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Géographie : les dernières nouvelles de la toile.
Last news on the web. Geography around the world. Les nouvelles de la géographie rassemblées par François Arnal
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La Grande-Motte: les vacances de monsieur Spock

La Grande-Motte: les vacances de monsieur Spock | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Longtemps considérée comme infréquentable, surtout en période estivale, la cité balnéaire recèle de trésors architecturaux futuristes. S’y échapper à l’automne est la promesse d’une télétransportation dans le postmodernisme des années 60, à mi-chemin entre «Star Trek» et «Cosmos 1999».

En arrivant par la Petite Camargue, elles émergent une à une de la canopée de pins. Une boule se noue dans la gorge : pour qui a grandi dans la région durant les années 80, ces pyramides de béton restent cet épouvantail que brandissaient les parents, celui de «ces verrues» qui «défigurent notre beau littoral» : 100 % infréquentable.

Aujourd’hui ces années-là sont loin, et on a depuis appris que l’amour de l’architecture autorise toutes les relectures, même celles des plus épouvantables terreurs parentales. Pas d’épiphanie sans exorcisme : seul contre tous, un jour piquant de fin d’automne, on décide parfois d’aller donner sa chance à la Grande-Motte, 8 500 habitants l’hiver, 4 millions de tongs et plusieurs milliards de mojitos tièdes en été. Pour aller simplement la déguster comme elle le mérite, hors-saison, quand le tourisme paniniphage ne parasite plus le visionnaire geste architectural de cette station balnéaire labélisée Patrimoine du XXe siècle en 2010.

François Arnal's insight:

La Grande Motte est l'exemple de station balnéaire née de la Mission Racine critiquée dans un premier temps pour son audace architecturale et reconnue actuellement pour son unité. Longtemps associée à tort à la bétonisation du littoral languedocien, la station pensée dans son intégralité atteint aujourd'hui sa maturité et émerge d'une forêt de pins parasols, là où il n'y avait que marécages dans les années 60. Le seul reproche que l'on peut lui faire aujourd'hui est sa trop grande proximité avec le rivage. Aujourd'hui la station serait construite un peu plus en retrait.

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Une arme anti-bouchon pour les vacances de ski

Une arme anti-bouchon pour les vacances de ski | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Cinq stations de l'Isère s'engagent pour faciliter les séjours décalés à la montagne. Une offre large de courts séjours ou d'arrivées hors samedi permettent d'éviter les engorgements routiers des samedis de vacances scolaires.

Il y a sans doute des manières plus agréables pour démarrer ses vacances à la neige que de se retrouver englué dans 187 km de bouchons comme c'était le cas le 23 février de l'an dernier. C'est pour éviter ce genre de désagrément que des stations de l'Isère ont lancé l'an dernier l'opération «Skiez en décalé». Après avoir été testée sur trois sites, ce sont désormais cinq stations qui permettent d'opter très facilement pour de courts séjours ou des arrivées hors samedi: Chamrousse, les 2-Alpes, l'Alpe d'Huez ainsi que Villard de Lans et le Collet d'Allevard. Les offres sont accessibles pour tout type d'hébergement (chalet, maison, appartement, hôtel…) et aussi bien via Internet qu'en téléphonant aux centrales de réservation.

François Arnal's insight:

Géographie du tourisme, gestion des flux et des temporalités, décalage, service à la carte. Les stations innovent pour éviter l'engorgement et l'érosion de la fréquentation hivernale.

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L’affirmation de Marseille comme port de croisière en Méditerranée : Urbanités

L’affirmation de Marseille comme port de croisière en Méditerranée : Urbanités | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Marseille a mis en place depuis une quinzaine d’années une politique volontariste pour s’imposer sur le marché international de la croisière maritime. Il s’agit d’un véritable défi pour cette ville dont le port est marqué par une forte activité industrielle et dont l’attractivité touristique reste à affirmer. Pour réussir cet objectif, Marseille s’appuie à la fois sur des facteurs exogènes – la forte croissance de la croisière dans le monde et la montée en puissance du bassin méditerranéen – et endogènes – des investissements portuaires, un lobbying auprès des compagnies de croisières et un travail sur l’image de la ville.

Poussée par le renouvellement de l’offre et son internationalisation, l’industrie de la croisière maritime connaît depuis une décennie une forte croissance (le nombre de croisiéristes a doublé entre 2001 et 2013 pour atteindre plus de 20 millions), elle est aujourd’hui un des segments les plus dynamiques du tourisme (Dehoorne et Petit-Charles, 2011). Mais les risques restent présents : la surcapacité est une menace pour la rentabilité des compagnies (l’introduction de nouveaux bateaux de plus en plus grands pousse les compagnies à faire des promotions tarifaires afin de maximiser le taux de remplissage) et la crise financière mondiale affecte certains marchés.

 

La transformation du port de Marseille répond à une logique de réappropriation d’un espace longtemps délaissé et correspond à une stratégie de diversification économique. Le secteur de la croisière maritime connaît aujourd’hui une croissance mondiale, avec comme foyer moteur les États-Unis et les Caraïbes comme principal bassin de navigation, mais la Méditerranée portée par la clientèle européenne est l’objet des attentions de toutes les compagnies. Les choix stratégiques opérés au début des années quatre-vingt-dix par les autorités locales marseillaises lui donnent aujourd’hui une position incontournable. Mais la croissance de ce secteur et l’augmentation de la fréquentation du port de Marseille restent vulnérables. Les crises économiques, la très forte hausse des capacités rendant plus difficile le remplissage des navires, la nécessité pour les collectivités d’investir dans des infrastructures toujours plus grandes, ne permettent pas d’assurer la pérennisation des retombées de la croisière.

Véronique Mondou est maître de conférences à l’Université d’Angers, UMR CNRS 6590, ESO – Espaces et Sociétés. Ses recherches portent sur les liens entre les transports et le tourisme. Elles s’articulent autour de deux axes principaux : l’accessibilité aux territoires et le rôle des transports dans le développement touristique. Le deuxième axe porte sur les croisières maritimes, en particulier la requalification des ports par l’activité de croisière et la diffusion de la croisière en Chine.
François Arnal's insight:

Marseille a réussi à s'imposer en Méditerranée comme une destination de choix pour les croisiéristes., concurrencée par Barcelone ou Gènes, Civitaveccchia ou Venise. Dans cet ensemble, Marseille se situe à la sixième place (MedCruise, 2014), derrière les ports italiens (Civitavecchia, Venise, à égalité avec Naples) et les ports espagnols des îles Baléares et de Barcelone. Les deux plus grands ports de Méditerranée, Civitavecchia et Barcelone, connaissent une fréquentation largement supérieure avec 2,5 millions de passagers (MedCruise, 2014), mais aujourd’hui Marseille arrive à concurrencer les ports qui évoluent autour de 1 million de passagers. Le mérite de la renaissance de Marseille comme port de croisière revient aux collectivités locales (Ville de Marseille, Chambre de commerce et d’industrie – CCI) associées au Port autonome de Marseille qui se sont dotées d’outils de développement et ont investi massivement.

La Cité phocéenne grâce à son renouvellement urbain sur le port (Projet Euroméditerranée et le Mucem) accueille désormais les géants des mers (quand le mistral ne souffle pas trop fort). Les retombées économiques sur la ville sont non négligeables car les croisiéristes font des achats et visitent des sites dans l'arrière pays.

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