Géographie : les dernières nouvelles de la toile.
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Last news on the web. Geography around the world. Les nouvelles de la géographie  rassemblées par François Arnal
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Un sentier littoral à Murtoli ?

Un sentier littoral à Murtoli ? | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

L’accès libre à la mer, objectif principal d’un sentier littoral.


Une enquête publique est en cours. Son objectif ? un sentier littoral piétonnier sur le littoral de Murtoli, entre l’estuaire de l’Ortolo et la pointe de Murtoli (sud ouest de la Corse). Chacun s’en réjouira… si, et seulement si des modifications conséquentes sont apportées au niveau des “Grandes maisons” appelées “bergeries”.


En application de l’article L 121-31 du code de l’urbanisme, « les propriétés privées riveraines du domaine public maritime sont grevées sur une bande de trois mètres de largeur d’une servitude destinée à assurer exclusivement le passage des piétons. »

La photo 17 du diaporama montre que la végétation comprise autour des « bergeries » et de la maison de Mme de Carbuccia est du même type que celle que traverse le chemin depuis l’embouchure de l’Ortolo.

On voit mal en effet pourquoi le chemin qui part de l’embouchure de l’Ortolo ne nuit pas à l’environnement sur son parcours mais qu’il y aurait, en revanche, un risque pour la végétation, pourtant identique, mais ni en ZNIEFF, ni en APB, ni en Natura 2000 à partir du moment où ce sentier se rapprocherait de la zone des « bergeries » !


Le long détour, en réalité, n’a pas de justification sauf, effectivement, à « sanctuariser » une privatisation totale de l’espace, crique et plage de Murtoli comprises, réservées à quelques privilégiés et désormais totalement inaccessibles aux simples citoyens pourtant égaux devant la loi comme les clients du « Domaine de Murtoli ». Force est de constater que ce long détour imposé aux citoyens permet, de facto, de constituer une enclave dans ce site remarquable, enclave vouée aux seuls bénéficiaires de cette hôtellerie de luxe et qui prive les citoyens du droit de pouvoir cheminer sur un sentier en bord de mer dans cette zone aux paysages d’une beauté exceptionnelle. Affirmer, dans le diaporama, que « le tracé proposé prévoit 3 accès à la mer et permet des vues sur le littoral » occulte le fait que la vue et l’accès sur la crique emblématique située en contrebas de la maison De Carbuccia sont totalement impossibles. Le problème, c’est que ces « bergeries » n’en sont pas. Elles sont des constructions à vocation hôtelière qui se situent effectivement en plein site remarquable… et qui n’ont pas d’existence légale jusqu’à preuve du contraire.

François Arnal's insight:
U Levante est une association de protection de l'environnement en Corse. Elle est née en 1986, en Corse, pour empêcher l’urbanisation en haute montagne d’un site classé : la vallée de la Restonica.
Depuis cette date U Levante n’est jamais entrée en sommeil. U Levante, en collaboration avec le Collectif pour la loi Littoral en Corse, mène de nombreuses actions en vue du maintien de la protection des espaces remarquables de l’île (nombreuses conférences) et refuse le projet tout tourisme tel que le proposait le dernier Padduc (Plan d'Aménagement et de Développement Durable de la Corse.

Sur le Domaine de Murtoli connu pour accueillir des célébrités dans une hôtellerie de luxe au cœur d'un domaine fermé au public, l'association demande au préfet  de proposer un tracé beaucoup plus proche du littoral en ce qui concerne la zone des « bergeries de Murtoli » comprise entre les parcelles OC 1025, OC 998, OC 997 et OC996, comportant trois autres accès à la mer. L’accès libre à la mer, objectif principal d’un sentier littoral, pourra ainsi être concrétisé. Un sentier littoral n’est pas un “mare è monti” …
Le tracé proposé par la DDTM, s’il était accepté, pourrait faire “jurisprudence” et causer tout simplement la fin des sentiers réellement littoraux.
Cette étude montre l'intérêt des images satellites Google pour les associations de défense de l'environnement dans des sites fermés au public.
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La plage, fabrique d'une touristi(cité) idéale - Cairn.info

La plage, fabrique d'une touristi(cité) idéale - Cairn.info | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Il faut sans doute commencer par s’étonner de l’existence de la plage comme nous y avait invité Jean-Didier Urbain (1994). Disons-le tout de suite, la plage est un objet « chaud », investi par l’affect : tour à tour honni et idéalisé, dans tous les cas il ne laisse pas indifférent, y compris dans le segment savant même si celui-ci hésite encore à le prendre au sérieux.

Des travaux récents montrent en tout cas que cet objet accède à une certaine visibilité scientifique (Corbin, 1988 ; Knafou, 2000 ; Kaufmann, 2000 ; Barthe-Deloizy, 2003 ; Coëffé, 2003, 2007 ; Jaurand, 2008 ; Lageiste, Rieucau, 2008 ; Duhamel, Violier, 2009).

Surtout, ces travaux ont tenté de renouveler les approches d’un objet d’abord rangé dans le monde biophysique, parmi les éléments de nature, donc plus facilement investi par les sciences dites dures.

Significativement, ce sont les géographies « physiques » qui se sont surtout intéressées à la plage, à travers la morphologie des littoraux. La plage est d’abord définie comme un « secteur de côte où des sédiments, sables et galets, sont accumulés par la mer » (Paskoff, 2005). Le lexique alors produit porte cet arrangement cognitif du monde, et l’estran par exemple est là pour désigner une portion de l’étendue terrestre, ou plutôt cet espace indécis du littoral, couvert et découvert par le rythme des flux et reflux de l’océan.

François Arnal's insight:
La plage en tant qu’objet de désir n’est pas de toute éternité. Il a fallu d’abord qu’elle soit instituée en paysage, ce qui relève d’une construction sociale et culturelle. La plage a en effet incarné progressivement un lieu idéal, une utopie concrète rompant avec l’ordinaire, mais toujours inventée par des citadins, ce qui en fait une « hétérotopie » urbaine.
par Vincent Coëffé université d’Angers, PRES LUNAM, UMR Espaces géographiques et Sociétés, Angers
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« Les Français ne sont pas prêts à quitter le littoral malgré les tempêtes »

« Les Français ne sont pas prêts à quitter le littoral malgré les tempêtes » | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Sept départements sont en vigilance orange vagues-submersion. La géographe Catherine Meur-Férec alerte sur les dangers de l'urbanisation massive en bord de mer, qui accélère l'érosion.

Pour Catherine Meur-Férec, géographe à l'Institut universitaire européen de la mer de l'université de Brest (Finistère), estime que l'érosion du littoral, amplifiée par une urbanisation massive en bord de mer, va s'accélérer dans les années futures, causant « des dommages plus fréquents et plus élevés ». Il faudra alors « changer les mentalités » et « internaliser le coût du risque ».

Pourquoi le littoral français est-il si vulnérable aux tempêtes ?

Catherine Meur-Férec : Le littoral français est plus vulnérable qu'il y a cinquante ans. La première raison réside dans l'installation de biens (habitations, commerces, etc.) à proximité de la mer, une urbanisation qui s'est accélérée durant les Trente glorieuses avec la démocratisation du tourisme balnéaire et la périurbanisation près du littoral. Or, la côte est un élément naturel en mouvement. Les dunes, les plages ou les galets font l'objet d'une dynamique intense sous la force de la mer et des vents. En cas de houle de tempête, la dune lâche du sable à la mer – on peut alors perdre jusqu'à dix mètres sur le littoral – qu'elle récupère lors des houles de beau temps.

En durcissant la ligne de rivage, on empêche ces échanges naturels de sédiments. Quand des houles de tempêtes arrivent sur une digue, par exemple, elles emportent le sable non pas des dunes mais de la plage, qui s'amaigrit. Les vagues fragilisent également les constructions en les touchant directement. Au final, le littoral s'érode et recule. On estime qu'un quart du trait de côte métropolitain, soit 1720 kilomètres, recule du fait de l'érosion marine. Ce grignotage, ainsi, que la présence de zones au-dessous du niveau de la mer, entraîne des risques de submersion, c'est-à-dire d'inondations temporaires des habitations et des activités humaines. Selon le ministère de l'écologie, 5900 km2 de terres se situent sous le niveau d'une crue centennale.

François Arnal's insight:

Les propos des géographes depuis plus de trente ans sur l'artificialisation menaçant le littoral seront ils enfin entendus par les aménageurs. Plus que jamais le mode "doux" s'impose ainsi que le "repli stratégique".

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Cité de l'architecture & du patrimoine - Tous à la plage !

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Tous à la plage !
Villes balnéaires du 18e siècle à nos jours
mercredi 19 octobre 2016 - dimanche 12 fevrier 2017

L’exposition dresse un panorama de l’histoire des villes balnéaires en France, au regard des pratiques européennes, des origines à nos jours. Architecture, urbanisme, œuvres d’art et objets du quotidien racontent la conquête progressive des bords de mer.

Depuis le XVIIIe siècle, la grande diversité des fronts de mer du territoire français, de la Manche à la Méditerranée, a favorisé l’émergence d’un patrimoine balnéaire aussi riche que varié. Des villégiatures hivernales et aristocratiques du XIXe siècle aux vacances d’été à la plage, territoire d’élection du tourisme de masse au XXe siècle, ces séjours sont aussi le reflet d’une société en pleine mutation, qui accède, grâce au développement des moyens de transport et à l’avènement des congés payés, à de nouveaux loisirs.
Des premiers bains de mer pratiqués à des fins curatives, aux habitudes contemporaines récréatives, sportives ou ludiques, l’exposition illustrera ce nouveau rapport à la mer et au rivage à travers les lieux emblématiques. Grands hôtels, casinos, villas, marinas, villages et clubs de vacances seront mis en regard d’évocations des bords de mer à travers la peinture, les films, les journaux et affiches, mais aussi les costumes de bain.
L’enjeu de la préservation clôturera l’exposition, ouvrant le questionnement sur la patrimonialisation de ces ensembles naturels et bâtis, ainsi que sur la ville balnéaire de demain, à l’heure de la mondialisation et du réchauffement climatique.

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Matthieu CLEMENT's curator insight, December 27, 2016 6:56 AM
Pour prolonger notre cours sur le tourisme littoral en France.  
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Le burkini, une innovation paradoxale

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Le burkini, une innovation paradoxale
Publié le 12 septembre 2016 par Brice Gruet dans Géographies imaginaires/Insolite | Aucun commentaire

Dans le prolongement des attentats de Nice, le « burkini » on le sait a défrayé la chronique, engendré des anomalies juridiques variées et des prises de positions pas franchement nuancées sur un sujet de société qui prend des allures de polémique violente, voire de marqueur d’opinion.

En fait, le burkini est le résultat paradoxal d’une mondialisation qui crée des interférences culturelles aussi improbables que saugrenues. On le sait, le mot burkini est un mot-valise, constitué de deux autres mots, « burqa » et « bikini ». On le sait peut être moins, mais le bikini, maillot de bain deux pièces féminin, a été baptisé ainsi par allusion aux essais nucléaires américains dans l’atoll de Bikini, situé dans le Pacifique. C’était en 1946, la guerre froide s’annonçait, les Etats-Unis fourbissaient un arsenal de terreur d’un nouveau genre et l’expérimentait loin de ses côtes. C’est un Français qui est à l’origine de cette invention, il espérait que le succès de ce maillot serait « explosif ». A l’époque, cette nouveauté était perçue par beaucoup comme un scandale car elle révélait la nudité féminine. Or, on l’oublie un peu vite, le bain de mer en Europe a une histoire mouvementée.
François Arnal's insight:
La plage est un territoire et un objet géographique. La relation espace/société au coeur de la réflexion géographique est bien présente dans ces pratiques de loisirs et cette exposition des corps
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