Marseille-Provence 2013, analyse multiscalaire d’une capitale européenne de la culture. — Géoconfluences | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

« Longtemps, Marseille s’est couché de bonne heure », pourrait-on dire en paraphrasant la première phrase de Marcel Proust dans Du côté de chez Swann. En effet, contrairement à sa réputation de ville festive, la cité phocéenne n’a pas développé de vie nocturne. Hormis le week-end, les Marseillais se couchent tôt. A l’image du métro qui, jusqu’en avril 2013, s’arrêtait à 22 h 30 en semaine, les rues et places de la deuxième ville de France sont désertes après cette heure. Du moins jusqu’à l’inauguration de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture.

Cette vaste opération culturelle, économique et urbaine est en train de changer le rapport de la ville et de ses habitants au temps et à l’espace. Depuis l’inauguration de la capitale culturelle, le 12 janvier 2013, Marseille découvre les charmes de la fête et de la vie nocturne, notamment à l’occasion des grandes manifestations d’art de rue dans l’espace public et en soirée, depuis la nuit festive de l’inauguration jusqu’au spectacle « Entre flammes et flots » par la compagnie Carabosse en mai dernier. De même, le rapport au temps change. Au temps condensé, tendu, contraint de la longue période des préparatifs (2008-2012, et surtout 2011-fin 2012) a succédé la sensation du « ici et maintenant » de l’année capitale. Viendra enfin le temps dilué de l’après-2013 et le temps comptable des bilans.

.