Gilles Deleuze
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Biarritz : la pensée entre dans des univers improbables

Biarritz : la pensée entre dans des univers improbables | Gilles Deleuze | Scoop.it
Depuis un an, deux professeurs de philo biarrots, Mathieu Accoh et Lionel Fauré-Corréard, animent un cycle de conférences interactives à la médiathèque
Tels des Messieurs Jourdain faisant de...

 

Mathieu Accoh et Lionel Fauré-Corréard sont des adeptes de la pop'philosophie (« pop » pour populaire). Un concept lancé par le philosophe français Gilles Deleuze et dont le principe est de construire une pensée à partir de supports inhabituels. Comme la musique, la vidéo, la publicité, l'art, la photographie, le roman…

« Nous nous éloignons complètement de la philosophie universitaire, reconnaît Lionel Fauré-Corréard. Pas besoin d'être bardé de références ou de connaissances de culture générale particulières. La pop'philosophie (1) est une façon différente de faire de la philo. Elle part toujours de quelque chose de concret. »...

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Gilles Deleuze
Plus le contenu de pensée est faible, plus le penseur prend d'importance.
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Caute@lautre.net - Eléments d’un petit vocabulaire deleuzien

Caute@lautre.net - Eléments d’un petit vocabulaire deleuzien | Gilles Deleuze | Scoop.it
Philosophie classique et philosophie contemporaine. Préparation au baccalauréat. Conférences et émissions audios de philosophie.

 

Réalisé par Raphaël Bessis à partir des textes de Gilles Deleuze, du Vocabulaire de Gilles Deleuze (sous la dir. Robert Sasso et Arnaud Villani), Les Cahiers de Noesis n° 3, Printemps 2003, du Vocabulaire de Deleuze de François Zourabichvili, Ed. Ellipses, 2003, et du livret réalisé par David Lapoujade à l’occasion de l’exposition « Deleuze » organisé par l’ADPF (association pour la diffusion de la pensée française), 2004), et mis en ligne par jld.

Ces éléments d’un petit vocabulaire deleuzien se veulent une invitation à découvrir l’oeuvre de Gilles Deleuze, ainsi que ces précieux guides que sont les ouvrages utilisés comme références. Les quelques éléments qui te sont proposés ici, ami butineur, ne peuvent remplacer la fréquentation de ces livres.

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Leibniz baroque ?

Leibniz baroque ? | Gilles Deleuze | Scoop.it
Qu'est-ce qu'un commentaire philosophique? Le cas offert par Gilles Deleuze dans son commentaire de Leibniz (Le pli) est l'occasion de saisir quelques uns des enjeux de cette pratique essentielle au travail du philosophe. En revivifiant en effet une tradition historiquement datée (Wölfflin), Gilles Deleuze s'est attaché à produire une description originale du système leibnizien. Au-delà des difficultés soulevées par la nature même de son modèle (la notion de baroque), le commentaire de Deleuze se singularise par une conception particulière de la lecture philosophique comme recréation d'une pensée à partir de la description de ses conditions formelles d'existence.

 

Limité par son objet et par sa forme, ce travail se veut une contribution à une démarche beaucoup plus vaste qui pourrait porter sur la question de la réception des oeuvres philosophiques. Qu'est-ce en effet que lire de la philosophie ? Et plus particulièrement, comment un philosophe lit-il un autre philosophe ? Il y aurait beaucoup à dire sur les stratégies d'appropriation alors en cours. Les problèmes spécifiques posés par la pratique du commentaire nous semblent ici bien éclairer cette question. Prenons le commentaire comme pratique d'appropriation. Nous demanderons : comment, par le biais du commentaire, un philosophe ayant derrière lui l'essentiel de son oeuvre, par exemple le Deleuze de 1988, va-t-il trouver à faire du discours d'un autre, par exemple Leibniz, auquel Deleuze consacre cette année-là son dernier livre d'histoire de la philosophie, une partie de son propre discours ?

 

En 1988, en effet, Gilles Deleuze publie Le Pli, ouvrage dont le sous-titre pourrait être à lui seul un problème : « Leibniz et le baroque ». Il y a sans doute quelque chose de surprenant dans ce livre. D'abord parce que depuis plusieurs années, Deleuze semblait avoir délaissé l'histoire de la philosophie. Les années 50 et 60 en effet avaient été dans l’œuvre de Deleuze les décennies des grandes monographies historiques : Hume (Empirisme et subjectivité, 1953) ; Nietzsche (Nietzsche et la philosophie, 1962) ; Kant (La philosophie de Kant, 1963) ; Bergson (Le bergsonisme, 1966) ; Spinoza (Spinoza et le problème de l'expression, 1968). Mais le petit Spinoza - philosophie pratique de 1981 n'est qu'une édition augmentée d'un lexique paru en 1970. Le Foucault de 1986, un hommage à un contemporain récemment disparu. Car à partir de 1969 (Différence et répétition) et surtout de la collaboration avec Félix Guattari, scellée en 1972 par la parution d'un premier ouvrage commun (L'Anti-Œdipe), l’œuvre de Gilles Deleuze semblait s'être engagée sur d'autres voies.

 

Il reste cependant de ces deux décennies "historiques" ce qu'on pourrait appeler une méthode Deleuze : en partant, non du détail d'une pensée, des thèmes et difficultés précis habituellement commentés, mais du tout de l'oeuvre, l'historien de la philosophie Deleuze s'attache à déterminer un cadre général dans lequel prendront place les différentes questions qui fondent le système. Ce qui ne signifie pas qu'il parle la langue du système. Habile à aborder une pensée en en déterminant le site principal, le centre de gravité, Deleuze se montre peu scrupuleux en matière de lexique, n'hésitant pas à user ici ou là des mots qui ne sont pas toujours ceux de l'auteur....

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Gilles Deleuze. Le libertaire

Gilles Deleuze. Le libertaire | Gilles Deleuze | Scoop.it

Un vieil homme parle face à la caméra, la voix rauque, l'œil vif, pétillant, malgré, on le sent, une certaine fatigue. Ses propos sont toujours enthousiastes, souvent amusés. Il a l'air sympathique, ce philosophe qui accepte de réagir à des mots lancés par une jeune femme, Claire Parnet. De toute façon, tout vaut mieux que de répondre à des questions. Cela, il n'aime pas. Dans Dialogues, il s'explique : « La plupart du temps, quand on me pose une question, même qui me touche, je m'aperçois que je n'ai strictement rien à dire. Les questions se fabriquent comme autre chose. Si on ne vous laisse pas fabriquer vos questions, avec des éléments venus de partout, de n'importe où, si on vous les "pose", vous n'avez pas grand-chose à dire (1). » Alors Gilles Deleuze préfère parler à partir de mots lancés selon un ordre arbitraire - l'ordre alphabétique : il parlera donc de désir, de tennis, de peinture, de politique... C'est L'Abécédaire (2). Ce film est sans doute la manière la plus plaisante de découvrir G. Deleuze. Car il faut bien avouer qu'il est plus facile de l'écouter que de le lire. Ses livres sont, il est vrai, plutôt atypiques. Pas au début. Ses premiers livres sont assez classiques, tout comme son parcours. G. Deleuze fait ses études secondaires au lycée Carnot à Paris, devient agrégé de philosophie, enseigne aux lycées d'Amiens, d'Orléans et Louis-le-Grand de 1948 à 1957. En 1953, il publie son premier livre, Empirisme et Subjectivité, une étude sur le philosophe écossais du XVIIIe siècle David Hume. Suivront plusieurs études d'histoire de la philosophie....

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L'Anti-Oedipe : Libérer les flux du désir

L'Anti-Oedipe : Libérer les flux du désir | Gilles Deleuze | Scoop.it
Livre symbole de l'après-68, L'Anti-œOedipe est un ouvrage iconoclaste. Ne ménageant guère la psychanalyse, Gilles Deleuze y défend une conception positive du désir libéré du carcan familial que la figure du schizophrène nous permet de mieux comprendre.

En 1969, Gilles Deleuze le philosophe rencontre Félix Guattari le psychanalyste. Trois ans plus tard, ils publient L'Anti-œdipe (1), un livre étrange écrit à quatre mains. Premier fruit d'une collaboration atypique, L'Anti-OEdipe est un ovni dans le ciel philosophique. Par son style déjà : grossier, diront certains, en tout cas ébouriffant et bien loin du lourd esprit de sérieux qui pèse sur la production philosophique universitaire. « Ça chie, ça baise », lit-on dès la troisième ligne. Par ses idées surtout : L'Anti-œdipe constitue une manière révolutionnaire de penser le désir. Ah ! Cela sent mai 1968, rétorquera-t-on. Sans nul doute. Et même l'échec de mai 68 : porté par le souffle de cette folle équipée et par une soif inextinguible de liberté, L'Anti-œdipe cherche aussi à comprendre ce qui n'a pas marché...

Première erreur trop souvent commise : penser le désir sur le mode du manque. Pourtant, telle semble la lancinante leçon assenée de toutes parts : nous désirons ce que nous n'avons pas. Déjà Platon dans Le Banquet relatait le mythe d'Eros. Fils de Poros (en grec, « expédient ») et de Penia (« manque », « pauvreté »), Eros est toujours dans l'indigence mais, rusé (il est bien le fils de son père), il guette les choses belles et bonnes qu'il traque sans cesse. Jacques Lacan que L'Anti-OEdipe tient en ligne de mire pense également le désir sur le mode du manque mais aussi de l'interdit.

Or, pour G. Deleuze et F. Guattari, « ce n'est pas le désir qui s'étaie sur les besoins, c'est le contraire, ce sont les besoins qui dérivent du désir : ils sont contre-produits dans le réel que le désir produit (2) ». Ce faisant, ils reprennent l'enseignement de Baruch Spinoza qui lui aussi refusait cette conception négative du désir : nous ne désirons pas une chose parce que nous la jugeons bonne mais c'est parce que nous la désirons que nous la jugeons bonne....

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DELEUZE, Gille, 1971: Anti Oedipe et mille plateaux, in Les cours de Gilles Deleuze/ Anti-Œdipe et Mille-plateaux/ Cours Vincennes, 16 Novembre 1971. | TRAAC.INFO

DELEUZE, Gille, 1971: Anti Oedipe et mille plateaux, in Les cours de Gilles Deleuze/ Anti-Œdipe et Mille-plateaux/ Cours Vincennes, 16 Novembre 1971. | TRAAC.INFO | Gilles Deleuze | Scoop.it

Dans “Nature des flux“, G. DELEUZE aborde la notion de flux à travers trois grandes thématiques à savoir l’économie et le capitalisme, la peinture, l’homme. Dans un premier temps, le philosophe aborde la notion de flux au niveau économique. Faisant référence à KEYNES “On peut appeler flux la valeur des quantités de biens de services ou de monnaie qui sont transmises d’un pôle a un autre“.

 

DELEUZE développe la théorie selon laquelle la notion de flux est indissociable de celle de pôle, autrement dit, les flux impliquent des codes. Pour qu’un flux soit dit économique, il est selon lui nécessaire que quelque chose passe et quelque chose d’autre soit bloqué et que quelque chose d’autre le bloque ou le fasse passer. Il existe toujours des flux d’entrée et de sortie et la notion de pôle est toujours impliquée par le mouvement (entrée et sortie) des flux. Un pôle (intercepteur de flux) peut aussi bien être une personne, un ensemble de personnes, une entreprise ou une partie d’entreprise.....

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L'image de cinéma chez Deleuze : sa nature et ses vertus, par ...

L'image de cinéma chez Deleuze : sa nature et ses vertus, par ... | Gilles Deleuze | Scoop.it

Depuis L'image-mouvement (1983) et L'image-temps (1985) de Gilles Deleuze, il n'est plus vraiment possible d'étudier le contenu et la conformation du cinéma sans au moins procéder à un détour deleuzien, c'est-à-dire un détour philosophique. Peut-être aussi que cela sous-entend une complète réforme de méthode, pour le plus grand plaisir ou le plus grand soupçon de ceux qui commencent dans les études cinématographiques, ce qui n’est pas sans provoquer du contentement, des désillusions, des colères, et, pourquoi pas, le plus important au final, d’improbables consolations. Certes le film en tant que tel pourra conserver ses affinités et ses langages, celles et ceux qu’on aura débusqués au cours d’un exercice de lecture pluridisciplinaire ou d’analyse sémiologique, mais il n’en sera pas moins le lieu d’une intrusion vers quelque chose de plus aigu, le lieu pour ainsi dire d’une majoration des facultés qui prend le nom d’«empirisme supérieur» dans le corpus deleuzien. Il faut donc se demander ce que suscite le cinéma quand on cherche à joindre sa dynamique au travail d’une production conceptuelle qui, à l’origine, dépend du philosophe. En outre, une fois que cette alliance entre le cinéma et la philosophie se sera légitimée, il faudra comprendre les fonctions de l’empirisme supérieur, ses destinations et ses bénéfices, que ceux-ci nous enrichissent ou nous déroutent....


Via Régis Gronoff
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La barbe ne fait pas le philosophe... le pli du vêtement, si !

La barbe ne fait pas le philosophe... le pli du vêtement, si ! | Gilles Deleuze | Scoop.it
Pour Gilles Deleuze la monade de Leibniz serait un habit aux courbes et arabesques innombrables, une pièce textile à même de « [libèrer] ses propres plis de leur habituelle subordination au corps fini ».

Dans Le Pli (1988), Gilles Deleuze analyse le système métaphysique de Leibniz comme une philosophie baroque, « le trait du baroque [étant] le pli qui va à l'infini. » Pour illustrer, et même incarner son idée, Deleuze recourt à la métaphore vestimentaire.

Le philosophe Gottfried Wilhem Leibniz (1646-1716) nomme « monades » les esprits et explique qu'ils sont tous des « miroirs de l'univers », mais chacun depuis la perspective singulière et unique qui est la sienne. Depuis cet angle particulier et exclusif, chaque « monade » perçoit donc l'univers dans son ensemble, mais toutes ses perceptions ne sont pas claires : son point de vue sur le monde ne lui permet d'en saisir distinctement qu'une partie, pour le reste tout est de l'ordre de la perception confuse et obscure, c'est-à-dire peu ou non consciente. Comme le commente Deleuze : « Le clair-obscur remplit la monade suivant une série qu'on peut parcourir dans les deux sens : à une extrémité le sombre fond, à l'autre la lumière scellée. »

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Adnen Jdey (dir.), Gilles Deleuze, la logique du sensible

Adnen Jdey (dir.), Gilles Deleuze, la logique du sensible | Gilles Deleuze | Scoop.it
Aborder la philosophie de Gilles Deleuze par le biais de sa conception du sensible, voilà le leitmotiv de cet ouvrage collectif qui comprend des articles de vingt deleuziens reconnus, dont le regretté François Zourabichvili.

 

Si elles partagent ce thème commun, les contributions traitent néanmoins des sujets différents. Rien de plus naturel lorsqu’il s’agit d’une philosophie souvent nommée « philosophie de la différence », pour laquelle l’unité n’est conçue que sur fond de multiplicités disparates. Le recueil dirigé par Adnen Jdey, chercheur à l’Université de Tunis I et traducteur de Deleuze en arabe, offre un texte inédit en français de ce dernier, à propos du peintre Francis Bacon. Ce texte n’avait été publié que dans une traduction anglaise, d’abord pour la revue Artforum, en janvier 1984, puis comme préface à l’ouvrage que Deleuze a consacré à l’artiste1.

2Concernant ce texte sur Bacon, on y retrouve la concision et, par là même, la densité conceptuelle de Deleuze ; comme si le tout de sa pensée venait se focaliser sur un point. Deleuze y soutient encore que le rapport de Bacon avec la violence est moins lié avec la violence brute des « crucifixions, prothèses et mutilations », qu’avec la violence d’une sensation, « une violence de réaction et d’expression ». D’où l’affirmation extraordinaire de Deleuze : « À la limite, les Figures de Bacon ne sont nullement des corps suppliciés, mais des corps ordinaires, dans des situations de contrainte ordinaires ». De cette perspective, il aurait fallu à Bacon passer par le détour des spectacles horribles peints sur ses toiles, afin de rendre visibles « les forces invisibles qui s’exercent sur la chair [...] par l’effet qu’elles ont sur la chair » (p. 23), y compris dans les circonstances apparemment légères ou banales. On retrouve dans ce manuscrit ces variations de thèmes chères à la philosophie de Deleuze, telles la substitution de la dichotomie force/matériau à celle, plutôt traditionnelle, de forme/matière. On y retrouve également la critique de la représentation, en art, en politique tout comme dans la pensée.

3Le reste du livre est divisé en quatre grandes parties : « individuations esthétiques », « images », « ritournelles » et « cartographies cliniques ». Il est possible que la ligne mélodique des diverses contributions soit on ne peut mieux évoquée par Pierre Montebello, quand il répond dans son article à la question de savoir ce que Deleuze est allé chercher chez Proust : « Sans aucun doute, à la fois une métaphysique de l’art et une image de la philosophie […] qui ne peuvent en tout cas résulter que de transformations singulières, d’une transmutation efficace des genres » (p. 341). En effet, car en dépit de leurs différences (de style, d’approche, d’objet, d’avis), ou plutôt en vertu d’elles, ces textes se ressemblent, puis se rassemblent, par le souci de tantôt revoir l’art d’une perspective philosophique, tantôt concevoir la philosophie à nouveau sous le signe de l’esthétique....

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Appel à communication : « Inside. Outside. Other. The body in the work of Gilles Deleuze and Michel Foucault » (Münster, 28-30 novembre 2013) « Le blog de l'APAHAU

Appel à communication : « Inside. Outside. Other. The body in the work of Gilles Deleuze and Michel Foucault » (Münster, 28-30 novembre 2013) « Le blog de l'APAHAU | Gilles Deleuze | Scoop.it

Both Gilles Deleuze and Michel Foucault were intensely engaged with aspects of the body. In particular, their critical drafts of aesthetics as much as their political thinking are based on conceptions of the body and corporeality.
Deleuze’s body is flexible, fleshy and abstract at the same time. Following Spinoza, in asking what the body can do, he unfolds his theory of becoming, becoming animal, becoming other. The potentiality of the body is revealed here as being in a state of nomadism and constant transformation. Together with Guattari he develops the concept of the “Body without Organs”, as an event through which hierarchies and codes are dissolved.
Foucault first of all attends to the body within his analytical investigations of power relations. In his late works and under the heading of an “Aesthetics of Existence“ he reformulates his thematic constellation between subject, truth and power. In the context of his reception of antique technologies of the self, the materiality of the bodily comes to the fore and leads to a revision of thinking alterity.

The aim of this interdisciplinary conference is to examine the significance of the body in Deleuze’s and Foucault’s works. This is particularly relevant in view of the intellectual exchange between the two philosophers. Specifically this event provides the possibility of tracing connections and contrasts between the two thinkers’ conceptions of the bodily and thereby complement the existing reception.

Contributions : We invite abstracts for 20 min presentations in German or English (max 300 words) that engage with these aspects from the perspectives of philosophy, art history, literary studies or adjacent areas of research.

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Lectures by Gilles Deleuze: Theory of Multiplicities in Bergson

Lectures by Gilles Deleuze: Theory of Multiplicities in Bergson | Gilles Deleuze | Scoop.it

... I wanted to propose to you an investigation [recherche] into the history of a word, a still very partial, very localized history. That word is “multiplicity.” There is a very current use of multiplicity: for example, I say: a multiplicity of numbers, a multiplicity of acts, a multiplicity of states of consciousness, a multiplicity of shocks [ébranlements]. Here “multiplicity” is employed as a barely nominalized adjective. And it's true that Bergson often expressed himself thus. But at other times, the word “multiplicity” is employed in the strong sense, as a true substantive, thus, from the second chapter of Time and Free Will onward, the number is a multiplicity, which does not mean the same thing at all as a multiplicity of numbers.

Why do we feel that this use of multiplicity, as a substantive, is at once unusual and important? (The concept of multiplicity, Time and Free Will 224-26) It's because, so long as we employ the adjective multiple, we only think a predicate that we necessarily place in a relation of opposition and complementarity with the predicate ONE: the one and the multiple, the thing is one or multiple, and it's even one and multiple. On the contrary, when we employ the substantive multiplicity, we already indicate thereby that we have surpassed [dépassé] the opposition of predicates one/multiple, that we are already set up on a completely different terrain, and on this terrain we are necessarily led to distinguish types of multiplicity. In other words, the very notion of multiplicity taken as a substantive implies a displacement of all of thought: for the dialectical opposition of the one and the multiple, we substitute the typological difference between multiplicities. And this is exactly what Bergson does: throughout all his work he continually denounces the dialectic as an abstract thought, as a false movement that goes from one opposite to the other, from the one to the multiple and from the same to the one, but which thus always lets the essence of the thing escape, that is the how many, the poson [Greek term for “how much”]. That's why in chapter three of Creative Evolution he will reject the question: is élan vital one or multiple? For élan vital is like duration, it's neither one nor multiple, it's a type of multiplicity. Even further: the predicates one and multiple depend upon the notion of multiplicity, and only agree precisely with the other type of multiplicity, that is to say with the multiplicity that is distinguished from that of duration or élan vital: “Abstract unity and abstract multiplicity are determinations of space or categories of the understanding” (Creative Evolution 280-81)...

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Etre révolutionnaire, être de gauche ? L'abécédaire de Gilles Deleuze: la lettre G

Etre révolutionnaire, être de gauche ? L'abécédaire de Gilles Deleuze: la lettre G | Gilles Deleuze | Scoop.it

"Que les révolutions tournent mal ? Moi, ça me fait rire. De qui on se moque...? Quand les nouveaux philosophes ont découvert que les révolutions ça tourne mal, faut vraiment être un peu débile. Qui a jamais cru qu'une révolution tournait bien ? Qui ? Les Anglais ont fait leur révolution et qui est-ce qu'ils ont eu ?  Le romantisme anglais n'est qu'une longue méditation sur l'échec de la révolution. Les Américains ont raté leur révolution autant sinon pire que les bolcheviks. Toutes les révolutions foirent. Alors on fait semblant de le redécouvrir là. François Furet qui découvre que la révolution française a foiré aussi. Bon. Elle a donné Napoléon... En Angleterre: Cromwell. En Amérique c'est pire: elle a donné Reagan ! Que les révolutions échouent, que les révolutions tournent mal, ça n'a jamais empêché les gens ni fait que les gens ne deviennent pas révolutionnaires. C'est la confusion du devenir et de l'histoire.

 

"Le respect de droits de l'homme ? Ça fait tellement partie de cette pensée molle... C'est du pure abstrait, c'est vide. Toutes les abominations que subit l'homme sont des cas. Ce ne sont que des situations de jurisprudences. Agir pour la liberté, devenir révolutionnaire, c'est opérer dans la jurisprudence. Il n'y a pas de droits de l'homme, il n'y a que des droits de la vie, seulement la vie, c'est du cas par cas. Etre de gauche, c'est créer le droit.

 

"68 ? C'est une question de devenir. On a voulu y voir de l'imaginaire, c'est une bouffée de réel à l'état pur. C'était un devenir révolutionnaire sans avenir de révolution. Je pense qu'il n'y a pas de gouvernement de gauche, là aussi, faut pas s'étonner. C'est pas qu'il n'y ait pas de différence entre les gouvernements: il y a au mieux un gouvernement favorable à certaines exigences de gauche. La gauche n'est pas affaire de gouvernement....

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Gilles Deleuze : les enjeux d'une pensée-musique

Gilles Deleuze : les enjeux d'une pensée-musique | Gilles Deleuze | Scoop.it

Cette première journée ouvre le séminaire nomade et présente différents aspects de la rencontre de Gilles Deleuze avec la musique. Nous exposerons les grandes lignes d’une pensée-musique chez Deleuze et le contexte historique de sa philosophie à partir des années 1960 (pensée sérielle, structuralisme…) : les références musicales et sonores dans son oeuvre, les notions philosophiques présentes dans divers textes plus particulièrement adressés au domaine de la musique, les prolongements de cette pensée chez des compositeurs contemporains du philosophe.

 
Vincent DUBOIS's insight:

Ce lien propose de revivre ce séminaire par des fichiers audio. Idéal!

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Deleuze prophète en Turquie

Deleuze prophète en Turquie | Gilles Deleuze | Scoop.it
Colloques, traductions... Comme d'autres auteurs de la "French theory", le philosophe est à l'honneur à Istanbul.

 

L'œuvre du philosophe français Gilles Deleuze (1925-1995) est très prisée en Turquie : d'avril à septembre, pas moins de trois événements sont organisés à Istanbul autour de ses écrits. Un colloque anglophone se tient tout d'abord à l'université Bilgi d'Istanbul, sur le concept de "résonance(s)" chez Deleuze et Guattari ; il sera suivi d'un deuxième, francophone celui-là, organisé à l'université Mimar Sinan (ex-université des beaux-arts) sur le thème "Deleuze et les politiques" par Ali Akay, un de ses anciens étudiants devenu professeur de sociologie ; la troisième rencontre, sur le thème "Deleuze et la littérature", se tiendra en septembre sous l'égide de l'Institut français d'Istanbul, qui soutient par ailleurs les deux colloques.

A cela s'ajoute la traduction en turc de la quasi-totalité des livres et articles du philosophe, à l'exception notable de L'Anti-Œdipe et de Mille plateaux. Les maisons d'édition Baglam - spécialisée dans les sciences humaines - et Kabalci, créées après le coup d'Etat de 1980, ont lancé le mouvement. Le flambeau a depuis été repris par Nor-gunk, un petit éditeur stambouliote indépendant. Alpagut Gültekin et sa femme ont fondé leur maison en 2002, en hommage à Jérôme Lindon, longtemps directeur des éditions de Minuit, avec lesquelles ils entretiennent des liens privilégiés....


Via Valaf Lebu
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Post-scriptum sur les sociétés de contrôle Gilles DELEUZE

Post-scriptum sur les sociétés de contrôle Gilles DELEUZE | Gilles Deleuze | Scoop.it

es différents internats ou milieux d'enfermement par lesquels l'individu passe sont des variables indépendantes : on est censé chaque fois recommencer à zéro, et le langage commun de tous ces milieux existe, mais est analogique. Tandis que les différents contrôlats sont des variations inséparables, formant un système à géométrie variable dont le langage est numérique (ce qui ne veut pas dire nécessairement binaire). Les enfermements sont des moules, des moulages distincts, mais les contrôles sont une modulation, comme un moulage auto-déformant qui changerait continûment, d'un instant à l'autre, ou comme un tamis dont les mailles changeraient d'un point à un autre. On le voit bien dans la question des salaires : l'usine était un corps qui portait ses forces intérieures à un point d'équilibre, le plus haut possible pour la production, le plus bas possible pour les salaires ; mais, dans une société de contrôle, l'entreprise a remplacé l'usine, et l'entreprise est une âme, un gaz. Sans doute l'usine connaissait déjà le système des primes, mais l'entreprise s'efforce plus profondément d'imposer une modulation de chaque salaire, dans des états de perpétuelle métastabilité qui passent par des challenges, concours et colloques extrêmement comiques. Si les jeux télévisés les plus idiots ont tant de succès, c'est parce qu'ils expriment adéquatement la situation d'entreprise. L'usine constituait les individus en corps, pour le double avantage du patronat qui surveillait chaque élément dans la masse, et des syndicats qui mobilisaient une masse de résistance ; mais l'entreprise ne cesse d'introduire une rivalité inexpiable comme saine émulation, excellente motivation qui oppose les individus entre eux et traverse chacun, le divisant en lui-même. Le principe modulateur du « salaire au mérite » n'est pas sans tenter l'Éducation nationale elle-même : en effet, de même que l'entreprise remplace l'usine, la formation permanente tend à remplacer l'école, et le contrôle continu remplacer l'examen. Ce qui est le plus sûr moyen de livrer l'école à l'entreprise. Dans les sociétés de discipline, on n'arrêtait pas de recommencer (de l'école à la caserne, de la caserne à l'usine), tandis que dans les sociétés de contrôle on n'en finit jamais avec rien, l'entreprise, la formation, le service étant les états métastables et coexistants d'une même modulation, comme d'un déformateur universel. Kafka qui s'installait déjà à la charnière de deux types de société a décrit dans Le procès les formes juridiques les plus redoutables : l'acquittement apparent des sociétés disciplinaires (entre deux enfermements), l'atermoiement illimité des sociétés de contrôle (en variation continue) sont deux modes de vie juridiques très différents, et si notre droit est hésitant, lui-même en crise, c'est parce que nous quittons l'un pour entrer dans l'autre....

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Foucault, Deleuze, deux inédits

Foucault, Deleuze, deux inédits | Gilles Deleuze | Scoop.it
Ci-dessous deux entretiens réalisés par Emmanuel Moreira pour Radio grenouille avec Adnen Jdey et Matthieu Potte-Bonneville pour discuter de la publication de deux documents exceptionnels.
Il s'agit de deux publications successives. D'une part un entretien inédit de Michel Foucault réalisé en 1979 par Farès Sassine, publié dans le numéro 2 de la Revue Rodéo. Et d'autre part un texte inédit de Gilles Deleuze sur Francis Bacon dernièrement publié aux éditions De l'incidence éditeur dans un ouvrage collectif intitulé Gilles Deleuze, logique du sensible.

Via Luis Manuel, Valaf Lebu
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Antonin Artaud et Gilles Deleuze : un désamour commun pour le théâtre ?

Antonin Artaud et Gilles Deleuze : un désamour commun pour le théâtre ? | Gilles Deleuze | Scoop.it

"À quelle occasion Deleuze fait-il une lecture personnelle du théâtre de la cruauté ? Lorsqu’il s’interroge sur l’acte de penser et le concept d’image de la pensée. Le philosophe tient à évaluer la nature des représentations que la pensée implique implique, la qualité et les

caractéristiques de l’image qu’elle engendre. Chaque pensée (celle de Hume, Nietzsche, Kant…) dévoilée par Deleuze dans ses travaux d’historien de la philosophie, se révèle être

 

une scène pensive. Dès 1953, dans

 

 Empirisme et subjectivité

 

, Deleuze porte son intérêt sur

 

d’autres dramaturgies de la pensée que la philosophie canonique platonicienne qui engendre une représentation unifiante, instaurant un rapport d’identité entre le réel et son imitation. À

 

un espace de présupposés transcendants, Deleuze voit dans la philosophie de Hume la

 

 possibilité d’y opposer un champ d’immanence qui précède toute représentation structurante....


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L’Anti-Oedipe : Une introduction à la vie non fasciste ~ BERSERK MAGAZINE

L’Anti-Oedipe : Une introduction à la vie non fasciste ~ BERSERK MAGAZINE | Gilles Deleuze | Scoop.it
Pendant les années 1945-1965 (je pense à l’Europe), il y avait une certaine manière correcte de penser, un certain style de discours politique, une certaine éthique de l’intellectuel. Il fallait être à tu et à toi avec Marx, ne pas laisser ses rêves vagabonder trop loin de Freud, et traiter les systèmes de signes - le signifiant - avec le plus grand respect. Telles étaient les trois conditions qui rendaient acceptable cette singulière occupation qu’est le fait d’écrire et d’énoncer une part de vérité sur soi-même et sur son époque. Puis vinrent cinq années brèves, passionnées, cinq années de jubilation et d’énigme. Aux portes de notre monde, le Vietnam, évidemment, et le premier grand coup porté aux pouvoirs constitués. Mais ici, à l’intérieur de nos murs, que se passait-il exactement ? Un amalgame de politique révolutionnaire et antirépressive ? Une guerre menée sur deux fronts - l’exploitation sociale et la répression psychique ? Une montée de la libido modulée par le conflit des classes ? C’est possible. Quoi qu’il en soit, c’est par cette interprétation familière et dualiste que l’on a prétendu expliquer les événements de ces années. Le rêve qui, entre la Première Guerre mondiale et l’avènement du fascisme, avait tenue sous son charme les fractions les plus utopistes de l’Europe - l’Allemagne de Wilhelm Reich et la France des surréalistes - était revenue pour embraser la réalité elle-même : Marx et Freud éclairés par la même incandescence. Mais est-ce bien là ce qui s’est passé ? S’est-il bien agi d’une reprise du projet utopique des années trente, cette fois à l’échelle de la pratique historique ? Ou y a-t-il eu, au contraire, un mouvement vers des luttes politiques qui ne se conformaient plus au modèle prescrit par la tradition marxiste ? Vers une expérience et une technologie du désir qui n’étaient plus freudiennes ? On a certes brandi les vieux étendards, mais le combat s’est déplacé et a gagné de nouvelles zones. L’Anti-Oedipe montre, tout d’abord, l’étendue du terrain couvert. Mais il fait beaucoup plus. Il ne se dissipe pas dans le dénigrement des vieilles idoles, même s’il s’amuse beaucoup avec Freud. Et surtout, il nous incite à aller plus loin.....
Vincent DUBOIS's insight:

Ce texte de Michel Foucault, inédit en français, a servi de préface à l’édition américaine de ’Capitalisme et schizophrénie, l’Anti-Oedipe’ de Gilles Deleuze et Félix Guattari. Il sera repris dans Dits et écrits, recueil des articles, entretiens, préfaces et autres contributions de Michel Foucault, à paraître aux éditions Gallimard en 1989.


Une excellente préface qui permet de recontextualiser l'anti-oedipe au sein de la pensée française d'après-guerre tout en faisant écho au fascisme qui nous menace toujours (et d'autant plus) aujourd'hui.....

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Dieu hors des limites de la critique kantienne

Dieu hors des limites de la critique kantienne | Gilles Deleuze | Scoop.it
Nous prendrons en considération la redéfinition de l’Idée kantienne de Dieu impliquée par la spéculation de Quentin Meillassoux et nous verrons que celle-ci a été élaborée dans le cadre de l’ouverture du possible au virtuel. Nous confronterons ainsi ce détournement avec celui proposé par Gilles Deleuze, lui aussi redéfinissant le rôle du Dieu de la Dialectique transcendantale dans l’ouverture du possible au virtuel. Le point de départ des deux stratégies est la négation des limites imposées a priori au possible, dont Dieu est traditionnellement considéré comme le garant. Toutefois, comme nous le verrons, même dans la négation de l’ordre divin il reste encore de la place, dans les deux systèmes, pour une fonction divine. Dans cette article, nous prendrons en considération la redéfinition de l’idée kantienne de Dieu impliquée par la spéculation réaliste de Meillassoux et nous verrons que celle-ci a été élaborée dans le cadre de l’ouverture du possible au virtuel. Nous confronterons ainsi ce détournement à celui proposé par Gilles Deleuze, lui aussi redéfinissant le rôle du Dieu de la Dialectique transcendantale dans l’ouverture du possible au réel virtuel. C’est en effet en partant d’une critique de la notion transcendantale d’expérience possible que Deleuze s’efforce d’atteindre l’en soi de l’expérience réelle comme différence, ce qui implique une dissolution de l’unité de l’identité du moi, du monde et de Dieu. Il découvre ainsi la réalité d’un devenir régi par un Antéchrist immanent, opérant par synthèse disjonctive contre le principe de non-contradiction qui régit le monde de la représentation. La confrontation entre les deux stratégies d’ouverture du possible au virtuel nous permettra de mieux comprendre les enjeux à la base des deux redéfinitions du rôle de Dieu, traditionnellement lié à la croyance dans la nécessité de l’ordre du monde. Pour Meillassoux comme pour Deleuze, le virtuel est établi à partir de la découverte de la non-nécessité des lois naturelles; toutefois, comme nous le verrons, même dans la négation de l’ordre divin il reste encore de la place, dans les deux différents systèmes, pour une fonction divine.
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"I would prefer not to"

"I would prefer not to" | Gilles Deleuze | Scoop.it
Combien y a-t-il de politiques deleuziennes?

 

Selon l’une des propositions clés qu’avance Philippe Mengue dans son essai consacré à la politique de Deleuze que publient ces jours-ci les éditions Germina sous le titre de Faire l’idiot, lequel fait suite à la publication en juillet 2012 d’un excellent petit livre d’introduction à la pensée du philosophe intitulé Comprendre Deleuze aux éditions Max Milo  , Bartleby peut être tenu pour le personnage conceptuel par excellence d’une politique comprise comme politique de l’idiot. Que faut-il entendre par là ?

Pour le comprendre, il faut suivre pas à pas Deleuze dans son interprétation de la nouvelle de Melville  . Rappelons brièvement que Melville y met une scène un avoué de Wall Street travaillant avec ses deux collaborateurs, auxquels vient s’associer un personnage mystérieux, faisant office de copiste, et répondant au nom de Bartleby. Alors que ce dernier est un jour appelé par l’avoué pour collationner un document, le scribe oppose une fin de non recevoir en déclarant : "I would prefer not to". A compter de ce jour, il se refusera à toute activité et opposera systématiquement la même formule à toute demande ou suggestion. Par ses bizarreries de comportement, Bartleby finira par lasser tout le monde, et en premier lieu l’avoué lui-même qui, parti de la surprise admirative pour la personnalité de l’employé, passera à la stupeur, puis au renvoi. Emprisonné, Bartleby cessera progressivement de s’alimenter. Quelque temps plus tard, l’on retrouvera le corps inanimé du scribe, allongé contre un mur.

La première surprise que réserve la lecture que Deleuze propose de la nouvelle de Melville, comme le note justement Philippe Mengue, tient à ce qu’il omet tout ce qui va dans le sens d’une dévalorisation du personnage, et les éléments qui le font apparaître, aux yeux même du narrateur, comme un pauvre hère victime d’une maladie mentale. La conclusion de l’étude de Deleuze affirme nettement : "Bartleby n’est pas le malade, mais le médecin d’une Amérique malade, le Medecine-man, le nouveau Christ ou notre frère à tous"  . Dans la nouvelle même de Melville, le devenir-imperceptible de Bartleby – son effacement, son retrait – est décrit en termes négatifs comme étant une façon de se transformer en immondice, une manière de devenir lui-même un rebut : comme le dit le narrateur, Bartleby est devenu un "homme au rebut". Deleuze renverse la perspective, et fait de cette imperceptibilité une "énonciation collective" en vue d’un "peuple à venir" selon les droits d’une "vocation schizophrénique". Autrement dit, Deleuze attribue à ce devenir-imperceptible et à cette forme d’inactivité une valeur de vie exemplaire, et il trouve dans la formule de Bartleby le principe positif d’indétermination qui est, selon lui, au cœur de tout devenir imperceptible.....

Vincent DUBOIS's insight:

Correction du titre grâce à la remarque de Whynote.

Merci.

 

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« Il faut que Robinson revienne à la surface » – lecture de Tournier par Deleuze | Brillante

« Il faut que Robinson revienne à la surface » – lecture de Tournier par Deleuze | Brillante | Gilles Deleuze | Scoop.it

Comme l’écrit Gilles Deleuze dans un appendice à Logique du sens (1969), Robinson, c’est « l’homme sans autrui sur son île ». La question posée par Michel Tournier dans son roman Vendredi ou les limbes du Pacifique, serait ainsi la suivante : « que va-t-il arriver dans le monde insulaire sans autrui ? » Réponse du philosophe : la nécessité, pour ne pas sombrer dans la folie ni dans le désespoir, d’une restructuration du monde qui passe par la conquête des surfaces.

 

Seul sur son île, Robinson voit progressivement s’effondrer la structure du monde. La cause ? L’absence totale d’autrui, lequel en est comme la colonne vertébrale. Car « le premier effet d’autrui, c’est, autour de chaque objet que je perçois ou de chaque idée que je pense, l’organisation d’un monde marginal, d’un manchon, d’un fond, où d’autres objets, d’autres idées peuvent sortir (…) ». Chaque chose que je perçois se détache sur un fond que je sais exister, quand bien même, ce fond, je ne le perçois pas actuellement. Cette profondeur de champ qui fait ressortir comme en relief chaque objet que je saisis, n’existe que par les multiples dimensions perceptives du monde que je sais possibles à partir d’autres perspectives. Quand autrui n’est plus là, ces autres points de vue potentiels disparaissent. Formule géniale et condensée de Tournier : « Autrui, pièce maîtresse de mon univers. »

 

Ainsi, Autrui structure le monde en profondeur, structure le monde comme profondeur. « Et cette profondeur pour moi, d’après laquelle les objets empiètent ou mordent les uns sur les autres, et se cachent les uns derrière les autres, je la vis aussi comme étant une largeur possible pour autrui, largeur où ils s’alignent et se pacifient (du point de vue d’une autre profondeur). » Du coup, quand autrui disparaît, qu’advient-il ? Le monde se rapetisse, s’aplatit, il n’y a plus d’arrière-choses, de multi-dimensionnalité, d’épaisseur, de chair. Tout s’assèche et s’appauvrit. Fin de la profondeur. Il n’y a « plus rien qu’un sans-fond, rebelle et happant. Rien que des Eléments. Le sans-fond et la ligne abstraite ont remplacé le modelé et le fond. »

 

Premier effet : le désespoir qui conduit aux portes de la folie… laquelle n’est pourtant pas une fatalité. Car à cette dé-structuration du monde sans autrui peut succéder une re-structuration. Certes, elle sera différente de la structure rendue possible par autrui : le monde ne s’organisera plus selon l’axe de la profondeur. Il se structurera de façon tout superficielle, à même les surfaces. Tout est perdu « à moins que Robinson n’invente une nouvelle dimension ou un troisième sens pour l’expression « perte d’autrui ». A moins que l’absence d’autrui et la dissolution de sa structure ne désorganisent pas simplement le monde, mais ouvrent au contraire une possibilité de salut. Il faut que Robinson revienne à la surface, qu’il découvre les surfaces », analyse Deleuze....

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Vers une philosophie du capitalisme. Une lecture de Gilles Deleuze. -- Jean-Jacques Cadet

Vers une philosophie du capitalisme. Une lecture de Gilles Deleuze. -- Jean-Jacques Cadet | Gilles Deleuze | Scoop.it
Il est sans conteste que le capitalisme est devenu chez Gilles Deleuze un objet philosophique proprement dit. Il a fait de ce mode de production l’une de ces préoccupations majeures dans sa démarche philosophique. Ce qui est encore à remarquer chez Gilles Deleuze, est qu’il a mobilisé la psychanalyse dans sa tentative d’appréhender le capitalisme. Dans son texte en commun avec Félix Guattari écrit en deux tomes, Capitalisme et Schizophrénie, il a fait l’historique du capitalisme pour saisir la singularité de cette formation sociale. La question de la subjectivité qui devient dominante depuis mai 68 va caractériser le capitalisme dans ses différents mouvements.

En bon ¨marxiste¨, Gilles Deleuze va beaucoup s’appuyer sur les thèses de Karl Marx développées depuis les Manuscrits de 1844 jusqu’au Capital pour construire cette intelligibilité philosophique autour du capitalisme réservé généralement au champ économique.
Un tel croisement avec Marx (et avec d’autres auteurs) enrichit la philosophie deleuzienne du capitalisme. Quels sont les contours de cette philosophie du capitalisme ? Dans quel niveau la philosophie peut appréhender le capitalisme qui est avant tout un système économique ? Peut-il exister une philosophie du capitalisme ?

Le capitalisme est selon Gilles Deleuze une ¨entreprise mondiale de subjectivation¨ . C’est une formation sociale qui est à distinguer des précédentes en sa qualité de créer constamment des sujets ¨sans objet¨, donc pauvres. Ces sujets sont à retrouver au niveau de la machine capitaliste qui est là pour réguler les ¨flux de désirs¨. Le capitalisme est caractérisé par cette multiplicité de désirs déterminée par le jeu du profit. Tout est devenu quantifiable car tout est marchandise. Ce qui peut-être confirmé de nos jours par la production incessante de nouveaux produits, comme les téléphones portables, qui créent des désirs chez les gens. La publicité en est pour beaucoup. Dans cet élan, on a des sujets asservis par un système en perpétuelle crise. Le capitalisme en cherchant à se reproduire crée des situations d’assujettissement.

Cet assujettissement produit selon Deleuze une division constitutive du sujet. Ce dernier sera disséqué en sujet dominé et en sujet dominant. Le sujet est redoublé. Cette division subjective est évoquée par Marx dans les Manuscrits de 1844 par la ¨privation du désir¨. Des désirs qui sont économiquement dominés. On va assister à l’avènement de l’individu privé : ¨La personne est devenu privée, pour autant qu’elle dérive des quantités abstraites et devient concrète dans le devenir-concret de ces mêmes quantités¨ . Nous sommes devenus divisés car nous sommes assujettis par le capitalisme. D’où le rapport entre le capitalisme et schizophrénie traité dans les deux tomes, l’Anti-Œdipe et Mille Plateaux.....

....

En mettant le désir au centre du capitalisme, Deleuze fait une rupture avec Marx. Ce dernier a situé le désir dans la Superstructure car il est de l’ordre de la conscience. Donc, le désir est déterminé par les rapports de production qui font partie de l’Infrastructure chez Marx selon son schéma classique de la société. Deleuze a plutôt placé le désir dans l’Infrastructure : ¨Le désir, de toute manière, fait partie de l’infrastructure¨ . Ainsi, Deleuze priorise les composantes de la Superstructure dans sa démarche de compréhension du capitalisme. Ce qui est pour beaucoup dans son attitude de considérer le capitalisme par la subjectivité. La dimension objective du capitalisme, c’est-à-dire ses structures productives, sont de moins en moins analysées....

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Brève sur la traduction de Gilles Deleuze et le "point de démence" des traducteurs

Par René Lemieux, Lisbonne

Dans « Pensée nomade », Gilles Deleuze se demandait comment les jeunes générations de lecteurs pouvaient lire Nietzsche à son époque. Pourrait-on se poser la même question – quelque peu décalée – avec Deleuze aujourd’hui et avec la traduction? Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui on voudrait traduire Gilles Deleuze? Ou encore, faut-il délirer pour penser que la traduction soit le lieu où il serait possible de parler une nouvelle fois de la lecture de Deleuze?

J’aimerais proposer, avec ce court billet, un thème unique sous lequel la question de la traduction de Gilles Deleuze et la question du délire se conjuguent, celui de l’amitié comme principe général pour une nouvelle critique des traductions. Aux trois instances néo-platoniciennes qui décrivent la « politique » de l’héritage – d’un auteur, par exemple, chez les commentateurs comme chez les traducteurs – telle que décrite dans « Platon et le simulacre » (Logique du sens, Minuit, 1969), je proposerai trois formes de renversement qui permettront de penser une nouvelle politique de la traduction. Ces instances néo-platoniciennes peuvent s’exemplifier avec l’échange matrimonial (c’est l’exemple de Deleuze) : on a d’abord le père (ou la loi), puis les prétendants (que la loi ou le père devra discriminer pour sa fille), et finalement la fiancée (l’objet de l’échange). Chacun de ces éléments prends les noms suivants dans la conception néo-platonicienne : l’imparticipable, les participants et le participé....

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V comme Voyage - Gilles Deleuze, Claire Parnet & Pierre-André Boutang (1988, 1996) - Les Caves du Majestic

V comme Voyage - Gilles Deleuze, Claire Parnet & Pierre-André Boutang (1988, 1996) - Les Caves du Majestic | Gilles Deleuze | Scoop.it

Transcription de l'extrait de l'abécédaire.

   Claire Parnet: Donc exit les universaux, ça n'a rien à voir avec la philosophie.

    Gille Deleuze: Euh oui, non, ça n'a rien à voir, non.

   C. P. : Passons directement à V. Et V, ça, c'est les Voyages. Et ça, c'est la démonstration qu'un concept, c'est un paradoxe. Parce que toi, tu as inventé une notion, un concept, on peut le dire, qui est le nomadisme. Et tu hais les voyages. On peut faire cette révélation. À cette heure-là de l'entretien, tu hais les voyages. Pourquoi tu les hais, d'abord, les voyages ?

    G. D.: Je ne hais pas les voyages, je hais les conditions, pour un pauvre intellectuel, de voyager. Peut-être que si je voyageais autrement, j’adorerais les voyages. Mais chez les intellectuels qu’est-ce que ça veut dire voyager ? Ça veut dire aller faire une conférence à l’autre bout du monde, au besoin, et avec tout ce que ça comporte avant et après : parler avant avec des gens qui vous reçoivent gentiment, parler après avec des gens qui vous ont écouté gentiment, parler, parler, parler… Alors, c’est le contraire du voyage, un voyage intellectuel. Aller au bout du monde pour parler, ce qu’il pourrait faire chez lui, et pour voir des gens avant pour parler, et voir des gens après pour parler : c’est un voyage monstrueux. Alors ceci dit, c’est vrai que je n’ai aucune sympathie pour les voyages. Mais ce n’est pas un principe chez moi, je ne prétends pas avoir raison, dieu merci. Mais pour moi, si tu veux, je me dis « Mais enfin, mais enfin, qu’est-ce qu’il y a dans le voyage ? » D’une part, ça a toujours un petit côté de fausse rupture. Ça, je dirais, c’est le premier aspect, moi… qu’est-ce qui me gêne, je réponds uniquement pour moi, qu’est-ce qui me rend le voyage antipathique ?
Première raison, c’est que c’est de la rupture à bon marché. Je sens tout-à-fait ce que disait Fitzgerald : il ne suffit pas d’un voyage pour faire une vraie rupture. Si vous voulez de la rupture, ben faites autre chose que des voyages parce que finalement qu’est-ce qu’on voit ? Les gens qui voyagent, ils voyagent beaucoup et puis après ils en sont même fiers, ils disent que c’est pour trouver un père. Il y a des grands reporters, ils font des livres là-dessus. Ils ont tout fait, ils ont fait le Vietnam, l’Afghanistan, tout ce qu’on veut, et ils disent froidement qu’ils n’ont pas cessé d’être à la recherche d’un père. C’est pas la peine. Le voyage ça a un trait quand même très œdipien, en ce sens. Alors bien, bon, je me dis « Non, ça va pas, ça ».

La seconde raison il me semble, je suis très touché par une phrase admirable, comme toujours, de Beckett qui fait dire à un de ses personnages à peu près, je cite mal, c’est encore mieux dit que ça : « On est con, quand même pas au point de voyager pour le plaisir. » Alors cette phrase, elle me paraît parfaitement satisfaisante. Moi je suis con, mais pas au point de voyager pour le plaisir. Ça, non, quand même pas.


Et puis il y a un troisième aspect du voyage, alors tu me dis « nomade », oui. J’ai toujours été fasciné par les nomades, mais c’est précisément parce que les nomades, c’est des gens qui voyagent pas. Ceux qui voyagent, c’est les émigrants, il peut y avoir des gens extrêmement respectables qui sont forcés de voyager. Les exilés, les immigrants, ça ça c’est un genre de voyage, alors, dont il est pas question de se moquer parce que c’est des voyages sacrés. C’est des voyages forcés, c’est des voyages… bon, ça très bien… Mais les nomades, ils ne voyagent pas, eux. Les nomades, au contraire, à la lettre, ils restent immobiles, c’est-à-dire, tous les spécialistes des nomades le disent, c’est parce qu’ils ne veulent pas quitter. C’est parce qu’ils s’accrochent à la terre, c’est parce qu’ils s’accrochent à leur terre. Leur terre devient déserte, et ils s’y accrochent. Ils peuvent que nomadiser dans leur terre. C’est à force de vouloir rester sur leur terre qu’ils nomadisent. Donc, dans un sens on peut dire : « Rien n’est plus immobile qu’un nomade. Rien ne voyage moins qu’un nomade. » C’est parce qu’ils ne veulent pas partir qu’ils sont nomades. Et c’est pour ça qu’ils sont tout à fait persécutés....


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Chaire Gilles Deleuze - « Métropole, Nature et Démocratie »

A l’occasion de la Chaire Gilles Deleuze « Métropole, Nature et Démocratie » de la Fondation Bordeaux Université qui s’est déroulée le 29 mars 2013, présentation de la conférence événement de Cynthia Fleury.

 

Durée: 8'48"

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Pensées rebelles : Foucault, Derrida, Deleuze

Pensées rebelles : Foucault, Derrida, Deleuze | Gilles Deleuze | Scoop.it

Foucault, Derrida, Deleuze : trois philosophes longtemps boudés par la France et aujourd’hui redécouverts. Leurs pensées peuvent être qualifiées de «  rebelles  » à double titre. Rebelles d’abord parce que singulières, critiques, irréductibles, remettant sans cesse en question le pouvoir, l’institution et la manière même de penser et de philosopher. Rebelles également parce que souvent difficiles d’accès – parfois même obscures ou hermétiques – et rétives à une lecture univoque. Et pourtant, en dépit de leur difficulté intrinsèque, elles trouvent encore un large écho aujourd’hui et pas seulement dans les cercles universitaires. Si leurs textes sont souvent ardus, ces philosophes ont toutefois réussi à se faire entendre. Leur engagement y est sans doute pour beaucoup. Loin de s’enfermer dans leur tour d’ivoire, ils se sont confrontés au réel et ont participé aux luttes concrètes de leur temps.

 

Les sciences humaines prennent aujourd’hui conscience de la fertilité de la pensée de ces trois philosophes : «  nomadisme  », «  rhizome  », «  biopolitique  » autant de concepts et d’outils qui irriguent désormais la réflexion sur la mondialisation et la résistance au libéralisme. À l’heure où ces pensées semblent s’être patrimonialisées, ce livre vient souligner la force de leur posture critique. Rebelles, elles furent… rebelles, elles sont encore.

 

Avec les contributions de : 
Marc Abélès, Sébastien Camus, François Cusset, Elie During, Arlette Farge, Marie Gaille, Marc Goldschmit, Frédéric Gros, Bernard Lahire, Michel Lallement, Michèle Lamont, Carole Maigné, Elsa Rimboux, Élisabeth Roudinesco, Frédéric Streicher.

 


Via dm, Patrick Plante
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dm's curator insight, June 17, 2013 5:10 PM

Editions Sciences humaines - Mars 2013

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Gilles Deleuze, logique du sensible | Radio Grenouille

Gilles Deleuze, logique du sensible | Radio Grenouille | Gilles Deleuze | Scoop.it

Entretien avec Adnen Jdey qui a dirigé le livre « Gilles Deleuze, la logique du sensible – esthétique et clinique ». Ouvrage accompagné d’un texte inédit de Gilles Deleuze sur Francis Bacon. « Gilles Deleuze, la logique du sensible – esthétique et clinique » vient de paraître aux éditions de l’Incidence éditeur.  Adnen Jdey est notamment le traducteur de Gilles Deleuze en arabe.

 

Durée: 19'04".

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