Géographie et Imaginaire
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Géographie et Imaginaire
La géographie dans la littérature, le cinéma, la bande dessinée, les séries télévisées, les jeux vidéos... Comment les représentations imaginaires de l'espace nous permettent-elles de comprendre nos réalités spatiales ?
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Terre des hommes, enfants de la Terre. Quand le Père Castor se mêle de géographie (3/5) (Les territoires de l'album)

Les albums de la collection « Les Enfants de la Terre » comportent tous une quantité importante de texte. Et si j’ai pu souligner le rôle fondamental des images dans la construction du récit et le cahier des charges de la collection, il en va de même pour le texte. Dès le début, Paul Faucher n’a rien laissé au hasard et l’écriture des textes est confiée à des « spécialistes » de chaque milieu et espace abordé. Paul Faucher précise le schéma directeur de la collection qui ne s’appelle pas encore, en 1950, « Les Enfants de la Terre » mais « Les Enfants du monde » :

Le récit, comme l’illustration, devrait s’appuyer sur des faits et des documents d’une authenticité inattaquable, de manière à ce que les jeunes lecteurs puissent bâtir solidement, sur les impressions que chacun de ses petits livres leur aura laissées, une idée juste des pays et des gens.[1]

L’étude du récit textuel me permettra d’aborder d’une part le projet d’écriture d’un certain nombre des albums et de les recontextualiser et d’autre part d’analyser la fonction des différents types de texte à l’intérieur de l’album. [...]
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Les cartes magiques de Jerry Gretzinger (Visions Cartographiques)

Les cartes magiques de Jerry Gretzinger (Visions Cartographiques) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

On ne devient jamais tout à fait par hasard géographe, cartographe ou encore grand voyageur.


Comme Nicolas Bouvier le raconte dans L’Usage du monde (1963), ce sont bien toutes ces journées passées couché sur le tapis, dans son enfance, le nez vissé dans de grands atlas, qui l’ont incité quelques années plus tard à partir en voyage.


Jerry Gretzinger aussi, à sa manière, est « parti en voyage ». Lui aussi, depuis son enfance, est fasciné par les cartes, celles que son père – ingénieur chargé de la maintenance de réseaux d’eau – lui rapportait à la maison, et qu’il scrutait avec passion ; celles aussi que les compagnies pétrolières offraient gratuitement dans les années 1950 [1]. Dans les stations services, elles débordaient des présentoirs. À chaque fois que ses parents s’y arrêtaient pour faire le plein d’essence, Jerry, lui, en profitait pour faire le plein de cartes. [...]

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Audio : Promenons-nous dans les bois (4/4) : De Thoreau à Miyazaki : un imaginaire forestier réinventé (Culturesmonde)

Audio : Promenons-nous dans les bois (4/4) : De Thoreau à Miyazaki : un imaginaire forestier réinventé (Culturesmonde) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Les mythes, le cinéma, la littérature... la forêt est une source de récits et d'imaginaire pour les peuples qui la côtoient. Comment les hommes à différents endroits dans le monde perçoivent-ils et représentent-ils l'univers forestier ?

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Avatar, James Cameron (Géographie et cultures)

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PANDORA : NOUVELLES FRONTIÈRES

C’est après une maturation de plus de dix ans faisant suite au succès colossal de Titanic (1997), que James Cameron revient, cette fois, en prophète pionnier. Autant sa mise en image du plus célèbre naufrage de l’humanité annonçait la fin d’un monde, d’un certain cinéma aussi, autant Avatar se veut une œuvre de défrichement dans l’univers de possibles ouvert par le progrès technologique. Son titre l’indique : Cameron réinterroge, à l’aune d’une ère technologique nouvelle, la capacité au simulacre que le cinéma entretient depuis Méliès, ce pouvoir de nous faire voir le faux pour le vrai. Vendu et perçu par beaucoup comme une révolution, Avatar cherche à franchir un seuil : nous faire voyager dans un environnement totalement imaginaire et numérique par des techniques nouvelles, de tournage (le performance capture) et de projection (effet stéréoscopique ou 3D) ; plus encore, proposer une nouvelle expérience aux spectateurs en nous faisant ressentir des émotions face à un environnement et des personnages sortis tout droit de machines. Appuyé sur une énorme machinerie marketing, le film de Cameron est un gigantesque succès économique et le trajet à travers Pandora est aussi une immersion au cœur de l’« hyperculture globalisante » témoignant à bien des égards de nouvelles modalités d’expression du soft power américain.


Cameron, au même titre d’ailleurs qu’un grand nombre de séries télévisées, scénarise et réalise une œuvre miroir. Celle-ci intègre en effet les pages noires de la mémoire états-unienne mais aussi les critiques anti-hégémoniques, les digère et les transforme en produit global, consommable par le plus grand nombre à l’intérieur et au-delà du marché national. Les failles du « modèle américain », spectacularisées, sont ainsi in fine mises au service de la puissance culturelle ou en tout cas économique. Pandora est bien une nouvelle « frontière », reprenant le mythe turnérien, mais en l’inversant totalement. En cela, l’autoproclamé « roi du monde » n’invente rien et marche dans les traces des westerns humanistes dont Danse avec les loups est l’un des plus populaires produits. La géographie et la géopolitique du monde imaginé par Cameron n’en actualisent pas moins les angoisses contemporaines et négocient sur la page blanche de la science fiction l’espace d’une autre domination possible. [...]

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Encore merci, Fred ! ((e)space & fiction)

Encore merci, Fred ! ((e)space & fiction) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Fred a cassé son crayon hier et tout le monde est triste : Philémon, Barthélémy, Anatole, le Manu Manu et tous ceux qui l’aimaient, lui et son univers poétique, loufoquement logique ou logiquement loufoque, toujours et jamais à prendre au pied de la lettre. A (e)space&fiction aussi on salue l’artiste, inventeur de ce dispositif géographique génial entre tous, le « A » de l’Océan Atlantique, au passage le seul endroit impossible à localiser sur Google Maps (si vous ne le croyez pas, essayez de zoomer sur le « A » pour voir …).

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Le cinéma latino-américain et la construction de l’imaginaire de résistance (L'espace politique)

Le cinéma latino-américain et la construction de l’imaginaire de résistance (L'espace politique) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Dans cet article nous présentons quelques réflexions sur la relation entre la géopolitique et le cinéma, visant l’imaginaire géopolitique de résistance. Partant de la production cinématographique qui parle des dictatures militaires en Amérique Latine entre les années 1960 et 1980, nous présentons une analyse sur ces représentations géopolitiques identifiées dans les films Allez, Brésil (Pra Frente, Brasil), Porté Disparu (Missing) et L’Histoire Officielle (La Historia Oficial). L’imaginaire géopolitique de résistance identifié dans ces films, s’oppose à l’imaginaire géopolitique hégémonique qui domine dans les films produits à Hollywood à la même époque. Dans la première partie de l’article nous allons concentrer notre attention sur certaines contributions académiques qui nous aident à identifier la relation entre cinéma et imaginaire géopolitique. Dans la deuxième partie, nous présenterons des aspects des dictatures dans les trois pays indiqués et nous analyserons les films qui puissent être considérés en tant que représentants de ce cinéma de résistance en Amérique Latine.

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Terre des hommes, enfants de la Terre. Quand le Père Castor se mêle de géographie. (1/5) (Les territoires de l'album)

Terre des hommes, enfants de la Terre. Quand le Père Castor se mêle de géographie. (1/5) (Les territoires de l'album) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

En 1948, Paul Faucher, éditeur chez Flammarion et fondateur de la collection pour enfants « Le Père Castor », lance, au sein de cette même collection, une autre collection destinée aux enfants de 7 à 12 ans baptisée : « Les Enfants de la Terre ». Son but est de « donner une idée vivante, sympathique et pittoresque de la manière de vivre dans les différents pays du monde ». La collection, qui ne comporte encore que sept titres, remporte en 1962 le prix européen du Livre pour Enfants décerné par la ville de Caorle en Italie et par l’Université de Padoue.


Paul Faucher, formé aux principes de l’École Nouvelle, s’implique particulièrement dans cette collection. Il en fait un véritable support pédagogique et un réel outil éducatif. L’expérience utilise tous les ressorts déployés dans la collection « Le Roman des bêtes » et réunit les grandes idées de l’Éducation Nouvelle. J’aimerais dans ce billet m’employer à montrer que la collection est d’abord un acte pédagogique fort de la part de Paul Faucher, puis qu’elle met en pages des récits spatiaux qui interrogent la géographie tout entière, enfin qu’elle tente toujours d’apporter une approche novatrice à la géographie scolaire de son époque. En guise d’avertissement, et pour employer toutes les possibilités d’un carnet de recherche partagé, j’aurai l’occasion au fil du texte à signaler les zones qui restent encore un peu dans l’ombre et qui pourraient susciter de la part de mes lecteurs quelques réponses ou quelques pistes de réflexion.

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La musique et l'utopie du rail (Visions cartographiques)

La musique et l'utopie du rail (Visions cartographiques) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Dans la première moitié du XIXe siècle, une poignée d’intellectuels, d’ingénieurs et d’hommes d’affaires enthousiastes (parmi lesquels des disciples de Saint-Simon) se font les promoteurs de quelques idées généreuses : rapprocher et mélanger les peuples et les cultures, imposer la « paix universelle », tendre vers le bonheur grâce à l’industrialisation et… éradiquer la faim dans le monde.

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Littérature et géographie, « Espèces d’espaces », George Perec, de l’espace au non-lieu (Cafés géographiques)

Littérature et géographie, « Espèces d’espaces », George Perec, de l’espace au non-lieu (Cafés géographiques) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

« Vivre, c’est passer d’un espace à un autre en essayant le plus possible de ne pas se cogner. » (Espèces d’espaces, Avant-propos, 1974).


La formule « en essayant le plus possible de ne pas se cogner » est assez étrange. Elle dit que d’une certaine façon, il est inéluctable de se cogner : parcourir l’espace est perçu comme une menace permanente, voire comme une expérience douloureuse.


L’espace est un problème. De plus, l’espace est d’emblée associé au temps. « Vivre, c’est passer d’un espace à un autre ». Non pas être ou perdurer mais passer, d’où une image de précarité, d’instabilité qui est donnée dans cette phrase ; tout espace est provisoire. C’est aussi dire d’emblée une fragmentation. L’espace n’est pas une unité. C’est une image de l’éphémère, et en même temps cela pose un certain degré d’abstraction, comme si un espace en valait un autre. Ce qui est absent ici, c’est l’image du chemin, du parcours, comme s’il n’y avait pas de point d’arrivée. On est dans l’éparpillement, dans les fragments, ce que le plan du livre retranscrit bien, juxtaposant les espaces différents comme autant de petites pièces d’un puzzle. [...]

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Carte : Saint-Gilles / Bruxelles. La commune vue par ses habitants (Géographie subjective)

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Le Front national vu par La Revue Dessinée (Sciences Dessinées)

Le Front national vu par La Revue Dessinée (Sciences Dessinées) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it
Dans son n°3, La Revue Dessinée accueillait la BD-reportage de Valérie Igounet et Julien Solé intitulée « À l’école du FN. En plein front« , mise en ligne en accès libre le 7 décembre 2015, au lendemain du premier tour des élections régionales françaises. La BD-reportage nous plonge dans l’année 2014 « une année électorale chargée, avec les municipales, les européennes et les sénatoriales » (p. 188), tout particulièrement pour le Front national, le principal parti d’extrême-droite français. La BD-reportage s’intéresse aux stages de formation des cadres (très souvent inexpérimentés, et largement sujets à des « dérapages » comme le prouve régulièrement l’actualité médiatique), qui tendent à former ces jeunes têtes de file de la « dédiabolisation » du Front national face à la contradiction majeure de ce parti parti : l’inadéquation entre les résultats électoraux (17,9 % des votes exprimés pour Marine Le Pen aux élections présidentielles de 2012) et l’appareil politique en cours de constitution qui n’est pas à la hauteur de ces résultats et de l’influence grandissante du parti (comme l’ont rappelé les résultats du premier tour des élections régionales du 6 décembre 2015). « Objectif ? Former des cadres pour aller à la conquête des territoires » (p. 188). Parce que le Front national entreprend comme majeur la conquête d’un « ancrage local » comme moyen de « prise du pouvoir« , « Marine Le Pen a tracé sa ligne d’attaque en déployant ses campus de formation » (p. 188). C’est donc dans ces lieux du politique – très souvent fermés aux médias – que nous plonge cette BD-reportage, d’une actualité particulièrement forte.

Via Géographie de la ville en guerre
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La question de la marginalité dans le rap français et américain : les cas de Minneapolis et de Paris (Séminaire du Groupe d'Etudes Comparées Culture et Inégalités)

Références bibliographiques : Guillard, Séverin, 2011, "La question de la marginalité dans le rap français et américain : les cas de Minneapolis et de Paris", communication au Séminaire du Groupe d'Etudes Comparées Culture et Inégalités (février 2011, Paris)

Via Bénédicte TRATNJEK
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Les Vies minuscules de Pierre Michon, ou l’assomption d’une ruralité en marge (Géographie et cultures)

Les Vies minuscules de Pierre Michon, ou l’assomption d’une ruralité en marge (Géographie et cultures) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Les Vies minuscules de Pierre Michon, paru en 1984, est une œuvre reconnue et singulière de la littérature française. Ce livre contemporain permet d’examiner à nouveaux frais le rapport de la géographie et de la littérature. Ces Vies sont celles de ruraux du Limousin qui pendant le XXe siècle ont connu des destins éprouvants. Pierre Michon les situe dans des lieux précis et leur voue une écriture poétique, ce qui fait de ces pauvres anonymes des campagnes des figures pleinement humaines.


Via Bénédicte TRATNJEK
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Bons baisers de Donaldville : quel tourisme pour les villes imaginaires ? (pop-up urbain)

Bons baisers de Donaldville : quel tourisme pour les villes imaginaires ? (pop-up urbain) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Peut-on flâner dans les rues d’une ville qui n’existe pas ? A cette question presque métaphysique, nous répondons bien évidemment par l’affirmative. Et nous prenons pour témoin le dernier hors-série de Mickey Parade Géant, un city-guide de Donaldville que l’on vous propose de chroniquer ici. Située non loin de Los Angeles et comptant entre 250 et 500 000 habitants, la capitale des palmipèdes mérite clairement le détour… Elle est en effet la parfaite incarnation des métropoles nord-américaines actuelles ; en ce sens, ce guide touristique offre un support de choix pour disserter géographie avec les lecteurs et lectrices de tous âges, qu’ils soient férus de canards ou non. Ce billet sera aussi l’occasion d’une réflexion plus générale sur le tourisme ès villes imaginaires, un format trop rare dans les mondes académiques, et qui pourtant présente de sacrés atouts… Alors, prêts pour embarquer avec nous dans ce voyage immobile au pied de la colline Killmotor ? Couac couac ! [...]

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Audio : Le cinéma, une aventure géographique (Planète Terre)

Audio : Le cinéma, une aventure géographique (Planète Terre) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

A l'occasion du Festival de Cannes, les émissions de la tranche Science font leur cinéma, et Planète Terre s'interroge sur la façon dont le cinéma et la géographie parlent des mêmes objets : lieux, espace, territoire, voyage, déplacement. Et si James Bond en était la preuve la plus flagrante ?

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Baltimore, archipel infernal (Libération)

Baltimore, archipel infernal (Libération) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

Avec David Simon, on a fait, en France, tout à l’envers : le succès de la série The Wire a mené à The Corner et cette dernière a conduit à découvrir son œuvre livresque (1). Intitulée Baltimore, la traduction française d’Homicide, A Year on the Killing Streets, sorti initialement en 1991, clôt la boucle, ou plus exactement l’ouvre. Assumons donc la lecture archéologique d’un ouvrage portant déjà la marque de fabrique de l’ex-journaliste du Baltimore Sun : l’authentique.


D’un coin de rue sordide, scène d’un énième homicide, l’auteur s’interroge : «Si un dealer tombe dans les rues de Baltimore et que personne n’est là pour l’entendre, produit-il un son ?» Une question parmi tant d’autres mais qui donne a posteriori une clé de lecture d’une œuvre occupée à raconter depuis la rue, à rendre audibles les bruits étouffés des marges urbaines et ainsi repolitiser un espace public en régression. [...]

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La vallée de la Lesse à la fin du XIXème siècle : les photographies d'Edmond Rahir (Belgeo)

La vallée de la Lesse à la fin du XIXème siècle : les photographies d'Edmond Rahir (Belgeo) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it
Les archives de la Société Royale belge de Géographie contiennent une collection de photographies de la vallée de la Meuse et de ses affluents, l'Ourthe (et l'Amblève) et la Lesse, que l'on peut attribuer à Edmond Rahir (quelques-unes sont marquées de son nom au verso, la plupart pas.

Edmond Rahir (1864-1936), membre de la Société de Géographie depuis 1906, était le frère de Maurice Rahir (1862-1935), lui-même membre depuis 1888, successeur en 1907 du premier secrétaire général Jean Du Fief et qui conserva cette fonction jusqu'à son décès. La notice consacrée à Edmond par Anne Cahen-Delhaye dans la Nouvelle Biographie nationale (tome V, 1999, pp. 293-295) fait la part belle à son activité d'archéologue, de fouilleur, de préhistorien et de conservateur de musée, mais néglige sa contribution au développement de l'excursionnisme et à la valorisation et à la conservation de la nature. Edmond fut secrétaire général de la Fédération nationale pour la Défense de la Nature, proche du Touring Club de Belgique, dont il était Conseiller général, à une époque où cette organisation ne s'était pas encore muée en association de défense des automobilistes, agence de voyage et d'assurances. A ce titre, il participa au mouvement qui devait conduire à la promulgation de la loi de 1931 sur la protection des monuments et des sites. Dans ce contexte, il proposera la création de 12 réserves naturelles nationales, encadrant les principaux sites à protéger, dont la Lesse de Houyet à Walzin. Cette initiative n'aboutira pas, mais sera reprise après la Seconde Guerre mondiale par l'association Ardenne et Gaume, qui œuvrera, dans la vallée de la Lesse, à la protection des sites karstiques autour de Han-Rochefort et de Furfooz. Edmond était d'ailleurs aussi un des pionniers de la spéléologie en Belgique, qu'il pratiqua avec Van den Broeck et Martel. [...]
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Le Paris de Zola (Passerelle(s) BnF)

Le Paris de Zola (Passerelle(s) BnF) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it
Paris au xixe siècle connaît une transformation complète, à la fois de son paysage et de sa structure urbaine. La croissance démographique fait passer la capitale d’un million d’habitants vers 1835 à deux millions vers 1870, trois millions en 1885 et peut-être quatre en 1900. Ce surplus de population vient en grande partie de la province et s’entasse d’abord à l’intérieur de l’ancien mur des Fermiers généraux avant de déborder vers les faubourgs et la banlieue. En 1860, Paris doit d’ailleurs être agrandi et compte désormais vingt arrondissements, à peu de chose près ceux que nous connaissons aujourd’hui. Ses nouvelles limites intègrent d’anciens villages, comme Passy, Montmartre, Belleville ou Vaugirard. Le paysage urbain lui-même se métamorphose, à la fois spontanément, à cause de la croissance démographique, et du fait d’une politique volontaire d’urbanisme : Notre-Dame, le Palais de justice et l’Hôtel de Ville sont dégagés du fouillis d’habitations qui les enserrait jusqu’alors, les masures sont rasées, la Préfecture de police est construite, l’Hôtel-Dieu est rebâti, des voies nouvelles sont créées, bordées de trottoirs, comme le boulevard de Sébastopol, artère type inaugurée en 1858 par l’empereur, et qui fait partie de la grande croisée est-ouest / nord-sud, inspirée du cardo et du decumanus antiques. Zola fait de ce nouveau Paris à la fois l’espace privilégié de certains de ses romans et un personnage à part entière.
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Dessine-moi la géographie ! (Aggiornamento hist-geo)

Dessine-moi la géographie ! (Aggiornamento hist-geo) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it
Il n’est pas rare que la géographie soit encore perçue comme un catalogue de connaissances qui énumère les lieux, les pays, les capitales, les fleuves et rivières, les montagnes. Et ce, y compris pour des étudiants qui se destinent à enseigner l’histoire-géographie[1] ou les lettres-histoire-géographie[2]. La géographie a longtemps porté cette image qui l’enferme aujourd’hui encore dans une image négative. Face à des étudiants en première année de licence 1 en histoire, faire accepter un cours de géographie obligatoire dans leur cursus revient souvent à faire face à des réticences assez profondes, qui reflètent une image enfermante d’une géographie qui, pourtant, « n’est plus ce que vous croyez »[3]. En tout début d’année, lors de 5 séances de 2 heures chacune de travaux dirigés (TD) – dont une qui consiste en une évaluation ! –, le défi est tout d’abord de faire comprendre ce qu’est la géographie, avant d’entamer des exercices plus « traditionnels ». « La géographie : pourquoi ? »[4]. Tout comme François Arnal face à ses élèves d’hypokhâgne à qui il propose de dessiner une île, « c’est l’occasion de déconstruire les représentations spatiales et l’image classique de la géographie afin d’ouvrir plus largement le champ des outils possibles et les concepts de la géographie »[5]. Et peut-être de susciter un intérêt plus vif pour la géographie et ses manières de décrypter le Monde tel qu’il s’offre quotidiennement aux citoyens. [...]
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La terre vue de la mer, le regard des marins grecs sur le monde (La Revue maritime)

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Habiter la ville de demain (Cartes des finalistes du Concours Carto Imaginaire Collège 2016)

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Audio : La paix et la guerre sur nos écrans de télévision, ou la géopolitique des séries (Géopolitique le débat)

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Phénomène de société pour le XXIème siècle, les politologues les comparent à des « miroirs de notre vision du monde ». Les séries TV ont envahi la réalité, notre quotidien. Elles sont un bel outil de compréhension des dynamiques politiques, sociales et économiques. Elles sont même étudiées à l’Université.

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Ubiquité temporelle et imaginaire géographique. Voyage au centre de la terre... et dans le temps (Cahiers du Gerf)

Références de l'article : DUPUY, Lionel, 2005, "Ubiquité temporelle et imaginaire géographique. Voyage au centre de la terre... et dans le temps", Cahiers du Gerf, pp. 115-128.
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Les représentations de la mer dans les grandes religions monothéistes (La Revue Maritime)


Via Bénédicte TRATNJEK
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Marges et hybridité dans les performances de Guillermo Gómez-Peña (Frontières, marges et confins)

Marges et hybridité dans les performances de Guillermo Gómez-Peña (Frontières, marges et confins) | Géographie et Imaginaire | Scoop.it

 Guillermo Gómez-Peña est un artiste t un écrivain né au Mexique qui émigra aux États-Unis en 1978. À travers des supports aussi divers que le journalisme, la performance, la radio, la poésie et l’installation interactive, il s’intéresse à la question de la frontière notamment aux travers de la notion d’identité multiculturelle. En 1984 il fonde le collectif « Border Arts Workshop/Taller de Arte Fronterizo » qui organise des performances situées à la frontière entre le Mexique et les États-Unis. À partir de 1990, il collabore avec l’artiste et l’écrivain Coco Fusco sur des performances qui mettent en avant les discriminations, la marginalité ainsi que les désirs et les peurs de l’autre. Il reçoit en 1991 une Bourse Mac-Arthur et publie plusieurs ouvrages dont Warrior for Gringostroika en 1993, The New World Border en 1997 et Dangerous border crossers : the artist talks back en 2000, recueils réunissant performances, poèmes, essais et dessins.


L’artiste explore tout au long de ses écrits et de ses performances la notion de frontière, cherchant à repousser toujours plus loin les limites de l’identité afin de souligner les paradoxes du multiculturalisme. Le dialogue interculturel est plein de fissures et le Melting Pot un mirage qui cache le pluralisme et les foyers de résistance. Comme l’exprime Gómez-Peña : « most of the ingredients do melt, but some stubborn chunks are condemned to float ». C’est donc à l’artiste de travailler comme un penseur-éducateur, un diplomate et un observateur du respect des droits de l’homme.


La performance permet, par son dynamisme, d’intervenir directement auprès du public. Stratège politique et culturel, la performance explique Gómez-Peña, permet de « déclencher un processus de réflexion qui continue pendant des jours, et parfois des semaines, laissant ses sédiments dans la conscience des gens ». Elle perturbe, choque les bienpensants et fait voler en éclats les apparences afin de placer le public face à sa réalité. 4Notre volonté est donc de montrer ici comment la performance permet à l’artiste de véhiculer son esthétique de la frontière. Après avoir souligné les contradictions du multiculturalisme, nous reviendrons sur un certain nombre de performances produites par l’artiste entre 1979 et 1995 et nous déclinerons enfin les différents outils utilisés par Gómez-Peña pour transmettre son discours de la frontière à travers une performance en particulier « New World Border, Prophecies for the End of the Century ». [...]


Via Bénédicte TRATNJEK
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