si banal. Encore plus incroyable d'imaginer que nos petits-enfants pourraient bien ne pas le connaître non plus. Si le xxe siècle fut celui d'une abondance matérielle inédite, du moins en Occident et surtout depuis les années 50, de plus en plus de voix s'élèvent pour annoncer un retour de la rareté dès ce siècle-ci.


Il s'agit par exemple, en France, de l'académicien Erik Orsenna, qui, avec le Cercle des économistes, a publié le manifeste Un monde de ressources rares (Perrin). Ou du spécialiste des matières premières Philippe Chalmin, selon qui « le monde a enfin retrouvé le sens de la rareté » (Le Poivre et l'Or noir, Bourin). Paul Valéry est souvent cité, qui écrivait dans les années 30 : « Le temps du monde fini commence. » Voilà, disent-ils, qu'avec la voracité toujours plus grande des économies chinoise et indienne, avec la flambée des cours du pétrole, des métaux ou des matières premières agricoles, le monde se réveille et prend conscience des limites physiques de la Terre. « Nous voulions croire que la modernité de l'économie, c'était le triomphe des services, le règne du virtuel. Voilà que le réel se rappelle à notre bon souvenir, le très réel, ce qu'il y a de plus réel, ce que nous donne la Terre et ce qu'elle nous permet de cultiver sur elle », constate Erik Orsenna.

 

L'équation est complexe.

 

Chaque année, 70 millions d'humains supplémentaires doivent manger, boire, s'habiller... Bref, subvenir à leurs besoins primaires. Or, chaque année, les ressources naturelles s'épuisent un peu plus. Depuis les années 60, rapports de l'ONU et études scientifiques s'accumulent. De plus en plus fréquents, de plus en plus alarmistes. Si l'on tient compte de la hausse prévue de la consommation, le pic du pétrole, soit l'instant au-delà duquel sa production commencera à décliner, est attendu, selon la plupart des experts, entre 2010 et 2035. Le pic du gaz suivra de peu et celui du charbon surviendra avant 2050. La Terre se vide. L'eau douce, les sols, les forêts ou les mers, exploités plus vite qu'ils ne se renouvellent, se raréfient. En un clin d'oeil, Homo sapiens a asséché la mer d'Aral et le lac Tchad, épuisé les stocks de cabillaud au large de Terre-Neuve, d'esturgeon dans la Caspienne ou de thon rouge en Méditerranée, détruit 20% de la forêt amazonienne. Il lui faut désormais puiser l'eau toujours plus profondément (1 000 mètres autour de Pékin). Les chercheurs du Global Footprint Network estiment qu'il faudra deux Terre pour subvenir à nos besoins en 2050 (il faut déjà un tiers de Terre supplémentaire aujourd'hui alors qu'on n'utilisait que la moitié de celle-ci en 1961 !)


L'homme commence même à déstabiliser son climat. A tel point que depuis la révolution industrielle, nous serions entrés dans une nouvelle ère géologique, que le prix Nobel de chimie Paul Crutzen a baptisée « anthropocène ». Comment l'homme est-il devenu « une espèce invasive qui pille ses propres ressources », comme le résume le spécialiste de la biodiversité Robert Barbault (Un éléphant dans un jeu de quilles, Seuil) ? Toutes les sociétés ont toujours exploité les ressources naturelles. Certaines les ont surexploitées jusqu'à disparaître, ainsi que le montre l'Américain Jared Diamond à propos des Mayas ou des habitants de l'île de Pâques (Effondrement, Gallimard). Mais l'utilisation des carburants fossiles bon marché a donné l'impression à l'homme qu'il pouvait s'affranchir de son environnement. Elle lui a fourni une puissance inédite qui lui a permis de quadrupler la population mondiale, décupler l'urbanisation, multiplier par quarante la production industrielle et allonger l'espérance de vie. Le rêve des Lumières se concrétisait.


Seulement voilà, « pendant cette période, l'humanité a conservé la vision de ses ancêtres, qui croyaient la nature infinie et gratuite. Elle s'est mise à puiser dans son capital écologique, en oubliant de l'entretenir "en bon père de famille" », rappellent Maximilien Rouer et Anne Gouyon, auteurs de Réparer la planète (JC Lattès). Les économistes du xxe siècle ont tout simplement oublié la notion de stocks. Les experts du World Resources Institute comparent ainsi la gestion de « l'entreprise Terre » à celle d'Enron ! Une gestion qui omet dans ses bilans une foule de services rendus par la nature (régulation du climat, filtration de l'eau, richesse génétique...). Quant au PIB, il se nourrit même des dégradations environnementales !


LE PREMIER AVERTISSEMENT

 

Jusqu'aux années 60, on ne se posait pas de questions. Des économistes du xixe siècle, comme Malthus, Ricardo ou Jevons, s'étaient bien inquiétés des conséquences d'un épuisement des ressources sur la croissance. Mais tout cela restait théorique et infirmé par le progrès technique. Entre les deux guerres, il y a bien eu le Dust Bowl aux Etats-Unis, cette terrible série de tempêtes de poussière due à l'érosion des sols qui a inspiré à Steinbeck Les Raisins de la colère. Le premier vrai avertissement tombe en 1972, avec le rapport commandé par le club de Rome à des chercheurs du MIT et intitulé The Limits to Growth (improprement traduit en français par Halte à la croissance).

 

Sa conclusion : une croissance reposant sur l'exploitation de ressources non renouvelées mène à un effondrement de la démographie, de l'espérance de vie et de la production. Le livre se vend à 15 millions d'exemplaires !


Révolution écologique en cours ? Que nenni. La crise de 1973 détourne à nouveau l'attention. Les marées noires, les catastrophes (Seveso, Tchernobyl...), très médiatisées, frappent certes les consciences mais la planète paraît encore indestructible au plus grand nombre. Pourtant, les scientifiques et l'ONU ont des sueurs... « chaudes » ! Le Giec est créé en 1988 pour étudier le réchauffement climatique. Un an auparavant, le rapport Brundtland définit la notion de développement durable. Avec le réveil chinois et indien, l'Occident comprend que la Terre ne pourra supporter 7 à 9 milliards d'invidus consommant comme des Américains moyens. La canicule de 2003, l'ouragan Katrina, le documentaire et le prix Nobel d'Al Gore, ou l'activisme de Nicolas Hulot achèvent de réveiller les consciences. Tout comme le rapport de l'économiste Nicholas Stern qui chiffre le coût de l'inaction face au changement climatique : une perte d'au moins 5% du PIB mondial chaque année, contre 1% du PIB en cas de mesures rapides.


Désormais, le constat est quasi unanime : ils ne sont plus que quelques-uns autour du statisticien danois Bjorn Lomborg à nier l'existence de problèmes environnementaux. Mais le consensus vole en éclats pour déterminer ce qu'il faudrait faire afin d'éviter que les baby-boomers ne deviennent la peak generation. Celle qui aura connu un pic de bien-être économique et social et fait une fiesta sans précédent au détriment des générations suivantes, comme le craint l'Américain Richard Heinberg (Peak Everything, Clairview).
Entre les « éconégationnistes » et ceux qui prônent la soumission de l'homme à la nature, le concept de développement durable fait figure de voie médiane mais aussi de véritable « auberge espagnole », estime l'économiste Gilles Rotillon (Economie des ressources naturelles, La Découverte). Les propositions pleuvent. Souvent, elles en appellent à la technique : dessaler l'eau de mer, malgré son piètre bilan écologique, est ainsi présenté comme un palliatif au manque d'eau douce. D'autres proposent d'aller plus loin, en remplaçant l'économie linéaire (« extraire-transformer-jeter ») par une économie circulaire, une « éco-économie » qui ne gaspille rien et collabore avec la nature.


Créer de la richesse en restaurant les écosystèmes (comme la ville de New York l'a fait avec succès, pour garantir la qualité de son eau potable), considérer les 10 millions de tonnes quotidiennes de déchets comme une nouvelle ressource à exploiter, inventer de nouveaux indicateurs de mesure de la croissance... Le sociologue Edgar Morin, qui propose avec sa fameuse « politique de civilisation » de changer de voie, ne dit pas autre chose : « Partout, l'impératif du mieux s'impose : à l'Occident c'est le mieux mais moins, ailleurs c'est le plus mais mieux » (L'An I de l'ère écologique, Tallandier).


Tous s'accordent cependant pour dire que nous manquons cruellement de volonté commune et de gouvernance mondiale à la hauteur des enjeux. L'Américain Lester Brown, un des pionniers du développement durable, rêve d'un « Churchill de l'environnement » (Le Plan B, pour un pacte écologique mondial, Calmann-Lévy). Ce leader politique devra vite émerger. Dans son essai 2030, le krach écologique (Grasset), Geneviève Ferone, directrice développement durable du groupe Veolia, avertit : « La ressource la plus rare n'est pas le pétrole ou l'eau de demain, c'est tout simplement le temps. »

 

4 800 mètres cubes : c'est ce qu'il restera des réserves mondiales d'eau douce par habitant en 2025, contre 16 800 m3 en 1950 et 6 800 m3 aujourd'hui. En cause : la consommation mondiale, qui a sextuplé depuis 1900, principalement en raison de l'explosion de l'irrigation agricole.
Source : Unesco.

 

2050 D'ici à cette date, les experts prévoient notamment l'assèchement de la mer Morte, la disparition d'un quart des espèces vivantes et de 75% des glaciers alpins, la « destruction » de 40% de la forêt amazonienne et de 2,5 millions de km2 de terres cultivables...
Sources : études jordaniennes et israéliennes, Nature, Agence européenne de l'environnement, FAO.

 

1,63 hectare : c'est la surface de terre disponible pour chaque individu en 2050 (pour assurer son mode de vie), contre 7,91 ha en 1900 et 2,02 ha actuellement. Un « rétrécissement » dû à l'explosion démographique, une mondialisation accrue et des modes de consommation inédits.
Source : Pnue.

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Nouveau record de plongée: la Chine veut exploiter les grands fonds

Nouveau record de plongée: la Chine veut exploiter les grands fonds | Global Natural Resources | Scoop.it

15 juin 2012

 

Un submersible chinois avec équipage a plongé pour la première fois vendredi à 6.000 mètres et tentera un record à 7.000 mètres, preuve que la Chine nourrit des ambitions dans l'exploitation des fonds océaniques riches en matières premières.

 

Le Jiaolong, un sous-marin destiné à la recherche scientifique et à l'exploration des richesses naturelles des fonds, a atteint avec ses trois hommes d'équipage la profondeur de 6.000 mètres, près de trois heures après le début de sa plongée, a précisé Chine nouvelle.

 

Il s'agit du premier des six essais prévus pour tenter d'atteindre les 7.000 mètres, a ajouté l'agence officielle alors que Pékin accentue ses efforts pour exploiter les ressources des fonds maritimes.

La Chine a accentué ces dernières années ses efforts de prospection pour trouver des hydrocarbures et d'autres ressources naturelles, afin d'alimenter sa rapide croissance économique.

L'exploit a été réalisé dans la Fosse des Mariannes -- la plus profonde du monde -- dans l'océan Pacifique, près de l'île de Guam et des Philippines.

 

Cette série d'essais qui devrait donner lieu à la glorification des progrès technologiques de la Chine par ses médias, a lieu alors que Pékin s'apprête à lancer samedi, dans le désert de Gobi, son prochain vol spatial habité, Shenzhou IX, avec sa première femme astronaute à bord, autre grand sujet de fierté nationale.

 

Du fond des océans, l'équipage du Jiaolong a d'ailleurs envoyé ses "meilleurs voeux" de réussite aux spationautes, selon Chine nouvelle.

 

Comme pour l'espace, la Chine a mis les bouchées double pour l'exploration marine et comblé ces dernières décennies une partie de son retard sur les pays développés.

 

En juillet 2011, un submersible chinois avait ainsi plongé pour la première fois à 5.057 mètres, dans la même fosse des Mariannes. Déjà à cette profondeur, le vaisseau chinois était apparemment capable d'atteindre 70% des fonds océaniques de la planète.

 

D'après les experts, le Jiaolong doit collecter des échantillons de vie sous-marine et étudier les structures géologiques et minières.

Mais Zhou Huaiyang, enseignant à l'Ecole des sciencess des océans et de la terre de l'Université de Tongji (Shanghai), est sceptique.

 

"Même après avoir atteint 7.000 mètres, il n'est pas certain que le sous-marin pourra remplir des missions scientifiques", dit-il à l'AFP, invoquant "la stabilité et la résistance du vaisseau", le niveau de compétence de l'équipage et "les capacités des deux à opérer dans des milieux sous-marins très variés".

 

L'appétit des Chinois pour les matières premières et le renforcement des capacités militaires de Pékin sont aussi une source d'inquiétude au niveau international, particulièrement chez ses voisins en Asie.

 

L'an dernier, le Jiaolong avait symboliquement planté un drapeau sur un fond marin en mer de Chine du Sud, dont la souveraineté est disputée entre plusieurs Etats, un geste considéré par certains comme une provocation.

 

Vendredi, remontés à la surface, les plongeurs du Jialong ont "agité le drapeau chinois et envoyé leurs voeux à la mère-patrie", selon Chine nouvelle.

 

La descente la plus profonde jamais effectuée par un sous-marin remonte à 1960 lorsqu'un vaisseau de la marine américaine avait atteint le fond de la Fosse des Mariannes, à environ 11.000 mètres sous la surface.

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L'Anosy se prépare aux retombées du projet ilménite

L'Anosy se prépare aux retombées du projet ilménite | Global Natural Resources | Scoop.it

Le chef de région de l'Anosy, Tiaro Gabriel. Le projet d'extraction d'ilménite bouleverse la donne dans la ville de Tolagnaro. Dans les années à venir, des collectivités comme la commune urbaine de Tolagnaro, pourront bénéficier de ressources financières considérables, tandis que des milliers d'emplois seront créés.

 

La ville s'attend généralement à une arrivée massive de migrants, synonyme d'extension de la ville et d'un boom du secteur immobilier. Il s'agit surtout des expatriés travaillant avec la société Qit Minerals Madagascar (QMM), promoteur du projet.

 

En contrepartie, ces changements ne seront pas sans effets n?tifs pour la population. A commencer par l'accroissement de l'insérité une inflation tr??v? des denrées alimentaires due au manque et aux difficultés d'approvisionnement. Côté social, la prostitution juvénile guette les jeunes filles vivant dans une extrême pauvreté devenues vulnérables face à la vitrine offerte par l'arrivée massive d'étrangers (Sud-africains, Philippins, Canadiens, etc.) à Tolagnaro. Le risque de la propagation du VIH/Sida est r? dans ce nouvel eldorado du sud du pays.

 

Face à cette situation et consciente de ces effets ?m?s, la région de l'Anosy tente de se préparer. “D'abord, nous sommes en train de voir si les communes sont en mesure de gérer les ressources financi?s mises à leur disposition. L'option d'une augmentation de la part de la r?on dans les redevances est envisagée pour pouvoir faire profiter les retombées aux communes péri urbaines et indirectement concernés  par le projet QMM”, d?are Tiaro Gabriel, chef de la région Anosy. Concernant la lutte contre le VIH:Sida, il annonce des mesures draconniennes d? prises.

 

Selon Tiaro Gabriel, les expatriés employés par la société QMM n'ont pas le droit de fréquenter des Malgaches et n'ont pas le droit de sortir seuls dans la ville. Ils sortent toujours en groupe et accompagnés “Cette obligation est prévue dans leur contrat de travail avec QMM. Ce qui devrait limiter le contact entre étrangers et Malgaches. Mais son application n'est pas encore très suivie”, confie le chef de région.


Mahefa Rakotomalala
Jeudi 12 juillet 2007

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La compagnie Mainland adhère à l’EITI

La compagnie Mainland adhère à l’EITI | Global Natural Resources | Scoop.it
Le dossier avance. Mainland a décidé d’adhérer à l’Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI). Une lettre officielle d’engagement, en date de 11 juin et signée par Ren Fang, directeur général de la société, est parvenue au secrétariat exécutif de l’EITI Madagascar, hier. Elle stipule, entre autres, que Mainland mining Sarlu approuve les principes et critères de l'ElTl qui figurent dans les Titre 1 et 2 des règles de l’organisation et annonce sa ferme volonté et son engagement effectif à y adhérer.


« Nous soutenons toutes ses activités destinées à la promotion de la transparence des revenus miniers et pétroliers à Madagascar et à l'international », cite le directeur général de Mainland dans sa lettre.


La décision de la compagnie chinoise intervient donc cinq jours après la sortie d’un arrêté du ministère des Mines qui oblige trois compagnies minières à adhérer à ce processus. Mais selon Tahiny Tsarabory Judicaël, secrétaire exécutif de l’EITI Madagascar, l’initiative de Mainland peut être considérée comme volontaire étant donné qu’elle n’a pas été notifiée officiellement de l’existence de l’arrêté ministériel. « Les lettres de notification ne sont pas encore officiellement parvenues aux intéressées. Techniquement, Mainland a donc fait de façon volontaire son engagement », souligne le secrétaire exécutif.

 

Bonne gouvernance


L’effectivité de l’adhésion de Mainland constitue un pas important accompli pour l’EITI Madagascar. Mais deux autres compagnies chinoises devront encore figurer sur le rapport de réconci­liation qui devra être bouclé dans moins de trois mois. Il s’agit de Wisco et de Gold sands. L’adhésion de la première est capitale, voire même décisive, pour la levée de suspension de la candidature de la Grande île pour son éligibilité aux normes EITI. Les 100 millions de dollars qu’elle a payés pour l’acquisition du permis de recherche du fer de Soalala représentent une large part des 124 millions de dollars de taxes issues des compagnies minières, versées à l’État en 2010.


« Sans les paiements de Wisco, le rapport de réconciliation sera sérieusement handicapé. Et pourtant, la qualité de ce document constitue notre principal argument pour obtenir la levée de la suspension de notre candidature au mois de septembre », précise Tahiny Tsarabory Judicaël.


L’EITI est une norme internationale en matière de bonne gouvernance minière. C’est un processus qui consiste à comparer les chiffres sur les taxes encaissées par l’État et les paiements effectués par les compagnies minières et d’établir ensuite les écarts éventuels. Cette opération est confiée à un cabinet privé qui se charge également de rédiger le rapport appelé de réconciliation.
Mahefa Rakotomalala
Mardi 12 juin 2012

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Bluefin tuna of Indian Ocean in Red List

Bluefin tuna of Indian Ocean in Red List | Global Natural Resources | Scoop.it
Threat from uncontrolled industrial fishing, offshore drilling and deep sea mining...

 

HYDERABAD, October 9, 2012

 

The Indian Ocean covers 20 per cent of the Earth’s surface and is home to thousands of species living in variety of habitats from mangroves, seagrass meadows and coral reefs of the coastal zone to the deep waters of the open ocean.

 

Poor regulations

 

Yet, unfortunately, the wildlife and ecosystems of the Indian Ocean and the people that depend on them for food and income are threatened by the impact of the poorly regulated and controlled industrial fishing, offshore drilling, deep sea mining and shipping.

Indian Ocean ecosystem is not the only one to face such threat. Almost all global marine reserves faced a similar crisis, said Veronica Frank, Greenpeace’s Ocean Campaigner in an interesting presentation at COP-11 here on Monday.

 

The eastern most portion of the Indian Ocean formed part of the number one global hotspot for marine life. Many different kinds of fishing take place from small-scale vessels using low-impact fishing methods in coastal waters to industrial- scale vessels that can spend months fishing at sea. Vessels come from Indonesia, India, Sri Lanka and Iran and many more from further afield: France, Spain, China, Taiwan, Korea and Japan.

 

Decades of such intense industrial fishing had a major impact, the Greenpeace notes. Tuna populations have declined significantly and studies showed that the population of yellow fin tuna has shrunk by approximately 45 per cent in the last 10 years. The global population of southern blue fin tuna, which is fished in southern Indian and Pacific Oceans is estimated to be five percent of the population size before fishing began and it is figures as “critically endangered” on the IUCN Red List.

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Report: Infrastructure for water underfunded

Report: Infrastructure for water underfunded | Global Natural Resources | Scoop.it

BY AMY WOLD, Advocate staff writer | October 05, 2012

The existing water infrastructure in the country, such as dams, levees and navigation channels, cannot be maintained with the annual funding being allocated for the job, according to a new report from the National Research Council of the National Academies.

That’s a central message of a report released Thursday titled “Corps of Engineers Water Resources Infrastructure: Deterioration, Investment, or Divestment?” said David Dzombak, chairman of the committee that wrote the report and director of the Steinbrenner Institute of Environmental Education and Research at Carnegie Mellon University.

 

If the federal government continues without changing how water resources infrastructure is maintained, it will mean more failures of such infrastructure and result in “negative social, economic and public safety consequences,” the report says.

 

The U.S. Army Corps of Engineers, through approval and funding from congress, has built water management resources that includes 700 dams, 14,000 miles of levees and 12,000 miles of navigation channels and water control structures, according to the report. However, water resource management structures in the nation have been largely “built out” and there is less need to build more, according to the report.

 

Despite the reduced need for new projects, the federal system for dealing with water infrastructure projects remains focused on building new projects through processes such as the Water Resources Development Act. This act, the last one of which was passed in 2007, is a list of projects for new construction and replacement construction throughout the country.

 

However, Dzombak said, it’s not the ideal way to fund maintenance and operation of projects on an annual basis or as a way to prioritize where that money should be spent.

 

The report also says the federal government needs to find new approaches to fund the operation, maintenance and replacement of infrastructure, including partnerships with private businesses as well as state and federal agencies.

 

In addition, the report says there needs to be more specific leadership on prioritizing where money is needed to maintain infrastructure.

 

The full report is available at http://www.nap.edu/catalog.php?record_id=13508.

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Madagascar: Guichets fonciers - Corruptions favorisées par l'impuissance des usagers

Madagascar: Guichets fonciers - Corruptions favorisées par l'impuissance des usagers | Global Natural Resources | Scoop.it

PAR ANTSA R., 4 SEPTEMBRE 2012

Le secteur foncier s'affiche en tête de liste des secteurs les plus touchés par la corruption durant le premier semestre de cette année, d'après le rapport publié par le Bianco. Si on se réfère aux statistiques des doléances reçues par ce Bureau anti-corruption, le foncier était en 2e position en 2010, puis en 4e position en 2011, avant d'être le premier à être pointé du doigt cette année.

 

De son côté, la Transparency International place Madagascar au 100e rang sur 183 pays, par rapport à l'indice de perception de la corruption. D'après les explications fournies par l'Observatoire du Foncier, la corruption dans les guichets fonciers est causée par la complexité des procédures, méconnaissance des textes juridiques, le long délai des traitements de dossiers, ainsi que le manque d'informations et de transparence. De la part des représentants de l'administration foncière, les abus sont très fréquents. D'autant plus qu'avec les adultes malgaches dont 64% sont analphabètes, peu de citoyens osent porter leurs conflits devant les tribunaux ou le Bianco et se lancent donc dans la corruption.

 

Insuffisantes

 

Des mesures ont déjà été prises par l'administration foncière, face à cette situation. Mais cela n'a pas encore permis de résoudre le problème. Rappelons que la Direction générale des services fonciers a signé récemment un protocole de collaboration avec le Bianco. En outre, des outils sur les procédures foncières ont été mis à la disposition des usagers, afin d'améliorer la connaissance de ces derniers.

 

Selon l'Observatoire du foncier, d'autres mesures pourront encore être étudiées, telles que la mise en place de boîtes de doléances, de bureau des plaintes ou de ligne verte à la disposition des usagers. Néanmoins, la vulgarisation des outils mis en place et l'efficience des mesures prises requièrent encore beaucoup d'efforts, à cause du faible niveau d'étude de la majorité des usagers. Bref, lié à la pauvreté, le problème de corruption dans les services fonciers est complexe.

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Construisons l'avenir de l'eau du Grand Paris

Construisons l'avenir de l'eau du Grand Paris | Global Natural Resources | Scoop.it

Par Les Echos | 26/03/2008 


Mégapole francilienne, Grand Paris, conférence métropolitaine... Les vocables et idées se bousculent et les initiatives se multiplient pour l'Ile-de-France, que certains proclament « bloquée » entre Paris, à l'étroit dans sa ceinture périphérique, et une banlieue décrite comme inorganisée et rétive. Cette sombre image d'une mégapole urbaine en perpétuel dysfonctionnement et qui serait au bord de la thrombose est pourtant fausse pour de nombreux services publics essentiels, comme le montrent la gestion de la ressource en eau dans l'ensemble du bassin parisien et l'alimentation en eau potable des presque 12 millions de Franciliens.


« Il n'y a de réussite qu'à partir de la vérité », disait le général De Gaulle. Fermement attaché au développement et au succès de notre région, je veux dire quelques vérités sur la question de l'eau. Première vérité méconnue, la consommation en eau potable reste stable (en moyenne 2,5 millions de mètres cubes par jour) alors que la population francilienne a gagné plus de 1 million d'habitants en trente ans. Cette stabilité apparente cache en réalité la diminution régulière de la consommation moyenne d'eau, aujourd'hui de 140 litres par habitant et par jour. Les raisons en sont connues : vieillissement de la population, transformation des modes de vie, responsabilisation des citoyens et des fabricants d'électroménager, mais aussi désindustrialisation de la première couronne.


Le défi relevé quotidiennement par les collectivités qui assurent ce service public en Ile-de-France, à Paris et dans la petite couronne en particulier, reste colossal. Le Syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif) distribue ainsi chaque jour plus de 800.000 mètres cubes dans 144 communes franciliennes, la Société des eaux de Paris, 600.000 mètres cubes pour la capitale, le Syndicat des eaux de la presqu'île de Gennevilliers, 110.000 mètres cubes pour 10 communes des Hauts-de-Seine.


Seconde vérité, le maintien de l'excellent niveau de qualité et de sécurité sanitaire atteint depuis plusieurs années par les grands services publics d'eau franciliens coûte cher. Les tensions sur l'approvisionnement à partir de la plupart des nappes souterraines se confirment et la qualité des eaux des rivières et fleuves reste médiocre. Les traitements pour éliminer des polluants toujours plus nombreux et garantir la qualité de l'eau potable au robinet sont de plus en plus complexes. L'eau potable, jugée conforme il y a vingt ans, ne le serait plus aujourd'hui. Progrès, confort et sécurité ont définitivement un coût.


Troisième vérité, si l'eau est une ressource gratuite à l'état naturel, produire de l'eau potable et la livrer à domicile 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 à plus de 12 millions de Franciliens nécessite des infrastructures lourdes qui doivent être en permanence en parfait état de fonctionnement. Pour le Sedif, le patrimoine constitué depuis près de cent ans atteint ainsi 3,7 milliards d'euros. L'enjeu est donc majeur. Dans un contexte de baisse des consommations, il faut assumer la charge de coûts fixes, qu'il est difficile de réduire, pour exploiter, entretenir, moderniser et renouveler ce patrimoine public vital. Or les coûts de renouvellement des usines, réservoirs, réseaux et branchements, progressent régulièrement dans une logique de développement durable. Qu'il s'agisse de la protection accrue contre les risques ou des règles de bonne gestion, le Sedif, par exemple, y consacre un tiers de son budget.


Dernière vérité enfin, la satisfaction des besoins des Franciliens est aujourd'hui assurée avec un bon niveau de sécurité. Mais il faut anticiper les prévisions de développement de la population et des activités, à l'horizon 2020-2025, en conciliant la préservation de la sécurité et la maîtrise des coûts. Disposant de trois usines de production de grande capacité, reliées entre elles pour se secourir en cas de besoin, performantes et fiables, et d'un réseau de 8.800 kilomètres au rendement exceptionnel, le Sedif est un exemple réussi d'une intercommunalité efficace au service de plus de 4 millions de Franciliens. Sécurisant également, par ses réseaux interconnectés, l'approvisionnement de plusieurs services voisins, il est par ailleurs le seul à pouvoir garantir la sécurité de l'eau potable bien au-delà de son territoire, comme le soulignait la Cour des comptes en 2003.


Mais il importe aujourd'hui, en dépassant ces vérités de l'instant, de proposer des solutions de long terme pour le coeur de la mégapole parisienne. D'une logique de sécurité et d'interconnexion des réseaux, il faut passer à une démarche nouvelle de mutualisation des ressources de production d'eau potable dans l'intérêt commun de tous les Franciliens, à qui il faut garantir une alimentation en eau potable sécurisée, pour un prix maîtrisé.


Je propose donc qu'à très brève échéance et selon une forme à déterminer, tous les services de production d'eau du Grand Paris s'associent pour optimiser la gestion des ressources en eau et mutualiser leurs coûts de production, au bénéfice des consommateurs. Le Sedif, que je préside, prendra l'initiative d'organiser avant l'été prochain une réunion pour regrouper les élus de tous les grands services d'eau potable, approfondir les mesures de protection de la ressource et construire une gestion durable et concertée de la production et des échanges d'eau en Ile-de-France.


ANDRÉ SANTINI est président du Syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif) et secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique.

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La Loire-Atlantique mobilise 150 millions d'euros pour se mettre en sécurité

La Loire-Atlantique mobilise 150 millions d'euros pour se mettre en sécurité | Global Natural Resources | Scoop.it

Par Les Echos | 24/09/2008 


Le conseil général et les acteurs de la distribution de l'eau s'entendent pour lancer 40 chantiers. Objectif : sécuriser l'approvisionnement du territoire en eau potable d'ici à 2020.

 

DE NOTRE CORRESPONDANT À NANTES.

 

Dotée de grands cours d'eau, de nappes souterraines et d'un climat pluvieux, la Loire-Atlantique n'est pas a priori à court de ressources. Les acteurs locaux, sous l'égide du conseil général, ont toutefois jugé nécessaire d'adopter lundi un schéma départemental de l'alimentation en eau potable. « L'objectif est de vérifier qu'à l'horizon 2020 nous pourrons répondre à la demande, en qualité et en quantité suffisante. Nous avons réuni tous les intervenants dans la distribution de l'eau et nous nous sommes mis d'accord sur un programme d'investissement. » Parmi les signataires figurent l'agence de l'eau Loire-Bretagne et six syndicats mixtes ou collectivités concernées. Au total, 40 chantiers représentant près de 150 millions d'euros doivent être engagés, l'essentiel des dépenses étant à réaliser d'ici à 2011. « C'est l'aboutissement d'un travail de longue haleine tant la compétence de l'eau dans ce département est éclatée », poursuit Françoise Verchère.


Protéger les ressources

 

En jeu, les alertes en période de pointe sur la partie littorale et le sud du département, déficitaire en eau, notamment en été. La Loire-Atlantique doit également prendre en compte l'importante demande des grandes industries de la Basse-Loire. Le premier objectif du schéma est de protéger les ressources en eau dans la perspective de remettre en exploitation trois nappes dont l'une, celle de Machecoul, est devenue impropre à la consommation tant elle est chargée en pesticides et nitrates. Le second objectif porte sur le renforcement des capacités de transfert entre les territoires, certaines liaisons nécessitant plus de 12 millions d'euros de travaux. Il s'agira enfin de renforcer les capacités de stockage et leur sécurisation sur le plan électrique. Parmi les chantiers stratégiques figurent la mise en oeuvre d'un deuxième pompage en Loire pour l'agglomération nantaise, en cas de pollution du fleuve. Le schéma inclut des investissements industriels lourds dont la reconstruction de l'usine d'eau potable Nantes-La Roche, d'un coût de 35 millions d'euros, ou l'adaptation de l'usine de Basse-Goulaine, également dans l'agglomération, qui représentera un budget de 15 millions d'euros. Pour le financement, 24 millions d'euros seront engagés dans le cadre des contrats de territoires mis en place par le département. Un fonds de 20 millions d'euros sur dix ans sera mis en place pour les chantiers spécifiques les plus urgents.

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Le parc naturel des Grands Causses soigne ses réserves d'eau, Eau : la quête de l or bleu

Le parc naturel des Grands Causses soigne ses réserves d'eau, Eau : la quête de l or bleu | Global Natural Resources | Scoop.it

Par Les Echos | 12/08/2008 


Le parc naturel aveyronnais constitué autour du plateau du Larzac et des causses calcaires environnants a mis en place un programme de protection des ressources en eau. Il surveille les sources karstiques qui resurgissent des rivières souterraines et développe l'assainissement des bergeries et des habitations.

 

DE NOTRE CORRESPONDANT À TOULOUSE.

 

Créé en 1995, le parc naturel régional des Grands Causses, dans le sud de l'Aveyron, est l'un des plus grands de France. Il couvre un tiers du département sur 327.070 hectares en regroupant 97 communes et 66.000 habitants, du nord de Sévérac-le-Château jusqu'au sud de Saint-Affrique en passant par Millau et le village de Roquefort. Il comprend trois grands causses calcaires, le Sauveterre, le causse Noir et le Larzac où, à la fin des années 1970, des centaines de militants antimilitaristes et d'éleveurs de brebis ont lutté contre l'extension du camp militaire qui y était installé. « Le mouvement associatif du Larzac a voulu protéger l'authenticité du territoire en créant une association de préfiguration qui a abouti, avec le soutien de la région Midi-Pyrénées, à la création du parc naturel régional des Grands Causses en 1995 », rappelle sa directrice, Frédérique Nègre. Constitué sous la forme d'un syndicat mixte composé des communes, des conseils général et régional, des cham- bres consulaires et des syndicats de l'A75 et de la RN88, le parc emploie 32 personnes dont la moitié sont affectées à l'entretien de l'espace rural. Il a été reconduit par l'Etat en 2008 pour douze ans avec une nouvelle charte, ouverte au développement économique.


Besoins locaux

 

Mais le premier chantier du parc depuis sa création est la préservation des ressources hydrauliques. Les reliefs karstiques couvrant 65 % de son domaine, les eaux de pluie ont érodé les plateaux calcaires des causses et formé un vaste réseau de grottes et de rivières souterraines dont l'eau resurgit au bout de quelques heures ou de plusieurs années. Ces sources sont captées pour les besoins locaux en eau potable, comme celle de l'Espérelle qui alimente les 20.000 habitants de Millau. Le causse du Larzac compte 19 sources et ses réserves souterraines correspondent à soixante ans de consommation d'eau de Millau ! « Les causses sont des châteaux d'eau mais il faut faire attention car la pollution s'infiltre vite en milieu karstique », prévient Laurent Danneville, hydrogéologue et chargé de mission eau du parc des Grands Causses.


Un grand programme de protection des ressources hydrauliques en partenariat y a été mis en place avec l'Agence de l'eau Adour-Garonne. Il a d'abord mené des études hydrogéologiques pour connaître les bassins d'alimentation des sources, évaluer les réserves exploitables et les impacts de l'activité humaine. Il a implanté 46 stations de mesure des débits des sources et de la qualité de l'eau. Il a aussi établi la traçabilité des sources en injectant des colorants. Ce travail minutieux a permis de définir les périmètres de protection des sources, comme celui de l'Espérelle, qui s'étend sur cinq communes. « Nous avons une centaine de captages d'eau potable dans le parc et nous voulons tous les protéger dans les années à venir », explique Laurent Danneville.
Ces études hydrogéologiques ont porté sur le Larzac, le causse de Sauveterre et le causse Rouge au-dessus de Millau. Dans sa nouvelle charte, le parc étudiera de 2009 à 2011 l'avant-causse de Saint-Affrique puis le causse Noir. Il signera aussi fin 2008 une convention avec la Direction des routes pour surveiller les réservoirs de décantation de l'autoroute A75 qui traverse six bassins d'alimentation du Larzac. Com- me les industries sont rares et que l'élevage de brebis est extensif, l'eau du parc est de bonne qualité et ses nombreuses rivières comme la Dourbie, le Rance, le Cernon, l'Aveyron et la Muze sont réputées pour la pêche à la truite.


Le parc naturel intervient aussi dans l'assainissement domestique et agricole. Il a aidé les communes à réaliser leurs schémas de traitement des eaux usées et a mis en place un service public pour l'assainissement non collectif (SPANC) : en cinq ans, 400 nouvelles maisons ont été équipées de systèmes autonomes. Reste à traiter le cas des bergeries artisanales qui rejettent 500 litres d'eau blanche par jour provenant du rinçage des appareils de traite des brebis, qui donnent le lait du fromage de Roquefort. Le parc a expérimenté un dispositif de traitement des eaux blanches, composé d'une fosse et de deux filtres à sable plantés de roseaux, qui purifie 90 % des effluents. Une centaine d'exploitations d'élevage de brebis ont été mises aux normes mais il en reste encore 800 à équiper dans les prochaines années.

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La pollution des cours d'eau détectée en temps réel

La pollution des cours d'eau détectée en temps réel | Global Natural Resources | Scoop.it

Par Les Echos | 15/09/2008 


Des chercheurs de la chaire Heinz-Nixdorf d'électronique médicale de l'Université technique de Munich ont mis au point un procédé de détection instantanée de substances polluantes dans l'eau. Le système, qui s'est vu décerner par E.ON Bayern le prix de l'environnement 2008, doté de 20.000 euros, prévoit l'installation le long des ruisseaux et rivières des puces-capteurs biohybrides permettant de mesurer en continu la concentration de substances toxiques dans l'eau. Les résultats sont ensuite transmis grâce à un système de communication sans fil. La détection rapide peut contribuer à prendre les pollueurs sur le fait et à bloquer l'écoulement des effluents afin de limiter les dégâts environnementaux. Une petite pompe permet de prélever de l'eau à des intervalles de quelques minutes et de la conduire à une puce équipée de micro-organismes tels que des algues. Le métabolisme des algues est suivi par des capteurs bioélectroniques, et les changements sont observables en fonction de la concentration des substances polluantes dans l'eau.

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Réduire le coût de l'épuration,

Réduire le coût de l'épuration, | Global Natural Resources | Scoop.it

Par Les Echos | 13/03/2008 


Une technique de traitement de l'eau a été adaptée pour les pays pauvres.

 

Une technique jugée dépassée en Europe pourrait se montrer efficace dans les pays en développement. C'est toute l'histoire de l'épuration par lit bactérien, que des scientifiques de l'Institut de génie hydraulique urbain et d'économie de l'eau et des déchets (Iswa) de l'université de Stuttgart ont réétudiée dans le détail et adaptée aux pays pauvres.


Au premier coup d'oeil, le système utilisé outre-Rhin n'a rien de bien impressionnant. La cuve de 18 m3 construite par les chercheurs allemands est juste deux fois plus petite que les stations d'épuration traditionnelles utilisant un lit bactérien. Cette technologie plus que centenaire consiste à faire couler l'eau que l'on doit traiter au moyen d'un distributeur rotatif dans un bassin en béton muni de trous d'aération et rempli d'un matériau perméable. L'apport continu de nutriments permet la croissance de micro-organismes. Ceux-ci adhérent à la surface du matériau de remplissage et forment un biofilm qui contribue à dégrader les substrats organiques présents dans l'eau. Dans l'installation pilote de Stuttgart-Büsnau, la cuve est séparée en deux par une paroi en PVC. Un des espaces est rempli de scories, l'autre contient un matériau plastique. « Il s'agit de comparer l'efficacité de deux systèmes de filtrage au même moment, explique Fabio Pressinotti, chercheur à l'Iswa. Mais un des éléments les plus difficilement quantifiables concerne l'impact de la température sur le processus de développement. Nous avons donc choisi une solution empirique en plaçant notre cuve dans une chambre où la température de l'air est maintenue à 30 °C et celle de l'eau à 25 °C. »


Des stations plus petites

 

Après deux ans et demi d'études, l'équipe universitaire a découvert que les micro-organismes se développaient bien plus rapidement dans les pays chauds. Un gros avantage. Ainsi, pour obtenir un rendement comparable à celui d'une station en Allemagne, une installation construite dans une région tropicale peut être 60 % plus petite. Cette différence représente une énorme économie. « Il existe aujourd'hui des stations d'épuration par lit bactérien en Asie du Sud-Est, mais elles ont été construites sur des standards européens, ajoute Fabio Pressinotti. Elles pourraient être tout aussi efficaces en étant bien moins grandes. Nous n'avons rien inventé de révolutionnaire, pourtant nos études pourraient aider beaucoup de monde. »


Pourquoi une telle avancée n'a-t-elle pas été réalisée plus tôt ?« Le lit bactérien est considéré comme une méthode dépassée en Europe, explique le spécialiste de l'Iswa. Plus aucune étude sérieuse n'a été effectuée depuis les années 1950 dans ce domaine. » Un large programme de recherche sur la purification de l'eau financé par le ministère fédéral de l'Enseignement et de la Recherche (BMBF) a donné l'idée aux scientifiques de l'université de Stuttgart de se pencher à nouveau sur les avantages du lit bactérien. Aujourd'hui, ils peaufinent leurs travaux et tentent notamment de trouver le volume idéal d'eau à verser sur le filtre. Les hautes températures provoquent en effet une prolifération du biofilm, ce qui risque de conduire à des engorgements et à une réduction de l'aération. Une première station répondant aux nouvelles normes allemandes pourrait voir le jour dans un an en Asie.

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« Les raretés les plus dures à gérer sont invisibles »

« Les raretés les plus dures à gérer sont invisibles » | Global Natural Resources | Scoop.it

Par Les Echos | 01/09/2008


Enjeux-Les Echos - Hydrocarbures, matières premières minérales et agricoles... Brusquement, toute une série de biens et services naguère disponibles en abondance et à bas prix se transforment en produits de luxe. Le monde doit-il s'habituer à vivre dans la « rareté » ?


Pierre Jacquet - Mais il y vit déjà ! Comme l'expliquait l'économiste Paul Samuelson, si les ressources étaient illimitées, les questions « quoi », « comment » et « pour qui » produire ne se poseraient pas. La rareté est au coeur du fonctionnement des sociétés, de l'analyse économique et des mouvements de prix. Ce que nous constatons actuellement, ce n'est donc pas l'émergence d'une économie de raretés, mais la difficulté à anticiper la rareté et de s'y ajuster à temps.


Certaines raretés sont plus facilement repérées et traitées par l'économie de marché : elles se voient. Ainsi la raréfaction du pétrole, du fer ou du blé se traduit par une flambée des prix. Les acteurs économiques s'adaptent à ce signal. La modification de leurs comportements sera plus ou moins profonde, selon qu'ils jugeront cette rareté temporaire ou durable. Mais progressivement, elle débouchera sur une atténuation de la rareté, au moins dans son acception « économique ». Car la rareté n'est pas seulement ou toujours quantitative : elle résulte du croisement de l'offre et de la demande. La quantité physique de pétrole dans le sol diminue inexorablement, mais il ne paraîtrait pas si rare et ne serait pas si cher si nos économies n'en dépendaient pas autant pour leur fonctionnement.


Est-ce à dire que les chocs actuels sont correctement traités par l'économie de marché ?


P. J. - Non. Même pour les raretés qui se voient, les phénomènes d'adaptation sont parfois longs et coûteux, notamment pour les entreprises et les populations les plus vulnérables. L'inconscience collective conduit à une gestion par à-coups avec des chocs de prix que les pouvoirs publics sont souvent tentés d'atténuer. C'est contre-productif : l'exploitation de la ressource ne diminuera pas, et la rareté ira en s'accentuant ! Il faut accompagner l'ajustement, au besoin en redistribuant les revenus, mais non en cacher le besoin !
Les raretés les plus difficiles à gérer sont celles que le marché ne révèle pas et que les sociétés sont tentées d'ignorer : ainsi en va-t-il de la rareté de l'air pur, de l'eau propre, de l'environnement, d'un climat adapté, de la biodiversité, etc. Tous ces « biens » ont une valeur sociale élevée, mais parce qu'ils sont encore apparemment gratuits, on les a souvent gaspillés. En matière de climat, par exemple, il a fallu que se construise un consensus scientifique et social qui a mis des années à s'établir. En l'absence de signal de prix, on a dû accumuler expertises et contre-expertises, débats d'opinion et campagnes de sensibilisation, mais les politiques publiques et les sociétés peinent encore à prendre les mesures nécessaires.


Pour ces raretés invisibles, que peut faire l'analyse économique ?


P. J. - L'analyse économique ne se substitue pas aux politiques publiques et n'a pas vocation à le faire. Elle leur propose une boîte à outils et plusieurs types de solutions. Par exemple, la création de nouveaux marchés pour donner un prix au gaz carbonique (CO2) émis ou, aux Etats-Unis, au dioxyde de soufre (SO2). L'introduction de réglementations ou de taxes spécifiques constitue un autre outil : l'industriel doit tenir compte dans ses décisions de production du coût des équipements antipollution à acquérir. Le but est toujours le même : confronter le consommateur à un signal de rareté pertinent lorsque les marchés ne le font pas.


Mais c'est délicat : comment déterminer le « juste » prix pour ces raretés « oubliées » par le marché ? Quelle est la valeur de l'eau propre ou de la biodiversité, comment évaluer les « externalités » négligées ? Il faut également construire un consensus social, scientifique et politique qui s'avère d'autant plus difficile que le problème est souvent international, voire, comme le réchauffement climatique, étalé dans le temps. Mais la rareté pose aussi directement la question de la gouvernance mondiale.


Quelles sont, parmi les « raretés » actuelles, celles qui vous semblent menacer le plus les systèmes économiques ?


P. J. - La rareté alimentaire, dont les conséquences pour les personnes les plus pauvres sont dramatiques, peut se résoudre par des politiques et des investissements adaptés. La rareté de l'énergie, encore insuffisamment comprise notamment au regard des enjeux du réchauffement climatique, est beaucoup plus structurante pour nos systèmes économiques. Elle remet en cause leurs fondements, pousse à des changements de comportements, d'organisation, de technologie. Et elle touche le monde entier. Il serait donc risqué de masquer les signaux que nous envoie pour une fois le marché, alors même que les prix du pétrole sous-estiment encore probablement, même aujourd'hui, le véritable coût social de son utilisation.


Pierre Jacquet est membre du cercle des économistes, directeur de la stratégie et économiste en chef à l'Agence française de développement (AFD).

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SEC’s Day of Reckoning on Transparency: Dodd-Frank Section 1504 on Disclosure of Natural Resource Revenues

SEC’s Day of Reckoning on Transparency: Dodd-Frank Section 1504 on Disclosure of Natural Resource Revenues | Global Natural Resources | Scoop.it

August 21, 2012

 

Following a very lengthy delay, tomorrow, August 22nd, the Securities and Exchange Commission (SEC) will finally issue the detailed implementing rules on natural resource transparency in Section 1504 of the Dodd-Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act, adopted by Congress in July 2010. Specifically, Section 1504 stipulated that companies in extractive industries listed in U.S. exchanges would be required to report payments made to governments around the world.

 

This may sound clear enough, but as often is the case the devil will be in the details. Tomorrow those details will be in the hands of the SEC and will determine whether ‘effective transparency’ is attained or continues to remain elusive. Namely the SEC will determine whether the information that needs to be disclosed by companies is sufficiently detailed, relevant and accessible, enabling effective monitoring and analysis by civil society, investors and government reformists.

 

Given the content of the 2-year-old Dodd-Frank legislation, the SEC has no choice but to mandate disclosure. However, effective disclosure is by no means guaranteed as the SEC could issue weak rules, rendering disclosure ineffective. Thanks to Dodd-Frank legislation mandating transparency, the main danger is no longer wholesale ‘transparency evasion’ by many companies, but the more nuanced risk of enabling ‘transparency elusion’ (or ‘transparency avoidance’) by companies that wish to skirt detailed disclosure, thereby masking possible misdeeds.

 

In fact, in the aftermath of the financial crisis and in the increasingly sophisticated legal and business environment of the 21st century, outright and explicit opposition to some form of disclosure by corporations is seen as increasingly costly, particularly from a reputation standpoint. Thus, tactics have shifted to an extent – as they previously did in the tax compliance field, when some corporations ceased focusing exclusively on tax evasion opting instead for tax elusion (or tax avoidance, eluding or avoiding taxes rather than just evading them).

 

But more concretely, how could the SEC possibly undermine the disclosure mandated by the Dodd-Frank Act in Section 1504, and permit ‘transparency elusion’ by corporations?

 

There are several ways this could take place watering down of the rules could take place, effectively enabling disclosure elusion: first, by ruling weakly and in favor of corporations who wish to elude disclosure by minimizing the level of detail required by companies to disclose on payments made to foreign governments. In particular, this would happen if the SEC fails to mandate companies to report disaggregated payments for each concession, lease or contract, and instead gives them latitude to either define themselves what constitutes a ‘project’, or, possibly worse, to allow reporting only at the aggregate country level (even though the latter is unlikely, since Dodd-Frank specifies that project-level disclosure should take place).

 

Second, the SEC would side in favor of companies that wish to avoid effective transparency by granting them significant exemptions from reporting payments for medium-scale projects, ranging from $75,000 to $750,000 (there is already consensus that it is reasonable to exempt very small projects, such as those below $25,000).

 

Third, although unlikely, the SEC could grant companies exemptions in not having to report payments made to opaque (and often authoritarian) governments with domestic laws that may ban disclosure (even though there is no evidence that companies would be hurt by disclosing payments for those settings).

 

Finally, some oil companies represented by the American Petroleum Institute (API) and supported by Shell and others, have opted for an additional tactic to elude transparency: threatening to litigate against the SEC irrespective of how it rules tomorrow. The threat has been an overt effort to influence and weaken tomorrow’s rule-making by the SEC, while acting on that threat after tomorrow would aim to further delay the implementation of the actual disclosure rules and to subsequently weaken the transparency rules themselves.

 

If the SEC issues weak rules on some of the above mentioned critical aspects, companies may be able to effectively skirt disclosing financial information, which in turn would jeopardize accountability to shareholder investors and would impair analysis of tax compliance, of potential diversion of funds away from government treasuries, and of possible corruption or fraud. There also lies the positive flip side: if the SEC issues strong and effective transparency rules and leaves little room for disclosure avoidance, then accountability to investors would be enhanced and a potent deterrent would be in place regarding tax evasion and tax elusion, as well as regarding bribery and corruption among companies and public officials.

 

Growing evidence suggests that the benefits of transparency are sizeable for various dimensions, including incomes per capita and other social and political stability gains for the host country citizens, as well as gains for countries in terms of investments, macro-economic (fiscal) stability, financial sector development, and control of corruption.

 

For instance, our own data and research from around the world suggests that in the long run, with increased transparency, accountability and improved governance, citizens could see up to a 300 percent development dividend from improved governance – i.e. their incomes per capita could triple, while infant mortality could decline by two-thirds. Furthermore, some studies by other authors suggest a positive impact of transparency specifically in the natural resources sector.

 

But how costly to the corporate sector would disclosure be? It would be naïve to suggest that every corporation would gain (or have no costs) from full disclosure, at least in the short term. This has little to do with the actual administrative expenses of data collection for disclosure, because the incremental cost for new data collection over what data the companies already collect for tax and internal purposes would be small.

 

Instead, the real reason that disclosure may be costly to some companies in the short term relates to a different strand of our research: there are two types of companies, those that focus on efficiency and innovation and can thrive in a competitive level-playing field, and those that derive gains from rent-seeking (and outright bribery), monopolistic behavior or tax avoidance. The latter group would have an interest in maintaining an opaque status quo and stand to lose from a more equitable environment resulting from effective transparency, while the former group would stand to gain, since the playing field would be leveled across all companies, benefitting the entrepreneurial and competitive firms.

 

Therefore not surprisingly, the corporate sector remains divided regarding these transparency rules. Some mining companies have come out publicly in favor of transparency, as have prominent investors and former top executives, while some of the big oil companies are strongly opposed to it. In fact, some companies such as the giant Statoil in Norway and Newmont Mining already disclose payments voluntarily.

 

Thus, if one assesses the transparency benefits against the legitimate company costs (not counting the private costs to some companies due to corrupt behavior), the net payoff of transparency could be very large. This not only applies to overall societal gains, but incipient evidence also suggests that the corporate sector as a whole would benefit from a transparent level playing field (even as some opaque companies may lose out in the short term). It is also noteworthy that highly reputable pro-market, pro-business competition publications such as The Economist and the Financial Times have written prominent editorials supporting tough and detailed rule making to attain effective disclosure by companies in the natural resources industries.

 

But the expected large net benefits of transparency do not necessarily mean that SEC will automatically rule effectively tomorrow. It is fresh in our collective memories that in terms of its overall mandate on financial sector supervision and regulatory oversight, over the past decade the SEC failed to perform and was held partly responsible for contributing to the global financial crisis. The SEC was seen as, at best, being afflicted by poor leadership and as an ineffective bystander while the excesses of financial overleveraging and financial deregulation occurred. At worse, it was seen as having been subject to regulatory capture by the corporate sector, ultimately leading to regulatory failure (while becoming further tainted by the Madoff fraud scandal).

 

While some efforts to improve the SEC have taken place in recent years, the jury is still out regarding its current effectiveness in issuing and implementing regulations. Further, in the specific case of issuing rules mandating disclosure to companies in oil, gas and mining, the SEC may be overly influenced by the lobbying efforts and litigation threats by some big oil companies, fronted by the API, who oppose effective transparency.

 

On the other hand as the SEC aims to improve its performance and reputation, it could end up issuing effective transparency regulations in all the key dimensions, pleasantly surprising observers and transparency advocates. A good ruling would have important repercussions worldwide, including in the European Union, where preparation of similar regulations are being debated and the lead already taken by the U.S. on revenue transparency is being closely watched before they finalize their legislation.

 

Yet even if the SEC were to issue a strong set of rules, its role in promoting revenue transparency would not cease the day after tomorrow. How effectively the SEC fends off challenges by big oil companies, and then implements its rules in the future will matter significantly as well.

 

Even effective SEC implementation will not suffice in itself. Financial centers around the world would need to follow suit, governments need to continue making progress in making transparent revenue payments, working with the Extractives Industry Transparency Initiative (EITI) and similar such programs, and civil society evidence-based monitoring and advocacy efforts need to expand further, through the initiatives of the Publish What You Pay (PWYP) coalition and its member organizations.

 

Finally, as information from companies begin to flow more freely and transparently, analysts in NGOs, think-tanks and academia would be encouraged to exploit more fully the ‘power of data’, to further learn about improving governance in natural resources, deter corrupt behavior, and benefit citizens and honest corporations worldwide

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Canada: The time is ripe for First Nations land reform

This week, the federal government confirmed that it is working on legislation to allow the ownership of private property on First Nations reserves. Some aboriginal leaders, such as former chief Manny Jules, who heads the First Nations Tax Commission, applauded the move. But others see ulterior, sinister motivations at work, as Dr. Pam Palmater, a Mi’kmaw professor in the Indigenous Studies department at Ryerson University in Toronto, told Postmedia News’ Teresa Smith. “The quickest way to get that Enbridge pipeline through our territory would be to divide up those lands into individual parcels because it would be a lot quicker to pick off individuals — especially the impoverished ones. And then, if one neighbour sees that an individual gets $100,000 for his property, then what’s someone else, a single mom, with three kids, living on welfare gonna do?”


One can scoff at Ms. Palmater’s comments as a fear-mongering conspiracy theory, or one can look at the sum total of many incremental decisions by the Conservative government — streamlining environmental approvals, betting Canada’s economic future on resource extraction, increasing the House of Commons seat count in the West — and say: Wait, maybe she’s actually on to something.


To be fair, granting full property rights to residents of First Nations reserves is not a new issue in small-c conservative circles. For over a decade, advocacy groups such as the Canadian Taxpayers Federation have been calling for change. Former Conservative campaign manager Tom Flanagan co-wrote an award-winning book on the subject in 2010. Rightleaning newspapers such as this one have taken up the cause on its editorial pages. And within First Nations communities, native leaders such as Mr. Jules also support the concept.


There is also no doubt that granting First Nations people full property rights 6 the right to buy, sell, mortgage, use and develop land 6 is a worthy cause. It would create an ownership culture, instead of the current system (in which reserve land is owned by the federal government, in trust for its Indian residents), which fosters dependency. It would free individual aboriginals from the too-often self-serving grip of band councils. At the same time, it would create responsible government, should those bands seek to tax property, by making them accountable to the property taxpayers they would then serve.

 

But politics is all about timing. Worthy causes can languish for years because there is no political will — or advantage — to pursuing them. In this case, the political will for change on the aboriginal file is being driven by a Western agenda, one focused on resource extraction, economic expansion, and the consequent increase of the West’s political power.


The first motivation is resources. From a myriad of smaller mining and petroleum projects, to the mother of all deals, the Northern Gateway pipeline, industry wants easier, faster access. On Northern Gateway, Enbridge is facing opposition from First Nations despite offering a 10% ownership stake to bands whose land would be affected. Currently, a third of the 40 bands involved have refused the offer. This would effectively block the pipeline, or create the needs for costly rerouting 6 unless the company could, for example, negotiate one on one with individuals who had property rights to their land, for the rights to run the pipeline through it.


The second motivation is demographics. According to Statistics Canada, 1,172,790 people, or 3.8% of Canada’s population, are aboriginal. And their growth will be in the West: by 2031, up to 24% of the population of Saskatchewan and 21% of the population of Manitoba are projected to belong to First Nations. The average age of this population is young — 27, compared to 40 for non-aboriginal Canadians 6 thus representing a valuable asset: a vast labour pool to help further fuel Western economic expansion. Giving them the tools to fulfill that potential, such as better education, would be much easier to do by increasing wealth on reserves, which property rights could achieve.


Which brings us to the third motivation: politics. The Conservatives know the NDP is going to fight them tooth and nail on aboriginal private property legislation, or anything seen to run contrary to the traditional aboriginal way of life. The file forms yet another element of the political divide — left-right, East-West, environmentalist-industry, Quebec-ROC — that is serving both the Conservatives and the NDP’s interests (while leaving the Liberals out in the cold).

 

All of this is part of the long-term political game, which Prime Minister Stephen Harper plays so well. Private property legislation will not be drafted until next year at the earliest, and Enbridge will have to surmount many other hurdles, over many years, to get Northern Gateway built. But since the issue of aboriginal empowerment is tailor-made both for the West and the Tories, expect this government to pursue it with vigour.

 

http://fullcomment.nationalpost.com/2012/08/09/tasha-kheiriddin-the-time-is-ripe-for-first-nations-land-reform/

 

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Deux nouveaux laboratoires des mines en vue

Deux nouveaux laboratoires des mines en vue | Global Natural Resources | Scoop.it
Tolagnaro et Toamasina n’auront plus à rejoindre Antananarivo. Les deux villes seront dotées de laboratoires des mines, d'ici la fin de l'année. Ces infrastructures viendront s’ajouter à celui de la capitale, le seul encore existant à Madagascar. Le choix de ces villes résulte de l'existence des deux plus grandes industries extractives de Madagascar dans cette zone. Sherrit et Qit Mada­gascar minerals ne seront plus obligés de faire le déplacement pour toute forme d'expertise.


« Le matériel a été commandé. Les laboratoires devraient être fonctionnels avant le début de production de Sherrit », indique Georges Rasami­manana, premier responsable du laboratoire des mines.


Celui-ci est encore le seul à assurer les expertises minières. Bijoutiers, particuliers, experts et exportateurs font partie de ceux qui viennent recourir à son service. Les produits miniers saisis sont également envoyés auprès du laboratoire. Une centaine de variétés de pierres y sont examinées. « Nous avons expertisé 200 kg d'or en deux mois, au début de l'année, avant que son exportation ne soit suspendue », rapporte Georges Rasa­mimanana.

 

Judicaëlle Saraléa
Samedi 30 juin 2012

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