Géographie : les dernières nouvelles de la toile.
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Last news on the web. Geography around the world. Les nouvelles de la géographie rassemblées par François Arnal
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Non, l'Afrique n'a pas besoin des riches pour se nourrir

Non, l'Afrique n'a pas besoin des riches pour se nourrir | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Non, l’Afrique n’a pas besoin des riches pour se nourrir
Publié le 11 juillet 2015 par Gilles Fumey dans Éducation/Enquêtes/Le Monde à chaud | Un commentaire

Les riches (européens et américains) ont beau jeu de se draper dans leurs habits humanitaires en se posant comme ceux qui doivent nourrir neuf milliards d’hommes. Ils se trompent. Ceux qui relaient les injonctions dont nous inondent la FNSEA, l’INRA et tous ceux qui défendent le modèle productiviste et industriel sont coupables. Coupables d’entretenir de fausses idées : non, l’Afrique n’a pas besoin de vous pour se nourrir.

Il y a déjà trente ans, le Nigérian Godfrey Nzamujo crée le centre Songhaï, à Porto Novo alors capitale du Bénin. Petit-fils d’esclaves américains, Nzamujo s’est formé en biologie en Californie avant de revenir sur la terre de ses ancêtres, en pleine guerre du Biafra. Proche du père Lebret, il devient dominicain et s’installe au Bénin. Songhaï ? Oui, un nom qui rappelle ce puissant empire africain du 15e siècle allant du Nigeria au Mali et dont Gao était la capitale et qui s’est effondré au 16e siècle. Le centre Songhaï signe une démarche agroécologique pour se débarrasser des engrais venus des pays riches, coûtant trop cher. Pour améliorer la formation, la fabrication des outils, la circulation des produits agricoles jusqu’aux marchés des villes. Et, finalement, lutter contre la concurrence des produits importés qui désespère les producteurs locaux.
François Arnal's insight:

Le centre de formation Songhai (voir leur site Internet) cerche des solutions et des formations adpatées à l'Afrique (agroécologie, économie circulaire, biogaz, fumure animale...) Songhaï est ainsi devenu un gros village avec un hôtel, une piscine, un cybercafé, le tout finançant la formation.

Plus de 3000 personnes ont été formées à Songhaï depuis 1989, à raison d’un coût allant de la gratuité pour les Béninois à 260 euros par mois pour les autres (compter 30 mois pour une formation complète, mais selon le niveau, trois mois peuvent suffire).

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Rescooped by François Arnal from Géographie de l'enfance : grandir en Afrique
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"Enfants-soldats d'Afrique : imaginaires de guerre, images du continent et écriture de la dénonciation", analyse du lieu chez Kourouma, by Interférences littéraires

"Enfants-soldats d'Afrique : imaginaires de guerre, images du continent et écriture de la dénonciation", analyse du lieu chez Kourouma,  by Interférences littéraires | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

« Dans un premier temps, l’analyse s’attachera à caractériser la thématique de la violence, telle qu’elle se trouve imposée à un enfant, Birahima, pour qui l’inhumanité et l’injustice feront désormais partie de l’apprentissage. Dans un deuxième temps, sera étudiée la représentation de l’espace lié au conflit armé. Malgré la précision des références géographiques, le continent africain devient en effet ce vaste terrain où aucun lieu, ni géographique ni spirituel, ne vient servir de refuge. Enfin, l’écriture de Kourouma, pour raconter l’histoire du jeune Birahima, a pris les contours d’un langage d’enfant, s’aidant d’outils linguistiques et se moquant de la norme policée que Birahima prétend ignorer. Ahmadou Kourouma, ce faisant, a repris le rôle de témoin qu’il a revendiqué tout au long de son parcours de romancier : non seulement en dénonçant, par l’histoire racontée, les malheurs de l’Afrique, mais surtout en donnant une écriture reflétant, dans sa forme même, les incompréhensions et les désordres liés à l’évolution de ses personnages au sein d’un milieu chaotique. »


Via Christy Nomis
François Arnal's insight:

Curation assurée par Christy (HK42) sur le thème de l'enfance en Afrique.

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Christy Nomis's curator insight, May 24, 2015 9:36 AM

Ce présent post vient compléter mon précédent scoop it concernant un article du Monde Diplomatique à propos de l’ouvrage de Kourouma sur les enfants soldats (« Allah n’est pas obligé »). Il s’agit en effet de présenter une analyse réalisée dans le cadre des Interférences littéraires de l’Université Catholique de Louvain qui s’intéresse notamment à la représentation de l’espace dans l’ouvrage (page n°10 du Pdf à télécharger). Les lieux traversés par Birahima correspondent ainsi à une géographie ancrée dans le réel, avec la Guinée, le Liberia, la Sierra-Leone et la Côte d’Ivoire. « Les détails quant aux différentes appartenances géographiques des personnages et à leurs voyages passés, abondent, par ailleurs, tout au long du roman. » La configuration précise des lieux semble peu à peu s’effacer pour laisser place à des « non-lieux » uniquement caractérisés par « les atrocités qui y sont commises » et par leur occupation par les enfants-soldats. « S’y associent des images d’errance et de violence, de tueries dénuées de sens et de batailles entre fractions rivales. Birahima vogue au gré des appartenances sans réellement s’y attacher. Les dénominations  de  lieux  deviennent vagues: «forêt», «village» ou «camp» ». Nous pouvons ainsi parler d’une « géographie flottante » avec l’effacement progressif d’un arrière pays qui aurait pu servir de refuge géographique et culturel dans un autre contexte que celui de la guerre. La forêt et les villages deviennent eux aussi des lieux d’errance et d’insécurité, et l’espace géographique ne connait plus qu’un incessant mouvement de « va-et-vient » dans la quête vaine de retrouver la tante de Birahima. Ainsi, à travers l’analyse de cet ouvrage, il semblerait que non contente de diviser les familles, les groupes et les sociétés, la guerre s’attaquerait également à démembrer les espaces et les représentations géographiques.

Romane&Alice's curator insight, May 24, 2015 9:51 AM

Rescoopé à partir de @Christy Nomis : une forme de géographie des conflits à travers le langage des enfants soldats et la transformation de l'Afrique en une terre imaginaire à travers les représentations qui en sont faites.

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Nelson Mandela a légué 4,1 millions de dollars à sa famille

Nelson Mandela a légué 4,1 millions de dollars à sa famille | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Deux mois après la mort de Nelson Mandela, son testament a été ouvert, lundi, en Afrique du Sud. L'ancien président lègue 4,1 millions de dollars à sa famille, à l'ANC, son parti, ainsi qu'à six écoles fréquentées dans sa jeunesse.

Le testament de Nelson Mandela a été dévoilé lundi 3 février en Afrique du Sud. Les hommes de loi de Madiba ont dressé un inventaire et évalué provisoirement le patrimoine de l'ancien chef d'État à 46 millions de rands (soit 4,1 millions de dollars ou 3 millions d'euros, selon le cours actuel du rand). Depuis l'année 2004, la monnaie sud-africaine s'est considérablement dépréciée (moins 85% par rapport à l'euro). Or c'est à cette date que l'ancien chef d'Etat avait rédigé ses dernières volontés, à l'âge de 86 ans.

Incarcéré pendant 27 ans dans les geôles du régime raciste de l'apartheid, le père de la démocratie sud-africaine n'avait pas amassé une fortune colossale. Il avait cependant emménagé, à sa libération, dans une belle demeure du quartier fortuné d'Houghton, à Johannesburg. Nelson Mandela a néanmoins perçu d'importants revenus de la publication de ses livres et de différents projets à son nom.

 
François Arnal's insight:

L'essentiel des royalties de Mandela iront à la fondation familiale "Nelson Rohlilala Mandela Family Trust" qui devra toutefois partager entre 10 et 30 % des revenus avec le parti politique de Nelson Mandela, l'ANC, auquel il demande d'en faire usage "en particulier pour la promotion des principes et des politiques de réconciliation entre les Sud-Africains".

 
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Rescooped by François Arnal from • Frontières, États, mouvements indépendantistes : la ville au cœur des revendications
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Etat islamique, la terreur par les symboles

Etat islamique, la terreur par les symboles | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
En mettant en scène l'exécution de vingt prisonniers dans le théâtre antique de Palmyre, l'organisation cherche à nouveau à provoquer l'Occident.

Via Evan Cholvy
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Evan Cholvy's curator insight, May 28, 2015 2:43 PM

On le sait, la mise-en-scène et la communication sont des éléments clés de la propagande orchestrée par l'Etat islamique. A Palmyre, en Syrie, l'exécution d'une vingtaine de détenus devant les habitants de la ville en plein coeur du théâtre antique ressemble à un macabre spectacle, un symbole sur de nombreux points. En première ligne, le lieu ; il incarne un espace de divertissement d'une autre civilisation et d'un autre temps. Or, on l'a vu, l'Etat islamique veut détruire tout ce qui ne se réfère pas à l'Islam. Les exécutions théâtralisées vont constituer un nouveau moyen de propager la terreur, principal instrument de domination et de contrôle politique des territoires envahis. En outre, Palmyre est un symbole parlant de l'avancée de Daech au Moyen-Orient. Les affrontements avaient duré 9 jours avant que la ville ne tombe entre les mains des terroristes. Depuis, 217 personnes ont été assassinées dont des femmes et des enfants. 

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Géographie de l'enfance - Visionscarto by Philippe Rekacewicz

Géographie de l'enfance - Visionscarto by Philippe Rekacewicz | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

"Les enfants de moins de quatorze ans sont aujourd’hui 1,9 milliard. La moitié d’entre eux n’ont accès à aucun des services fondamentaux auxquels ils ont droit : l’alimentation, la santé, l’éducation, la protection contre les abus." Philippe Rekacewicz


Via Christy Nomis
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Christy Nomis's curator insight, February 14, 2015 6:39 AM

La géographie de l'enfance, c'est avant tout "la géographie de tout ce qu'il manque". Et ces manques, représentés par les tâches sombres sur les cartes sont toujours localisés dans les mêmes secteurs : Asie du Sud et bien évidemment Afrique subsaharienne. Dans ces régions, les droits des enfants sont bafoués à commencer par le plus fondamental de tous, c'est à dire "le droit à la vie".  La mortalité infantile oscille ainsi entre 80‰ et 165‰ dans la majeure partie des pays d'Afrique (selon l' UNICEF en 2007). "Au Burkina Faso, au Mali ou au Tchad, un enfant sur cinq meurt avant d’atteindre l’âge de 5 ans". "Le droit d'exister", soit celui d'acquérir une nationalité et une identité est également compromis : plus de la 50% des enfants d'Afrique subsaharienne ne sont pas enregistrés à la naissance. Enfin, "le droit à l'alimentation" est bafoué pour environ un tiers des enfants en Afrique sahélienne, ce qui conduit à des cas d'insuffisance pondérale parfois mortels. Pour ajouter à cela,  l'eau et les services de santé sont rares.

Philippe Rekacewicz dénonce également l'anachronisme des statistiques  sur la situation des enfants dans le monde. En effet, comment établir des rapports fiables et mettre en œuvre des actions efficaces lorsque les chiffres disponibles ont deux ou trois ans de retard sur la réalité effective ?

"Soit les États eux mêmes ne produisent des enquêtes qu’une fois tous les cinq ou dix ans, soit les organisations internationales n’ont pas les budgets pour produire des statistiques plus à jour. Produire des chiffres coûte cher. " De la sorte, les images cartographiques disponibles pourtant réalisées avec "les derniers chiffres disponibles" montrent "une situation qui n'existe déjà plus". Le désagréable paradoxe réside dans le fait que n'importe quelle statistique financière est disponible immédiatement, parfois au jour près. "Il est apparemment plus rentable de connaître l’état précis des PIB, du commerce international ou des transactions financières au jour le jour que de celui des enfants qui manquent de l’essentiel." La géographie de l'enfance est ainsi complexifiée par l'état obsolète des données et par le désintérêt porté à l'enfant comme objet d'étude, à l'inverse d'une géographie tournée vers l'aspect financier et économique du monde.  

cB's curator insight, February 16, 2015 10:42 AM
Christy Nomis's insight:

La géographie de l'enfance, c'est avant tout "la géographie de tout ce qu'il manque". Et ces manques, représentés par les tâches sombres sur les cartes sont toujours localisés dans les mêmes secteurs : Asie du Sud et bien évidemment Afrique subsaharienne. Dans ces régions, les droits des enfants sont bafoués à commencer par le plus fondamental de tous, c'est à dire "le droit à la vie".  La mortalité infantile oscille ainsi entre 80% et 165% dans la majeure partie des pays d'Afrique (selon l' UNICEF en 2007). "Au Burkina Faso, au Mali ou au Tchad, un enfant sur cinq meurt avant d’atteindre l’âge de 5 ans". "Le droit d'exister", soit celui d'acquérir une nationalité et une identité est également compromis : plus de la 50% des enfants d'Afrique subsaharienne ne sont pas enregistrés à la naissance. Enfin, "le droit à l'alimentation" est bafoué pour environ un tiers des enfants en Afrique sahélienne, ce qui conduit à des cas d'insuffisance pondérale parfois mortels. Pour ajouter à cela,  l'eau et les services de santé sont rares.

Philippe Rekacewicz dénonce également l'anachronisme des statistiques  sur la situation des enfants dans le monde. En effet, comment établir des rapports fiables et mettre en œuvre des actions efficaces lorsque les chiffres disponibles ont deux ou trois ans de retard sur la réalité effective ?

"Soit les États eux mêmes ne produisent des enquêtes qu’une fois tous les cinq ou dix ans, soit les organisations internationales n’ont pas les budgets pour produire des statistiques plus à jour. Produire des chiffres coûte cher. " De la sorte, les images cartographiques disponibles pourtant réalisées avec "les derniers chiffres disponibles" montrent "une situation qui n'existe déjà plus". Le désagréable paradoxe réside dans le fait que n'importe quelle statistique financière est disponible immédiatement, parfois au jour près. "Il est apparemment plus rentable de connaître l’état précis des PIB, du commerce international ou des transactions financières au jour le jour que de celui des enfants qui manquent de l’essentiel." La géographie de l'enfance est ainsi complexifiée par l'état obsolète des données et par le désintérêt porté à l'enfant comme objet d'étude, à l'inverse d'une géographie tournée vers l'aspect financier et économique du monde.  

Rescooped by François Arnal from Asie du Sud-Est
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Investissements en Afrique : la Malaisie devance la Chine et l'Inde

Investissements en Afrique : la Malaisie devance la Chine et l'Inde | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Dans un rapport publié peu avant le début du sommet des Brics, la Cnuced s'est intéressée aux investissements directs à l'étranger émis par le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud.

Via Marie-Astrid & Lisiane
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Marie-Astrid & Lisiane's curator insight, April 12, 2013 7:02 AM

La plus grande surprise du rapport de la Cnuced, c’est le poids de la Malaisie en Afrique. Cette dernière emporte la palme des investisseurs émergents en Afrique et dépasse même la Chine et l’Inde, que ce soit en termes de flux ou de stocks. Les IDE malaisiens en Afrique atteignaient au total, fin 2011, 19,3 milliards de dollars, soit plus que les 16 milliards de dollars placés par la Chine et les 14 milliards de l'Inde.