Géographie : les ...
Follow
Find
21.4K views | +0 today
 
Rescooped by François Arnal from Quand l'art s'invite en ville
onto Géographie : les dernières nouvelles de la toile.
Scoop.it!

Place au changement ! … Le chantier | Collectif Etc,

Place au changement ! … Le chantier | Collectif Etc, | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Chantier d'espace public participatif à Saint Etienne, par le Collectif ETC. Transformation d'une friche dans le quartier de Chateaucreux. | Architecture, espace public et urbanisme participatif. Vers une fabrique citoyenne de la ville.

Via Eva Pigeon et Lily Gauthier
François Arnal's insight:

L'art d'occuper les espaces vacants, suivez le scoop it d'Eva et Lily.

Ella et Pitr, c'est ici http://papierspeintres.net/

more...
Eva Pigeon et Lily Gauthier's curator insight, March 27, 2013 3:19 PM

Un bilan très complet du projet mené sur la place du Géant, à Saint-Etienne, par le collectif Etc.
Il s'agit d'un projet qui mêle art, desgin et espaces verts en ville, mais avec pour particularité la participation des habitants du quartier.Avec le collectif Etc et les artistes stéphanois reconnus nationalement Ella & Pitr, ils se font réellement acteurs de leur propre espace de vie qu'ils contribuent à tranformer, et prennent part au travail sur une image positive de ce quartier populaire qui est aussi leur lieu de vie quotidien.
Le projet de la place du Géant permet par ailleurs une réflexion sur l'occupation temporaire des espaces en transition, puisque l'installation ne restera en place que deux ou trois ans, en attendant la construction d'un immeuble à cet endroit. Au lieu de simplement laisser cet espace à l'abandon et marquer ce lieu d'une image que beaucoup qualifieront de "laid", la démarche a parmi ses objectifs celui de l'embellir, et de le rendre d'autant plus digne d'intérêt aux yeux des habitants du quartier que ceux-ci auront participé à son élaboration. En outre, des interrogations sur la possibilité d'une telle démarche appliqué sur un espace plus vaste (on peut noter d'ailleurs qu'ici, les créations se sont étendues aux murs des rues avoisinantes!). En effet, on peut se questionner sur les contraintes qui pourraient entraver le projet dans ce cas (problème du nombre d'acteurs par-rapport à la taille de l'espace choisi...), ou sur quels pourraient être les atouts offerts par un tel choix d'échelle (peut-être la possibilité de faire du résultat, grâce à son ampleur, une sorte de "géosymbole" temporaire d'un quartier...).

 

Géographie : les dernières nouvelles de la toile.
Last news on the web. Geography around the world. Les nouvelles de la géographie rassemblées par François Arnal
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Le Billet de Gilles Fumey : Les curateurs en géographie : quelle plus value ?

Le Billet de Gilles Fumey : Les curateurs en géographie : quelle plus value ? | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Connaissez-vous les curateurs ? Ils choisissent pour vous les œuvres exposées dans les musées ou les galeries momentanément. Ils font des choix, des commentaires et les présentations, le lien avec les artistes et le public. Les curateurs sur internet travaillent sur des plates-formes où les outils permettent de sélectionner des articles et les éditorialiser avant la mise en ligne. François Arnal, professeur au lycée Fauriel (Saint-Etienne, Loire), la pratique avec ses étudiants depuis quelque temps. Une manière de faire des apprentissages numériques différents d’un blog, de Facebook ou Twitter.

 

Pour le professeur de géographie qu’est François Arnal, la présence virtuelle des étudiants sur la toile change son travail. Et si un étudiant s’engage sur ces réseaux ciblés et intelligents, il doit pouvoir être évalué. On ne sera plus dans un marketing de diffusion mais un marketing de discussion. Marc Rougier qui a fondé « Scoop it » le dit autrement : on passe d’un mode contrôlé à un mode contributif. Un manière de contourner les stratégies du web marketing pour bâtir une stratégie numérique. Le Web 2.0 ne représente-t-il pas une audience dépassant aujourd’hui le milliard d’être humains qui constitue un potentiel de diffusion non négligeable ? Dans ce paysage, Scoop.it draîne 500 000 utilisateurs dans le monde et 6 millions de visiteurs uniques chaque mois dans 150 pays, ce qui en fait le meilleur outil de curation du Web pouvant servir aussi bien aux étudiants qu’au grand public et, bien entendu, aux professeurs.

Pour apprendre à maitriser les réseaux sociaux, à mieux choisir l’information en se constituant une identité numérique et pour améliorer l’accès à l’information, deux étapes sont nécessaires : constituer un environnement numérique efficace et opérationnel, puis faire prendre en main par les étudiants « producteurs de savoirs » cet outil. « Une classe connectée sur les ressources numériques est une classe qui échange et crée du contenu », pour François Arnal qui voit dans la curation une réelle plus-value. On peut voir le Pearltrees curation HK42 dans l’hypokhâgne du lycée Fauriel de Saint-Etienne ici. C’est ainsi que l’élève devient un expert.

François Arnal's insight:

Gilles Fumey, professeur de géographie de l’alimentation à l’université Paris-IV Sorbonne et professeur des universités à l’ESPE de Paris nous fait l'honneur d'évoquer le travail de curation que nous effectuons au lycée Claude Fauriel.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Glissement de terrain au lac du Chambon : "Il n'existe aucun moyen d'empêcher ce glissement, ni même de le ralentir"

Glissement de terrain au lac du Chambon : "Il n'existe aucun moyen d'empêcher ce glissement, ni même de le ralentir" | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Glissement de terrain au lac du Chambon : "Il n'existe aucun moyen d'empêcher ce glissement, ni même de le ralentir"

Le glissement de terrain, découvert en mai au niveau de la rive droite de la retenue d'eau, s'accélère depuis le 4 juillet. Lionel Lorier, responsable de la Société alpine de géotechnique, explique à francetv info les raisons et les éventuels dangers de ce phénomène.
François Arnal's insight:

Cet évènement témoigne que la chaîne des Alpes est bien vivante et que les Alpes bougent encore (c'est l’orogenèse des géomorphologues). Cet évènement naturel a de graves conséquences économiques et sociales bloquant l'accès à la Grave et au Col du Lautaret qui communique avec Briançon.

 

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Non, l'Afrique n'a pas besoin des riches pour se nourrir

Non, l'Afrique n'a pas besoin des riches pour se nourrir | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Non, l’Afrique n’a pas besoin des riches pour se nourrir
Publié le 11 juillet 2015 par Gilles Fumey dans Éducation/Enquêtes/Le Monde à chaud | Un commentaire

Les riches (européens et américains) ont beau jeu de se draper dans leurs habits humanitaires en se posant comme ceux qui doivent nourrir neuf milliards d’hommes. Ils se trompent. Ceux qui relaient les injonctions dont nous inondent la FNSEA, l’INRA et tous ceux qui défendent le modèle productiviste et industriel sont coupables. Coupables d’entretenir de fausses idées : non, l’Afrique n’a pas besoin de vous pour se nourrir.

Il y a déjà trente ans, le Nigérian Godfrey Nzamujo crée le centre Songhaï, à Porto Novo alors capitale du Bénin. Petit-fils d’esclaves américains, Nzamujo s’est formé en biologie en Californie avant de revenir sur la terre de ses ancêtres, en pleine guerre du Biafra. Proche du père Lebret, il devient dominicain et s’installe au Bénin. Songhaï ? Oui, un nom qui rappelle ce puissant empire africain du 15e siècle allant du Nigeria au Mali et dont Gao était la capitale et qui s’est effondré au 16e siècle. Le centre Songhaï signe une démarche agroécologique pour se débarrasser des engrais venus des pays riches, coûtant trop cher. Pour améliorer la formation, la fabrication des outils, la circulation des produits agricoles jusqu’aux marchés des villes. Et, finalement, lutter contre la concurrence des produits importés qui désespère les producteurs locaux.
François Arnal's insight:

Le centre de formation Songhai (voir leur site Internet) cerche des solutions et des formations adpatées à l'Afrique (agroécologie, économie circulaire, biogaz, fumure animale...) Songhaï est ainsi devenu un gros village avec un hôtel, une piscine, un cybercafé, le tout finançant la formation.

Plus de 3000 personnes ont été formées à Songhaï depuis 1989, à raison d’un coût allant de la gratuité pour les Béninois à 260 euros par mois pour les autres (compter 30 mois pour une formation complète, mais selon le niveau, trois mois peuvent suffire).

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

News - 12 conseils pour combattre la gentrification

News - 12 conseils pour combattre la gentrification | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
12 conseils pour combattre la gentrification

Lundi, 06 Juillet 2015

La gentrification - de Kreuzberg à Brooklyn en passant par Hackney et Barbès, tout le monde n'a que ça à la bouche. Les loyers augmentent ? C'est la faute à la gentrification. Les putes disparaissent des trottoirs ? Idem. Les hommes ne se rasent plus, les pintes coûtent un SMIC horaire, votre voisin de palier vous vante les mérites de sa détox à base de jus de seigle ? Encore et toujours la gentrification. Mais que font les médias à part pousser des cris d'orfraie ? Rien. Heureusement, Brain est là et vous confie 12 conseils concrets et imparables pour combattre la gentrification en bas de chez vous.
François Arnal's insight:

sur un ton humoristique, cet article dénonce la gentrification à l’œuvre dans les villes. Lorsqu'une classe privilégiée en remplace une autre, on risque d'entrer dans un processus d'exclusion et de ségrégation.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Lu / Désastres urbains. Les villes meurent aussi, Thierry Paquot : Urbanités

Lu / Désastres urbains. Les villes meurent aussi, Thierry Paquot : Urbanités | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Thierry Paquot consacre son dernier ouvrage à ce qu’il considère comme les ultimes soubresauts de l’urbanisme, « moment occidental » de l’urbanisation planétaire. D’une plume engagée et didactique, il alerte sur la prolifération de dispositifs urbanistiques qui, à son sens, constituent des « désastres » parce qu’ils sont à la source d’un inévitable « malheur » (p.25). Ce dernier grève le quotidien des individus et des sociétés urbaines. Il s’enracine dans l’accroissement de l’enfermement et l’assujettissement, deux facteurs de dissolution du sens de l’urbain qui reviennent comme des motifs insistants dans tout le livre. Comme, dans toute catastrophe « naturelle », il est « impossible d’accuser la tempête ou l’avalanche » (p.7), c’est bien dans ces formes construites qu’il faut rechercher les maux des villes. Aussi, le philosophe se livre à cinq « exercices d’écosophie » sur le mode de la vulgarisation scientifique.
François Arnal's insight:

Cinq objets urbains déclinés en 4 chapitres sont analysés par le philosophe de l'urbain : les grands ensembles, les centres commerciaux, les gratte-ciel, les gated communities et les « grands projets ». La dénonciation de ces aberrations issues d’un productivisme à outrance s’appuie sur la solide érudition de l’auteur, ancrée dans sa trajectoire d’enseignant et de chercheur, et sur une pratique quotidienne et subjective de la ville.

more...
No comment yet.
Rescooped by François Arnal from Entre patrimoine et nouveauté que choisir ?
Scoop.it!

Le développement des villes passe-t-il par leur muséification ? - Idées - France Culture

Le développement des villes passe-t-il par leur muséification ? - Idées - France Culture | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Des villages ripolinés au point de faire penser à du carton-pâte. Un pays replié sur son histoire, ses parfums, sa gastronomie, son « art de vivre ». Voilà à quoi ressemble la France telle que la redécouvre, après un exil volontaire, le personnage principal de « La carte et le territoire », à la fin du roman de Michel Houellebecq.

Un tableau qui fait mal aux yeux, mais peut-être pas si éloigné que cela de ce à quoi ont commencé à ressembler certaines villes, pas seulement françaises d’ailleurs. A force de vouloir attirer les touristes et répondre à leurs attentes, certaines agglomérations finissent par figer leur patrimoine dans un décor qui n’a plus grand-chose de réel.

On parle alors de ‘’muséification’’.

Cela dit, le jeu en vaut peut-être la chandelle.

A quoi ressemblerait par exemple le bulletin de santé économique de Venise sans sa vingtaine de millions de touristes annuels ?

Accueillir les touristes en faisant en sorte qu’ils se sentent presque comme chez eux, c’est aussi stimuler l’activité économique, donc favoriser la création d’emplois.

Un rapport récent commandé par les ministres de l’Economie et de la Culture évalue à plus de 3 % le poids de la culture (dont fait partie le patrimoine) dans la richesse française.

« Le développement des villes passe-t-il par leur muséification ? »

C’est notre sujet du jour.


Via louise caissard
François Arnal's insight:

par Louise, curation sur le thème du patrimoine.

more...
louise caissard's curator insight, April 26, 2:59 PM

Au début du XXème siècle très peu de bâtiments étaient considérés comme étant des monuments historiques. Puis la lois Malraux sur les grands ensembles a agrandi le champ d'application du patrimoine. On s'est petit à petit mis enfin à reconnaître notre patrimoine, notamment grâce aux journées européennes du patrimoine. Mais aujourd'hui n'a-t-on pas basculé dans la tendance inverse ? La ville devenant un objet touristique et financier elle se met à rapporter de l'argent, ce qui force certain à la transformer en objet marketing. Attention néanmoins de ne pas englober n'importe quoi dans notre patrimoine sous peine de perdre la valeur réel de celui-ci. Le prestige mondial de la ville touristique de Paris par exemple est dû en parti à sa qualité et non pas seulement à ça quantité. Tout ne peut pas être patrimoine. 

Rescooped by François Arnal from La ville durable
Scoop.it!

Curitiba, ville verte de la première heure

Curitiba, ville verte de la première heure | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Au sud-est du Brésil, Curitiba est un modèle de ville durable. Au cœur de sa stratégie, un réseau de transports en commun extrêmement performant. Mobilité durable revient pour vous sur ce modèle dont les innovations sont source d’inspiration aux quatre coins du monde.

Via La ville du futur, la ville de demain
François Arnal's insight:

Extrait du scoop it sur la ville durable par Clara, nolwenn et Nelly

more...
La ville du futur, la ville de demain's curator insight, May 21, 8:53 AM

La ville de Curitiba au Brésil semble illustrer le modèle de la ville durable. En effet, la ville en misant sur les transports en commun connaît un grand succès au point d'être qualifiée de "ville la plus innovante au monde". Mobilité et décongestion, voilà les deux atouts dont se dote cette ville avec 85% de sa population qui utilise ce réseau de transports collectifs. La ville de Curitiba illustre bien qu'il est possible de concilier la croissance économique d'un pays émergents et le respect de l'environnement avec des espaces verts. Cependant, les projets des villes durables ne cessent jamais et la ville doit désormais faire face à sa forte croissance démographique afin de conserver son rayonnement à l'échelle mondiale en tant que ville durable. 

Rescooped by François Arnal from • Frontières, États, mouvements indépendantistes : la ville au cœur des revendications
Scoop.it!

Etat islamique, la terreur par les symboles

Etat islamique, la terreur par les symboles | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
En mettant en scène l'exécution de vingt prisonniers dans le théâtre antique de Palmyre, l'organisation cherche à nouveau à provoquer l'Occident.

Via Evan Cholvy
more...
Evan Cholvy's curator insight, May 28, 2:43 PM

On le sait, la mise-en-scène et la communication sont des éléments clés de la propagande orchestrée par l'Etat islamique. A Palmyre, en Syrie, l'exécution d'une vingtaine de détenus devant les habitants de la ville en plein coeur du théâtre antique ressemble à un macabre spectacle, un symbole sur de nombreux points. En première ligne, le lieu ; il incarne un espace de divertissement d'une autre civilisation et d'un autre temps. Or, on l'a vu, l'Etat islamique veut détruire tout ce qui ne se réfère pas à l'Islam. Les exécutions théâtralisées vont constituer un nouveau moyen de propager la terreur, principal instrument de domination et de contrôle politique des territoires envahis. En outre, Palmyre est un symbole parlant de l'avancée de Daech au Moyen-Orient. Les affrontements avaient duré 9 jours avant que la ville ne tombe entre les mains des terroristes. Depuis, 217 personnes ont été assassinées dont des femmes et des enfants. 

Rescooped by François Arnal from Ecoquartiers et ville durable: des utopies ?
Scoop.it!

Smartseille : un écoquartier de 2,7 hectares en construction à Marseille

Smartseille : un écoquartier de 2,7 hectares en construction à Marseille | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Vendredi 10 avril, le groupe français Eiffage a posé la première pierre de l’ilôt démonstrateur Allar, baptisé "Smartseille", un écoquartier situé au Nord de la ville de Marseille qui se veut être une...


Via Eddie Zaiout
François Arnal's insight:

trouvé par Eddie sur son scoop it Ecoquartiers et villes durables : des utopies ?

more...
Eddie Zaiout's curator insight, May 8, 3:18 PM

La société à capitaux privés Eiffage prévoit de livrer dès 2016 une partie de l'ensemble du quartier durable qui sera livré dans son intégralité en 2018. Il s'agit de désenclaver les grands ensembles de la ville de Marseille. En effet la cité "Smartseille " réuni des logements, dont certains sont à accessibilité sociale, des locaux pour des bureaux et des franchises réservés aux commerces (on retrouve ainsi  les 3 piliers du développement durable). Par ailleurs, le groupe Eiffage s'est associé avec EDF optimal pour mettre en place une système de chauffage couplé avec un système de refroidissement. Il s'agit d'un système fonctionnel sur le mode de la thalassothermie (parfois appelé "boucle à eau de mer"). Cette technologie de pointe corrobore le nom donné à ce quartier, car elle en fait une véritable smart city au cœur de Marseille. En outre, l'un des objectifs premiers de ce projet est de désenclaver les grands ensembles aux nord de la cité phocéenne tout en proposant un tissu urbain renouvelé, et une façon nouvelle de concevoir l'habiter. D'ailleurs, le projet nécessite une phase de dépollution et d'assainissement du tissu urbain. Toutefois, compte tenu des dates de livraison du quartier durable "Smartseille" nous pouvons nous interroger sur la qualité du bâti et des infrastructures qui seront mises en place.  En effet, ce projet s'articule sur moins de 10 ans et sur 2,7 hectare, alors même que la matrice de la durabilité semble imposer l'échelonnage des travaux sur plusieurs décennies afin d'adopter un regard critique sur les constructions et agencements. Finalement, est-ce un quartier durable qui tend  à offrir  une urbanité meilleure, ou bien est-ce seulement un projet urbain qui s'inscrit dans une mouvance de propagande urbaine qui n'a de durable que le nom?

Scooped by François Arnal
Scoop.it!

It follows : horreur géographique (Detroit)

It follows : horreur géographique (Detroit) | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Dans It follows sorti en 2015 sur les écrans français et qui a fait sensation auprès des amateurs de films d’épuvante ou d’horreur, le scénariste et réalisateur David Robert Mitchell nous parle d’une certaine actualité puisqu’en choisissant Détroit comme décor (lui vient de Clawson dans la banlieue nord de la ville), il fait de Motor City le catalyseur de toutes les contaminations possibles d’une réalité socio-économique : par les différentes allées et venues effectuées des quartiers bourgeois et préservés de la crise (au moins en apparence) vers ces enfilades de pavillons fantômes, il n’est pas difficile de penser à la contamination par la misère dans un premier temps et à celle opérée ensuite (grâce à l’emprise nouvelle d’un ou deux milliardaires) par la reprise économique. La lente mais sûre ruine immobilière a traduit morphologiquement toute la décrépitude économique d’une métropole en crise depuis des décennies et qui a finalement été déclarée en faillite en 2013. Les maisons abandonnées aux façades inquiétantes, parfois même éventrées depuis le temps, ont-elles appartenu à ces spectres terrifiants qui dans le film cheminent solitaires et lents vers leurs victimes ? Qui sont ces ombres tant redoutées par Jay (Maika Monroe) et ses amis ? Des chômeurs, des endettées, des nécessiteux délaissés ? Ces quartiers que certains citoyens aujourd’hui ne veulent plus voir et qu’ils démontent maison après maison, planche par planche sont à la marge. Une des filles dans It follows évoque même l’idée d’une frontière établie entre les quartiers bourgeois et les banlieues pauvres, entre le centre-ville et la périphérie, le centre commercial indiquant la limite que ses parents, petite, lui interdisait de franchir (« Je me disais que c’était vraiment dégueulasse et tordu »).
François Arnal's insight:

It follows : horreur géographique, un article de la Géothèque sur Detroit (the shrinking city), son rachat progressif par les spéculateurs et sa présence sur les écrans.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

L’identité, une ressource dans les stratégies métropolitaines ? - Métropolitiques

L’identité, une ressource dans les stratégies métropolitaines ? - Métropolitiques | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Les métropoles s’affirment comme des acteurs de premier plan dans le paysage institutionnel. Leur construction politique et citoyenne est récente, et leur identité incertaine. Samuel Léon interroge le lien entre identité métropolitaine et légitimité de l’action publique. Il montre comment l’identification au territoire est devenue un enjeu majeur pour les dirigeants des grandes agglomérations.
Le MuCEM, Marseille (cc) Jopa Elleul/Flickr

La métropole est au cœur du débat public (Le Saout 2012). Elle est généralement assimilée à une vaste aire fonctionnelle depuis laquelle s’organise une multitude de flux et où se concentrent les hommes, les activités et les capitaux. Pour reprendre l’expression du géographe Armand Frémont, l’échelle métropolitaine est de plus en plus appréhendée comme un lieu de vie, un « espace vécu » (Frémont 1976). La métropole est un territoire fait de représentations qui renvoient à une histoire et à un imaginaire collectif. En ce sens, elle produit aussi de l’identité.
François Arnal's insight:

L’identification à la métropole est le produit d’une construction historique, sociale et politique. Elle joue un rôle essentiel dans la fabrique ou « l’invention du territoire » (Alliès 1980), qui ne peut s’affirmer en dehors de processus sociaux et politiques. Manuel Castells parle de « pouvoir de l’identité », tant il considère cette dernière comme une ressource politique (Castells 1999). « Les discours identitaires s’appuient sur des idéologies à base territoriale et non plus seulement historique » (Bonnemaison 1999, p. 14). En tant que support d’une relation affective, le territoire permet de donner un caractère concret, spatialisé et donc presque matériel à l’identité. Ainsi, production identitaire et production territoriale sont intimement liées.

more...
No comment yet.
Rescooped by François Arnal from Géographie et imaginaire
Scoop.it!

2015 – Champs-Élysées Film Festival – Imaginaires Américains : Le Désert

2015 – Champs-Élysées Film Festival – Imaginaires Américains : Le Désert | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Via Romane&Alice
more...
Romane&Alice's curator insight, May 10, 4:37 PM

Si l'envie vous prend de découvrir l'imaginaire des paysages américains, n'hésitez plus, foncez au Champs-Élysée Film Festival du 10 au 15 juin: vous y découvrirez une liste de films programmée autour du thème du désert américain. Ce sont donc cinq films qui ont été choisis pour illustrer l'imaginaire américain à travers le cinéma: Arizona Dream (1993) d'Emir Kusturica, Gerry (2002) de Gus Van Sant, Lake Los Angeles (2014) de Mike Ott, Rubber (2010) de Quentin Dupieux et enfin Twentynine Palms (2003) de Bruno Dumont. Différents genres pour différents regards, ces films offrent donc chacun à leur manière une vision singulière du désert américain, lui-même étant l'objet d'une géographie des représentations, des clichés.
Si le désert américain ne vous attire pas du tout, ou que vous êtes simplement un cinéphile et géographe dans l'âme, partez vite à la découverte d'une autre thématique -toujours américaine mais plus urbaine-: "atmosphères urbaines: Détroit". Là encore, une liste de films vous permettra de voyager en Amérique sans bouger de votre fauteuil: 8 Mile (2003) de Curtis Hanson, Detropia (2012) de Heidi Ewing et Rachel Grady, Gran Torino (2008) de Clint Eastwood, RoboCop (1987) de Paul Verhoeven; et enfin Standing in the Shadows of Motown (2002) de Paul Justman. (la liste est à découvrir dans ce lien : http://www.champselyseesfilmfestival.com/2015/fr/selection-officielle/sections-paralleles/atmospheres-urbaines-detroit/ )
Encore une fois, le lien entre géographie et cinéma -sous la lumière de l'imaginaire collectif- se justifie et ces deux domaines se complètent l'un l'autre.
Et si vous n'habitez pas la capitale pour courir au Festival, rien ne vous empêchera de vous programmer une (ou plusieurs) soirée(s) cinéma afin de "vivre" quelques heures le désert américain ou la ville de Détroit.

Rescooped by François Arnal from Marseille, entre aménagement et déménagement
Scoop.it!

Un cas aporétique de gentrification : la ville de Marseille

Un cas aporétique de gentrification : la ville de Marseille | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Le processus de gentrification apparu dans les années 1960 découle des mutations socio-économiques d’un territoire urbain central. Il implique le départ des catégories sociales défavorisées au profit de celles plus nanties. Les villes portuaires en mutation offrent un substrat généralement favorable à son développement. À travers l’exemple de Marseille, soumise ces dernières années à de grands projets de rénovation, cet article propose une géographie des espaces embourgeoisés ou en voie d’embourgeoisement. L’étude comparée des différents quartiers du centre-ville révèle les difficultés du processus et illustre parfaitement les divergences entre les changements voulus par les pouvoirs publics locaux et les attentes des habitants.

Via City's citizen
more...
City's citizen's curator insight, May 18, 2014 5:12 PM

Marseille semble demeurer rétive au phénomène global de gentrification qui, partout dans le monde, draine les classes socio-professionnelles supérieures vers le centre-ville, et ce, en dépit des campagnes visant à renforcer l'attractivité des quartiers centraux.
Le phénomène de gentrification a été constaté dans la plupart des grandes agglomérations du monde, où il s'est peu à peu mis en place naturellement. On a ainsi pu observer que ce changement de population avait des répercussions économiques, sociales et culturelles sur l'aire concernée. Par la suite certains acteurs tenteront de mettre en place une gentrification artificielle. L'étude des cas de gentrification naturelle permet de cibler les zones qui possèdent initialement un potentiel plus important : proximité des emplois, des activités sportives et culturelles, faible coût de la vie, transports, logements de taille convenable...
Marseille présente désormais certains des atouts favorisant la gentrification : suite au déménagement de l'ancien port à Fos-sur-Mer, certaines aires du centre-ville ont été délaissées et deviennent ainsi intéressantes. Depuis les années 90 la ville tente de mener son hyper-centre à recouvrer un regain d'activité, notamment avec "Euroméditerranée", projet d'intérêt national visant à requalifier et re-dynamiser le centre. Cependant si certains objectifs économiques ont bien été respectés, il semble que la gentrification ne soit toujours pas d'actualité au sein de la cité phocéenne.
Cela peut s'expliquer par le simple fait que cette tentative de gentrification, accomplie artificiellement par des acteurs privés, n'a pas suscité l’intérêt des populations visées. Ces dernières  ne semblent pas être séduites par la solution "clef en main" et préfèrent être intégrées à un processus de revitalisation. A cette "mise à l'écart" s'ajoute l'image négative des quartiers concernés héritée de l'expulsion des anciens habitants, ce qui entraîne un sentiment de culpabilité chez les potentiels acquéreurs. De plus, l'image que renvoie l'hyper-centre de Marseille est marquée par la pauvreté, l'insécurité et l'insalubrité. L'implantation de logements est d'ailleurs en concurrence avec celles de commerces et de locaux d'entreprises dans certains quartiers.
Les politiques urbaines marseillaises ont donc été soit de trop petite ampleur, soit menées de façon trop violente. On pointera également le manque de volonté d'interactions et de concertations avec les populations concernées.

CaptainKirk's curator insight, May 9, 3:51 AM

Processus de gentrification à Marseille, un cas très particulier...

Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Tunnel du Chambon : la vallée de la Romanche toujours coupée du monde

Tunnel du Chambon : la vallée de la Romanche toujours coupée du monde | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

en photo : le village de la Grave dans les Hautes Alpes face à la Meije, le 6 juin 2015. PHILIPPE DESMAZES / AFP


Tunnel du Chambon : la vallée de la Romanche toujours coupée du monde
Le Monde.fr | 09.07.2015 à 06h51  Par Maria Laforcade

 

Le temps paraît bien long dans la vallée de la Romanche. Voilà bientôt trois mois que les 800 habitants de La Grave et de Villar-d’Arêne, deux villages perchés sur les pentes escarpées des Hautes-Alpes, surveillent un pan de roche de schiste, situé en aplomb du lac du Chambon, qui menace de s’arracher au flanc de la montagne.

Le week-end dernier, un glissement assez important a emporté une partie des 800 000 m⊃3; de roches prêtes à s’écrouler. Mais le grand effondrement annoncé n’a toujours pas eu lieu. Moins de 1 % du pan s’est désagrégé dans le lac à ce jour. Or la circulation ne pourra reprendre dans le tunnel du Chambon qu’une fois la paroi rocheuse définitivement « purgée ».

Le 10 avril, des fissures découvertes dans la voûte avaient entraîné la fermeture du tunnel et les travaux de consolidation n’ont pas pu être achevés à cause de nouveaux glissements. La route départementale qui relie Grenoble à Briançon se trouve donc fermée à la circulation depuis trois mois.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/07/09/tunnel-du-chambon-la-vallee-de-la-romanche-toujours-coupee-du-monde_4676378_3244.html#sTI2mpV4USZK9Phr.99
François Arnal's insight:

La colère gronde en Oisans où la population de la montagne ne peut plus circuler librement. Après la route coupée par l'effondrement d'un tunnel, après la circulation en navette bateau sur le Lac du Chambon, c'est l'hélicoptère qui est envisagé désormais. Mais la construction d'une nouvelle route sur le versant opposé prendra encore beaucoup de temps. En attendant, la saison touristique est gravement compromise et les acteurs demandent de l'aide rapidement.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

De pylône en paysage

De pylône en paysage | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

On a beau dire que la beauté est une affaire toute subjective, la laideur, quant à elle, se constate aisément et envahit les paysages du quotidien avec une vigueur chaque jour confirmée. La société industrielle ne manque pas d’inventivité pour engendrer des formes et des matériaux médiocres capable de se répandre partout. Le droit au beau paysage se réduit comme peau de chagrin, et comme l’écrivait Gilles Fumey il y a quelque temps, les « capitons de laideur » qui entourent les villes en France sont un vrai problème de société. Et si le mot beauté dérange, alors parlons d’harmonie paysagère, et le débat pourra continuer.

Dans le cas des pylônes électriques, dessinés par on ne sait qui mais certainement un jour de grande panne d’inspiration, force est de constater que leur nullité esthétique défigure systématiquement nos paysages. En ville, les poteaux en béton gris sont une catastrophe, et ailleurs, ces énormes pylônes en structure métallique ne parviennent pas à se faire oublier.

François Arnal's insight:

Des pylônes architecturés ou des pylônes design pourraient remplacer les vilains pylônes des lignes à haute tension et introduire du land-art dans le paysage.

Mais il fallait se donner la peine de s’y intéresser. C’est ce que fait Pylon Design 2.0, une initiative lancée en 2013 à Berlin, et qui fait des émules. Les propositions des cabinets d’architecture sont surprenantes, insolites, incongrues parfois, mais elles redonnent espoir face à la laideur (inéluctable?) de ces installations électriques.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

A. Appadurai, Géographie de la colère - La violence à l'âge de la globalisation

A. Appadurai, Géographie de la colère - La violence à l'âge de la globalisation | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Géographie de la colère - La violence à l'âge de la globalisation
Arjun Appadurai
Françoise Bouillot (Traducteur)

Date de parution : 18/03/2009 Editeur : Payot Collection : Petite Bibliothèque Payot ISBN : 978-2-228-90408-7 EAN : 9782228904087 Format : Poche Présentation : Broché Nb. de pages : 207 p.



La prolifération de la violence est l'une des caractéristiques de la globalisation. Le plus curieux, c'est que cette violence émane souvent de minorités opprimées, de petits groupes capables néanmoins d'altérer rapidement les relations internationales, et qu'elle vise directement l'Etat-nation. Le monde d'aujourd'hui est plein de Sikhs, de Basques, de Kurdes, de Tchétchènes, de Tamouls et autres minorités en colère qui se préparent à créer ou à rejoindre des cellules terroristes. Pour Appadurai, les haines ethniques qui alimentent ce phénomène n'ont pas le caractère de peur primaire qu'on leur prête. Elles constituent plutôt un effort pour exorciser la crainte générée par les incertitudes identitaires, géographiques, politiques, liées à la globalisation. De l'Asie du Sud à l'Europe, en passant par les Etats-Unis, l'auteur examine ici avec force et subtilité les rapports entre un Etat-nation géographiquement circonscrit et un terrorisme global par essence déterritorialisé.
François Arnal's insight:

au sommaire :

DE L'ETHNOCIDE A L'IDEOCIDE
LA CIVILISATION DES CHOCS
VIOLENCE ET GLOBALISATION
LA PEUR DES PETITS NOMBRES
NOS TERRORISTES, NOUS-MEMES
LA GLOBALISATION D'EN BAS A L'ERE DE L'IDEOCIDE

 

 

Arjun Appadurai, anthropologue, est professeur à la New School University de New York. II a publié, aux Editions Payot, Après le colonialisme : les conséquences culturelles de la globalisation.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Italie : à l’assaut de la Xylella fastidiosa, la bactérie tueuse d’oliviers

Italie : à l’assaut de la Xylella fastidiosa, la bactérie tueuse d’oliviers | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Dans le sud de l’Italie, les oliviers se meurent les uns après les autres. Mais, la faute à qui ? Et que fait l’Europe pour enrayer l’hécatombe ? Les oliviers sont-ils voués à disparaître. Éléments de réponse dans ce nouveau numéro de Reporter.

Dans le Salento situé dans la région des Pouilles qui correspond au talon de la botte italienne, les gardes forestiers ont fort à faire.

Leur mission : éradiquer une bactérie tueuse qui s’en prend aux oliviers.
Originaire du Costa Rica, la Xylella fastidiosa fait des ravages dans le sud de l’Italie et inquiète en haut lieu dans toute l’Europe (Comission européenne et Parlement européen)

Près de Casarano, nous avons rencontré plusieurs producteurs d’olives, eux aussi, unis dans un même combat contre cet organisme nuisible frappé de quarantaine sur l’ensemble du territoire de l’Union européenne.
François Arnal's insight:

Le sud de l'Italie est confronté à une grave catastrophe phytosanitaire qui touche en premier lieu les oliviers puis d'autres arbres ou arbustes de l'écosystème méditerranéen. Les solutions comme l'arrachage autoritaire sont très mal perçues par les populations de la Pouille au sud de l'Italie. Mais les pays voisins de l'aire méditerranéenne redoutant la propagation de la terrible bactérie venue du Costa Rica. Les responsabilités sont à trouver dans la mondialisation des échanges et dans les modifications des pratiques agraires comme l'évacuation des branches mortes et la taille au pied des oliviers.

more...
No comment yet.
Rescooped by François Arnal from Géographie de l'enfance : grandir en Afrique
Scoop.it!

"Enfants-soldats d'Afrique : imaginaires de guerre, images du continent et écriture de la dénonciation", analyse du lieu chez Kourouma, by Interférences littéraires

"Enfants-soldats d'Afrique : imaginaires de guerre, images du continent et écriture de la dénonciation", analyse du lieu chez Kourouma,  by Interférences littéraires | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

« Dans un premier temps, l’analyse s’attachera à caractériser la thématique de la violence, telle qu’elle se trouve imposée à un enfant, Birahima, pour qui l’inhumanité et l’injustice feront désormais partie de l’apprentissage. Dans un deuxième temps, sera étudiée la représentation de l’espace lié au conflit armé. Malgré la précision des références géographiques, le continent africain devient en effet ce vaste terrain où aucun lieu, ni géographique ni spirituel, ne vient servir de refuge. Enfin, l’écriture de Kourouma, pour raconter l’histoire du jeune Birahima, a pris les contours d’un langage d’enfant, s’aidant d’outils linguistiques et se moquant de la norme policée que Birahima prétend ignorer. Ahmadou Kourouma, ce faisant, a repris le rôle de témoin qu’il a revendiqué tout au long de son parcours de romancier : non seulement en dénonçant, par l’histoire racontée, les malheurs de l’Afrique, mais surtout en donnant une écriture reflétant, dans sa forme même, les incompréhensions et les désordres liés à l’évolution de ses personnages au sein d’un milieu chaotique. »


Via Christy Nomis
François Arnal's insight:

Curation assurée par Christy (HK42) sur le thème de l'enfance en Afrique.

more...
Christy Nomis's curator insight, May 24, 9:36 AM

Ce présent post vient compléter mon précédent scoop it concernant un article du Monde Diplomatique à propos de l’ouvrage de Kourouma sur les enfants soldats (« Allah n’est pas obligé »). Il s’agit en effet de présenter une analyse réalisée dans le cadre des Interférences littéraires de l’Université Catholique de Louvain qui s’intéresse notamment à la représentation de l’espace dans l’ouvrage (page n°10 du Pdf à télécharger). Les lieux traversés par Birahima correspondent ainsi à une géographie ancrée dans le réel, avec la Guinée, le Liberia, la Sierra-Leone et la Côte d’Ivoire. « Les détails quant aux différentes appartenances géographiques des personnages et à leurs voyages passés, abondent, par ailleurs, tout au long du roman. » La configuration précise des lieux semble peu à peu s’effacer pour laisser place à des « non-lieux » uniquement caractérisés par « les atrocités qui y sont commises » et par leur occupation par les enfants-soldats. « S’y associent des images d’errance et de violence, de tueries dénuées de sens et de batailles entre fractions rivales. Birahima vogue au gré des appartenances sans réellement s’y attacher. Les dénominations  de  lieux  deviennent vagues: «forêt», «village» ou «camp» ». Nous pouvons ainsi parler d’une « géographie flottante » avec l’effacement progressif d’un arrière pays qui aurait pu servir de refuge géographique et culturel dans un autre contexte que celui de la guerre. La forêt et les villages deviennent eux aussi des lieux d’errance et d’insécurité, et l’espace géographique ne connait plus qu’un incessant mouvement de « va-et-vient » dans la quête vaine de retrouver la tante de Birahima. Ainsi, à travers l’analyse de cet ouvrage, il semblerait que non contente de diviser les familles, les groupes et les sociétés, la guerre s’attaquerait également à démembrer les espaces et les représentations géographiques.

Romane&Alice's curator insight, May 24, 9:51 AM

Rescoopé à partir de @Christy Nomis : une forme de géographie des conflits à travers le langage des enfants soldats et la transformation de l'Afrique en une terre imaginaire à travers les représentations qui en sont faites.

Rescooped by François Arnal from l'art et la ville
Scoop.it!

illusion Ella et Pitr

illusion Ella et Pitr | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Magnifique série d'anamorphoses par le duo Ella et Pitr dans des lieux abandonnés de Saint Etienne.

Via Clementine et Barbara
François Arnal's insight:

L'art et la ville par Clémentine et Barbara (HK42)

more...
Clementine et Barbara's curator insight, April 20, 5:08 AM

Les artistes de rue Ella et Pitr, travaillant principalement sur Saint Étienne, nous proposent ici une vision transformée et transcendée des lieux abandonnés de la ville. Ce projet est au service d'une campagne pour le Centre Dramatique National de Saint Etienne datant de l'année dernière. A travers ces anamorphoses, les deux artistes nous interrogent sur nous même et notre rapport à la ville, souvent trivial mais que l'on peut améliorer avec un peu de poésie. C'est en quelque sorte une invitation à un regard nouveau sur ce qui nous entoure, à nous intéresser à ce que nous croisons quotidiennement sans y prêter attention.

Rescooped by François Arnal from L'impact de la guerre dans les villes au Moyen-Orient
Scoop.it!

Pourquoi les vieilles pierres émeuvent-elles plus que les vies humaines ?

Pourquoi les vieilles pierres émeuvent-elles plus que les vies humaines ? | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
En quatre ans de guerre, une grande partie du patrimoine syrien a été détruit dans une relative indifférence. Pire : les centaines de milliers de morts n’ont pas autant ému les opinions occidentales que le sort de la cité antique de Palmyre, déplore The National d’Abou Dhabi.

Via Duportouzet
more...
Duportouzet's curator insight, June 6, 3:36 PM

Pourquoi les vieilles pierres émeuvent-elles plus que les vies humaines ? Voilà une question qui dérange et que tout le monde se pose suite aux événements relatifs au site historique de Palmyre. La vie d'un syrien semble peu attrister les occidentaux, qui sont scandalisés après la destruction d'un monument classé à l'UNESCO. Quelle est la légitimité de ces indignations ? Dans quelle mesure les ruines d'un édifice affectent plus que la mort de civils chaque jour ? C'est dans la perspective d'une réponse qu'écrit Philippe Mischkowsky, journaliste pour le Courrier international. Depuis 2010, la Syrie connait un anéantissement général, que ce soit dans le domaine des victimes humaines que dans la perte d'un capital culturel. Effectivement, une majeure partie du patrimoine est détruite suite aux attaques islamiques. Certes, le patrimoine est le reflet d'une culture et ainsi d'une identité, mais la mort de civils syriens innocents ne choquent-elle pas davantage ? Les cibles de Daesh se multiplient alors, comprenant aussi bien les populations syriennes que le patrimoine. La réaction des occidents reflète l'impuissance mais aussi et surtout l'ignorance face à des conflits grandissants et menaçants.

Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Paris, championne toutes catégories du tourisme en France

Paris, championne toutes catégories du tourisme en France | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
1,3 million de personnes travaillent dans le tourisme dans l'Hexagone. Près d'un tiers sont concentrées en Île de France.

Première destination touristique européenne, la France est un pays centralisé en la matière! Selon une étude de l'Insee, l'Ile-de-France absorbait, à elle seule, près d'un tiers des 1,3 million d'emplois que comptait ce secteur au niveau national en 2011. Soit un total de 395.000 postes, dans des domaines aussi variés la restauration, l'hébergement, la culture, le commerce, les agences de voyage…

Il est vrai que la région parisienne concentre 13 des 20 sites les plus visités de l'Hexagone, avec Disneyland Paris, le musée du Louvre ou le Château de Versailles. Autre atout de l'Ile-de-France: la richesse dégagée par le tourisme y est plus importante qu'ailleurs, grâce à un positionnement plus haut de gamme (hôtels de luxe, tourisme d'affaires, etc.). D'ailleurs, la moitié des nuitées y sont le fait de visiteurs étrangers.

A cause de ce profil, la saisonnalité y est moins forte que dans d'autres régions. Dans l'aire urbaine parisienne, les postes dans le tourisme sont 34% moins nombreux en janvier qu'en juillet, alors que sur la côte corse, l'emploi touristique est quatre fois plus important en août qu'en janvier, et que sur les littoraux bretons et méditerranéens, il y est multiplié par deux à trois.
François Arnal's insight:

Au palmarès du nombre de postes dans le secteur du tourisme viennent, après l'Ile-de-France, Rhône-Alpes (147.000 postes), grâce aux stations de montagne, et Provence-Alpes-Côte d'Azur (140.000 postes), grâce au littoral. En poids dans l'emploi total régional, le classement est toutefois différent. Rhône-Alpes ayant un tissu économique diversifié, le tourisme n'y représente que 5% de l'emploi total, contre 11% en Corse, 7% en Provence-Alpes-Côte d'Azur et 6% en Languedoc-Roussillon. La moyenne pour la France métropolitaine est à 4%.

more...
No comment yet.
Rescooped by François Arnal from BD, comics, mangas : la géographie entre les pages
Scoop.it!

Voyage dans la bande dessinée à travers quelques cartes

Voyage dans la bande dessinée à travers quelques cartes | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Les cartes sont très présentes dans un grand nombre de bandes dessinées, tous styles confondus. Elles font souvent partie intégrante de l’univers décrit et permettent au lecteur d’en apprendre davantage sur le monde dans lequel prend place la narration. Objet éminemment visuel, la carte est aussi mobilisée pour faire vagabonder notre imagination. Car elle fait beaucoup plus que situer des lieux, des frontières et des hommes : elle engendre le rêve et l’évasion. Elle crée une ambiance, raconte déjà toute une histoire et donne une atmosphère au récit.

Nous proposons ici quelques exemples de la manière dont les cartes sont mobilisées et représentées dans la bande dessinée.

La sélection faite pour ce petit tour d’horizon n’est qu’un échantillon de la richesse et de la diversité des représentations cartographiques que l’on peut trouver dans les albums. Une exposition, plus complète, a été consacrée à ce thème lors du Festival de Bandes dessinées de Tours du 14 au 16 septembre 2007.


Via Aïssa Adet
François Arnal's insight:

d'après Aïssa et son scoop it sur les mangas, la BD et la géographie.

more...
Aïssa Adet's curator insight, April 16, 7:14 AM

Au tour de la cartographie dans la bande dessinée maintenant...

Véritable outil permettant au lecteur de recueillir des informations géographiques précises sur l'univers au sein duquel il est plongé... produits de l'imaginaire de dessinateurs ou simple reflet de notre monde, la cartographie est aussi bien utilisée par des cartographes que par des dessinateurs avides de faire découvrir leur univers.

Cartes de mondes imaginaires, cartes géopolitiques, cartes maritimes ou cartes au trésor, découvrez la cartographie dans la BD à l'aide de ce dossier...

Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Urbanité, diversité, altérité : la devise de la cité idéale ?

Urbanité, diversité, altérité : la devise de la cité idéale ? | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Toujours plus haute, plus grande et uniforme. Pour le philosophe Thierry Paquot, la cité est mal pensée. Nos politiques urbaines, elles, sont désastreuses. Et l'homme dans tout ça ?

Eternelle tignasse au vent, Thierry Paquot, 63 ans, « philosophe de l'urbain » et grand arpenteur de nos villes et banlieues, relève, dans Désastres urbains, son dernier essai, le cynisme – à moins qu'il ne s'agisse de l'inconscience ou de l'aveuglement – des politiques d'aménagement de nos territoires. Gratte-ciel, hypermarchés, grands projets, l'idéologie du « big is beautiful » arrive, selon lui, en bout de course. Ce qui n'empêche pas la plupart des « décideurs » – élus, architectes, urbanistes, promoteurs – de s'entêter, « comme ces personnages de dessins animés qui continuent à courir alors qu'ils ne sont plus sur la terre ferme ».
François Arnal's insight:

entretien avec Thierry Paquot, philosophe et urbaniste auteur de  Désastres urbains, les villes meurent aussi, de Thierry Paquot, éd. La Découverte, 148 p, 17,90€

"Voilà un moment que j'essaye de définir ce qu'est la ville. A mon sens, même petite, elle doit combiner trois qualités : l'urbanité, la diversité et l'altérité. La diversité se manifeste par la variété des activités, la pluralité des âges, des langues, des origines géographiques, des sexes, des cultes, etc. Plus un regroupement humain est composite, plus il assure à « l'esprit des villes » son déploiement". Thierry Paquot

more...
No comment yet.
Rescooped by François Arnal from carto mapping - la carte et ses usages
Scoop.it!

Nouvelle numérisation "haute-def" de la carte de Cassini

Nouvelle numérisation "haute-def" de la carte de Cassini | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

La Bibliothèque nationale de France vient de publier sur Gallica une nouvelle version de la carte de Cassini. Il s'agit d'une nouvelle numérisation en haute définition (400 dpi) de la série des cartes établies par la lignée des géographes et astronomes du roi, les Cassini, d'origine italienne. Cette cartographie a été lancée à partir de 1747 à la demande de l'académie des Sciences. Pour la réaliser, une succession de savants et d'ingénieurs vont, pendant 150 ans, s’employer à mettre au point de nouvelles méthodes. La triangulation notamment, va permettre de positionner de manière exacte les bourgs, villes et villages. 


Via cB
more...
Rescooped by François Arnal from Time to Learn
Scoop.it!

Comment maîtriser Twitter en 1 dessin (ou presque) ?

Comment maîtriser Twitter en 1 dessin (ou presque) ? | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Après avoir maîtrisé LinkedIn, Twitter est LE réseau social à utiliser pour : suivre l'actualité et rester à la pointe de son activité, agrandir son réseau, augmenter sa visibilité et sa notoriété, et ... beaucoup s'amuser aussi !


Via Frédéric DEBAILLEUL
more...
Julie Simoës's curator insight, May 11, 6:14 AM

#communication #web #twitter #community 

DocAten's curator insight, May 19, 1:54 PM

Pas mal fait !

Marco Bertolini's curator insight, June 30, 2:21 AM

Comment maîtriser Twitter en un dessin

Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Thierry Paquot : «Les mégapoles multimillionnaires doivent décroître»

Thierry Paquot : «Les mégapoles multimillionnaires doivent décroître» | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
INTERVIEW Pour Thierry Paquot, philosophe de l’urbain, les grands ensembles sont des nids à solitude et des passoires thermiques. Il imagine des villes à taille humaine, des espaces organisés à partir des habitants.

Grands ensembles, centres commerciaux, gratte-ciel, gated communities (résidences fermées et sécurisées) et «grands projets» sont les cinq objets architecturalo-urbanistiques examinés par le philosophe de l’urbain Thierry Paquot dans Désastres urbains, les villes meurent aussi (La Découverte). Son constat est cruel : chacun de ces modèles génère de l’enfermement et de l’assujettissement. Le grand ensemble ne fait pas ensemble, le centre commercial ne favorise aucun échange et conforte la seule consommation, l’enclave résidentielle sécurisée rompt avec le reste de la ville, le gratte-ciel s’avère une impasse en hauteur et les grands projets inutiles ne répondent à aucune exigence citoyenne mais à l’arbitraire technocratique ou à la spéculation. Bien que ces modèles soient voués à l’échec, on s’entête à les reproduire. L’urbanisme serait-il mort ? Thierry Paquot pose la question, et, à contre-courant, place ses espérances dans des villes à taille humaine donc moyennes et plus «horizontales».
François Arnal's insight:

A l'occasion de la parution de son dernier ouvrage T Paquot développe ses propos sur l'urbanisation généralisée du monde.

"Une farandole de maisons individuelles à la sortie d’un bourg déserté et un grand ensemble mal raccordé à une ville de banlieue ne favorisent en rien la combinaison des trois qualités de ce que j’appelle «ville» : l’urbanité, la diversité et l’altérité. C’est du reste le point commun de mes cinq «objets» d’étude, aucun ne les exalte, ne les magnifie, aussi sont-ils tous inurbains. La diversité stimule la richesse des différences et la solidarité. L’altérité, elle, facilite les interrelations entre les humains et le monde vivant. Vous voyez l’ampleur du défi à relever : reconfigurer les territoires urbanisés afin de les rendre habitables tout en réformant démocratiquement leur gouvernement et en les écologisant…"

Avec la crise des grands ensembles, l'urbanisme est en train de mourir pour T Paquot.

more...
No comment yet.