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La ville-papillon

A l’ombre de ses montagnes Saint-Etienne s’est malgré tout développée.

Parce que la géologie lui a donné un peu de ses richesses. Le Furan d’abord, dont les forces motrices ont permis le développement des tanneries, puis des industries du fer (clincaillerie, armurerie) au Moyen Age. Puis le terrain schisto-gréseux houiller, si typique que la ville lui a donné son nom, qui a relancé la métallurgie lors des différentes révolutions industrielles.

Alors, à mesure que s’élevaient les cheminées d’usine et les ascenseurs de mine, Saint-Etienne a consommé. De l’espace, beaucoup d’espace, à chaque fois une dose un peu plus forte. Tout d’abord en profondeur, par ses galeries de mines et les crassiers qui en ont résulté, accentuant sa nature collinaire. Puis en surface. De 256 ha, la commune passe en 1855 à 3986 ha en absorbant les villages voisins de Beaubrun, Montaud, Outre-Furan et Valbenoîte. La Révolution, en cassant la « ceinture mystique » composée de couvents la plupart construits lors de la Contre-Réforme du XVIIe siècle, par la vente des biens d’Eglise, avait donné le signal de départ de cette extension.