Géographie : les dernières nouvelles de la toile.
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Last news on the web. Geography around the world. Les nouvelles de la géographie rassemblées par François Arnal
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Huit ans après, le nouveau visage des écoquartiers

Huit ans après, le nouveau visage des écoquartiers | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Alors qu'une nouvelle réflexion sur le label "Ecoquartiers" est en cours de réflexion au ministère, l'heure est venue, huit après le lancement de la démarche, de faire un premier bilan pour les collectivités pionnières. Si la performance des bâtiments est aujourd'hui maîtrisée, de nombreuses questions se posent encore.
François Arnal's insight:
En huit ans, les écoquartiers sont entrés dans le paysage français. La carte que propose le site du ministère du Logement fait apparaître 39 écoquartiers labellisés (donc livrés), répartis sur l’ensemble du territoire, ainsi que 98 quartiers « engagés dans la labellisation » (encore en chantier). Au total, plus de 200 collectivités ont adhéré à la démarche en signant la charte des écoquartiers, un document qui comprend vingt engagements répartis en quatre chapitres. Des résultats encourageants, mais jugés insuffisants par le gouvernement qui souhaite aujourd’hui donner au mouvement une nouvelle impulsion.
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Des entrées de métro aux kiosques à journaux, un siècle de polémiques sur le mobilier urbain

Des entrées de métro aux kiosques à journaux, un siècle de polémiques sur le mobilier urbain | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Dessiné par Matali Crasset, le projet de nouveau kiosque à journaux parisien ne fait pas l'unanimité. Ses adversaires veulent garder le style haussmannien de l'actuel. Qui ne date pas d'Haussmann, comme la majorité du mobilier urbain…

A peine présenté dans la presse, le futur kiosque à journaux parisien, conçu pour être plus accueillant, est pris dans une tourmente médiatique, depuis que ses adversaires l'ont qualifié de « poubelle géante » ou de « sanisette ». Contactée, la designer Matali Crasset, choisie par la Ville de Paris, précise que le projet doit encore évoluer et qu’elle le défendra le moment venu. En attendant, une pétition l’accuse d’enlaidir la Capitale et réclame le maintien des « kiosques à journaux de style haussmannien avec leur balustrade emblématique en fer forgé » qui font « tout le charme et l’attrait » de ce « Paris romantique » cher aux touristes.

Que l’objet plaise à certains et pas à d’autres, c’est inévitable. Mais l’argument d’une inamovible identité hausmannienne n’a pas de sens. Car les actuels kiosques sont en réalité des imitations récentes, des boîtes rectangulaires sur lesquelles on a plaqué un bout de colonne XIXe. La version originale, elle, a quitté depuis longtemps les trottoirs. Il existe aussi d’autres modèles, en verre fumé anguleux, très datés années 1970, qui, eux, curieusement, ne font pas scandale.
François Arnal's insight:
En matière de mobilier urbain, la capitale n’en est pas à sa première polémique. Il y a quelques mois, les nouveaux abribus, adaptés par Marc Aurel aux personnes à mobilité réduite, étaient traités d’abris à courants d’air. Déjà, vers 1900, un architecte Art nouveau, Hector Guimard (1867-1942), essuyait des rafales de critiques. Jeune professeur à l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs, Guimard reçoit commande des entrées des stations du nouveau métro. Refusant l’éclectisme et le pastiche sévissant au XIXe siècle, il dessine des balustrades ondulantes en fonte de fer peinte en vert, et des lampes-tiges d’inspiration végétale. Aussitôt, Le Figaro dénonce ces « lampadaires bossus » aux « énormes yeux de grenouille » et réclame la destruction de tous les ornements Art nouveau. D’autres comparent les globes lumineux à « des berlingots à demi sucés ». Des nationalistes accusent la couleur verte de faire « germanique ». Des défenseurs du vieux Paris s’en prennent à la typographie dansante inventée par Guimard pour les panneaux portant le mot « métropolitain » : « Ces hiéroglyphes désordonnés [.…] causent la stupeur des étrangers en promenade dans Paris. Pour tranquilliser les petits enfants, pour rassurer les touristes, et surtout pour l’honneur du goût français, il faut faire disparaître ces inscriptions ridicules. »
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Les sept piliers de l’urbanisme - Métropolitiques

Les sept piliers de l’urbanisme - Métropolitiques | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

L’ouvrage que nous propose Francis Beaucire et Xavier Desjardins, associés à une cinquantaine d’auteurs, est une invitation à découvrir des « notions de l’urbanisme » qui conceptualisent et mettent en lumière la complexité des villes.

Centralité, milieu, densité, mixité, espace public, mobilité et urbanité, auxquelles il convient d’ajouter polarité et environnement, paysage et patrimoine, compacité et intensité, diversité, intégration et proximité, motilité et accessibilité, sont autant de notions qui en appellent à l’introspection, à l’intuition et au sensible.


Notions de l’urbanisme par l’usage, textes présentés par Francis Beaucire et Xavier Desjardins, Paris, Publications de la Sorbonne, 2015.

Ce petit livre surprend d’abord par son titre :


Notions de l’urbanisme par l’usage. Habitués aux vade-mecum de format « carte postale », nous aurions attendu « Notions d’urbanisme », ce qui eût été bien différent. Ici, nul regard surplombant ou simplement secourable de la part de « sachants » possédant les arcanes de la discipline, qui condescendraient à livrer quelque lumière au profane. Non, il s’agit plus subtilement d’amener à partager une conviction : l’urbanisme, si jeune, mais déjà si souvent mis en procès, notamment pour défaut de consistance, reposerait sur quelques notions essentielles, guère plus de sept, qui le fonderaient et le justifieraient. Pour en être instruit, le lecteur est invité à se glisser dans la réflexion experte et précise de certains spécialistes. Mais on lui propose également les considérations allusives ou impressionnistes d’auteurs pour qui la ville n’est pas l’objet d’un intérêt professionnel, seulement un sujet d’étonnement, d’inquiétude ou d’émerveillement. « L’usage » par lequel nous sommes invités à découvrir ces « notions de l’urbanisme » est en effet celui qu’en font des penseurs, des chercheurs, des écrivains, dont les propos, venus de nombreux horizons et portés par de multiples intentions, apportent des nuances, voire des divergences de sens introduisant à la complexité inhérente à la ville. Ni anthologie, ni dictionnaire, donc – Francis Beaucire et Xavier Desjardins, qui sont à la manœuvre, s’en défendent –, mais un livre d’ouverture et de méditation.
La preuve par sept

François Arnal's insight:
Les notions offertes à notre appétence dans un ordre qui ne nous est pas expliqué, mais qui ne saurait relever du hasard, sont : centralité, milieu, densité, mixité, espace public, mobilité et urbanité. Le premier réflexe du lecteur est bien sûr de chercher à prendre en défaut les auteurs en excipant de notions oubliées, peut-être censurées.
À moins d’en appeler à Gaston Bardet, dont l’urbanisme était imprégné de mysticisme et qui aurait probablement ajouté la spiritualité, le petit jeu s’avère vain, d’autant que cinq des sept notions sont accompagnées de sous-titres complémentaires parfois très larges : polarité et nodalité suivent centralité ; environnement, paysage et patrimoine complètent milieu ; compacité et intensité précisent densité ; diversité, intégration et proximité déclinent mixité ; enfin, motilité et accessibilité escortent mobilité.
De surcroît, loin de postuler l’autonomie de ces notions, Beaucire et Desjardins nous annoncent d’emblée « qu’elles voyagent en groupe » et, pour nous familiariser avec ce fonctionnement, concluent leur livre par un guide permettant de partir « à la recherche des liaisons entre les notions ». Il va de soi qu’elles sont fécondes, ce qui de facto élargit leurs familles.
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News - 12 conseils pour combattre la gentrification

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12 conseils pour combattre la gentrification

Lundi, 06 Juillet 2015

La gentrification - de Kreuzberg à Brooklyn en passant par Hackney et Barbès, tout le monde n'a que ça à la bouche. Les loyers augmentent ? C'est la faute à la gentrification. Les putes disparaissent des trottoirs ? Idem. Les hommes ne se rasent plus, les pintes coûtent un SMIC horaire, votre voisin de palier vous vante les mérites de sa détox à base de jus de seigle ? Encore et toujours la gentrification. Mais que font les médias à part pousser des cris d'orfraie ? Rien. Heureusement, Brain est là et vous confie 12 conseils concrets et imparables pour combattre la gentrification en bas de chez vous.
François Arnal's insight:

sur un ton humoristique, cet article dénonce la gentrification à l’œuvre dans les villes. Lorsqu'une classe privilégiée en remplace une autre, on risque d'entrer dans un processus d'exclusion et de ségrégation.

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Thierry Paquot : «Les mégapoles multimillionnaires doivent décroître»

Thierry Paquot : «Les mégapoles multimillionnaires doivent décroître» | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
INTERVIEW Pour Thierry Paquot, philosophe de l’urbain, les grands ensembles sont des nids à solitude et des passoires thermiques. Il imagine des villes à taille humaine, des espaces organisés à partir des habitants.

Grands ensembles, centres commerciaux, gratte-ciel, gated communities (résidences fermées et sécurisées) et «grands projets» sont les cinq objets architecturalo-urbanistiques examinés par le philosophe de l’urbain Thierry Paquot dans Désastres urbains, les villes meurent aussi (La Découverte). Son constat est cruel : chacun de ces modèles génère de l’enfermement et de l’assujettissement. Le grand ensemble ne fait pas ensemble, le centre commercial ne favorise aucun échange et conforte la seule consommation, l’enclave résidentielle sécurisée rompt avec le reste de la ville, le gratte-ciel s’avère une impasse en hauteur et les grands projets inutiles ne répondent à aucune exigence citoyenne mais à l’arbitraire technocratique ou à la spéculation. Bien que ces modèles soient voués à l’échec, on s’entête à les reproduire. L’urbanisme serait-il mort ? Thierry Paquot pose la question, et, à contre-courant, place ses espérances dans des villes à taille humaine donc moyennes et plus «horizontales».
François Arnal's insight:

A l'occasion de la parution de son dernier ouvrage T Paquot développe ses propos sur l'urbanisation généralisée du monde.

"Une farandole de maisons individuelles à la sortie d’un bourg déserté et un grand ensemble mal raccordé à une ville de banlieue ne favorisent en rien la combinaison des trois qualités de ce que j’appelle «ville» : l’urbanité, la diversité et l’altérité. C’est du reste le point commun de mes cinq «objets» d’étude, aucun ne les exalte, ne les magnifie, aussi sont-ils tous inurbains. La diversité stimule la richesse des différences et la solidarité. L’altérité, elle, facilite les interrelations entre les humains et le monde vivant. Vous voyez l’ampleur du défi à relever : reconfigurer les territoires urbanisés afin de les rendre habitables tout en réformant démocratiquement leur gouvernement et en les écologisant…"

Avec la crise des grands ensembles, l'urbanisme est en train de mourir pour T Paquot.

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Cabu et les serres d'Auteuil

Cabu et les serres d'Auteuil | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Cabu et les serres d’Auteuil

Ces trois dessins de Cabu s’inscrivent dans le contexte de mobilisation citoyenne née en 2010 pour sauver les serres d’Auteuil, menacées par le projet d’extension et de modernisation de Roland-Garros soutenue par la Mairie de Paris. En mai 2012, notre ami Jean-Louis Tissier, professeur émérite de géographie à l’Université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne, membre du Comité de soutien des serres d’Auteuil, s’était chargé de montrer  le site des serres d’Auteuil au dessinateur Cabu, soucieux d’apporter sa contribution à la mobilisation citoyenne.

François Arnal's insight:

Les cafés géo par l'intermédiaire de JL Tissier géographe et membre du Comité de soutien des serres d'Auteuil (en compagnie de naturalistes ou de paysagistes comme Gilles Clément) reviennent sur la méthode de travail de Cabu. Carnet de croquis en main,il dessinait les paysages et rencontrait les acteurs lors des conflits sur le territoire.

La cause du Jardin des serres d’Auteuil a touché Cabu quand il a eu connaissance du projet d’agrandissement du stade de Roland-Garros.

Il avait spontanément peu de considération pour les prétendus dieux du stade, son Grand Duduche était né  au printemps de l’écologie mais, si le sujet  était dans ses préférences, il voulait voir.

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Christelle Morel Journel : A Saint-Etienne « Avec les projets urbains, la pauvreté doit être combattue »

Christelle Morel Journel : A Saint-Etienne « Avec les projets urbains, la pauvreté doit être combattue » | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

photographie JM Steiner - L'immeuble du quartier Beaubrun photographié par Le Monde, avec 10 mètres de recul à la même date.

 

Les réactions à l'article publié par le quotidien Le Monde portant sur l'état de pauvreté de Saint-Etienne ont été vives. Maîtresse de conférences en aménagement à l'université Jean Monnet Saint-Etienne, Christelle Morel Journel est citée dans l'article mais ne reconnaît que partiellement la ville dans le portrait qui en a été dressé. Avec plusieurs collègues enseignants en études urbaines, elle a corédigé un texte de réponse à l'article du Monde, soumis au journal et diffusé localement. Elle revient sur la question des politiques urbaines et de la pauvreté à Saint-Etienne. Le texte est nourri des échanges avec d'autres collègues universitaires, notamment Georges Gay, professeur de géographie à l'université Jean-Monnet, Saint-Etienne.

Vous ne partagez pas le diagnostic posé sur l’état de pauvreté de certains quartiers de Saint-Etienne ?

Je le partage partiellement. Ce que je ne partage pas, c’est le sort qui est fait à cette situation et à la ville dans son ensemble, qui devient « poisseuse », « pauvre » de manière globale et reste bien « noire » au regard des clichés développés sur son histoire industrielle. De fait, la concentration de la pauvreté dans les pôles urbains est aujourd’hui un fait général, bien montré par l’étude de Jean-Michel Floch pour l’Insee. A ce titre, la situation globale de Saint-Etienne ne se distingue pas radicalement d’autres villes. Les populations pauvres représentent 22 % de la population communale. A Montpellier, Lille, Strasbourg ou Perpignan, la situation est moins bonne avec, par exemple, 25 % de la population communale considérée comme pauvre dans les deux premières villes. Mais, à Saint-Etienne, dans certains quartiers péricentraux, la situation présente et les dynamiques d’évolution des revenus sont effectivement très préoccupantes.
C’est le cas à Beaubrun, sur lequel l’article du Monde se polarise, à Tarentaize. Il y a ici des enjeux forts en termes de rénovation urbaine, et des politiques sont conduites en ce sens dans le cadre de la convention signée en 2005 par la Ville et ses partenaires avec l’Agence de la Rénovation urbaine, et aussi en termes de « droit à la ville » pour les populations fragiles.

François Arnal's insight:

La géographe stéphanoise revient sur l'article polémique et nous livre ici une analyse géohistorique approfondie et objective. Elle ne nie pas la pauvreté et l'état alarmant de certains quartiers comme Beaubrun, Tarentaize, mais souligne des signes d'espoir apparaissent sur les quartiers de Jacquard, du Crêt de Roc ou les opérations de renouvellement urbain portent leur fruits en terme de mixité sociale.

"Les acteurs publics savent bien que les interventions dans les quartiers anciens doivent être poursuivies : la Ville de Saint-Étienne porte ainsi la demande d’une nouvelle convention Anru pour le quartier de Tarentaize-Beaubrun, la question du redéploiement des actions de l’EPA en quartiers anciens est soulevée… Avec les projets urbains, c’est la pauvreté doit être combattue ne serait-ce que parce qu’elle sert à beaucoup, en termes d’arguments électoraux par exemple ! A Saint-Étienne, cela passe aussi indéniablement par l’élaboration d’un projet mobilisateur de l’ensemble du corps social… tel qu’il est. C’est un beau défi alternatif… la ville pourrait y regagner en attractivité."

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La tour Triangle : un projet inadéquat pour Paris

La tour Triangle : un projet inadéquat pour Paris | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Isolée dans le quartier, à cet endroit, la tour n’a aucun sens : rien de plus triste qu’une tour célibataire (voir la tour Montparnasse). Aussi belle soit-elle, une tour doit dialoguer avec d’autres tours (c’est la « beauté » du paysage de New York), c’est pourquoi sa place est à la Défense, la City de Paris, à côté des autres tours. Le financement des 500 millions d’euros nécessaires à la réalisation de ces 80 000 m2 de bureaux serait entièrement privé. Mais les réseaux et la viabilité du terrain resteront à la charge de la Ville, et des aides et autres avantages fiscaux seront certainement négociés et accordés aux promoteurs pour un projet dont la rentabilité n’est pas garantie : l’immobilier de bureaux connaît aujourd’hui une crise un peu partout en Europe dont l’économie est à la traîne.

François Arnal's insight:

La Skyline de Paris n'est pas celle de Londres ou celle de New York. Les immeubles de grande hauteur font toujours polémique.Paris est déjà la ville la plus dense d’Europe avec 2,25 millions d’habitants pour 105 km2, soit 21 847 habitants par km2, et qu’elle a, de plus, le plus faible ratio d’espace vert par habitant avec 2,5 m⊃2; par habitant (ou 11 m⊃2; par habitant avec les deux bois périphériques).

Ce n’est donc pas vers plus de densification verticale de la ville qu’il faudrait aller, mais plutôt vers son élargissement horizontal. C’est ce que le projet de métropole du Grand Paris veut réaliser, en janvier 2016, en regroupant Paris et les trois départements limitrophes (762 km2 et 6,7 millions d’habitants), à l’image du Grand Londres (1 572 km2 et 8,3 millions d’habitants).

Pour Albert Lévy, architecte urbaniste ce projet est inadapté. On est là dans l’idéologie du « bigness » et de la « ville générique », ville sans identité, ville du fric et de la consommation, théorisée et promue par Rem Koolhaas dans son livre SMXXL (The Monacelli Presss, 1995, en anglais).

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François Arnal's curator insight, December 1, 2014 12:15 PM

La Skyline de Paris n'est pas celle de la City de Londres ou celle de New York. Les immeubles de grande hauteur font toujours polémique.Paris est déjà la ville la plus dense d’Europe avec 2,25 millions d’habitants pour 105 km2, soit 21 847 habitants par km2.

Ce n’est donc pas vers plus de densification verticale de la ville qu’il faudrait aller, mais plutôt vers son élargissement horizontal. C’est ce que le projet de métropole du Grand Paris veut réaliser, en janvier 2016, en regroupant Paris et les trois départements limitrophes (762 km2 et 6,7 millions d’habitants), à l’image du Grand Londres (1 572 km2 et 8,3 millions d’habitants).

Pour Albert Lévy, architecte urbaniste ce projet est inadapté. On est là dans l’idéologie du « bigness » et de la « ville générique », ville sans identité, ville du fric et de la consommation, théorisée et promue par Rem Koolhaas dans son livre SMXXL (The Monacelli Presss, 1995, en anglais).

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Synthèse - Le grand Ensemble

Synthèse - Le grand Ensemble | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Sujet incontestable de spéculation, et unique affaire de spécialistes, l’acte de bâtir la ville n’implique toujours pas les premiers concernés : ses habitants. Ceux à qui l’habitat est destiné sont exclus du processus qui le génère. Passifs, ils subissent leur logement comme une fatalité. Le désenchantement qui qualifie le parc locatif social en est une conséquence.
C’est en partant de ce constat alarmant qu’est née cette tentative de réinventer la production et la gestion de l’habitat social. Convaincus du potentiel civique d’une participation des citoyens à son élaboration, les acteurs du Grand Ensemble proposent ni plus ni moins une mise à plat d’une partie des normes et des habitudes qui freinent aujourd’hui les évolutions de la construction.
Réactualiser la norme et les méthodes pour les rendre compatibles à la société n’est pas une vaine gesticulation. C’est une urgence sociale, environnementale et humaine qui oblige à prendre les devants et à mettre en place des structures capables de redonner un sens à l’acte de vivre et de bâtir ensemble.
L’heure est venue de répondre à la préoccupation majeure de notre société : comment mieux vivre ensemble. Comment faire pour corriger les défauts qui dégradent depuis plusieurs décennies, l’idéal de l’habitat social, au point d’en faire une impasse que l’on s’efforce de résoudre à coups de dynamite.

François Arnal's insight:

Patrick Bouchain est architecte et scénographe, les hypokhâgnes du lycée Fauriel l'ont découvert lors de la conférence, table ronde sur la "ville cosmopolite dans le cadre de "Festival Mode d'Emploi"  (Opéra de Lyon mercredi 19/11/2014) organisé par la Villa Gillet. Le débat était dirigé par Michel Lussault.

Patrick Bouchain, bien connu pour ses interventions en matière d'architecture de lieux culturels et pour ses talents de scénographe, développe depuis 2010 une action très originale en matière de réhabilitation de logements sociaux. Il a ainsi initié et accompagné une démarche à Boulogne-sur-mer, à partir de laquelle il a engagé un travail plus large, au sein du collectif "Le grand ensemble", qui nous semble porteur de réflexions passionnantes .

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Table ronde publique (21 novembre 2014) : La « ville créative ». L'innovation culturelle et architecturale comme facteur de renouvellement urbain. Moteur économique ou marketing territorial ?

Table ronde publique (21 novembre 2014) : La « ville créative ». L'innovation culturelle et architecturale comme facteur de renouvellement urbain. Moteur économique ou marketing territorial ? | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

À partir du cas de Saint-Etienne et de comparaisons internationales, la table ronde portera sur l’innovation culturelle et architecturale comme facteur de développement urbain et moteur de croissance économique. En quoi un projet culturel d’ampleur peut-il être porteur d’une véritable dynamique de reconversion des territoires et de renouvellement urbain ? La labellisation de Saint-Etienne comme « ville créative UNESCO de Design » constitue une reconnaissance internationale des actions menées dans le champ du design et de l’innovation dans la continuité d’une tradition stéphanoise de création industrielle et de mis en valeur du patrimoine (Musée d’Art et d’Industrie). La variété des intervenants – chercheurs, professionnels, élus – favorisera la pluralité des points de vue et une approche critique de la notion de « ville créative ».

La table ronde est organisée dans le cadre des « Débats citoyens en Rhône-Alpes » – 2e édition (avec le soutien de la Région, des académies de Lyon et Grenoble) et du Festival « Mode d’Emploi » (Villa Gillet).

Ouverte au public, elle accueillera tout particulièrement des lycéens et étudiants de Saint-Étienne et d’autres établissements rhônalpins (dispositif inter-académique).

À l’issue de la table ronde, les prix du concours de posters sur le thème de la ville (cosmopolite, créative, de demain…) seront remis aux lycéens et étudiants sélectionnés par les partenaires du projet.

François Arnal's insight:

Intervenants confirmés pour la table ronde
 Josyane Franc, directrice des relations internationales, Cité du Design, Saint-Étienne.
 Michel Lussault, géographe, professeur des universités, ENS-Lyon.
 Michel Thiollière, ancien sénateur-maire de Saint-Étienne.

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Quelle est l’influence du milieu urbain sur le climat ?

Quelle est l’influence du milieu urbain sur le climat ? | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Comprendre tous les effets de l’urbanisme sur le climat : c’est ce que permet la nouvelle carte interactive « Chaleur en ville » réalisée par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France (IAU IdF). Une application présentée par l’Institut, vendredi 3 octobre, à l’occasion d’une journée d’échange, coorganisée par la Région Ile-de-France, entre professionnels de l’urbanisme et experts en climat sur les enjeux de l’adaptation au changement climatique.
François Arnal's insight:

un bon exemple de lien entre atmosphère et noosphère (ou anthroposphère).

Le milieu urbain a une grande influence sur le climat. L’une de ces manifestations climatiques les plus connues est la formation d’îlots de chaleur. Des différences importantes de température peuvent ainsi être relevées au sein d’une même ville, selon le relief, l’exposition (versant sud ou nord), mais aussi la nature de l’occupation du sol (verdure, étendues d’eau, surfaces construites…), la capacité de la surface de la Terre à renvoyer l’énergie solaire ou encore la « rugosité du sol » (c’est-à-dire sa capacité à permettre la circulation de l’air).

 

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La ville évanescente

La ville évanescente | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Retour sur La ville évanescente de Frank Lloyd Wright, un essai visionnaire et synthèse des réflexions audacieuses d’un homme en avance sur son temps.

L’architecte et concepteur américain Frank Lloyd Wright (1867-1959) a déjà une longue carrière à son actif lorsqu’il publie en 1932 La ville évanescente, essai visionnaire et synthèse des réflexions audacieuses d’un homme en avance sur son temps. Au début du XXème siècle, il s’est illustré comme l’un des principaux initiateurs de l’architecture organique et du style des Prairie Houses dans la banlieue de Chicago. Il se démarque de ses pairs par son hostilité pour la très grande ville et prône très tôt un désurbanisme qui le place dans la mouvance du transcendantalisme d’Emerson et de Thoreau. En pleine crise boursière et économique, il s’interroge sur les limites du capitalisme américain et présente son projet d’une ville idéale qui sera la vraie incarnation de la modernité : Broadacre City.

François Arnal's insight:

Chaque architecte a tené de donner sa version de la ville idéale (Tony Garnier ou Le Corbusier), Frank Lloyd Wright (1867-1959) va à l'encontre de tendance actuelle critiquant l'étalement urbain et misant sur la ville compacte. Pour lui, la ville dense est source de tous les maux. Elle est engorgée et polluée. Elle aurait engendré l’aliénation de l’individu, parquant les hommes dans des bâtiments sans intérêt architectural et les spoliant de leurs libertés. Wright suggère des solutions face à cet état de crise : la vie meilleure est à la campagne et il faut renouer les liens avec la Nature.

Compte rendu de lecture. Par Stéphanie Baffico est professeur agrégé de géographie au lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand. Elle est doctorante à l’Université de Perpignan Via Domitia (UMR ART-DEV 5281, Urbanisme et aménagement du territoire). Ses travaux de recherche portent sur les politiques urbaines et métropolitaines aux Etats-Unis, plus particulièrement sur les Green Politics et l’aménagement urbain durable à Baltimore.

 

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Le Forum Mondial Urbain de Medellin – Ville, Vie et Innovation

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Le Forum Mondial Urbain (WUF) de Medellin est la plus importante conférence de niveau mondial consacrée au phénomène urbain.

La chronique du Pr. Moreno, ce mercredi, est consacrée à un événement majeur pour la communauté internationale travaillant sur la ville et l’habitat urbain : le 7ème Forum Mondial Urbain, organisé par UN-Habitat et la Ville de Medellin. Le Forum s’est tenu dans cette magnifique ville de Colombie, qui se distingue depuis plusieurs années déjà par sa politique très innovante.
François Arnal's insight:

Le Forum (5 au 11 Avril 2014) a rassemblé cette année 22 000 personnes, dont 500 experts de 142 pays. Son slogan « Urban Equity in Development – Cities for Life » résume parfaitement, non seulement l’axe autour duquel cet événement s’est déroulé, mais aussi, bien au-delà, l’esprit de cette manifestation internationale, en mettant en avant la ville vivante, la ville fragile et vulnérable, la ville résiliente, l’intelligence citoyenne, la transformation urbaine et l’inclusion sociale au cœur de celle-ci, les révolutions technologiques porteuses de nouveaux usages et nouveaux services.

Face à la fragmentation, la réponse est dans l'inclusion.

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Les « superblocks » à la rescousse de l’urbanisme catalan

Les « superblocks » à la rescousse de l’urbanisme catalan | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Les « superblocks » à la rescousse de l’urbanisme catalan

Auteur : Edouard Malsch Dans International, Magazine, Urbanisme 29 août 2016 0

La capitale catalane envisage une réduction drastique du trafic automobile pour lutter contre la pollution et les niveaux de bruit devenus insupportables.
Barcelone - L'Eixample

Barcelone est rythmée depuis 150 ans par le plan visionnaire de l’urbaniste Cerdà qui réforma son aménagement et son extension urbaine en 1860. Mais ce qui, autrefois, fût conçu pour rendre la ville plus saine, doit être désormais repensé pour ces mêmes raisons. De récentes études établissent que 3 500 décès par an seraient dus à la pollution de l’air et que plus de 60 % des habitants subiraient des nuisances sonores susceptibles d’avoir des répercussions sur leur santé.

Comme l’indique The Guardian, la municipalité catalane a mis au point un nouveau plan de déplacement pour rendre la rue aux habitants. Objectif : une réduction de 21% du trafic en interdisant la circulation automobile dans 60% des rues de la ville. Les rues ainsi rendues aux piétons seront transformées en « espaces citoyens ». L’idée est de recréer des mini-quartier ou « Superblocks » plus ou moins imperméables aux voitures. Ces dernières ne représentent en effet que 20% du total des déplacements de la cité catalane alors qu’elles occupent 60% des espaces…
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Géographies en mouvement - A qui appartient le paysage? - Libération.fr

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A qui appartient le paysage?

Brice Gruet 1 juin 2016

(mise à jour : 2 juin 2016)
A qui appartient le paysage?
Installation de l'immense photo réalisé par JR qui permet d'effacer la pyramide du Louvre, le 24 mai 2016. Photo Joël Saget / AF

La liberté de panorama contre les ayants-droits abusifs?

Un paysage peut-il être confisqué? L’artiste JR propose une installation sur et à propos de la pyramide du Louvre, et ce faisant il pose incidemment la question des droits d’auteur sur les monuments visibles dans les lieux publics, un concept à haut risque.

L’artiste JR devant son intervention «effaçant» du paysage la pyramide du Louvre, le 27 juin 2016. Photo Joël Saget / AFP

En effet, son travail consiste souvent à orner des lieux ouverts de portraits ou de tirages en noir et blanc qui mobilisent fortement l’espace environnant. Venant du street art, JR ne revendique pas, lui, que l’on paie systématiquement des droits d’auteur sur ses productions. D’autres au contraire surveillent de très près leurs droits, quitte à rendre quasiment impossible les photos de leurs œuvres. Trois exemples célèbres: Buren avec le Palais royal, à Paris, et la place des Terreaux, à Lyon, ou encore la BNF imaginée par Claude Perrault, sont des lieux presque verrouillés, y compris pour les photographes privés. Plus récemment, le viaduc de Millau est lui aussi sous surveillance, et gare aux contrevenants!

En faisant disparaître la pyramide du Louvre dessinée par l’architecte Pei, un autre monument très surveillé, JR voulait faire réfléchir sur les selfies: le selfie fonctionne avec un monument. Si ce monument disparaît, que reste-t-il du selfie?

Mais finalement le propos est involontairement inversé: si le selfie existe par rapport au monument, qu’est-ce que le monument si l’on cherche à le faire disparaître? Tout comme Christo, JR enrobe et transforme les lieux pour en faire ressortir autre chose que ce que l’on croit en connaître.
François Arnal's insight:
Brice Gruet pose la question de l'appartenance et de l'appropriation du paysage en France.
Les juristes, quant à eux, pointent le fait que, si la loi française interdit tout usage, commercial ou non, des photos de monuments ou d’œuvres d’art à l’extérieur, d’artistes soit vivants, soit morts depuis moins de 70 ans, dans les faits l’usage privé de ces photos était toléré. Comme si l’inscription de ces monuments dans l’espace public ne devait pas remettre en cause le droit d’auteur. Mais c’est juste une tolérance. D’un point de vue juridique, les milliers de photos de la Tour Eiffel, par exemple, qui circulent sur Twitter ou Instagram devraient être interdites.
Intervenir dans l’espace public implique une éthique différente de ce qui se ferait pour un privé. On comprend bien qu’il faille gagner sa vie, mais l’espace public appartient d’abord à ceux qui le pratiquent. A cet égard, le paysage n’appartient à personne, ou plutôt personne ne peut prétendre le confisquer au nom de droits d’ «auteur» qui sont un abus de bien public.
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Inondations : « Il faut repenser l’aménagement de la ville »

Inondations : « Il faut repenser l’aménagement de la ville » | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Pour Magali Reghezza-Zitt, géographe, les inondations qui ont fait 20 morts dans les Alpes-Maritimes sont la conséquence directe de l’urbanisation du littoral.

Magali Reghezza-Zitt : Les inondations sont la conséquence directe de l’urbanisation du littoral. Sur les pentes qui cernent le littoral, là où il y avait hier des terres agricoles, des vignes, des oliveraies, on a construit des habitations. L’eau ne s’infiltre plus en amont du bassin versant, et, du coup, se déverse dans les cours d’eau. Or, dans ces régions, il s’agit de petits cours d’eau, de ravins, à très faible débit en temps normal, qui permettent l’évacuation des eaux pluviales. Mais ces petits cours d’eau, dans lesquels l’eau monte très brutalement et redescend tout aussi brutalement, débordent lorsque les pluies sont vraiment très importantes. Et s’ils ont été couverts, bétonnés, équipés de buses d’évacuation artificielle, et ainsi imperméabilisés, ce phénomène de débordement est accentué.

Il y a également un vrai problème de ruissellement urbain. Les voies d’évacuation sont insuffisantes : lorsque se produisent des orages extrêmement violents, les canalisations ne sont plus capables d’absorber le trop-plein d’eau et débordent. Il n’y a même plus besoin d’avoir des cours d’eau pour que l’eau monte dans les rues et provoque des inondations.


François Arnal's insight:

Les géographes ont de plus en plus de mal à séparer les risques naturels et les risques urbains, en effet les erreurs d'aménagement ont conduit à amplifier l'effet des aléas comme les précipitations importantes. L'urbanisation massive et non réfléchie des zones méditerranéennes présente de gros risques pour les populations qui n'ont pas développé cette culture du risque et de la prévention.

" Les maires doivent également abandonner l’idée que le risque est quelque chose de négatif. La culture du risque est au contraire positive pour un territoire".


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Lu / Désastres urbains. Les villes meurent aussi, Thierry Paquot : Urbanités

Lu / Désastres urbains. Les villes meurent aussi, Thierry Paquot : Urbanités | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Thierry Paquot consacre son dernier ouvrage à ce qu’il considère comme les ultimes soubresauts de l’urbanisme, « moment occidental » de l’urbanisation planétaire. D’une plume engagée et didactique, il alerte sur la prolifération de dispositifs urbanistiques qui, à son sens, constituent des « désastres » parce qu’ils sont à la source d’un inévitable « malheur » (p.25). Ce dernier grève le quotidien des individus et des sociétés urbaines. Il s’enracine dans l’accroissement de l’enfermement et l’assujettissement, deux facteurs de dissolution du sens de l’urbain qui reviennent comme des motifs insistants dans tout le livre. Comme, dans toute catastrophe « naturelle », il est « impossible d’accuser la tempête ou l’avalanche » (p.7), c’est bien dans ces formes construites qu’il faut rechercher les maux des villes. Aussi, le philosophe se livre à cinq « exercices d’écosophie » sur le mode de la vulgarisation scientifique.
François Arnal's insight:

Cinq objets urbains déclinés en 4 chapitres sont analysés par le philosophe de l'urbain : les grands ensembles, les centres commerciaux, les gratte-ciel, les gated communities et les « grands projets ». La dénonciation de ces aberrations issues d’un productivisme à outrance s’appuie sur la solide érudition de l’auteur, ancrée dans sa trajectoire d’enseignant et de chercheur, et sur une pratique quotidienne et subjective de la ville.

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Rescooped by François Arnal from ESPACE PUBLIC, PROJETS ARTISTIQUES ET CULTURELS, ÉCOLOGIE, AMÉNAGEMENT, SOCIÉTÉ, LIEUX DE FABRIQUE
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Le Grand Paris de Gilles Clément : « Accéder au trésor biologique urbain »

Le Grand Paris de Gilles Clément : « Accéder au trésor biologique urbain » | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Oublié des débats sur le Grand Paris, le paysage de la métropole revient par la fenêtre du Web, avec cinq grandes signatures qui rythmeront un feuilleton quotidien. Première d’entre elles, Gilles Clément, créateur de parcs, mais aussi théoricien du « jardin planétaire » et du « tiers paysage », ouvre la série sur un ton moqueur.

 

Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter, Desarts Sonnants
François Arnal's insight:

Gilles Clément, jardinier paysagiste et professeur au Collège de France est le paysagiste qui a renouvelé notre conception du jardin (le jardin naturel, le jardin en mouvement, le jardin planétaire) ainsi que l'approche du paysage (le tiers paysage, l'endémisme et le brassage planétaire) et  la conception du jardin contemporain (Parc A Citroën et jardin du Musée du Quai Branly, jardin de l'ENS de Lyon...).

 

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Bernadette Cassel's curator insight, February 2, 2015 6:27 AM



« Que signifie aujourd’hui « accueillir la nature en ville », slogan en vogue, alors que cette nature s’y trouve omniprésente ?  Il est question, en réalité, d’un changement de modèle culturel : apprendre à accepter l’autre, le non-humain, – la plante, l’insecte, l’oiseau -, le considérer comme un équivalent vivant dont l’utilité reconnue partout sur la planète conditionne le futur humain. »

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À Milan, un hectare de forêt planté sur deux tours

À Milan, un hectare de forêt planté sur deux tours | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Deux tours d'environ 100 mètres de haut viennent d'être primées par le prestigieux International Highrise Award 2014. Leur particularité: abriter sur les balcons de chaque façade une véritable forêt d'arbres et d'arbustes, sans oublier insectes et oiseaux.

Les Parisiens rêvent de verdure en ville, de murs végétalisés et de potagers sur leurs balcons? De l'autre côté des Alpes, c'est aux Milanais de plébisciter Bosco verticale (forêt verticale), une réalisation immobilière qui a été inaugurée le mois dernier, après cinq ans de travaux. Le pari de Stefano Boeri, l'architecte signataire du projet, a consisté à planter l'équivalent d'un hectare de forêt sur les balcons des deux tours de 80 et 112 mètres de haut, bâties en plein centre-ville.
François Arnal's insight:

La nature dans la ville est un thème récurrent du XXI° siècle. La présence de jardins suspendus ne date pas d'aujourd'hui même si l'on ne sait pas à quoi ressemblaient vraiment les jardins de Babylone. Il n'empêche que Milan innove avec ce projet de jardin sur des balcons. Si le terme de forêt est usurpé, la présence végétal va jouer un rôle considérable dans l’écosystème urbain et dans l'ambiance générale de la ville.

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L'union sacrée des Stéphanois contre « Le Monde »

L'union sacrée des Stéphanois contre « Le Monde » | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Esprit de Noël, es-tu là ? Voilà une histoire peu banale. Celle d’une ville, Saint-Etienne, qui semble avoir fait l’union sacrée (ou presque), dans une belle démonstration de solidarité, contre un article de journal. Une belle histoire d’arroseur arrosé, où Le Monde tient le rôle de la dinde, qui se prend plein de marrons, faute d’avoir su anticiper les ressorts psychologiques d’une cité à la fierté chevillée aux murs.

Une histoire édifiante de notre temps, aussi, où les réseaux sociaux démontrent leur puissance face aux tigres de papier. Une histoire si classique de politique, enfin, où un maire a su habilement manœuvrer, en se saisissant de l’occasion qui lui était offerte de se poser en héraut de l’honneur local bafoué.

Retour en arrière. C’est un article plutôt ordinaire, publié en tête de page 11 de l’édition pas plus extraordinaire du 9 décembre, qui a mis le feu aux poudres.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/12/26/retour-sur-une-indignation-collective-a-saint-etienne_4546299_3224.html#0XTbDgWKDPwEJ09d.99
François Arnal's insight:
Le quotidien Le Monde revient sur le terrain polémique de "St-Etienne capitale des taudis". La réaction des stéphanois et l'union sacrée sur les attaques pressenties contre leur vile montre que l'identité territoriale des stéphanois est très forte. Il existe ici comme dans d'autres villes minières un fierté revendiquée du passé industriel et minier et une blessure profonde sur le passé révolu. Pour Philippe Peyre, le directeur-conservateur du Musée de la mine.
"C’est un territoire de gens venus d’ailleurs, pour des raisons économiques. C’est un territoire qui a connu une crise psychologique majeure, qui s’en est plutôt bien tiré, mais qui a parfois tendance à se voir mourir. Il y a ici, plus qu’ailleurs, une absence de sérénité face au passé et une difficulté à se trouver un chemin d’avenir, qui explique peut-être la virulence des réactions ».

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Une ville sous-marine va naître au Japon

Une ville sous-marine va naître au Japon | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Les villes sous-marines alimentent des fantasmes depuis la nuit des temps. Et elles ont inspiré un nombre incalculable de fictions, mangas, films, et autres productions audiovisuelles dont certaines sont désormais célèbres: l'Atlantide, Star Wars et sa ville sous-marine Naboo... Cette fois-ci, cet univers tant fantasmé pourrait bien devenir une réalité. C'est que laisse entendre le géant japonais de la construction Shimizu, qui a dévoilé les plans de ce projet incroyable.

Le concept: créer une cité sous-marine capable d'accueillir pas moins de 5000 résidents permanents, rapporte le Guardian. Son nom: Ocean Spiral. «Nous n'exploitons pas suffisamment l'immense potentiel des profondeurs», a expliqué le groupe à l'origine du projet, composé d'un panel d'architectes, ingénieurs, et océanographes. La construction prend la forme d'une immense sphère transparente de 500 mètres de diamètre immergée juste sous la surface de la mer. On y entrera en empruntant une spirale qui serpentera sur 15 kilomètres de long, et abritera logements, commerces, bureaux, hôtels...
François Arnal's insight:

Les utopies ont toujours existé concernant la ville, celle de les construire sous les mers n'est pas nouvelle mais elle prne forme dans ce projet japonais.

«J'espère qu'à l'avenir, ces initiatives vont se multiplier et qu'elles vont se démocratiser afin que chaque citoyen puisse avoir un rôle actif dans leur création», explique Christian Dimmer, professeur d'urbanisme à l'Université de Tokyo, qui estime que ce qu'il appelle les «techno-utopias» pourraient résoudre les problèmes de montées des eaux provoqués par le réchauffement climatique.

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La tour Triangle dans le vent des polémiques

La tour Triangle dans le vent des polémiques | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Nous voilà donc au cœur d’une de ces polémiques que les Parisiens adorent, à moins qu’elle n’avorte par abandon pur et simple du projet. Car celui de la tour Triangle, proposée au promoteur Unibail-Rodamco pour la porte de Versailles par Jacques Herzog et Pierre de Meuron, duo d’architectes suisses considérés comme parmi les plus brillants, serait sur le point d’être abandonné : la nouvelle maire de Paris, Anne Hidalgo, laisse entendre qu’elle se pliera au vote du Conseil de Paris, hostile à ce projet de grande hauteur (180 mètres, un peu moins que la tour Montparnasse). La hauteur est une fois encore en cause, comme elle l’est systématiquement depuis que les associations de défense du patrimoine et les écologistes sont devenus des alliés de fait lorsqu’il s’agit d’évolution de la capitale.

 

En matière d’urbanisme, la grande difficulté, aujourd’hui à Paris, est le rejet par la population, ou tout au moins par une fraction bruyante, de tout projet inspiré par des modèles autres que la règle haussmannienne, celle-ci étant supposée fille d’un idéal néoclassique radicalement mal compris. Presque toujours, il s’agit d’un remake de la querelle des anciens et des modernes, de polémiques qui opposent défenseurs du passé et tenants de la modernité.

François Arnal's insight:

Les débats entre la ville dense et la ville étalée font partie des question urbaines actuelles. La forme haussmannienne est présente dans les représentations de la ville et de Paris. Il est difficile aujourd'hui de sortir de ce modèle urbain et d'aller de l'avant. C'est oublier que la forme haussmannienne est aussi critiquable et fut à une époque symbole de modernité et de pouvoir. Haussmann, dont l’œuvre fut d’abord une entreprise destructrice, notamment pour le Paris gothique était au service de Napoléon III. Ne pas oublier que la tour Eiffel a été à son époque l'objet de toutes les critiques avant de devenir un géosymbole classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco

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The Age of Megacities

The Age of Megacities | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
The world is a crowded place, with more than 7 billion people on the planet as of 2014. About half of this population lives in urban areas, and ongoing migration into city centers has given rise to the megacity—a metropolitan area with 10 million people or more.
François Arnal's insight:

La croissance des 10 mégapoles (plus de 7 millions d'habitants) est analysée à partir des images satellites et de l'évolution chronologique. quelques paysages urbains complètent l'étude.

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Pluies à Montpellier : «Un phénomène météo exceptionnel par son intensité»

Pluies à Montpellier : «Un phénomène météo exceptionnel par son intensité» | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
INTERVIEW- Jamais, depuis les premiers relevés météo en 1957, il n'était tombé autant de pluie en si peu de temps à Montpellier. Pascal Scaviner, responsable du service prévision du site Météo Consult, revient sur le phénomène qui a causé ces pluies diluviennes.

LE FIGARO. - Comment expliquer ce qu'il s'est passé à Montpellier?

Pascal SCAVINER. - Ce phénomène relève d'un «épisode méditerranéen», assez fréquent à cette période et dans cette zone, qui s'explique par la rencontre de l'air chaud et humide remontant de la mer Méditerranée avec un air froid en altitude, venu des terres. Cette instabilité des masses d'air favorise l'apparition d'orages stationnaires, qui ne durent que quelques heures et sont très localisés: ainsi, il est tombé en trois heures 253 mm de précipitations dans le centre de Montpellier, alors que le reste du département a été moins frappé. Ces épisodes orageux sont certes plus fréquents dans les zones de relief, puisque les masses d'air viennent se bloquer sur les contreforts montagneux, mais ils se produisent aussi parfois sur la côte, comme cela fut le cas lundi. Des phénomène très intenses, donc, très localisés, et assez difficile à prévoir.
François Arnal's insight:

Le phénomène qualifié par les géographes , climatologues ou météorologues "d'épisode cévennol" est très connu et très classique. Résultat de la rencontre de l'air chaud tropical humide et de l'air froid polaire, cette confrontation crée une instabilité qui peut déclencher des cumuls de précipitations importants. Ces cumuls (en trois heures 253 mm de précipitations )  occasionnent des débordements comme celui du Lez à Montpellier proche du quartier Antigone qui est heureusement adapté à ces crues récurrentes. Si les dégâts matériels sont importants,  aucune victime n'est à déplorer sur Montpellier.

Lorsque la cause du déluge n’est pas le blocage par un relief, on parle plutôt d’épisode méditerranéen. Dans le cas de Montpellier, c’est plus adapté, car les reliefs des Cévennes et de la Montagne Noire ne sont pas à proximité immédiate. Ces phénomènes naissent avec rapidité et lancent un défi de prévision aux organismes météorologique.

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Déclin ou prospérité : histoires de villes

L’espace urbain est en perpétuel mouvement. Il arrive que des métropoles florissantes se transforment en l’espace de quelques décennies à peine en de gigantesques villes fantômes, en no man's land. Les raisons de ce déclin sont aussi nombreuses que variées : les migrations de populations, une catastrophe écologique ou une faillite économique peuvent déclencher une vague massive d’exode. Qu’advient-il de ces villes abandonnées ?
François Arnal's insight:

Détroit a connu des périodes fastes, puis une descente aux enfers.

Le monde est en pleine mutation, et avec lui, l’habitat humain. Désormais, une personne sur deux dans le monde vit en ville. Contrairement à Detroit, les métropoles déjà immenses n’en finissent pas de grandir. Où cela va-t-il nous mener ? L’évolution en Europe est-elle différente de celle du reste du monde ?

Catastrophes naturelles ou environnementales, guerres, désindustrialisation, exils, urbanisation forcenée… : diverses causes sont à l'origine de l'apparition de villes-fantômes, de cités vidées de leurs habitants. De l’Italie aux États-Unis en passant par la Turquie, la Chine et le Japon, cette série documentaire propose un tour du monde des villes en déclin, manière de questionner les politiques d’urbanisation, mais aussi plus largement les mutations de nos sociétés et de nos modes de vie.

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