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La technologie est-elle responsable de l’accélération du monde ?

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La technologie est-elle responsable de l’accélération du monde ?

Via philippe liotard, René Z.
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Repères. «Objet connecté» et "Internet des objets" - Libération

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Repères. «Objet connecté» et "Internet des objets"
Libération
C'est, en milliards, le nombre de «choses» reliées à Internet contre 2,5 milliards d'humains, selon l'Idate.
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La 4G arrive : réel progrès ou miroir aux alouettes?

- Région - nordeclair.fr

 

 

La 4G déploie ses ondes un peu partout dans la région et bientôt, une bonne partie du territoire sera hyperconnecté. Mais il est encore des endroits où la 4G est une abstraction ou au mieux une pub télé. Des zones – certes rares – où c’est après la 3G, voire le simple téléphone portable, que l’on continue de courir. Sous cet angle, c’est peu dire que la fracture numérique se creuse.

Loin des ondes, loin de la civilisation ? Le maire de Maresville bichonne la cabine téléphonique de sa commune de 93 habitants. «  Je la nettoie, je change les annuaires… C’est le fil qui nous relie. Il y a quatre-cinq ans, un élu a fait un malaise lors d’une fête, elle nous a bien servis…  » Reportage en 1960 ? En 1990 ? Non en octobre… 2013. Ce jour-là, balai à la main et tenue d’ouvrier, Laurent Sagnier participe aux travaux dans la salle des fêtes. Il s’interrompt pour nous parler de son combat depuis son élection en 2008 : «  Le Touquet, à 15  km d’ici, va passer à la 4G. Nous, on se bat encore pour avoir le téléphone portable.  » Sa lutte a porté : «  Il y a six mois, une antenne a enfin été installée. Désormais, ça passe avec Bouygues et Orange, mais toujours pas avec SFR, qui continue de nous faire des promesses.  » Ironie, le maire est chez SFR. «  C’est un mobile accordé par mon entreprise.  » D’un côté du trottoir, ça capte un peu. Pas en face. Et dans les maisons, c’est zéro réseau.

On ne parle ici que de téléphone, car pour le Net, «  même chez Bouygues et Orange, on n’a toujours pas de 3G. Mes enfants et les autres ados me mettent la pression, je ne sais pas si mes filles voteront pour moi  », plaisante-t-il. Blague à part, selon un récent sondage, la couverture numérique est le cinquième sujet dont les Français demandent que l’on s’occupe en priorité dans leur commune (derrière les impôts, la délinquance…).

Noir complet

Un administré passe sa colère contre les opérateurs. «  Je n’ai jamais de 3G, mais du Edge, le Minitel de l’accès Internet.   Ça va pour les mails, mais pour une vidéo… Ils doi vent se dire que nous les paysans, les ploucs, on n’a pas besoin d’Internet.  » Et les deux hommes : « C’est pire à Cormont.  »

Un village de 330 âmes à quelques kilomètres de là, couvert par l’antenne de Maresville. Vu la topologie, selon Michel Sauvage, le maire, à part Bouygues, «  avec qui ça marche à peu près  », les ondes SFR ou Orange n’arrivent pas jusque-là. Et donc ça ne « passe » pas ou très peu. «  Quand vous réussissez à capter un appel, il ne faut surtout pas bouger l’oreille, sinon, ça coupe  », sourit l’édile. La mine plus grave quand il raconte : «  On a eu de très sérieuses inondations, avec des coupures d’électricité. On était dans le noir complet, on ne pouvait pas appeler. Ni des fixes ni des portables. Même les gendarmes étaient injoignables. On était complètement isolé.  »

Au café Aux Bons Amis, la gérante explique : «  Quand le médecin ou les gendarmes s’arrêtent boire un café, ils laissent leur téléphone sur le devant de la porte, où ça capte un tout petit peu. Mais des fois, ils l’oublient et je dois courir après eux.  »

Le maire : «  Ici, les habitants qui ne sont pas chez Bouygues se servent de leur téléphone pour les photos ou la calculette.  » Et de nous emmener à 4 km du village, en bord de route en pleine cambrousse, où il se rend très régulièrement pour consulter sa messagerie. «  Ilm’est déjà arrivé d’avoir vingt messages. Je ne vous raconte pas quand je rappelle des gens bavards.  » Critique : «  Si le service public primait sur la rentabilité, on aurait le téléphone. C’est rageant car ce n’est pas une question de technologie. J’ai proposé qu’on pose un mini-relais en haut de l’église, j’attends toujours…  »

La solution « femtocell »

Chez SFR, on renvoie vers l’utilisation de « femtocell », de petites antennes relais à connecter à son modem Internet pour utiliser son mobile chez soi. Chez Orange, Laurent Vitoux concède : «  C’est sûr qu’à partir du moment où c’est couvert par au moins un opérateur, et que ce n’est donc plus zone blanche, on regarde les questions de rentabilité.  » Car l’obligation est bien qu’au moins un opérateur soit présent. Les trois sont formels : c’est du quasi 100 %. Avec des grandes zones faibles comme la pleine campagne ou les forêts, le haut Montreuillois, des endroits de l’Avesnois, mais aussi à l’intérieur de certaines pièces...

Ceci pour le téléphone, mais plus encore la 3G : il faut alors souvent se contenter du Edge. «  Je ne suis pas angélique, je ne dis pas que tout va bien partout. Mais n’oublions pas que ce n’est pas de la science exacte  : la météo, la topologie ou l’épaisseur des murs peuvent jouer  », se défend le patron régional d’Orange. Avant de contracter un forfait smartphone, vous pouvez consulter les cartes de couverture. Mais ne comptez pas sur un vendeur pour vous prévenir… M. Vitoux : «  Le client peut se servir de son smartphone au travail ou en voyage… Et puis on ne peut pas faire une étude sur chaque maison pour dire, attention, dans votre salle de bains, ça capte mal.  »

La 4G aussi une affaire de pro

Les vingt-cinq commerciaux de Dickson Constant, spécialiste des tissus techniques, installé à Wasquehal, ne tarissent pas d’éloges sur leurs nouveaux téléphones 4G. « À la fin août, nous avons renégocié notre contrat avec notre opérateur. Cela revenait globalement au même prix de passer en 4G », détaille Christophe Croenne, responsable informatique chez Dickson Constant. « Ils sont tout le temps sur la route et ont besoin de lire leurs mails, d’aller sur Internet et de pouvoir consulter des documents de travail à distance. Globalement, ils sont très satisfaits. »

Son de cloche différent, chez Critizr, une jeune start-up d’Eura-technologies. Thibaut Carlier, cofondateur de cette entreprise permettant de noter des commerces sur son téléphone, attend beaucoup de l’augmentation de la vitesse du réseau, par exemple pour l’envoi de photo. « Mais chez quelques opérateurs, la 4G a du mal à pénétrer dans les bâtiments. Dans le cas des grandes surfaces où nos usagers utilisent nos applications, cela s’annonce particulièrement compliqué.

Les questions que vous vous posez

C’est quoi la 4G ?

La 4G permet de se connecter entre cinq et dix fois plus vite à Internet sur son téléphone portable. Présent aux États-Unis depuis trois ans, le réseau a commencé à être déployé par Orange et SFR dans la région en avril. Ce retard s’explique par la vente de licences par l’État aux opérateurs : 3,5 milliards d’euros. Cette technologie demande à SFR, Bouygues ou Orange de changer intégralement leurs équipements (Free installe également des antennes 4G, mais n’a rien activé pour le moment).

Pour qui ?

Elle s’adresse aux gros consommateurs d’Internet sur mobile. Vidéos, photos, films, l’usager retrouve la vitesse d’une bonne connexion ADSL comme à la maison. Sur YouTube, les clips se chargent instantanément, les applications affichent plus rapidement leurs contenus en ligne. Mais attention, la 4G est loin de couvrir toute la région (voir notre carte) ! Mieux vaut habiter dans une grande ville pour pouvoir en profiter, sinon retour à une connexion beaucoup plus lente. Orange, par exemple, possède aujourd’hui 300 000 clients 4G en France.

Combien ça coûte ?

Plus cher. Depuis l’arrivée du quatrième opérateur, Free, les acteurs historiques rêvent de voir remonter le revenu moyen par abonné, passé de 28,20 euros par mois en 2008 à 18,70 euros aujourd’hui. L’absence de Free sur ce marché de la 4G fait « miroiter » une possible poule aux œufs d’or. Les offres vont de 19,90 euros à 159,99 euros (sans téléphone). Un utilisateur adepte de la 4G consommant trois fois plus, mieux vaut prévoir un forfait confortable en téléchargement, car certains opérateurs proposent gratuitement des services fortement consommateurs en données.

Le son de mon téléphone sera-t-il de meilleure qualité ?

Non et les conversations ne seront pas plus rapides pour autant. Mais grâce à de nouvelles applications, il sera par exemple beaucoup plus simple d’avoir une discussion vidéo avec un correspondant doté lui aussi d’une bonne connexion.

Quand est-ce que la 4G arrivera chez moi ?

SFR annonce un déploiement en 2014 à Béthune, Lens, Douai, Valenciennes et s’apprête à compléter son dispositif dans la métropole lilloise. Orange vient d’inaugurer Douai et Calais. Et d’ici à la fin de l’année, ce sera au tour de Béthune, Maubeuge et Berck-Le Touquet.

Chez Bouygues, pas d’annonce pour le moment, mais la société affiche une couverture réseau avec une petite longueur d’avance.

Pourquoi Bouygues Télécom dispose-t-il d’une couverture plus importante de la région ?

Bouygues annonce couvrir 63 % de la population française. Mais les chiffres réels de couverture du territoire ne seront connus que dans deux ans, quand l’ARCEP, le gendarme des télécoms, contrôlera le déploiement de chacun des opérateurs. Chez Orange, l’objectif de couverture de 40 % de la population est déjà atteint dans la région. L’État oblige les opérateurs à couvrir 25 % de la population d’ici à fin 2015 et 90 % d’ici à 2025. Mais cette couverture reste faible dès que l’utilisateur s’éloigne des grands centres urbains.

Est-ce qu’on peut s’en passer ?

À  moins  d’être  déjà connecté  toute  la  journée,  il  est tout  à  fait  possible  de conserver un abonnement avec une connexion 3G ou un forfait appel et SMS. En revanche, une fois qu’on a goûté à la 4G, difficile de revenir en arrière. 


Via Thomas Kalhauge
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