Géographie : les dernières nouvelles de la toile.
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Géographie : les dernières nouvelles de la toile.
Last news on the web. Geography around the world. Les nouvelles de la géographie rassemblées par François Arnal
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Rescooped by François Arnal from Quand l'art s'invite en ville
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Street art à Istanbul : la rébellion sur les murs.

Street art à Istanbul : la rébellion sur les murs. | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Mardi 11 juin 2013, la police anti-émeute turque a repris la place Taksim. Les forces de l’ordre et la municipalité ont de suite nettoyer cet espace des tags qui avaient envahi les murs.

Via Eva Pigeon et Lily Gauthier
François Arnal's insight:

Dans le mouvement de protestation de la place Taksim, l'art et la performance jouent un grand rôle, entre la propagande officielle du gouvernement et des médias qui suivent, les manifestants ont choisi l'art et l'humour pour faire connaître leurs revendications.

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Eva Pigeon et Lily Gauthier's curator insight, June 12, 2013 2:13 AM

 

Après les manifestants de la place Tarir, ce sont ceux de la place Taskim (Turquie) qui s'emparent du street art alors que le conflit autour du réaménagement de l'espace urbain semble s'envenimer.

 

Le gouvernement d'Erdogan souhaite en effet raser le parc Gezi considéré depuis longtemps comme le lieu de rencontre des marginaux, mais aussi comme un espace de liberté. Les habitants du quartier, menés par des étudiants, se sont alors mobilisés pour occuper la place Taksim, dénonçant la politique de ce gouvernement souhaitant une limitation des libertés et un retour à l'islam, faisant alors diparaître l'héritage démocratique et laïque laissé par Mustafa Kemal Atatürk. Les manifestants se sont emparés physiquement de cet espace et se le sont approprié par des tags, des pochoirs ou des slogans peints sur les murs et même toutes les surfaces disponibles.

 

La place ayant été reprise par les forces de l'ordre turques, Erdogan a ordonné qu'on efface toutes les fresques et tous les tags. Son comportement violent et incompréhensif renforce encore les manifestants et les street artistes:"[...]Erdogan a qualifié les manifestants de « çapulcu », un mix entre vandale, rêveur et marginal, au grand plaisir des artistes."

On voit donc bien que le street art peut être considéré, par les gouvernements, comme une véritable arme geopolitique, un élément de poids dans la balance politique. Le street art, dans ce conflit, devient le symbole des revendications d'une jeunesse turque formée et occidentalisée qui souhaite s'avancer vers une ouverture et une plus grande liberté et plus largement d'une population incomprise et active.

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Les arbres de Taksim cachaient la forêt de la révolte

Les arbres de Taksim cachaient la forêt de la révolte | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Cela couvait mais nous ne savions pas que l’incendie viendrait des arbres de la place de Taksim. Depuis plusieurs jours, des associations, des groupes de citoyens, des « collectifs » en formation tentaient de défendre la promenade située en plein cœur d’Istanbul, le dernier espace vert du centre ville, contre les tronçonneuses, puis contre les policiers, les gaz et les canons à eau. Il faisait beau et chaud. Des groupes campaient sur place pour occuper le lieu. Cela ressemblait à une révolte écologique, à une protestation verte, au mouvement de Notre-Dame des Landes. Mais la protestation en rejoignait d’autres, qui vibraient depuis quelques mois sur Facebook : la ville était en train de devenir une marchandise. Les hôtels de luxe se multipliaient, chassant les espaces conviviaux qui animaient le quartier convivial de Beyoglu. Les rives du Bosphore étaient de moins en moins accessibles. Des incendies bizarres, à la gare de Haydarpasa puis à l’université de Galatasaray, faisaient suspecter des projets immobiliers de luxe. Cela se sentait, la ville était à vendre ; le penchant « islamiste » du gouvernement du Parti pour la justice et le développement (AKP) cachait mal sa tendance de fond, l’ultra-libéralisme.

François Arnal's insight:

La mégapole turque est en ébullition, simple problème de gouvernance urbanistique ? Gentrification et ultralibéralisme des islamistes modérés ? Disparition des quartiers populaires au profit des "gated communities" et des grands centres commerciaux ou des hôtels de luxe ? La métropole se cherche un avenir et tout le pays soutient cete révolte d'une jeunesse composite. La dérive autoritaire de T Erdogan et le conservatisme religieux sont au cœur des protestations relayées par les réseaux sociaux et soutenues par les intellectuels stanbouliotes.

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La Turquie lance le chantier d’un troisième pont controversé sur le Bosphore

La Turquie lance le chantier d’un troisième pont controversé sur le Bosphore | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Les deux ponts enjambant le détroit du Bosphore construits en 1973 et 1988 n’ont pas suffi à résoudre le problème des gigantesques embouteillages de la métropole d’Istanbul forte de quinze millions d’habitants. Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a choisi le jour du 450e anniversaire de la chute de Constantinople et de l’empire Byzantin le 29 mai 1453, pour lancer mercredi 29 mai l’un des immenses chantiers de la capitale. Il a actionné le bouton commandant la première coulée de ciment du troisième pont devant enjamber le Bosphore.

François Arnal's insight:

Le chantier a commencé et dans le contexte actuel des manifestations de la Place Taksim à Istanbul, la contestation monte. Le projet est critiqué et ne résoudra pas les problèmes de congestion de la mégapole. Son tracé met en péril les forêts du nord utiles pour la gestion des eaux, la lutte contre les inondations et l'érosion ou encore la pollution.

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Kumkapi, avant de passer la frontière... - Les blogs du Diplo

Kumkapi, avant de passer la frontière... - Les blogs du Diplo | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Istanbul, cette ville dite « charnière » entre l’Occident et l’Orient, est une cité de presque 15 millions d’habitants qui foisonne d’activités. Tellement étendue que même le Guide du Routard invite les « meilleurs marcheurs » à prendre les transports en commun…

Mais nous, pendant cette longue semaine, nous avons choisi « le lent piétinement », dans un seul quartier de la ville : Kumkapi, 400 000 âmes, soit l’équivalent du canton de Genève. C’est ici qu’on trouve les nouveaux migrants, c’est-à-dire ceux qui ont déposé une demande d’asile et qui attendent une réponse, ceux qui ont déjà reçu une réponse négative, et aussi ceux qui essayent de faire un peu de « cash » pour passer la frontière entre la Turquie et la Grèce. Ce quartier de mélange a été très longtemps occupé par des Arméniens, des Géorgiens auxquels sont venus s’ajouter des Kurdes ou des Russes. Ce sont ces anciens immigrés qui gèrent aujourd’hui les flux — de migrants comme de marchandises — qui transitent par ce lieu très dynamique.

 

François Arnal's insight:

Avec des cartes mentales illustrant les périples transfrontaliers des migrants transitant par la Turquie. Christina del Baggio est une géographe, elle est assistante d’enseignement et de recherche au département de géographie et environnement de l’Université de Genève. Elle intervient régulièrement dans les groupes Facebook sur la frontère (The Mobile Borders). Elle a travaillé plus particulièrement sur la frontière entre la Grêce et la Turquie sur le fleuve Evros où une barrière de sécurité a été édifiée.

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