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La laïcité en France depuis 1905 pour les nuls

La laïcité en France depuis 1905 pour les nuls | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it

Voici un travail effectué il y a quelques années sur la laïcité, c'est certes un peu scolaire dans la présentation mais il a été très bien accueilli lors de son oral de présentation. Ce n'est ici qu'une version de travail je n'ai pas retrouvé la version finale. Je le publie aujourd'hui car il me semble qu'il donne une bonne synthèse historique de ce concept cher à la France dont on fait n'importe quoi aujourd'hui au point d'en faire presque, à mon humble avis, une religion d'état.

 

Introduction :

 

            La laïcité est un concept directement inscrit dans le premier article de la 4ème et de la 5ème République « la France est une République, indivisible, laïque, démocratique et sociale », c’est aussi un sujet qui revient régulièrement sur le devant de la scène politique et médiatique au sein de l’école et plus récemment comme fait de société. C’est un débat qui a divisé la France en deux durant tout le XIXème siècle, opposant  l’identité catholique et l’identité basée sur la révolution, ce n’est qu’avec l’implication de Jules Ferry à restaurer l’unité nationale de la France que laïcité est née comme enjeux politique dont le débat fut conclus bien plus tard en 1946 lorsque la laïcité a été inscrite dans le 1er article de la constitution de la 4ème République.

 

            Mais que signifie réellement la laïcité et ainsi être laïc ? Être laïc est tout d’abord un fidèle catholique qui ne fait pas parti des ordres monastiques et du clergé. Ce n’est que bien plus tard au siècle dernier que le terme a pris une tournure différente en marquant une rupture et une indépendance avec les religions. La laïcité marque donc dans sa version politique une séparation de l’Église et de l’État

L’école est donc devenue le « sanctuaire » de la laïcité comme symbole d’égalité, d’intégration et d’accès pour tous à l’enseignement devenant ainsi le véritable champ de bataille de celle-ci depuis qu’elle a été abordée par Jules Ferry jusqu’à nos jours et la loi de 2004 sur le port des signes religieux. C’est donc tout naturellement que la laïcité a été un point chaud de nombreuses réformes au court du XXème siècle, la loi de 1905, des réformes de Vichy, à la loi Debrè ou le statut particulier du Concordat de l’Alsace/Lorraine que nous allons développer dans un premier temps.

 

            Ensuite nous aborderons les différents débats entourant la laïcité que cela soit autour du financement de l’école privée, du port des signes religieux ou plus particulièrement de la fronde envers la monté de l’Islam où la laïcité fait figure d’ultime rempart face à un multiculturalisme mettant « en danger » les valeurs de la République dans le débat politico-médiatique.

 

            La laïcité est donc un concept essentiellement français notamment au sein de l’école républicaine, principale lieu de débats durant la fin du XIXème jusqu’à nos jours. Quelles sont donc les besoins, les implications, sociales et politiques qui ont conduit notre pays à en faire son crédo ?

 

I- Approche historique

 

a)      Principes historique sur la laïcité en France :

 

            Au cours de l’histoire, on s’aperçoit que toutes les religions entretiennent des rapports ambigus avec le pouvoir civil. Par exemple, les rois de France ont toujours voulu montrer la prééminence de leur pouvoir sur celui de l’église, tout en donnant à la religion catholique une place officielle quasi-exclusive. Les autres religions sont ainsi opprimées ou réduites à une place secondaire, on constate alors des guerres de religions ou la révocation de l’édit de Nantes.

 

            Lors du 18ème siècle, les philosophes français remettent en cause la religion d’État, les liens privilégiés du Royaume de France et de l’Église catholique. Voltaire souhaite, dans son dictionnaire philosophique, que la loi ecclésiastique soit subordonnée aux lois civiles. L’éducation, jusque là, réservée à l’Église, devient un enjeu. Ainsi, dans l’Encyclopédie, Rousseau résume les liens entre éducation et République : «la patrie ne peut subsister sans la liberté, ni la liberté sans la vertu, ni la vertu sans les citoyens : vous aurez tout si vous formez des citoyens ; sans cela vous n’aurez que de méchants esclaves, à commencer par les chefs de l’État Or former des citoyens n’est pas l’affaire d’un jour, et pour avoir des hommes, il faut instruire les enfants.»  Lors de l’établissement des cahiers de doléances destinés aux États Généraux de 1789, plusieurs textes proposent que l’enseignement et l’éducation ne soient plus confiés aux membres du clergé, mais à des pères de famille laïcs.

 

            Ensuite, la révolution française a posé officiellement les bases de la liberté religieuse et la séparation entre l’État et l’église. Ainsi, le 26 Août 1789 dans l’article 10 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen est inscrit : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses (…) ». Et en 1791, la constitution instaure la liberté des cultes. Suite à cette révolution, le 19ème siècle est marqué par l’alternance entre affirmation de la place privilégiée de la religion catholique et progrès de l’idée laïque.

 

            Puis, après la seconde guerre mondiale, des concepts fondateurs de notre république sont remis en cause ainsi, la constitution de la quatrième république du 27 octobre 1946 soutient dans son article 1er que « la France est une république, indivisible, laïque, démocratique et sociale ». La constitution de la cinquième République du 4 octobre 1958 reprend, en son article 1, cette définition et la complète  «La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances». Le droit à l’éducation est reconnu par les préambules de ces deux constitutions : «La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement  public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État».

 

b)      Laïcité et école - de la mise en place dans les années 1880 à la loi de 2004 :

 

            Au cours du 19ème siècle, la laïcité à l’école publique s’est peu à peu imposée, sans remettre en cause l’existence d’écoles privées. En 1850, la Loi Falloux introduit le principe de la liberté de l’enseignement primaire et secondaire. Ainsi, les congrégations religieuses peuvent développer leurs activités scolaires tout au long du Second Empire (1852-1870). Puis en 1881/1882, les lois Jules Ferry  transforment de fond en comble l’enseignement. En effet, la loi du 16 juin 1881 amène le principe de la gratuité de l’enseignement primaire ; la loi du 28 mars 1882 rend l’enseignement primaire obligatoire et l’éducation religieuse disparaît au profit d’une instruction morale et civique. De plus, l’article 2 de la loi Jules ferry du 28 mars 1882 déclare : « Les écoles primaires publiques vaqueront un jour par semaine en outre du dimanche, afin de permettre aux parents de faire donner, s’ils le désirent, à leurs enfants l’instruction religieuse en dehors des édifices scolaires ».

 

            En 1894, vient l’affaire Dreyfus qui ceindra la France en deux camps, d’un côté les Dreyfusard, anticléricaux défendant le droit, la justice et l’homme universel et de l’autre les Anti-Dreyfusards, cléricaux, pour l’autorité de la chose jugée, soutenus par une partie du clergé et des officiers de l’armée issues de l’enseignement secondaire congréganiste. La politique radicalement anticléricale du président du conseil Émile Combe conduira en 1904 à une rupture des liens diplomatiques avec le Vatican suite à l’interdiction d’enseignement aux congrégations. C’est sous l’autorité du nouveau président du conseil Maurice Rouvier qu’en 1905 sera votée la loi de séparation de l’Église et de l’État pour apaiser le conflit.

 

            Suite à la loi de 1905 instaurant une séparation institutionnelle entre l’église et l’État : « La république assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes, mais n’en reconnaît, n’en salarie, n’en subventionne aucun » s’engage alors une guérilla scolaire qui se poursuivra jusqu’en 1914. En contestation certains religieux ouvrent des écoles privées sous des façades civiles, des associations de pères de familles surveillent l’enseignement public ainsi que les professeurs et les manuels. Certains prêtres des régions les plus catholiques refuseront même les sacrements aux élèves de l’école laïque. Le combat laïc se justifie alors au nom d’une morale républicaine : l’école forme les citoyens, assure l’unité de la nation, les enseignants étant porteurs de l’intérêt général. La querelle de la laïcité s’incarne alors dans la lutte entre l’école publique et l’école privée.

 

           On constate alors que les adversaires de l’école privée veulent que celle-ci reste marginale comme le rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants. A l’inverse, les églises cherchent à dissocier la laïcité de l’État de celle de l’école. Cette lutte entraîne la loi Debré de 1959 qui crée les écoles privées sous contrat encadrant les rapports entre l’État et les écoles privées, et définit les obligations réciproques des deux partenaires. Cette loi qui accorde des subventions publiques aux établissements privés sous contrat entraîne un tollé chez les ligues laïques.

 

            Depuis la fin des années 1980, la laïcité à l’école a connu de nouveaux développements avec la question du foulard islamique, et, à travers elle, celle du port d’insignes religieux à l’école. Les faits marquant de ces années sont les incidents de 1989 dits du foulard islamique qui ont entraînés les circulaires des 27 novembre 1989 et 2 novembre 1992 du Conseil d’État privilégiant une solution au cas par cas. Il faut savoir que l’islam est la deuxième religion de France avec plus de 4 millions de musulmans. Or, jusqu’en 2003 et la mise en place du Conseil français du culte musulman, il ne disposait pas d’instance représentative. Avec la présence de ce conseil, la laïcité a dû faire place à de nouvelles sensibilités qui trouvent un écho important. Ces interrogations ont abouti, suite au rapport Stasi (rapport de la commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité dans la république, remis au président de la république le 23 décembre 2003) au vote de la loi du 15 mars 2004 interdisant le port de signes ou de tenues manifestant son appartenance religieuse dans les écoles, les collèges et les lycées publics en France.

 

II- Quelques exemples d’opposition à la laïcité

 

a)      période de Vichy : « revanche » sur l’école laïque :


            Quand le Maréchal Pétain prend le pouvoir en 1940, il fait de la refonte de l’éducation une priorité et se retrouve directement confronté à la question de la laïcité. La loi du 3 septembre 1940 abroge la loi du 7 juillet 1904 portant suppression de l’enseignement congréganiste. Ensuite par un arrêté du 23 novembre 1940, les devoirs envers Dieu sont réinscrits par Jacques Chevalier dans le programme de l’enseignement primaire après avoir été supprimé en 1923 par Paul Lapie. Deux lois du 6 janvier 1941 introduisent également l’enseignement religieux dans les horaires normaux à titre d’option et autorise les prêtres à le dispenser à l’école déclenchant un grave conflit au sein de l’école, l’opinion publique y voit une menace pour la laïcité. Ensuite l’arrêté du 10 mars 1941 vient la suppression des « Devoirs envers Dieu » des programmes de morales du primaire qui sont remplacés par « les valeurs spirituelles, la patrie, la civilisation chrétienne ». A contre-courant le 15 avril 1941 le ministère de l’intérieur promulgue une circulaire préconisant l’enlèvement des emblèmes religieux pour enfin sortir le 2 novembre 1941 deux nouvelles lois interdisant aux communes de subventionner les écoles privées. Ainsi les caisses des écoles sont ramenées sous les régimes des lois du 10 avril 1867 et du 27 mars 1882. C’est lois d’aide à l’enseignement libre donnent donc à l’état un moyen de pression sur l’Église

 

b)      Le Concordat d’Alsace-Lorraine :

 

            La loi de 1905 ne s’applique pas à l’Alsace Lorraine car celle-ci est toujours sous le coup du Concordat signé en 1801 par Napoléon 1er. En 1905 ces régions n’étaient pas françaises lors de l’application de la loi, mais leur retour dans les régions de l’hexagone après la première guerre mondiale n’y a rien changé. Édouard Herriot, président du Conseil à la suite de la victoire du Cartel des gauches, souhaite, en 1924, introduire les lois laïques en Alsace et en Moselle. Cependant, confronté à la farouche opposition de la population, et à la campagne menée par le général de Castelnau, il est contraint de renoncer. Le Conseil d’État déclare dans un avis du 24 janvier 1925 que "le régime concordataire tel qu’il résulte de la loi du 18 germinal an X, est toujours en vigueur dans les départements du Rhin et de la Moselle". Le fait que le système des cultes reconnus soit maintenu et financés par l’État est toujours d’actualité. Selon Jean Baubérot, membre de la commission Stasi et auteur de nombreux ouvrages sur la laïcité, c’est une des dérogations les plus grave au principe laïque, le chef de l’état français nommant toujours les évêques catholiques dans ces régions. Il est à noter que tous les autres Concordats ont été renégocié après le Concile Vatican 2, la France est aujourd’hui le seul pays où existe un concordat aussi ancien. Le Concile accepte aussi la laïcité comme « l’expression juridique de la liberté de l’acte de foi ».

 

            Ce qui est étonnant dans cette situation toujours selon Jean Baubérot, c’est qu’elle ne fait pas débat au sein de la société française au même titre que le débat sur l’Islam. Ceci serait en partie dû au fait que les citoyens de ces régions ne sont pas perçus comme une menace pour le pays, peu importe, donc, que la laïcité ne soit pas appliquée dans ces régions. Ainsi dans ces régions le principe de laïcité ne s’applique pas à l’enseignement primaire et secondaire qui sont toujours régit par la Loi Falloux de 1850 rendant obligatoire l’enseignement religieux donné séparément pour chaque religions reconnues, toutefois les élèves peuvent en être dispensé depuis 1936.

 

 

III- Les débats récents sur la laïcité

 

a)      Financement de l’école privée :


            Dans le système français nous retrouvons une opposition entre l’école publique et l’école privée en effet l’école publique répond à l’affirmation « fonds publics à école publique » alors que l’école privée doit être subventionnée ou s’autofinancer. La loi Falloux de 1850 interdisait les subventions dans les écoles primaires mais en contrepartie la loi Marie de 1951 met en place certaines bourses aux élèves de l’enseignement privé. Cette loi est complétée par la loi Barangé du 28 septembre 1951 qui permet de verser de l’argent aux associations de parents d’élèves. C’est en 1959 avec la loi Debrè avec la loi du 31 décembre qu’une véritable charte de l’aide à l’enseignement privé est mis en place. Elle stipule en effet que les établissements privés doivent se soumettre à un contrat avec l’état, le contrat simple ou le contrat d’association. Le simple réservé aux primaires est censé être temporaire et sera pérennisé depuis 1971. Il oblige les établissements à préparer les élèves aux examens officiels. Les maîtres qui ne sont pas nommés par l’état sont financés par celui-ci mais ne paie aucunes charges sociales.

 

            Aucunes charges spécifiques ne sont imposées aux départements et aux communes. Ensuite vient le contrat d’association qui est ouvert à tous les établissements privés s’ils répondent à un besoin scolaire reconnu. Les enseignements sont donnés selon les règles générales de l’enseignement public. Les maîtres doivent avoir des titres équivalents à ceux du publics et son rémunérés par l’état qui paie aussi leurs charges sociales. De plus l’état, le département et les communes doivent prendre charge une partie des dépenses de fonctionnement. Ces contrats ont rencontré un grand succès faisant de l’enseignement privé un acteur de la mission de service public de l’enseignement.

 

            La loi Guermeur de 1977 a nettement amplifié les aides à l’enseignement privé suivit ensuite par le projet de loi Savary (1981-1984) qui avait pour ambitions de créer un grand service public de l’enseignement. Le projet ne voulait pas supprimer l’enseignement privé mais prévoyait que pour le privé l’état ne paierait plus aveuglément. Le financement de l’école publique aurait été renvoyé aux collectivités locales après délibérations budgétaires. Ce qui a fini d’enterrer le projet à grand renfort de manifestations allant jusqu’à réunir un million de manifestants à Paris c’est la possibilité pour les maîtres de l’enseignement privés liés à l’état d’être titularisés comme fonctionnaire après 6 ans. Ces nombreuses manifestations poussèrent le ministre de l’éducation Alain Savary à démissionner et à abandonner le projet de loi. Son successeur Jean Pierre Chevènement pour calmer les esprits autour de ce projet de loi abandonna les avantages de la loi Guermeur pour revenir à la loi Debrè de 1959 par le biais de la loi du 28 janvier 1985 achetant la paix scolaire. La subvention de l’école privée est toujours un vaste débat mais son existence est essentiel pour garder effective la mission d’enseignement public. Comment ne pas alors se poser la question de comment la République et le principe de laïcité qui lui est si chère peut concilier le financement des écoles privées alors qu’elle ne prétend subventionner aucuns cultes si on oublie le Concordat d’Alsace Lorraine ?

 

b)      La laïcité et l’Islam des incidents de 1989 à la loi de 2004 :


            En octobre 1989, l’expulsion d’une jeune musulmane voilée du collège de Creil a enflammé le débat public autour du port des signes religieux à l’école. Le 27 novembre suivant le Conseil d’État a rendu un premier avis privilégiant une solution au cas par cas laissée à l’appréciation des chefs d’établissements. Ces derniers se retrouvaient à négocier des solutions avec les enseignants, les élèves et les familles. Ont suivi deux circulaires, celle de Lionel Jospin de 1990 qui s’oppose au port du voile et celle de François Bayrou  qui s’oppose au signe au port de signe religieux « ostentatoires » recommandant l’indulgence pour les signes d’appartenance « discrets ». Ces deux circulaires amèneront en 2004 le vote de la Loi du 15 mars suite au rapport Stasi remis au Président de la République Jacques Chirac le 23 décembre 2003 qui s’est prononcé en faveur d’une loi interdisant le port de « signes religieux ostensibles » à l’école. Mais le 18 mai 2004 une nouvelle circulaire est émise pour les personnels de l’enseignement qui ne peuvent même pas porter de signes religieux discrets quelques soient leurs fonctions et leurs statuts. Cette circulaire remplace donc les trois circulaires antérieures de 1989, 93 et 94, tout cela a entraîné bon nombre de réactions d’incompréhensions dans un certain nombre de pays européens et musulmans.

 

            L’année suivante les premiers bilans d’application de la loi sont parus en octobre 2005, alors que près de 1500 signes ostentatoires avaient été relevés en 2003-2004, à la rentrée 2004-2005, 600 signes ont été constatés dans l’ensemble des établissements publics et après deux semaines de négociations entre les familles, les élèves et les chefs d’établissement on est retombé à une centaine d’infractions parmi lesquels 48 ont fait de la résistance les conduisant à 47 décisions d’exclusions définitives des établissements. L’administration estime que la loi a été majoritairement comprise et s’en satisfait. Mais il est regrettable que  la mission d’intégration de l’école l’ait poussé à exclure ces élèves du système sachant que cette égalité se fait pour les foulards mais non pour les grandes croix. On constate alors une certaine hypocrisie à dire que la laïcité envisage toutes les religions.

 

c)      La laïcité perd aujourd’hui en visibilité et subi des oppositions :

           

            Le principe de laïcité inscrit dans la constitution française constitue aujourd’hui un des fondements de la République française. Elle trouve sa principale expression dans l’enseignement, mais se traduit aussi par un encadrement des relations financières entre les collectivités publiques et les religions et par le principe de neutralité des services publics. Elle repose sur deux principes : l’obligation de l’État de ne pas intervenir dans les convictions de chacun et l’égalité de tous devant la loi, quelle que soit leur religion. Elle implique ainsi la liberté de conscience de culte, la libre organisation des églises, leur égalité juridique, le droit à un lieu de culte, la neutralité des institutions envers les religions, ainsi que la liberté d’enseignement.

 

            Même si en principe la laïcité semble se faire accepter, la solution française d’un État laïque ne se retrouve pas partout. Certains États européens conservent une religion d’État comme le Royaume-Uni, tandis que d’autres, tout en fixant le principe de liberté religieuse, privilégient une religion en particulier ou interviennent dans la vie religieuse, par exemple en la finançant. Et l’on constate que la morale laïque a perdu en visibilité. En effet pour certaines personnes, il convient de revenir aux sources de la République et de recréer un modèle unique d’intégration. Et pour d’autres, il faut tenir compte des évolutions de la société et faire une place aux communautarismes et particularismes, même religieux.

 

            De plus, la loi du 15 Mars 2004, après de nombreuses inquiétudes quant à son acceptation par la population musulmane, n’a pas posé de réels soucis. Seuls quelques cas d’exclusion ont été recensés. Mais, cette loi semble en opposition avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée par l’assemblée générale de l’O.N.U. en 1948 qui déclare dans son article 18 : « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites ».

Conclusion :

 

            Depuis le XIXème siècle ou la laïcité devait assurer la neutralité de l’école jusqu’au XXème ou le concept a été un puissant générateur de conflits sociaux et scolaires, de nombreux hommes politiques ont tenté de faire voter des lois pour apaiser les choses et souvent pour acheter la paix sociale au sein de l’éducation nationale où malgré tout on retrouve une confrontation constante de l’enseignement public et privé avec notamment la question du financement privé.

 

            L’école en tant que lieu collectif de socialisation oscille entre l’espace public et l’espace privé. C’est donc avec la nécessité de maintenir une cohésion au sein de celle-ci que la laïcité sert d’outil de médiation entre les familles et l’institution républicaine. Elle permet de faire de l’école un lieu d’intégration, de culture commune ou chacun peut s’épanouir avec ses différences et bénéficier de l’espace public pour s’exprimer librement.

 

            Au de-là de l’aspect théorique de la laïcité, c’est une confrontation houleuse à la réalité qui la fait régulièrement revenir sur le devant de la scène politique au grès de l’actualité. Il faut bien se rendre à l’évidence que le terme de la laïcité est un terme mutagène soumis aux contextes et besoins politiques contemporains, Claude Nicolet, historien français spécialiste des institutions et des idées politiques disait justement à ce sujet: « La laïcité ne nous a pas été donnée comme une révélation. Elle n’est sortie de la tête d’aucun prophète; elle n’est exprimée dans aucun catéchisme. Aucun texte sacré n’en contient les secrets, elle n’en a pas. Elle se cherche, s’exprime, se discute, s’exerce et, s’il faut, se corrige et se répand. »

 

            Depuis 1989 avec l’affaire du foulard jusqu’à nos jours, chacun tente de défendre sa position entre ouverture culturelle et tolérance envers les signes religieux et radicaux de leur interdiction. Jusqu’ici les élèves ont plutôt bien accepté ces mesures restrictives, les cas de rebellions ayant été relativement rares. On peut donc en conclure que la laïcité est plus que jamais un concept évolutif.

Par Synesios

 

Bibliographie :

 

ž Pierre KAHN, La laïcité, Idées reçues, Le cavalier Bleu, 2005

 

žAnne Thevenin & Béatrice Compagnon, L’école en France, les essentiels Milan

2005

 

žJean Baubérot, La Laïcité en Question ?, décembre 2004

 

ž Stéphanie Corcy, Chercheuse associée au Centre d’histoire sociale du XXe siècle Vichy et la laïcité : les paradoxes de la neutralité scolaire, 2006

 

žThierry Xavier Girardot, Premier bilan de la loi sur les signes religieux à l’école, Lettre à la justice administrative n°9 Octobre 2005.

 

ž Daniel MOATTI, L’école et la laïcité, un centenaire occulte, conférence de 2005 à Antibes.

 

ž Site Internet de la documentation française, La laïcité : la laïcité et l’école

 

ž Site Internet de l’assemblée nationale, Deux siècles de laïcité en France : quelques repères chronologiques, www.assemblee-nationale.fr/histoire/eglise-etat/chronologie.asp

 

ž Site Internet du ministère des Affaires étrangères, La France à la loupe : La laïcité, 2007

 

Annexes

            1- Repères chronologiques

            2- Extrait de la loi du 9 décembre 1905

            3- Extrait de la loi Debré

            4- Principes de la loi du 15 Mars 2004

 

 

1- Repères chronologiques

 

1792-1795 (Convention – Ière République)

En 1792, Condorcet propose un système éducatif séparé de toute influence religieuse, mais le projet est abandonné.

En 1795, un décret sépare l’Église et l’État. La République ne salarie aucun culte, la loi ne reconnaît aucun ministre du culte.

1795 (Directoire – Ière République)

La Constitution de 1795 stipule que "nul ne peut être empêché d’exercer un culte qu’il a choisi."

1801 (Consulat – Ière République)

La signature du Concordat entre Napoléon Bonaparte et Pie VII abolit la Loi de 1795 séparant l’Église de l’État. Le pacte institue un régime de pluralisme religieux: le catholicisme n’est pas reconnu comme religion d’État mais comme "religion de la grande majorité des citoyens français". Le Concordat met fin à 10 ans de querelles entre le Vatican et la France et instaure la paix religieuse.

1833 (Monarchie de Juillet)

La Loi Guizot (ministre de l’Instruction publique) légalise les écoles privées. "L’instruction primaire est privée ou publique" et précise la notion d’école publique "Celles qu’entretiennent en tout ou partie les Communes, les Départements ou l’État". L’instruction morale demeure une priorité des matières à enseigner.

1850 (Seconde République)

La Loi Falloux introduit le principe de la liberté de l’enseignement primaire et secondaire. Les congrégations religieuses peuvent développer leurs activités scolaires tout au long du Second Empire (1852-1870).

1870-1880 (La Commune – IIIème République)

Émergence d’une "laïcité de combat"

1879: La Loi Bert impose l’ouverture d’une École Normale d’Institutrices dans chaque département.

1880: La Loi Camille Sée instaure la création de collèges et lycées de filles et l’enseignement secondaire public et laïque pour les filles. L’enseignement religieux est remplacé par les cours de morale.

1879-1882: Lois de Jules Ferry. "L’école est publique, gratuite et laïque"

Mars 1879: La République interdit aux congrégations catholiques d’enseigner.

Mars 1880: 5000 professeurs congrégationnistes sont expulsés de l’enseignement.

Juin 1881: L’enseignement primaire devient gratuit.

Mars 1882: L’enseignement primaire devient laïc et obligatoire.

1886: L’enseignement secondaire devient à son tour laïc.

Juillet 1901: La Loi sur les associations limite l’emprise des congrégations religieuses dans l’enseignement. Les congrégations catholiques doivent déposer une demande d’autorisation.

1902: Émile Combes président du Conseil. Fermeture des congrégations catholiques non autorisées. Protestation des évêques.

Juillet 1904: Plus aucun congrégationniste n’a le droit d’enseigner. Rupture des relations diplomatiques entre la France et le Vatican.

Décembre 1905: Loi de séparation des Églises et de l’État et fin du Concordat napoléonien. "La République assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes, mais n’en reconnaît, n’en salarie, n’en subventionne aucun".

1906-1907: Conflit des inventaires. Les inventaires des biens des lieux de culte provoquent les protestations des paroisses. Division de gauche radicale (souhaite éliminer la religion) et modérée (pour la liberté de conscience). Division de la droite radicale (rejette en bloc la séparation) et modérée (tente d’atténuer les effets de la séparation).

Janvier 1907: Loi sur l’appartenance des édifices religieux. Plus de 30 000 édifices sont mis à disposition des Églises.

1914-1918: Rétablissement des relations avec le Vatican sous Benoît XV. Période de "l’Union sacrée." De nombreuses congrégations reviennent ou se reconstituent, tolérées par les pouvoirs publics. A la fin de la guerre, l’Alsace-Lorraine revient à la France. Les deux régions conservent leur législation scolaire antérieure au régime concordataire.

1924: Coalition des socialistes et des radicaux aux élections législatives. Succès du "Cartel des gauches". Durcissement des lois laïques en vigueur, mais les évêques mobilisent les catholiques. Nouvelle vigueur de l’Église.

1936 (Front Populaire)

Triomphe des ligues laïques. Les circulaires Jean Zay interdisent toute forme de prosélytisme, politique ou confessionnel à l’école.

1940 (Régime de Vichy)

Annulation de fait (puis par une loi de mars 1941) de la plupart des conquêtes laïques.

1945-1958 (IVème République)

La Constitution mentionne que "La France est une République une et indivisible,

laïque, sociale et démocratique". Démocrates, chrétiens du MRP (Fonds du Mouvement Républicain Populaire) et socialistes collaborent. Tentatives de négociations discrètes entre le Vatican et la France sous Guy Mollet, président du Conseil et du Parti socialiste.

1959 (Vème République)

La Loi Debré accorde des subventions publiques aux établissements privés sous contrat. Tollé chez les ligues laïques.

1962-65: Concile Vatican II. Les avancées de l’Église catholique sur des questions de mœurs et de théologie ouvrent une période d’apaisement avec les anti-cléricaux français.

1984: Le projet de loi Savary (ministre de l’Éducation Nationale du gouvernement Mauroy) vise à fédérer éducation publique et écoles privées dans un même dispositif d’Enseignement national. Mobilisation des défenseurs de l’école confessionnelle et de la simple liberté de choix: le 24 juin, une manifestation à Paris (plus d’un million de personnes) provoque le retrait de la loi et la chute du gouvernement.

1989-90: Première affaire du voile. Un principal du collège de Creil exige qu’une élève retire son foulard. La "circulaire Jospin" s’oppose au port du voile.

1993-94: Seconde affaire du voile. La "circulaire Bayrou" s’oppose au port de signes religieux "ostentatoires" recommandant l’indulgence pour les signes d’appartenance "discrets".

2003-04: Troisième affaire du voile. Le rapport Stasi sur la laïcité entraîne le vote d’une loi interdisant le port de "signes religieux ostensibles" à l’école et dans d’autres institutions de la République.

2005: Centenaire de la loi de 1905 sur fond d’émeutes dans les banlieues, de conflits sur le passé colonial français et de divisions au sein des grands partis entre adversaires et défenseurs de sa modification, pour l’adapter notamment aux 5 millions de musulmans français.

 

 

2- Extrait de la loi du 9 décembre 1905

 

Le Sénat et la chambre des députés ont adopté,

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Titre Ier : Principes.

Article 1

La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

Article 2

La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l’État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes.

Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.

Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l'article 3.

...

3- Extrait de la loi Debré

           

            Au début de la Ve République renaît la querelle scolaire. Le 23 décembre 1959, Michel Debré, Premier ministre depuis janvier, présente lui-même le projet de loi qui portera son nom. André Boulloche, en congé de parti socialiste vient de démissionner de son poste de ministre de l'éducation nationale. Michel Debré annonce que l'enseignement privé « qui a acquis ses lettres de noblesse républicaine » pourra conclure, entre autres hypothèses, avec l'État des contrats d'association. Les rémunérations des maîtres seront prises en charge par la puissance publique. En échange, les écoles sous contrat doivent respecter certaines règles : programmes et horaires nationaux, diplômes des enseignants. Le parti socialiste en appelle au caractère laïque de l'État français et rappelle que la logique du système proposé est l'intégration de l'enseignement privé dans l'enseignement public.

 

Article premier.

Suivant les principes définis dans la Constitution, l'État assure aux enfants et adolescents, dans les établissements publics d'enseignement, la possibilité de recevoir un enseignement conforme à leurs aptitudes dans un égal respect de toutes les croyances.

L’État proclame et respecte la liberté de l'enseignement et en garantit l'exercice aux établissements privés régulièrement ouverts.

Il prend toutes dispositions utiles pour assurer aux élèves de l'enseignement public la liberté des cultes et de l'instruction religieuse.

Dans les établissements privés qui ont passé un des contrats prévus ci-dessous, l'enseignement placé sous le régime du contrat est soumis au contrôle de l'État. L'établissement, tout en conservant son caractère propre, doit donner cet enseignement dans le respect total de la liberté de conscience. Tous les enfants sans distinction d'origine, d'opinions ou de croyances, y ont accès.

 Art. 2.

Le contrôle de l'État sur les établissements d'enseignement privés qui ne sont pas liés à l'État par contrat se limite aux titres exigés des directeurs et des maîtres, à l'obligation scolaire, au respect de l'ordre public et des bonnes mœurs, a la prévention sanitaire et sociale.

Art. 3.

Les établissements d'enseignement privés peuvent demander à être intégrés dans l'enseignement public.

Les maîtres en fonctions lorsque la demande est agréée sont, soit titularisés et reclassés dans les cadres de l'enseignement public, soit maintenus en qualité de contractuels.

 

Art. 4.

Les établissements d'enseignement privés du premier degré, du deuxième degré et technique peuvent, s'ils répondent à un besoin scolaire reconnu, demander à passer avec l'État un contrat d'association à l'enseignement public.

Le contrat d'association peut porter sur une partie ou sur la totalité des classes de l'établissement. Dans les classes faisant l'objet du contrat, l'enseignement est dispensé selon les règles et programmes de l'enseignement public. Il est confié, en accord avec la direction de l'établissement, soit à des maîtres de l'enseignement public, soit à des maîtres liés à l'État par contrat.

Les dépenses de fonctionnement des classes sous contrat sont prises en charge dans les mêmes conditions que celles des classes correspondantes de l'enseignement public.

Les établissements organisent librement toutes les activités extérieures au secteur sous contrat.

Art.  5.

Les établissements d'enseignement privés du premier degré peuvent passer avec l'État un contrat simple suivant lequel les maîtres agréés reçoivent de l'État leur rémunération déterminée, notamment, en fonction de leurs diplômes et selon un barème fixé par décret.

Ce régime est applicable à des établissements privés du second degré ou de l'enseignement technique, après avis du Comité national de conciliation.

Le contrat simple porte sur une partie ou sur la totalité des classes des établissements. Il entraîne le contrôle pédagogique et le contrôle financier de l'État.

Peuvent bénéficier d'un contrat simple les établissements justifiant des seules conditions suivantes : durée de fonctionnement, qualification des maîtres, nombre d'élèves, salubrité des locaux scolaires. Ces conditions seront précisées par décret.

Les communes peuvent participer dans les conditions qui sont déterminées par décret aux dépenses des établissements privés qui bénéficient d'un contrat simple.

Il n'est pas porté atteinte aux droits que les départements et les autres personnes publiques tiennent de la législation en vigueur.

...

Art. 12.

Les paragraphes 2 et 4 de l'article premier ainsi que les articles 2 à 11 de la présente loi s'appliquent aux départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle.

Art. 13.

La présente loi ne s'applique pas aux départements d'Algérie, des Oasis et de la Saoura.

 

 

 

4- Principes de la loi du 15 Mars 2004

 

            La loi du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics, marque la volonté très largement partagée de réaffirmer l’importance de ce principe indissociable des valeurs d’égalité et de respect de l’autre. Elle témoigne de la volonté des représentants de la Nation de conforter l’école de la République.
La présente circulaire précise les modalités d’application de la loi du 15 mars 2004. Elle abroge et remplace la circulaire du 12 décembre 1989 relative à la laïcité, au port de signes religieux par les élèves et au caractère obligatoire des enseignements, la circulaire du 26 octobre 1993 sur le respect de la laïcité, et la circulaire du 20 septembre 1994 relative au port de signes ostentatoires dans les établissements scolaires.

 

Les principes

La loi du 15 mars 2004 est prise en application du principe constitutionnel de laïcité qui est un des fondements de l’école publique. Ce principe, fruit d’une longue histoire, repose sur le respect de la liberté de conscience et sur l’affirmation de valeurs communes qui fondent l’unité nationale par-delà les appartenances particulières.
L’école a pour mission de transmettre les valeurs de la République parmi lesquelles l’égale dignité de tous les êtres humains, l’égalité entre les hommes et les femmes et la liberté de chacun y compris dans le choix de son mode de vie. Il appartient à l’école de faire vivre ces valeurs, de développer et de conforter le libre arbitre de chacun, de garantir l’égalité entre les élèves et de promouvoir une fraternité ouverte à tous. En protégeant l’école des revendications communautaires, la loi conforte son rôle en faveur d’un vouloir-vivre-ensemble. Elle doit le faire de manière d’autant plus exigeante qu’y sont accueillis principalement des enfants. 
L’État est le protecteur de l’exercice individuel et collectif de la liberté de conscience. La neutralité du service public est à cet égard un gage d’égalité et de respect de l’identité de chacun.
En préservant les écoles, les collèges et les lycées publics, qui ont vocation à accueillir tous les enfants, qu’ils soient croyants ou non croyants et quelles que soient leurs convictions religieuses ou philosophiques, des pressions qui peuvent résulter des manifestations ostensibles des appartenances religieuses, la loi garantit la liberté de conscience de chacun. Elle ne remet pas en cause les textes qui permettent de concilier, conformément aux articles L. 141-2, L. 141-3 et L. 141-4 du code de l’éducation, l’obligation scolaire avec le droit des parents de faire donner, s’ils le souhaitent, une instruction religieuse à leurs enfants. 
Parce qu’elle repose sur le respect des personnes et de leurs convictions, la laïcité ne se conçoit pas sans une lutte déterminée contre toutes les formes de discrimination. Les agents du service public de l’éducation nationale doivent faire preuve de la plus grande vigilance et de la plus grande fermeté à l’égard de toutes les formes de racisme ou de sexisme, de toutes les formes de violence faite à un individu en raison de son appartenance réelle ou supposée à un groupe ethnique ou religieux. Tout propos, tout comportement qui réduit l’autre à une appartenance religieuse ou ethnique, à une nationalité (actuelle ou d’origine), à une apparence physique, appelle une réponse. Selon les cas, cette réponse relève de l’action pédagogique, disciplinaire, voire pénale. Elle doit être ferme et résolue dans tous les cas où un élève ou un autre membre de la communauté éducative est victime d’une agression (qu’elle soit physique ou verbale) en raison de son appartenance réelle ou supposée à un groupe donné.
Parce que l’intolérance et les préjugés se nourrissent de l’ignorance, la laïcité suppose également une meilleure connaissance réciproque y compris en matière de religion. À cet égard, les enseignements dispensés peuvent tous contribuer à consolider les assises d’une telle connaissance. De même, les activités de “vivre ensemble” à l’école primaire, l’éducation civique au collège ou l’éducation civique, juridique et sociale au lycée constituent des moments privilégiés pour faire progresser la tolérance et le respect de l’autre. Plus spécifiquement, les faits religieux, notamment quand ils sont des éléments explicites des programmes, comme c’est le cas en français et en histoire, doivent être utilisés au mieux dans les enseignements pour apporter aux élèves les éléments de culture indispensables à la compréhension du monde contemporain.

 

 

 

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Couverture médiatique du référendum en Grèce : le meilleur du pire - Acrimed | Action Critique Médias

Couverture médiatique du référendum en Grèce : le meilleur du pire - Acrimed | Action Critique Médias | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it

a couverture médiatique du référendum grec s’est transformée, comme on pouvait s’y attendre, en véritable curée anti-Syriza. Dans la presse écrite, sur Twitter, à la télévision, c’est à un déferlement de mépris, voire de haine, que l’on a assisté, avec une virulence qui rappelle inévitablement les grandes heures du référendum français de 2005. Lors de nos premières observations, nous avons parfois mis de côté quelques épisodes journalistiques particulièrement délicieux, mais qui à eux seuls ne pouvaient donner lieu à un article. Voici donc une compilation de ces grands moments : le meilleur du pire de l’information sur le référendum grec.

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Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter...

Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter... | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it
Ecrit pendant les dernières élections municipales par une personne anonyme. Le rédacteur est attaqué pour son abstentionnisme et rendu coupable de la montée du FN. Il (...)
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Le gouvernement a demandé à certaines entreprises de reporter leurs licenciements à l’après-départementales

Le gouvernement a demandé à certaines entreprises de reporter leurs licenciements à l’après-départementales | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it
Le gouvernement lutte effectivement contre le chômage, avant les élections! Car après, c'est bon, les entreprises pourront virer en toute tranquillité! Minable! Déjà que l'ensemble des plans sociau...
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Quand les actionnaires s'en prennent à nos emplois - Cash Investigation

Quand les actionnaires s'en prennent à nos emplois - Cash Investigation | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it
ls ne connaissent pas la crise. Ils gagnent toujours plus d’argent. La rémunération des actionnaires explose. En 2013, elle a atteint le montant historique de deux cents milliards d’euros en France. Pour arriver à de telles sommes, les grandes entreprises françaises ont recourt à des stratégies et des méthodes difficilement avouables. Plans sociaux, licenciements, pressions sur les salariés, certaines grandes entreprises sont prêtes à tout pour dégager toujours plus d’argent au profit de leurs actionnaires. Ce sont parfois ces mêmes entreprises qui bénéficient d’aides publiques massives.

Pendant un an, de Hénin-Beaumont à Toronto, en passant par Londres et Boston, Edouard Perrin a tenté de remonter les circuits financiers pour révéler qui s’enrichit derrière les plans sociaux et fermetures d’usines en France.
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L'obsolescence programmée des employés

L'obsolescence programmée des employés | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it
«Le travail, c’est la santé», chantait hilare le regretté Henri Salvador. Aujourd’hui, il déchanterait sans doute! Comme la sociologue Sophie Le Garrec qui peine à voir e
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LE VRAI COUT DU TRAVAIL

LE VRAI COUT DU TRAVAIL | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it
Dans aucune étude on ne trouve le coût du capital sur un produit fini. J’ai tapé sur Google : « combien rapporte un salarié à son employeur« , et je n’ai eu que des propositions sur le coût du travail ! Car en effet, il y a des milliers d’études, des centaines de rapports parlementaires et autant d’articles dans les médias sur le coût du travail … mais jamais sur ce que rapporte le travail ! Les deux sujets tabous sur le travail sont effectivement combien rapporte le travail salarié à l’entreprise et quel est le coût du capital sur la dite entreprise.

Sur une paire de baskets ou d’un jean le coût de production totale, dont les salaires, est d’environ 10%. La marge de la marque, pub comprise, autour de 40% et 45% pour le détaillant (vente magasin), les 5% restant sont le coût du transport. Dans l’industrie automobile, le coût de la main d’œuvre est globalement de 7% et une récente émission télé sur le téléphone portable nous apprenait que le coût de la main d’œuvre sur ce produit était d’environ 2,38 euros quelle que soit la marque !

Une aberration parmi d’autres, celle des lave linges que l’on fait fabriquer en Europe de l’est pour gagner moins de 15 euros par produit, et pour réexpédier 80% de la production en France, ce qui représente des centaines de camions en permanence sur les routes … et là, personne ne nous parle de l’impact sur l’environnement et du coût écologique !

Au Bangladesh, les femmes reçoivent un salaire de 10 à 13 euros mensuels pour fabriquer le teeshirt bon marché vendu dans nos grandes surfaces. Pour un T-shirt vendu en boutique 29 euros, de manière tout à fait scandaleuse, les grossistes et les détaillants engrangent 72% de marge sur le prix de vente, la main d’œuvre, elle, ne représente qu’1% du prix final du T-shirt.

Pour les fêtes ou les anniversaires, les jouets sont à l’honneur. Et bien, il faut savoir que par exemple, pour certaines poupées qui se vendent au alentour de 10 euros, la main d’œuvre représente moins de 1% du prix. Mais en règle générale pour les jouets venants du sud est asiatique ou de chine le prix de la main d’œuvre se situe entre 2,5 et 3,8¨% du prix de vente du jouet. Le père noël serait-il une ordure ?

On peut, je crois, continuer les exemples à l’infini, on aura du mal à voir le coût du travail tant décrié par nos médias, économistes et autres aficionados de la propagande pro capital ! La réalité est qu’en deux heures, en moyenne, un salarié paye son salaire journalier, le reste c’est du bénéfice pour l’entreprise. Entreprises qui entendent bien profiter à fond du système, mais ne veulent plus participer à l’entretien des infrastructures dont elles ont besoin : routes, autoroutes… Entreprises qui veulent de la main d’œuvre mais surtout ne pas payer pour sa formation. Entreprises qui utilisent et usent des salariés mais qui n’entendent pas mettre la main à la poche pour préserver leur santé … bref, profiter, profiter sans jamais avoir à payer !

Le discours qui dit que fabriquer en France coûte cher est mensonger. Car l’on peut très bien vendre à un prix compétitif, même en augmentant les salaires, il suffit pour cela de diminuer les dividendes distribués aux actionnaires. Et dans tous les cas on ne tient pas compte de l’impact du transport sur l’environnement. Les milliers de conteneurs transportés par des super-cargos ou les millions de camions réfrigérés ou non qui sillonnent inlassablement routes et autoroutes. Le produire local est la bonne solution pour les hommes et la planète, qu’ils soient producteurs ou consommateurs !

Quels que soient les sacrifices que le salarié consentira, il existera toujours dans le monde un endroit qui produira moins cher et qui attirera les investisseurs. On ne ferme pas les usines en France et en Europe parce qu’elles ne sont pas rentables, mais parce qu’elles ne rapportent pas assez aux actionnaires. Ce n’est pas le coût du travail qui est responsable des fermetures et des délocalisations … c’est la rapacité du capital !
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Votre style de vie a déjà été conçu

Votre style de vie a déjà été conçu | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it

Eh bien, je suis de nouveau dans le monde du travail. Je me suis trouvé un travail bien rémunéré dans le secteur de l’ingénierie, et c’est un retour à la normale après mes neuf mois de voyage.

Car j’avais vécu une vie très différente pendant que je n’étais pas là, cette soudaine transition à l’existence d’un travail de 9h à 17h a mis en évidence quelque chose que j’avais négligé auparavant.
Depuis qu’on m’a offert ce poste, je fais beaucoup moins attention à mes dépenses. Pas bête, juste un peu rapide pour sortir mon portefeuille. Par exemple, j’achète de nouveau des cafés hors de prix alors qu’ils sont moins bons que ceux que je buvais quand j’étais en voyage. Quand j’étais loin je ne faisais pas tous ces achats, et quand je m’offrais quelque chose je l’appréciais beaucoup plus.

 

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Logiciels mouchards, métadonnées, réseaux sociaux et profilage : comment l’État français nous surveille

Logiciels mouchards, métadonnées, réseaux sociaux et profilage : comment l’État français nous surveille | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it
La France suit-elle le même chemin que les États-Unis, et sa National Security Agency (NSA), en matière d’espionnage généralisé des citoyens ? Quelques jours après les attaques des 7 et 9 janvier, Manuel Valls annonce de nouvelles mesures pour mieux surveiller Internet. Une loi sur le renseignement, déjà prévue avant les attentats, sera votée dans les prochains mois. Elle vient renforcer la nouvelle loi antiterroriste votée en novembre 2014, ainsi que la loi de programmation militaire adoptée un an plus tôt et la loi sur la sécurité intérieure (Loppsi 2) de 2011. Tous ces textes élargissent progressivement les possibilités de surveillance d’Internet. Et ce en dehors du contrôle judiciaire et quel que soit le profil des citoyens. Qui communique avec qui ? Quand ? Et de quel endroit… Nous sommes désormais tous sous surveillance.
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Des armes françaises sont elles livrées à la Syrie de Bachar El Assad ? Une question qui vaut un procès à ceux qui la posent… | Les Désobéissants

Des armes françaises sont elles livrées à la Syrie de Bachar El Assad ? Une question qui vaut un procès à ceux qui la posent… | Les Désobéissants | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it
Le 12 juillet 2013, un bataillon de clowns décide d’investir les locaux de la SOFEMA à Levallois-Perret, afin de demander à acheter des armes « déjà testées sur le terrain ». Ceux-ci sont éconduits sans ménagement par les salariés de l’entreprise, et une plainte est déposée pour occupation de site classé secret défense. Les juges relaxent les militants en février 2014.
Qu’à cela ne tienne, la SOFEMA attaque ensuite les Désobéissants pour diffamation. Ils ont eu le tort de poser la question fatale : quels moyens la SOFEMA et ses mandataires (SAGEM-SAFRAN par exemple…) ont-ils de s’assurer que leurs matériels d’armements livrés aux Russes ne se retrouvent pas ensuite en Syrie ?
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Génération révolution ? ou génération dépression ? Enquête sur les 18-30 ans

Génération révolution ? ou génération dépression ? Enquête sur les 18-30 ans | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it
Une enquête belge révèle qu'une part inquiétante des jeunes adultes (18/30 ans) nage dans la plus parfaite confusion quant à leur avenir, leur choix de vie et leur vision de la société.La suite sur mrmondialisation.org
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▶ Minute Papillon #22 Les pensées uniques - YouTube

Saint Thomas d'Aquin et Hitler nous parlent de la pensée unique... pas forcement les mieux placés. Devenez fan de Minute Papillon sur facebook : http://www.f...

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▶ MediaPorte : «Mamie Zonzon» - YouTube

Cette semaine, Didier Porte décrypte les derniers épisodes qui ont émaillé la préparation du procès Bettencourt, qui s'ouvre ce lundi à Bordeaux.
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La pollution de l’air coûte 101,3 milliards d’euros à la France. Chaque année…

La pollution de l’air coûte 101,3 milliards d’euros à la France. Chaque année… | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it
Le chiffre est démesuré : 101,3 milliards d’euros, c'est le coût annuel estimé de la pollution de l'air, uniquement pour la France.La suite sur mrmondialisation.org
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Le fumeur en bonne santé est « un mythe »

Le fumeur en bonne santé est « un mythe » | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it

Pour le docteur James Crapo, professeur de médecine à Denver, « les effets du tabagisme chronique sur les poumons et la santé en général sont nettement sous-estimés ». 

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Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter...

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Loi Renseignement : la CNIL s'énerve

Loi Renseignement : la CNIL s'énerve | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it
La CNIL n'a pas mâché ses mots contre le projet de loi sur le renseignement. Dans son avis, l'autorité souligne en particulier les "conséquences
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L'Échelle de Jacob: Comment détruire une puce RFID ?

L'Échelle de Jacob: Comment détruire une puce RFID ? | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it

Les puces RFID (Radio Frequency IDentification) sont des puces électroniques constituée d'une antenne et d'un microprocesseur. On peut y stocker pas mal d'informations, et contrairement aux cartes à puces (carte bancaire, téléphonique...etc), on peut lire ces informations et les mettre à jour sans inserer la puce dans un lecteur. Tout passe par l'antenne sur des fréquences plus ou moins haute.

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François Hollande sur le travail du dimanche

Regarder la vidéo «François Hollande sur le travail du dimanche» envoyée par Mediapart sur Dailymotion.
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Il regarde tous les jours fièrement  sa mention «Très bien » au Bac avant de se rendre au Pôle emploi

Il regarde tous les jours fièrement  sa mention «Très bien » au Bac avant de se rendre au Pôle emploi | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it
TOULOUSE - « Chacun a ses petits trucs pour être heureux. Pour certains, ce sera l’odeur du café chaud le matin, pour d’autres une insulte xénophobe assenée à son voisin de palier ou encore un petit lifting avant de se coucher pour Meg Ryan » nous confie Jean-Yves un peu rêveur. Son petit bonheur à lui, c’est de regarder tous les jours sa mention “Très bien” au Bac avant de se rendre au pôle emploi.
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Didier Porte : « Tout est bon dans le Macron »

Chronique de Didier Porte pour Mediapart publiée le 1er février 2015
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» Jérémie Zimmermann : audition “Internet et terrorisme djihadiste” au Sénat

» Jérémie Zimmermann : audition “Internet et terrorisme djihadiste” au Sénat | Gardiens de la Démocratie 2.0 | Scoop.it
Le cofondateur de la quadrature du net met un gifle mémorable à l'hystérie législative du gouvernement en matière de surveillance d'Internet.
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▶ Manipulation et novlangue - F.Lepage & E.Hazan - YouTube

Extraits d'une "Conférence Gesticulée" de Franck Lepage (Scop Le Pavé) et d'une émission de Daniel Mermet, "Là-bas si j'y suis" sur la Manipulation et la novlangue.
Site officiel de la "Scop Le Pavé" : http://www.scoplepave.org/ - Vous y trouverez pleins de conférences gesticulées, pleins d'infos qui mènent à réflexion(s)...
Lien pour l'émission intégrale "Là-bas si j'y suis" du 15/02/2006 intitulée "Eric Hazan : LQR" - "...LQR comme Lingua Quintae Respublicae, cette langue qui chaque jour efface les résistances, les différences, les opinions et travaille à la domestication des esprits..." : http://www.la-bas.org/article.php3?id...
Merci à rikiai pour la vidéo : http://www.dailymotion.com/rikiai
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▶ Minute Papillon - Dieudonné - YouTube

Il semblerait que le courage (quand on à un minimum de renommée), soit de condamner l'antisémitisme de Dieudonné sans concession aucune !!
Je n'ai malheureusement pas eu ce courage, désolé !! (d'un côté ma renommée est toute petite aussi... oui je me cherche des excuses ^^)

EPISODE HORS-SERIE : La saison 4 commencera réellement en Février !!
Je ne voulais pas faire de vidéo sur ce sujet malgré les demandes journalières, mais je ne me retrouvais dans aucune des analyses humoristiques (ou non) visionnées ces derniers jours (Soit Valls à raison de censurer Dieudo c'est un antisémite / Soit Valls à tort de le censurer au nom de la liberté d'expression, même si c'est un antisémite ! ) Et j'avais beau essayer de me concentrer sur d'autres thèmes, mon esprit était accaparé par celui-ci... donc autant prendre comme exutoire ma plume et ma caméra ! C'est parfois le seul moyen de passer à autre chose ^^

 

 

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▶ Minute Papillon - Liberté d'expression VS Charlie Hebdo - YouTube

La liberté d'expression me donne le droit de vous proposer un point de vue différent sur cette tragédie survenue il y a 3 semaines : Attentats / Charlie Hebdo / Je suis Charlie .

Je ne voulais pas faire cette vidéo trop tôt, car donner un axe différent, quand "l'unité" semble faire beaucoup de bien à tout le monde, ça me semblait contre productif et sûrement assimilable à de l'opportunisme (sport en vogue en ce moment), mais d'un autre côté, la faire trop tard, c'était par contre risquer le "Hors-Sujet" ^^.

Abonnez-vous : www.youtube.com/subscription_center?add_­user=languedepub2 !!
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