Géographie : les dernières nouvelles de la toile.
26.8K views | +0 today
Follow
Géographie : les dernières nouvelles de la toile.
Last news on the web. Geography around the world. Les nouvelles de la géographie rassemblées par François Arnal
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Pour Saluer le Rhône | Editions Libel : Maison d'édition – Lyon

Pour Saluer le Rhône | Editions Libel : Maison d'édition – Lyon | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Pour Saluer le Rhône, un livre en forme d’hommage au fleuve qui a guidé les recherches des deux chercheurs mondialement reconnus Jacques Bethemont et Jean-Paul Bravard. Suivez le cours du Rhône et découvrez ce fleuve au fil des explications scientifiques érudites et des très nombreuses illustrations (photographies, cartes, schémas…) des deux auteurs.
François Arnal's insight:

Jacques Bethemont a été mon professeur à l'Université de St-Etienne, grâce à lui j'ai découvert une géographie culturelle, environnementale et sociale. Je lui dois ma passion d'enseigner la géographie, ce fut un maître incomparable.

 

Jacques Bethemont est géographe, professeur honoraire de l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne, spécialiste de l’évaluation et de la gestion des ressources en eau. Il a fondé et dirigé de 1975 à 1995 un laboratoire du CNRS, le LA 260 devenu par la suite UMR 5600. Ce laboratoire travaille encore sur les problèmes rhodaniens.

Jean-Paul Bravard est professeur émérite de géographie à l’Université Lyon 2 et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France, spécialiste du Rhône et d’autres fleuves du globe sur lesquels il a publié de nombreuses études. Il a présidé une fédération de recherche interdisciplinaire, la Zone Atelier Bassin du Rhône (CNRS).

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Jardins, paysage et génie naturel Par Gilles Clément

Jardins, paysage et génie naturel Par Gilles Clément | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Parler du jardin ou du paysage dans le cadre du Collège de France, c’est envisager le jardin et le paysage comme un ensemble susceptible d’être enseigné sous la forme de cours. De mon point de vue, le jardin ne s’enseigne pas, il est l’enseignant. Je tiens ce que je sais du temps passé à la pratique et à l’observation du jardin. J’y ajoute les voyages, c’est-à-dire la mise en comparaison des lieux que l’homme habite et dans lesquels il construit à chaque fois un rapport au monde, une cosmologie, un jardin. J’y ajoute encore les rencontres, la diversité des pensées, la surprise, l’ébranlement des certitudes. Ces pratiques de terrain auxquelles je dois tout s’appuient néanmoins sur un alphabet du savoir, ce à quoi chacun de nous devrait avoir accès et que, précisément, on appelle des cours, nécessaires pour accéder à l’expérience.

 

Aussi me suis-je demandé comment on pouvait dispenser un savoir presque tout entier issu de la confrontation avec le terrain sous une autre forme que celle de l’atelier. L’atelier : un assemblage d’énergies croisées où les enseignants, « enseignés » par les étudiants et par le terrain lui-même, se contentent de réajuster les trajectoires de la puissance créative pour renforcer la cohérence et la clarté de la pensée. Aussi je remercie le Collège de France, et plus particulièrement Philippe Descola, de m’avoir invité à un exercice nouveau : faire passer le champ de nos hésitations à ceux qui, venus en étudiants, pourraient, à la fin, se découvrir jardiniers.



Je parle de jardiniers et non de paysagistes, ou de techniciens de l’environnement, bien que les fonctions correspondant à ces profils soient liées entre elles. En composant le jardin, le jardinier crée un paysage ; en l’accompagnant dans le temps, il fait appel aux techniques de maintenance horticoles et environnementales. Il couvre le champ de la complexité des fonctions assumées séparément par le paysagiste et le technicien, mais avant tout il s’occupe du vivant. Cette charge singulière le démarque de tous les acteurs de l’espace public : les architectes, les urbanistes, les artistes, les aménageurs divers et, bien sûr, les paysagistes. S’il n’est pas nécessaire de faire appel au vivant pour construire un paysage, il est impensable de s’en passer dans un jardin. Pour cette raison, j’utiliserai plus souvent le terme de jardinier que celui de paysagiste. Cela se comprend ainsi : le paysagiste règle l’esthétique changeante du jardin (ou du paysage) ; le jardinier interprète au quotidien les inventions de la vie, c’est un magicien.

 

L’un et l’autre se complètent, mais pour des raisons historiques récentes qui bouleversent le rapport de l’humanité à son habitat, on ne peut concevoir le rôle du paysagiste cantonné à la seule construction formelle ou fonctionnelle de l’espace en faisant abstraction de la dimension biologique, à moins d’en faire un simple designer, ce qu’il n’est pas.

François Arnal's insight:

La leçon inaugurale de Gilles Clément au Collège de France est accessible dans son entier, elle a été prononcée le Jeudi 1 Décembre 2011, et représente la synthèse des réflexions du jardinier paysagiste le plus influent à l'heure actuelle. Ingénieur horticole de formation, entomologiste, il est surtout paysagiste enseignant et conférencier, auteur de nombreux ouvrages et essais.

Les étudiants en géographie y retrouveront trois définitions utiles : Jardin, paysage, environnement.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Inondations : « Il faut repenser l’aménagement de la ville »

Inondations : « Il faut repenser l’aménagement de la ville » | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Pour Magali Reghezza-Zitt, géographe, les inondations qui ont fait 20 morts dans les Alpes-Maritimes sont la conséquence directe de l’urbanisation du littoral.

Magali Reghezza-Zitt : Les inondations sont la conséquence directe de l’urbanisation du littoral. Sur les pentes qui cernent le littoral, là où il y avait hier des terres agricoles, des vignes, des oliveraies, on a construit des habitations. L’eau ne s’infiltre plus en amont du bassin versant, et, du coup, se déverse dans les cours d’eau. Or, dans ces régions, il s’agit de petits cours d’eau, de ravins, à très faible débit en temps normal, qui permettent l’évacuation des eaux pluviales. Mais ces petits cours d’eau, dans lesquels l’eau monte très brutalement et redescend tout aussi brutalement, débordent lorsque les pluies sont vraiment très importantes. Et s’ils ont été couverts, bétonnés, équipés de buses d’évacuation artificielle, et ainsi imperméabilisés, ce phénomène de débordement est accentué.

Il y a également un vrai problème de ruissellement urbain. Les voies d’évacuation sont insuffisantes : lorsque se produisent des orages extrêmement violents, les canalisations ne sont plus capables d’absorber le trop-plein d’eau et débordent. Il n’y a même plus besoin d’avoir des cours d’eau pour que l’eau monte dans les rues et provoque des inondations.


François Arnal's insight:

Les géographes ont de plus en plus de mal à séparer les risques naturels et les risques urbains, en effet les erreurs d'aménagement ont conduit à amplifier l'effet des aléas comme les précipitations importantes. L'urbanisation massive et non réfléchie des zones méditerranéennes présente de gros risques pour les populations qui n'ont pas développé cette culture du risque et de la prévention.

" Les maires doivent également abandonner l’idée que le risque est quelque chose de négatif. La culture du risque est au contraire positive pour un territoire".


more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Les Cafés Géographiques au FIG 2015 de Saint-Dié

Les Cafés Géographiques au FIG 2015 de Saint-Dié | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

À l’occasion du 26ème Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges, les Cafés Géographiques organisent 11 Cafés Géo, du vendredi 2 octobre au dimanche 4 octobre. 

 

Retrouvez ci-dessous le programme des Cafés Géographiques du FIG 2015 :

«L’idiot du voyage : l’imaginaire touristique» par Jean-François Staszak, professeur, Université de Genève, Café géographique au Bar de la Poste, 32 rue Thiers, Saint-Dié-des-Vosges, 18h15-19h45, le vendredi 2 octobre

«L’identité nationale : un bel imaginaire ?» par Christine Chivallon, UMR LAM, CNRS Bordeaux, William Berthomière, UMR MIGRINTER, CNRS Poitiers, et Olivier Milhaud, maître de conférences, Université Paris-Sorbonne, Café géographique au Nova Bowling, salle de séminaires, Quai de la Résistance, Saint-Dié-des-Vosges, 17h15-18h45, le vendredi 2 octobre

«Les îles méditerranéennes font-elles toujours rêver ?» par Nathalie Bernardie-Tahir, professeur, Université de Limoges, Café géographique à La Cabane au Darou, 10 rue de la Prairie, Saint-Dié-des-Vosges, 18h30-20h, le vendredi 2 octobre

«Le Grand Nord Est : pourquoi l’Alsace râle ?» par Alexandra Monot, Françoise Dieterich et Maryse Verfaillie, Café géographique au K.Kiss Bar, 4 rue d’Amérique, Saint-Dié-des-Vosges, 18h00-19h30, le vendredi 2 octobre

«A vos crayons ! Imaginons et dessinons un lieu» par François Arnal, professeur, Lycée Claude Fauriel Saint-Etienne et Cristina Del Biaggio, chargée de cours, Université de Genève, Café géographique au Nova Bowling, salle de séminaires, Quai de la Résistance, Saint-Dié-des-Vosges, 19h00-20h30, le vendredi 2 octobre

« Imaginons, ensemble, l’Europe de demain ?» par Jacques Levy, professeur, école polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse) et Sylvain Kahn, France Culture, Café géographique à la Brasserie Au Bureau (salle restaurant), 7 quai J. d’Arc, Saint-Dié-des-Vosges, 10h00-11h30 le samedi 3 octobre

«La géo au collège fait-elle toujours rêver ?» par Caroline Leininger-Frezal, maître de conférences, Université Paris-Diderot et Pascal Clerc, maître de conférences, Université Lyon 1, Café géographique au K.Kiss Bar, 4 rue d’Amérique, Saint-Dié-des-Vosges, 14h00-15h30 le samedi 3 octobre

«Imaginaire et cartographie» par Olivier Godard et Christian Grataloup, géographes, Café géographique au Bar de la Poste, 32 rue Thiers, Saint-Dié-des-Vosges, 15h00-16h30 le samedi 3 octobre

«La planète football, un imaginaire identitaire juteux» par Pascal François, inspecteur, Café géographique à La Cabane au Darou, 10 rue de la Prairie, Saint-Dié-des-Vosges, 18h00-19h30 le samedi 3 octobre

«La justice spatiale, pour vous, pour nous, c’est quoi ?» par Bernard Bret, professeur émérite, Université Jean Moulin Lyon 3, Café géographique au Bar la Poste, 32 rue Thiers, Saint-Dié-des-Vosges, 14h00-15h30 le dimanche 4 octobre

François Arnal's insight:

Les khâgneux option histoire géo du lycée Fauriel seront sur place et vous feront des compte rendus...

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Doug Rickard: l'Amérique sans fard

Doug Rickard: l'Amérique sans fard | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Le travail photographique de Doug Rickard consiste à re-photographier les images produites par les camionnettes Google pour fabriquer les fameuses streetview. Outil vertigineux qui, comme le rêve (cauchemar?) de Borges qui proposait d’établir une carte du monde à l’échelle 1/1, donne l’impression que l’intégralité du monde (muni de routes) pourrait apparaître sur son écran.

Le « travail » automatique de ces camionnettes fait effectivement surgir une Amérique fantomatique, émaciée, et plutôt désolée. On y aperçoit des silhouettes, noires dans la plupart des cas. Elles passent et semblent se dissoudre, ne pas être vraiment là. Ils font partie du paysage, mais c’est un paysage de la déréliction. Personnages floutés deux fois, la première par leur mise à l’écart, la seconde par le programme de prise d’images. Ainsi effacés, on ne voit que mieux le désert social, économique, culturel dans lequel ils évoluent. Ces photos prises en légère plongée font penser aux caméras de surveillance, comme le fait remarquer un blog qui parle de Rickard.
François Arnal's insight:

Réflexion sur le paysage et sur les vues prises par les voitures Google à travers les Etats-Unis.

Avec son projet, finement intitulé A New American Picture, qui consiste à prendre des photos de l’Amérique via Google Street View, Doug Rickard s’inscrit volontairement dans la tradition de la photographie américaine itinérante et sociale de Walker Evans (American Photographs) ou Robert Frank (The Americans), mais aussi de Stephen Shore (American Surfaces) et William Eggleston, tout en la confrontant à la société contemporaine de la surveillance liée à l’avènement des nouveaux médias.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Nord / Sud, une représentation dépassée de la mondialisation ?

Nord / Sud, une représentation dépassée de la mondialisation ? | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Café Géo du 14 janvier 2015
« Nord / Sud, une représentation dépassée de la mondialisation ? »
Par Christian Grataloup

Pour ce premier Café géo de 2015, nous accueillons Christian Grataloup, professeur de géographie à l’université Paris-Diderot, qui se fait une joie de retrouver ses racines lyonnaises pour l’occasion. Spécialiste de géohistoire et membre de l’UMR Géographie-Cités, il est l’auteur notamment de L’invention des continents (2009) et d’une Géohistoire de la mondialisation (2010) et vient de diriger avec Gilles Fumey, la publication de l’Atlas Global (paru en novembre 2014).

Il nous propose aujourd’hui de revenir sur la star des manuels scolaires d’histoire-géographie : la fameuse limite Nord / Sud. Cette ligne, construction historique de la fin du XXème siècle, instaure une vision binaire du monde (les pays riches sont au Nord et les pays pauvres au Sud) qui est aujourd’hui largement dépassée mais qui n’en est pourtant pas moins toujours abondamment utilisée. Se pose la question de savoir comment une inégalité économique et sociale a fini par être nommée par des points cardinaux. Christian Grataloup dresse en trois parties une histoire et une explication de ce concept. C’est lorsqu’il enseignait, récemment, à Sciences Po Paris que l’idée lui est venue : et si tout cela n’était justement qu’une histoire de café ?
François Arnal's insight:

spécialiste de la géohistoire, Christian Grataloup revient sur les représentations du Monde et sur les projections cartographiques ou les limites académiques ou didactiques entre Nord et Sud remisés en question pdr les émegents.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Sur la carte mondiale des tweets, on repère les gares, les aéroports, les aires d’autoroute…

Sur la carte mondiale des tweets, on repère les gares, les aéroports, les aires d’autoroute… | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

La Part-Dieu éclaire Lyon.

Dans quels lieux publics tweete-t-on le plus souvent ? Réponse : dans les halls de gare, sur les aires d’autoroute, dans les terminaux d’aéroports. C’est l’un des enseignements de la carte publiée par le programmeur américain Eric Fischer. Ce geek de 41 ans s’amuse depuis quelques années à cartographier divers phénomènes sur le fond libre de droits d’Openstreetmap. On lui doit par exemple une localisation des photographies prises à San Francisco ou à Londres en fonction du lieu de résidence : les touristes et les habitants du cru ne photographient pas les mêmes choses.

François Arnal's insight:

Sur la carte des Tweets les hauts lieux lyonnais ressortent signes de la centralité et de la coprésence : la gare de la Partd-dieu, l'hypercentre vers les Terreaux et le quartier neuf de la Confluence.

Sur la planète, les points verts se répartissent selon deux critères bien connus : la densité de population et la richesse des habitants, qui commande la connexion aux réseaux ainsi que l’accès à la technologie et à l’écriture. On peut ajouter à ces critères la pénétration de Twitter, présent un peu partout dans le monde, mais pas en Chine, où domine le réseau Weibo.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Une nouvelle cartographie pour un monde global

Une nouvelle cartographie pour un monde global | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Avec 60 cartes conçues et documentées par une flopée de géographes, d’historiens et de cartographes, l’Atlas Global offre une lecture originale, décalée et désoccidentalisée du monde d’aujourd’hui.

Une image vaut mieux qu’un long discours. A feuilleter l’Atlas Global, difficile de ne pas en être convaincu. En 60 cartes inédites c’est un monde différent, original et souvent décalé qui surgit simplement sous nos yeux. « Il faut désormais penser l’histoire à l’échelle de l’humanité, dans un nous global » affirmait récemment Christian Grataloup à Enjeux. Des premiers pas de l’Homo sapiens à la géographie du bonheur, du changement climatique aux pays poubelles, du citoyen du monde Jules Verne aux mondes imaginaires de Tintin et Corto Maltese c’est à une nouvelle lecture aussi précise que simple et innovante du monde d’aujourdhui – loin des classiques du genre et des cartes de nos écoles primaires - que nous invitent les auteurs, une équipe de 26 historiens et de géographes patentés sous la direction de Gilles Fumey et de Christian Grataloup, aidés de Patrick Boucheron.
François Arnal's insight:

Un atlas récent réalisé par les 2 géographes Gilles Fumey spécialiste de la géographie alimentaire et culturelle et Christian Grataloup spécialiste de la géohistoire et de la mondialisation.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

La tour Triangle : un projet inadéquat pour Paris

La tour Triangle : un projet inadéquat pour Paris | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Isolée dans le quartier, à cet endroit, la tour n’a aucun sens : rien de plus triste qu’une tour célibataire (voir la tour Montparnasse). Aussi belle soit-elle, une tour doit dialoguer avec d’autres tours (c’est la « beauté » du paysage de New York), c’est pourquoi sa place est à la Défense, la City de Paris, à côté des autres tours. Le financement des 500 millions d’euros nécessaires à la réalisation de ces 80 000 m2 de bureaux serait entièrement privé. Mais les réseaux et la viabilité du terrain resteront à la charge de la Ville, et des aides et autres avantages fiscaux seront certainement négociés et accordés aux promoteurs pour un projet dont la rentabilité n’est pas garantie : l’immobilier de bureaux connaît aujourd’hui une crise un peu partout en Europe dont l’économie est à la traîne.

François Arnal's insight:

La Skyline de Paris n'est pas celle de Londres ou celle de New York. Les immeubles de grande hauteur font toujours polémique.Paris est déjà la ville la plus dense d’Europe avec 2,25 millions d’habitants pour 105 km2, soit 21 847 habitants par km2, et qu’elle a, de plus, le plus faible ratio d’espace vert par habitant avec 2,5 m⊃2; par habitant (ou 11 m⊃2; par habitant avec les deux bois périphériques).

Ce n’est donc pas vers plus de densification verticale de la ville qu’il faudrait aller, mais plutôt vers son élargissement horizontal. C’est ce que le projet de métropole du Grand Paris veut réaliser, en janvier 2016, en regroupant Paris et les trois départements limitrophes (762 km2 et 6,7 millions d’habitants), à l’image du Grand Londres (1 572 km2 et 8,3 millions d’habitants).

Pour Albert Lévy, architecte urbaniste ce projet est inadapté. On est là dans l’idéologie du « bigness » et de la « ville générique », ville sans identité, ville du fric et de la consommation, théorisée et promue par Rem Koolhaas dans son livre SMXXL (The Monacelli Presss, 1995, en anglais).

more...
François Arnal's curator insight, December 1, 2014 12:15 PM

La Skyline de Paris n'est pas celle de la City de Londres ou celle de New York. Les immeubles de grande hauteur font toujours polémique.Paris est déjà la ville la plus dense d’Europe avec 2,25 millions d’habitants pour 105 km2, soit 21 847 habitants par km2.

Ce n’est donc pas vers plus de densification verticale de la ville qu’il faudrait aller, mais plutôt vers son élargissement horizontal. C’est ce que le projet de métropole du Grand Paris veut réaliser, en janvier 2016, en regroupant Paris et les trois départements limitrophes (762 km2 et 6,7 millions d’habitants), à l’image du Grand Londres (1 572 km2 et 8,3 millions d’habitants).

Pour Albert Lévy, architecte urbaniste ce projet est inadapté. On est là dans l’idéologie du « bigness » et de la « ville générique », ville sans identité, ville du fric et de la consommation, théorisée et promue par Rem Koolhaas dans son livre SMXXL (The Monacelli Presss, 1995, en anglais).

Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Le littoral aquitain mangé par les tempêtes exceptionnelles de l’hiver 2013/2014

Le littoral aquitain mangé par les tempêtes exceptionnelles de l’hiver 2013/2014 | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Des pelleteuses sur la plage de Lacanau (Gironde) réparent les dégâts des tempêtes avant le début de saison, le 20 mai 2014 (Photo Jean-Pierre Muller. AFP)

Le littoral aquitain, surtout en Gironde, a été littéralement mangé par la répétition exceptionnelle de tempêtes entre décembre 2013 et mars 2014, au point que la limite entre la terre et la mer a, selon les endroits, reculé de 10 à 40 mètres.

«Il y a eu une succession de fortes tempêtes sur une courte période (...) Le cumul d’énergie généré par les vagues a été deux fois supérieur à la plupart des hivers des 50 dernières années», explique Cyril Mallet, du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), l’un des auteurs d’un nouveau rapport de l’Observatoire de la côte aquitaine sur ces phénomènes.

Xynthia en février 2010, qui avait causé la mort de 47 personnes, était un épisode plus isolé et plus localisé que la déferlante de 2013-2014 sur l’ouest de la France.

«Ces évènements ont provoqué d’importants dégâts et ont fortement traumatisé le littoral», rappelle dans son rapport l’Observatoire (BRGM, Office national des forêts et collectivités), qui a mesuré les conséquences des huit tempêtes ayant frappé les 240 km de côtes en Aquitaine.

Principal enseignement: le «trait de côte», la limite entre la terre et la mer, a enregistré un recul inédit lors des 50 dernières années.

François Arnal's insight:

télécharger le rapport du BRGM www.brgm.fr/sites/.../rapport-public_2014_littoral-aquitain_63182-fr.pd...

 

L’ampleur historique de cette érosion est-elle réversible ou va-t-elle encore s’accentuer dans les prochaines années, et à quelle vitesse ?

avec la perspective du réchauffement climatique et avec par conséquence l'élévation du niveau de lamer, le littoral français va reculer dans les années à venir. D'autant plus que le stock sédimentaire des rivières (les alluvions apportées par les fleuves) vont diminuer.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Sivens, un barrage pour rien

Sivens, un barrage pour rien | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Un mort, et bien des violences à l’encontre des occupants de la « Zone A Défendre » de Sivens, dans le Tarn. Voilà le résultat d’une « montée en violence » qui a été dénoncée par la presse et largement amplifiée depuis. Au-delà des conséquences politiques de ces événements, reste finalement un mouvement écologiste contestataire qui existe depuis des décennies en France. Il s’est en effet renouvelé avec les générations, mais le fonds reste le même.

Brice gruet

François Arnal's insight:

L’écologie politique doit cependant être passée au crible de la géographie culturelle. Car notre rapport à la « Nature » est complexe et ambiguë. Cependant, on voit bien que les manifestants de Sivens posent des questions insupportables pour certains.Dans cette affaire comme dans d'autres (centrale de Creys Malville, aéroport de Notre-Dame-des-Landes...) la question de la nature, de notre modèle de société est posée par les contestataires. Fallait il attendre la mort d'un jeune homme pour enfin entendre les experts qui mettent en doute l'existence de ce projet si contesté ?

Les zones humides touchées couvrent, sur ce projet, 16  hectares sur un chantier dont l'emprise est de 42  ha. En réalité, sur les 3  ha de la zone humide qui devaient être conservée, 1,5  ha a été détruit, mesures GPS à l'appui. Seul un bosquet a été épargné, et, plus étonnant, un remblai de près de 20  000  m3, qui sert aujourd'hui de point d'observation aux "  zadistes  ", a été déposé au beau milieu d'un espace qui devait accueillir les joncs ou les hautes herbes.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Table ronde publique (21 novembre 2014) : La « ville créative ». L'innovation culturelle et architecturale comme facteur de renouvellement urbain. Moteur économique ou marketing territorial ?

Table ronde publique (21 novembre 2014) : La « ville créative ». L'innovation culturelle et architecturale comme facteur de renouvellement urbain. Moteur économique ou marketing territorial ? | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

À partir du cas de Saint-Etienne et de comparaisons internationales, la table ronde portera sur l’innovation culturelle et architecturale comme facteur de développement urbain et moteur de croissance économique. En quoi un projet culturel d’ampleur peut-il être porteur d’une véritable dynamique de reconversion des territoires et de renouvellement urbain ? La labellisation de Saint-Etienne comme « ville créative UNESCO de Design » constitue une reconnaissance internationale des actions menées dans le champ du design et de l’innovation dans la continuité d’une tradition stéphanoise de création industrielle et de mis en valeur du patrimoine (Musée d’Art et d’Industrie). La variété des intervenants – chercheurs, professionnels, élus – favorisera la pluralité des points de vue et une approche critique de la notion de « ville créative ».

La table ronde est organisée dans le cadre des « Débats citoyens en Rhône-Alpes » – 2e édition (avec le soutien de la Région, des académies de Lyon et Grenoble) et du Festival « Mode d’Emploi » (Villa Gillet).

Ouverte au public, elle accueillera tout particulièrement des lycéens et étudiants de Saint-Étienne et d’autres établissements rhônalpins (dispositif inter-académique).

À l’issue de la table ronde, les prix du concours de posters sur le thème de la ville (cosmopolite, créative, de demain…) seront remis aux lycéens et étudiants sélectionnés par les partenaires du projet.

François Arnal's insight:

Intervenants confirmés pour la table ronde
 Josyane Franc, directrice des relations internationales, Cité du Design, Saint-Étienne.
 Michel Lussault, géographe, professeur des universités, ENS-Lyon.
 Michel Thiollière, ancien sénateur-maire de Saint-Étienne.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Comment acheter une île privée

Comment acheter une île privée | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
L'île de Boëdic, ancienne propriété de l'avocat Olivier Metzner située en Bretagne, vient d'être mise en vente pour plusieurs millions d'euros. Alexander Kraft, PDG de Sotheby's Realty France-Monaco nous détaille les particularités de ce marché de niche.

Si Mark Zuckerberg s'est contenté de s'offrir 144 hectares de l'île de Kauai dans l'Archipel hawaïen, pour la modique somme de 52 millions de dollars, de nombreux patrons et stars de cinéma comme Johnny Depp, Leonardo DiCaprio ou encore Richard Branson ont craqué pour une île entière. L'avocat Olivier Metzner, décédé l'année dernière, possédait lui aussi son île bretonne, l'ile Boëdic, perle du golfe du Morbihan située à la sortie de la rivière de Vannes. Elle est aujourd'hui en vente. Mise à prix: près de 7 millions d'euros. S'il reste un marché à part, celui des îles privées est néanmoins accessible dès 250.000 euros, comme l'explique Alexander Kraft, PDG de Sotheby's Realty France-Monaco.
François Arnal's insight:

L'île fait rêver les milliardaires, le marché des îles est assez réduit. En France c'est en Bretagne que l'on trouve des îles à vendre (golfe du Morbihan par ex).

Le prix dépend de plusieurs facteurs. L'un des plus importants est la localisation: une île privée en Europe est beaucoup plus chère qu'une île située dans les Caraïbes ou dans le Pacifique sud, où elle est plus exposée à des risques naturels (tsunami, orages), politiques et légaux (restrictions d'achat pour les étrangers, impossibilité d'acheter en pleine propriété). Les infrastructures sont aussi prises en compte. S'il s'agit d'une île sauvage, il ne faut pas oublier que tout doit être généré sur place, comme l'électricité, l'eau potable etc. L'installation des systèmes correspondants (générateurs, traitement des eaux, etc.) est compliquée et très chère. L'accessibilité est un autre facteur qu'il ne faut pas négliger: peut-on facilement accéder à l'île avec un petit bateau, ou faut-il un embarcation d'une taille certaine voire un hélicoptère?

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

La Grande-Motte: les vacances de monsieur Spock

La Grande-Motte: les vacances de monsieur Spock | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Longtemps considérée comme infréquentable, surtout en période estivale, la cité balnéaire recèle de trésors architecturaux futuristes. S’y échapper à l’automne est la promesse d’une télétransportation dans le postmodernisme des années 60, à mi-chemin entre «Star Trek» et «Cosmos 1999».

En arrivant par la Petite Camargue, elles émergent une à une de la canopée de pins. Une boule se noue dans la gorge : pour qui a grandi dans la région durant les années 80, ces pyramides de béton restent cet épouvantail que brandissaient les parents, celui de «ces verrues» qui «défigurent notre beau littoral» : 100 % infréquentable.

Aujourd’hui ces années-là sont loin, et on a depuis appris que l’amour de l’architecture autorise toutes les relectures, même celles des plus épouvantables terreurs parentales. Pas d’épiphanie sans exorcisme : seul contre tous, un jour piquant de fin d’automne, on décide parfois d’aller donner sa chance à la Grande-Motte, 8 500 habitants l’hiver, 4 millions de tongs et plusieurs milliards de mojitos tièdes en été. Pour aller simplement la déguster comme elle le mérite, hors-saison, quand le tourisme paniniphage ne parasite plus le visionnaire geste architectural de cette station balnéaire labélisée Patrimoine du XXe siècle en 2010.

François Arnal's insight:

La Grande Motte est l'exemple de station balnéaire née de la Mission Racine critiquée dans un premier temps pour son audace architecturale et reconnue actuellement pour son unité. Longtemps associée à tort à la bétonisation du littoral languedocien, la station pensée dans son intégralité atteint aujourd'hui sa maturité et émerge d'une forêt de pins parasols, là où il n'y avait que marécages dans les années 60. Le seul reproche que l'on peut lui faire aujourd'hui est sa trop grande proximité avec le rivage. Aujourd'hui la station serait construite un peu plus en retrait.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Westeros, en terre connue

Westeros, en terre connue | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Portrait du monde de «Game of Thrones», agrégat géopolitique de l’histoire de l’humanité, de Babylone à la Renaissance en passant par Néron.

Westeros… pour les passionnés, le générique de la série télévisée Game of Thrones, tirée des romans de George R.R. Martin, est synonyme d’envoûtement : la musique, le regard qui balaie la carte, les déploiements d’engrenages qui, comme des jeux de construction, révèlent citadelles antiques et médiévales. Pourtant, mon survol du continent de Westeros ne m’apporta pas forcément le dépaysement escompté. En suivant du nord au sud la Route du roi, les paysages des Sept Royaumes font souvent penser à notre monde. Voici, fait d’impressions de voyage, le portrait d’un continent.

Le Nord. On dit qu’ici l’hiver est terrible et dure sept années. On dit aussi qu’il succède à un été aussi long, ce qui donne le temps de se préparer. Les seigneurs de Winterfell, qui vivent près de cette marche, ont d’ailleurs fait de l’inéluctable froid leur devise : «l’hiver approche», ce qui sonne plus comme une mise en garde que comme un simple constat météorologique. Ici, chacun vit dans l’expectative. Un mur de glace a été construit pour empêcher la venue de choses bien plus atroces que le blizzard. On pense immédiatement à la Grande Muraille de Chine et au mur d’Hadrien : la peur des barbares et la phobie de l’invasion s’incarnent dans ces centaines de kilomètres de remparts glacés, hauts de deux cents mètres. Mais rien n’empêche le vent, l’hiver ne se freine pas. Quant aux hommes d’au-delà de la frontière, ils ne sont qu’une des multiples menaces qui rôdent par-delà le mur. Ils tiennent un peu du Viking, du guerrier germanique, un peu de l’Amérindien, et ils affrontent avec honneur les civilisés du Sud. Les géographes seront d’accord là-dessus, à Westeros comme ailleurs, les frontières ne sont que des traits et la plus haute muraille n’empêche ni les guerres ni les flux migratoires.
François Arnal's insight:

Les géographes adorent Games of Thrones, ils y voient une réflexion sur la géopolitique. Westeros et Essos symbolisent la rencontre de l'Occident avec l'Orient. La question de l'altérité y est posée. Entre le nord et le Sud, au delà de la latitude, la série propose des mondes imaginaires en constante rivalité pour les pouvoir. On finit par se dire que ce monde est à la synthèse parfaite de plusieurs millénaires d’histoire humaine. G.R.R. Martin semble prendre un malin plaisir à s’inspirer des Rois maudits de Maurice Druon, mais la vraie richesse de son univers vient de sa capacité à fusionner à la fois les lieux et les moments de tous nos passés.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Climat + bétonisation = orages meurtriers

Climat + bétonisation = orages meurtriers | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

La catastrophe naturelle qui a frappé les Alpes-Maritimes ce week-end ne l’est pas vraiment : l’artificialisation des sols, autre nom du gaspillage des terres, en est largement responsable.

Les terribles orages qui ont frappé samedi 3 octobre les Alpes-Maritimes ont provoqué la mort de dix-neuf personnes, la disparition de deux autres, et des dégâts très importants. Le temps est à la peine et à la solidarité, mais aussi à l’analyse. Cet événement est-il extraordinaire ou a-t-il des causes identifiables ?

Extraordinaire ? Non. De plus en plus souvent, à l’automne, les côtes méditerranéennes connaissent ce qu’on appelle « les épisodes cévenols », se traduisant par des pluies intenses augmentant rapidement le débit de rivières dévalant vers la mer. Des inondations sont ainsi souvent provoquées, comme le savent bien les habitants de l’Hérault et du Gard. Il semble cependant que ces épisodes deviennent plus fréquents et ont des conséquences de plus en pus graves. On l’a vu ainsi en janvier 2014 et à nouveau en novembre, dans le Var.

François Arnal's insight:

Deux questions se posent à propos de cet évènement : le réchauffement climatique et l'anthropisation des systèmes spatiaux. A la première question Philippe Dobrinski répond :« On ne dispose pas de statistiques suffisamment robustes pour conclure à une augmentation de ce genre d’épisodes ces dernières années ». A la seconde question : L’effet de ces orages très puissants a été très aggravé par l’imperméabilisation des sols dans les Alpes-Maritimes, comme cela s’est passé dans le Var l’an dernier. Ce qui est en cause, c’est le gaspillage des terres insensé qui continue à se produire dans ce pays, et qui altère notamment les capacités de notre environnement à amortir les effets d’événements météorologiques extrêmes, dont il est fort probable qu’ils vont se multiplier. Plutôt que de se lamenter, il faut donc changer de politique. Arrêter de bétonner les sols.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Thierry Paquot : «Les mégapoles multimillionnaires doivent décroître»

Thierry Paquot : «Les mégapoles multimillionnaires doivent décroître» | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
INTERVIEW Pour Thierry Paquot, philosophe de l’urbain, les grands ensembles sont des nids à solitude et des passoires thermiques. Il imagine des villes à taille humaine, des espaces organisés à partir des habitants.

Grands ensembles, centres commerciaux, gratte-ciel, gated communities (résidences fermées et sécurisées) et «grands projets» sont les cinq objets architecturalo-urbanistiques examinés par le philosophe de l’urbain Thierry Paquot dans Désastres urbains, les villes meurent aussi (La Découverte). Son constat est cruel : chacun de ces modèles génère de l’enfermement et de l’assujettissement. Le grand ensemble ne fait pas ensemble, le centre commercial ne favorise aucun échange et conforte la seule consommation, l’enclave résidentielle sécurisée rompt avec le reste de la ville, le gratte-ciel s’avère une impasse en hauteur et les grands projets inutiles ne répondent à aucune exigence citoyenne mais à l’arbitraire technocratique ou à la spéculation. Bien que ces modèles soient voués à l’échec, on s’entête à les reproduire. L’urbanisme serait-il mort ? Thierry Paquot pose la question, et, à contre-courant, place ses espérances dans des villes à taille humaine donc moyennes et plus «horizontales».
François Arnal's insight:

A l'occasion de la parution de son dernier ouvrage T Paquot développe ses propos sur l'urbanisation généralisée du monde.

"Une farandole de maisons individuelles à la sortie d’un bourg déserté et un grand ensemble mal raccordé à une ville de banlieue ne favorisent en rien la combinaison des trois qualités de ce que j’appelle «ville» : l’urbanité, la diversité et l’altérité. C’est du reste le point commun de mes cinq «objets» d’étude, aucun ne les exalte, ne les magnifie, aussi sont-ils tous inurbains. La diversité stimule la richesse des différences et la solidarité. L’altérité, elle, facilite les interrelations entre les humains et le monde vivant. Vous voyez l’ampleur du défi à relever : reconfigurer les territoires urbanisés afin de les rendre habitables tout en réformant démocratiquement leur gouvernement et en les écologisant…"

Avec la crise des grands ensembles, l'urbanisme est en train de mourir pour T Paquot.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Le trône de fer, une libre transposition de l’écrit

Le trône de fer, une libre transposition de l’écrit | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Les fans de « Game of Thrones », de par le monde, suivront cette cinquième saison au même moment.
Emilia Clarke dans le rôle Daenerys Targaryen

En quelques mots, résumons quarante heures de série. Au jeu des trônes, apparaît d’abord le roi de Westeros, Robert Barathéon. Succédant au roi fou d’une autre dynastie, il règne, puis meurt. S’annonce alors une guerre entre des prétendants au trône. Alliances, duperies, mésalliances, entre grandes familles ou en leur sein, vont apporter à « Game of Thrones » sa patine historico-politique. Relations intrafamiliales, trahisons et ruses pimenteront le tout de suspense au fil des tribulations des personnages, tour à tour attachants et rebutants.

C’est le plus souvent fort sombre : aucun politique, guerrier ou religieux ne saurait être assimilé ici à un héros positif, et les rapports entre puissances font autant place au calcul stratégique qu’à l’irrationnel. Cela dit, les atrocités de « Game of Thrones » sont-elles plus abominables et plus aberrantes que ce qui peut se passer actuellement en Afrique ou au Moyen-Orient ?
François Arnal's insight:

La saison 5 arrive, mélant géographie et imaginaire, géopolitique et heroic fantasy, la série nous pousse à réviser notre géographie de l'Europe qui s'étend de l'Islande glacée à l'Andalousie torride, de la verte Irlande à la Grande Bleue le long de l'Adriatique. Nous retrouverons dans cette saison 5 tous les ingrédients qui ont fait le succès des saisons précédentes, avec 3 dragons un peu plus grands que jadis et peut-être un peu plus incontrôlables, à moins que le danger ne vienne du Nord au delà du Mur avec la menace des Marcheurs Blancs qui poussent les Sauvageons vers le Sud. Si cela nous fait penser aux réfugiés climatiques de demain, ce n'est que pure spéculation. #winter is coming...

more...
Romane&Alice's curator insight, April 11, 2015 1:15 PM

Rescoupé à partir de @François Arnal

J-2 avant la cinquième saison!

Scooped by François Arnal
Scoop.it!

De l’usage contestataire des cartes | Carnet cartographique

De l’usage contestataire des cartes | Carnet cartographique | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Ce billet fait suite au séminaire GRANIT du 12 décembre 2014 (lien) pour lequel j'ai présenté avec Olivier Clochard une communication intitulée "des données de l'enfermement à la cartographie radicale". Je reviens donc ici sur cette séance et j'en profite pour revenir le thème de la cartographie radicale dont j'essaye ici de dessiner les contours. Voici donc ce qui fait selon moi l'ADN de ce qu'est la cartographie radicale. Evidemment, ce qui suit est une proposition soumise à discussion.
François Arnal's insight:

Faire une carte radicale, c'est développer une (contre) vision du monde. C'est proposer une contre-géographie, une vision dissonante de celle couramment admise. C'est créer des cartes « obus » pour « pulvériser la pensée dominante ». Ces représentations peuvent être iconoclastes et artistiques (cARTographie) ou classiquement "bertiniennes (de J Bertin sémiologue et cartographe)". D'autres parlent quant à eux de « cartes en colère » (Philippe Rekacewicz).

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Géographie des émotions - Département de Géographie de l'ENS

Géographie des émotions - Département de Géographie de l'ENS | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Descriptif

Qu’est ce qui fait qu’un espace nous attire, nous effraie ou bien encore nous attriste ? Pourquoi tels espaces sont associés au plaisir, à la peur, au dégoût, à la tristesse, etc. ? Dans le cadre de ce séminaire, nous nous demanderons ce que les émotions permettent, au géographe, de comprendre à la manière dont on pratique et on se représente les espaces et nous envisagerons, en retour, ce que la géographie et les géographes peuvent avoir à dire sur les émotions. Comment le géographe peut-il rendre compte de ses émotions et de celles des autres ? Les émotions sont-elles un simple biais des enquêtes de terrain qui seraient certes à prendre en compte mais toujours en vue de les dépasser ou constituent-elles, au contraire, un objet d’étude géographique à part entière ? Ce séminaire vise à poser les bases d’une géographie (française ?) des émotions.
Planning
15 janvier 2015 : Elise Olmedo Représenter l’espace vécu. Les enjeux d’une cartographie émotionnelle en géographie

Salle W - Immeuble Rateau - 45 rue d’Ulm

12 février 2015 : Barbara Morovich et Pauline DesgrandchampsDe l’émotion personnelle aux émotions de l’autre : impasses et nouvelles méthodes sonores dans les quartiers populaires

Salle du centre Cavaillès - 3ème étage droite - 29 rue d’Ulm

12 mars 2015 : Charlotte Ruggeri et Frédérique Célérier Pour une géographie des plaisirs urbains

Salle du centre Cavaillès- 3ème étage droite - 29 rue d’Ulm

9 avril 2015 : Martin Aranguren La régulation émotionnelle de la distance interpersonnelle dans les métros de Delhi, New York et Paris

Salle du centre Cavaillès - 3ème étage droite - 29 rue d’Ulm

14 mai 2015 : Anne Volvey Quel régime esthétique pour un savoir géographique fondé sur les méthodologies du care  ?

Salle Paul Langevin - 1er étage gauche - 29 rue d’Ulm

4 juin 2015 : Jean-François Staszak La Casbah : émotions (post)coloniales

Salle W - Immeuble Rateau - 45 rue d’Ulm

François Arnal's insight:

Topophilie, topophobie, imaginaire géographique, l'espace n'est pas neutre. Nos représentations nous guident, nous influencent , nous manipulent parfois dans notre vision de l'espace, du territoire ou des lieux. La cartographie émotionnelle, l'espace perçu ou l'espace vécu, les paysages sonores, les mémoires du paysage, autant de thématiques qu'explore la géographie des émotions, une géographie subjective et innovante.

Responsables du séminaire : Pauline Guinard et Bénédicte Tratnjek

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Christelle Morel Journel : A Saint-Etienne « Avec les projets urbains, la pauvreté doit être combattue »

Christelle Morel Journel : A Saint-Etienne « Avec les projets urbains, la pauvreté doit être combattue » | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

photographie JM Steiner - L'immeuble du quartier Beaubrun photographié par Le Monde, avec 10 mètres de recul à la même date.

 

Les réactions à l'article publié par le quotidien Le Monde portant sur l'état de pauvreté de Saint-Etienne ont été vives. Maîtresse de conférences en aménagement à l'université Jean Monnet Saint-Etienne, Christelle Morel Journel est citée dans l'article mais ne reconnaît que partiellement la ville dans le portrait qui en a été dressé. Avec plusieurs collègues enseignants en études urbaines, elle a corédigé un texte de réponse à l'article du Monde, soumis au journal et diffusé localement. Elle revient sur la question des politiques urbaines et de la pauvreté à Saint-Etienne. Le texte est nourri des échanges avec d'autres collègues universitaires, notamment Georges Gay, professeur de géographie à l'université Jean-Monnet, Saint-Etienne.

Vous ne partagez pas le diagnostic posé sur l’état de pauvreté de certains quartiers de Saint-Etienne ?

Je le partage partiellement. Ce que je ne partage pas, c’est le sort qui est fait à cette situation et à la ville dans son ensemble, qui devient « poisseuse », « pauvre » de manière globale et reste bien « noire » au regard des clichés développés sur son histoire industrielle. De fait, la concentration de la pauvreté dans les pôles urbains est aujourd’hui un fait général, bien montré par l’étude de Jean-Michel Floch pour l’Insee. A ce titre, la situation globale de Saint-Etienne ne se distingue pas radicalement d’autres villes. Les populations pauvres représentent 22 % de la population communale. A Montpellier, Lille, Strasbourg ou Perpignan, la situation est moins bonne avec, par exemple, 25 % de la population communale considérée comme pauvre dans les deux premières villes. Mais, à Saint-Etienne, dans certains quartiers péricentraux, la situation présente et les dynamiques d’évolution des revenus sont effectivement très préoccupantes.
C’est le cas à Beaubrun, sur lequel l’article du Monde se polarise, à Tarentaize. Il y a ici des enjeux forts en termes de rénovation urbaine, et des politiques sont conduites en ce sens dans le cadre de la convention signée en 2005 par la Ville et ses partenaires avec l’Agence de la Rénovation urbaine, et aussi en termes de « droit à la ville » pour les populations fragiles.

François Arnal's insight:

La géographe stéphanoise revient sur l'article polémique et nous livre ici une analyse géohistorique approfondie et objective. Elle ne nie pas la pauvreté et l'état alarmant de certains quartiers comme Beaubrun, Tarentaize, mais souligne des signes d'espoir apparaissent sur les quartiers de Jacquard, du Crêt de Roc ou les opérations de renouvellement urbain portent leur fruits en terme de mixité sociale.

"Les acteurs publics savent bien que les interventions dans les quartiers anciens doivent être poursuivies : la Ville de Saint-Étienne porte ainsi la demande d’une nouvelle convention Anru pour le quartier de Tarentaize-Beaubrun, la question du redéploiement des actions de l’EPA en quartiers anciens est soulevée… Avec les projets urbains, c’est la pauvreté doit être combattue ne serait-ce que parce qu’elle sert à beaucoup, en termes d’arguments électoraux par exemple ! A Saint-Étienne, cela passe aussi indéniablement par l’élaboration d’un projet mobilisateur de l’ensemble du corps social… tel qu’il est. C’est un beau défi alternatif… la ville pourrait y regagner en attractivité."

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

Une ville sous-marine va naître au Japon

Une ville sous-marine va naître au Japon | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Les villes sous-marines alimentent des fantasmes depuis la nuit des temps. Et elles ont inspiré un nombre incalculable de fictions, mangas, films, et autres productions audiovisuelles dont certaines sont désormais célèbres: l'Atlantide, Star Wars et sa ville sous-marine Naboo... Cette fois-ci, cet univers tant fantasmé pourrait bien devenir une réalité. C'est que laisse entendre le géant japonais de la construction Shimizu, qui a dévoilé les plans de ce projet incroyable.

Le concept: créer une cité sous-marine capable d'accueillir pas moins de 5000 résidents permanents, rapporte le Guardian. Son nom: Ocean Spiral. «Nous n'exploitons pas suffisamment l'immense potentiel des profondeurs», a expliqué le groupe à l'origine du projet, composé d'un panel d'architectes, ingénieurs, et océanographes. La construction prend la forme d'une immense sphère transparente de 500 mètres de diamètre immergée juste sous la surface de la mer. On y entrera en empruntant une spirale qui serpentera sur 15 kilomètres de long, et abritera logements, commerces, bureaux, hôtels...
François Arnal's insight:

Les utopies ont toujours existé concernant la ville, celle de les construire sous les mers n'est pas nouvelle mais elle prne forme dans ce projet japonais.

«J'espère qu'à l'avenir, ces initiatives vont se multiplier et qu'elles vont se démocratiser afin que chaque citoyen puisse avoir un rôle actif dans leur création», explique Christian Dimmer, professeur d'urbanisme à l'Université de Tokyo, qui estime que ce qu'il appelle les «techno-utopias» pourraient résoudre les problèmes de montées des eaux provoqués par le réchauffement climatique.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

LExpress.fr

LExpress.fr | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it
Pour redécouper la France du XXIe siècle, pourquoi respecter les frontières des départements, établies au... XVIIIe? Contrairement au gouvernement, c'est en observant les bassins de vie quotidiens que le géographe Jacques Lévy a dessiné cette carte. Une vision aussi pertinente que détonnante, au moment où les débats sur la réforme territoriale reprennent au Sénat.
François Arnal's insight:

Fort de ce constat, le géographe Jacques Lévy, excellent connaisseur de l'espace français, a opté pour un tout autre procédé : partir du terrain et ne pas se soucier des découpages existants. "Avec mon équipe, j'ai commencé par observer les "pays", c'està- dire les bassins de vie des Français au niveau local, explique-t-il. C'est seulement dans un deuxième temps que j'ai regroupé les "pays" en relation les uns avec les autres, afin de former des régions cohérentes." 

La "maille" de base est donc le "territoire vécu" par les Français du XXIe siècle, établi notamment d'après les déplacements domicile-travail analysés par l'Insee. Des "aires urbaines" que Jacques Lévy a élargies en intégrant des communes qui en sont un peu éloignées. Ces secteurs dépassent -de très loin- les limites des communes et, souvent, celles des intercommunalités Il a ainsi systématiquement regroupé les "pays" formant actuelles, dont les contours répondent parfois à de pures considérations politiques.

 

Dessiner une carte est toujours un acte subjectif, tracer les limites l'est encore plus. Jacques Lévy s'inspire de la géographie des réseaux, de la géographie culturelle, de la géographie humaniste. entre "espace perçu" par les bureaucrates ou politiques parisiens et "espace vécu" sur le terrain , l'écart est grand.

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

La tour Triangle dans le vent des polémiques

La tour Triangle dans le vent des polémiques | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

Nous voilà donc au cœur d’une de ces polémiques que les Parisiens adorent, à moins qu’elle n’avorte par abandon pur et simple du projet. Car celui de la tour Triangle, proposée au promoteur Unibail-Rodamco pour la porte de Versailles par Jacques Herzog et Pierre de Meuron, duo d’architectes suisses considérés comme parmi les plus brillants, serait sur le point d’être abandonné : la nouvelle maire de Paris, Anne Hidalgo, laisse entendre qu’elle se pliera au vote du Conseil de Paris, hostile à ce projet de grande hauteur (180 mètres, un peu moins que la tour Montparnasse). La hauteur est une fois encore en cause, comme elle l’est systématiquement depuis que les associations de défense du patrimoine et les écologistes sont devenus des alliés de fait lorsqu’il s’agit d’évolution de la capitale.

 

En matière d’urbanisme, la grande difficulté, aujourd’hui à Paris, est le rejet par la population, ou tout au moins par une fraction bruyante, de tout projet inspiré par des modèles autres que la règle haussmannienne, celle-ci étant supposée fille d’un idéal néoclassique radicalement mal compris. Presque toujours, il s’agit d’un remake de la querelle des anciens et des modernes, de polémiques qui opposent défenseurs du passé et tenants de la modernité.

François Arnal's insight:

Les débats entre la ville dense et la ville étalée font partie des question urbaines actuelles. La forme haussmannienne est présente dans les représentations de la ville et de Paris. Il est difficile aujourd'hui de sortir de ce modèle urbain et d'aller de l'avant. C'est oublier que la forme haussmannienne est aussi critiquable et fut à une époque symbole de modernité et de pouvoir. Haussmann, dont l’œuvre fut d’abord une entreprise destructrice, notamment pour le Paris gothique était au service de Napoléon III. Ne pas oublier que la tour Eiffel a été à son époque l'objet de toutes les critiques avant de devenir un géosymbole classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco

more...
No comment yet.
Scooped by François Arnal
Scoop.it!

FIG 2014 : Café géo : "Games of Thrones, royaume désuni, Shakespeare ressuscité » - Les Clionautes

FIG 2014 : Café géo : "Games of Thrones, royaume désuni, Shakespeare ressuscité » - Les Clionautes | Géographie : les dernières nouvelles de la toile. | Scoop.it

FIG 2014 : Café géo : "Games of Thrones, royaume désuni, Shakespeare ressuscité »
4 Octobre 2014 10 h 30, Bar Thiers

mercredi 15 octobre 2014, par François Arnal

La série télévisée GOT : Games of Thrones est un objet de culture populaire, le cinéma (ou la fiction télévisuelle) peuvent être liés à la géographie et constituent une grille de lecture des univers filmiques. La question posée par Bertrand Pleven lors de ce café géographique était la suivante :
                                 - peut-on habiter une fiction ?

Bertrand Pleven nous proposa un jeu de rôle autour de l’univers fictionnel de la série télévisée.
Il nous a invité à participer à un jeu géographique basé sur l’espace fictionnel ou encore sur « l’habiter fictionnel ».

François Arnal's insight:

Un superbe café géo où géographie et imaginaire furent au RV. La géographie s'intéresse aux espaces de la fiction et les cafés géos sont de formidables lieux d'échange.

more...
No comment yet.